Articles avec #prose tag

Publié le 5 Septembre 2016

J’ai été dieu. Et pourtant il n’avait pas besoin de soutien.

Je l’ai été. J’ai été lui, dieu. Et pour en faire quoi ?

L’été adieu ce soir pour une célébration. Pourtant il faut chaud.

Les adieux à l’été, hier c’était à dieu que je le disais.

Que faire de ça ? Et que faire de lui ? Il me reste sur les bras, en croix.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Court, #poésie, #Prose

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Publié le 3 Septembre 2016

Chaque jour, redevenir cet autre soi.

Et quand les soirs de pleines lunes tu es cet astre nouveau dans les yeux maculés d’un énième public réuni dans la clairière préliminaire c’est ta renaissance.

Artistique bien sûr.

Littéraire l’ami, comme un ami imaginaire.

Ce n’est pas grand-chose, des brins d’herbes sur le sol, trois fois les pépins de fruits trop mûrs, mais pour toi c’est tout un placenta qui te nourrit à nouveau.

Et même si aucune des femmes ne sont ta mère, toi tu renais. Ici, là, impudique dans la discrétion, en solitaire de la maïeutique.

C’est fatal, frontal et fameux, personne ne le sais pas c’est comme si tu repassais par leurs cons, comme si remonter le temps et redescendre du sexe des femmes était ton cycle infini, immuable.

Tu ne maudis personne, et sans une parole du rejoue le jeu et la règle immuable te rappelle que ce jeu c’est ton monde et que ce monde c’est aussi un peu le tient.

Tu n’y tiens pas bien sûr.

Comme ta première paire de chaussette, comme tes premières pelures de crayon à papier.

Ce monde n’est pas le tient.

Tu n’oublis pas qu’au fond de toi, en incipit de ta tragédie, il y a le ventre d’une révolution et que tu aimais te lover en elle.

Le feu au bout de la bouteille.

Et l’encre d’un stylo.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 13 Juin 2016

Combien de jours ?

Combien de fois le refoulé en soi résonne d’un son mat lorsqu’il termine sa chute dans le fin fond de son être ?

Il y a toujours au cœur d’un homme le puits d’un fou, le lieu-dit d’un enfouissement programmé ; c’est un réflexe inéluctable qui grève combien d’hommes ?

Je n’ose interroger l’intérieur de mon crâne de peur que la question à mon corps défendu tombe dans mon puits comme une putain qui tombe pour racolage du haut de ses talons aiguilles et de ses bas résilles ; combien pour la pipe ?

Combien de fois ?

Et des morts et des gangrènes, combien encore ?

Combien de mutations, de ces hybridations morbides qui transforme le vivant en éternité et que l’on appelle le cancer sont logées en nous, vivent et meurent du paradoxe de notre ignorance ?

Fallait-il que les cancers comme les névroses qui naviguent en moi sur des rivières de boues finissent par choir dans le puits du fond, et se noient avant que ma conscience ait eu le temps de se demander combien de fois j’allais mourir du futur ?

Je ne sais pas combien, j’espère seulement en être, être un con bien un peu meilleur que la moyenne, tout juste au dessus à quelques points de la ligne courbe d’une flottaison intellectuelle.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 21 Avril 2016

Au fil à la patte ; j'arrose et transgresse. Pour une pute alanguie, futal rose et talons de pacotille ; j'entorse à ma règle. Dans le jeu rouge des menstruations ; ostensible dépression utérine sous l’œil scopique de mon cyclone j'explore le soluté sensible cristallisé entre mes doigts. Hydro poésie au fil de l'épée ; s'agite le rasoir des antiques derrière le feu des boucliers aux parements pileux. L'ancêtre de qui j'étais, par le truchement de l'argent, est transformé en artiste désargenté par les cuisses lestes des dames cabotines qui jappaient les larmes perlées à la surface de mon front. Sur le fameux fronton maculé de foutre, les déesses et les nymphes dansent encore ; gigots dodus qui ondulent sous la rhétorique gouailleuse aboyée en saccades. J'éructe mon faux patronyme ; j'impose le commun de mon faux comme la faucheuse impose la mort aux corps vivants ; sans fondement, seulement un geste fondamental ancêtre de toutes les pulsions. Sans pression, rien que des souvenirs ; il était l'autre qui était moi quand j'étais lui. Nous n'étions qu'un comme une femme et l'autre ; comme les fausses promesses et les mauvaises illusions que permettent les lieux communs. Je chemine jusqu'à m'extraire ; je rampe comme la vermine. Je grouille comme la misère, et secrètement j'exulte des doigts, de la bouche, de la conscience et du sexe.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un Blog

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Publié le 18 Avril 2016

Je re ivre, viens de rive en rive car je veux vivre, l’herbe lire sous la rose livre je libère la prose comme la rosée saoulée du jour au crépuscule d’une ruine. J’érige, enrage lorsque je m’enjoins à me sauver de la dérive ; déveine ventrale juste avant le sommeil, le soleil noir et le serpent des oreilles sales. Sibile dans le caniveau, elle se permet de boire à la santé des caves, le vin des rats et l’humus des rois. Juste un peu de froid sous les paupières, pas du givre, juste du vent froid entre les cils et les pistils de fleurs sauvages. Je prends mon revolver et je tir au pistolet sur la mitraille aux entrailles encore chaudes ; chasse nuit et chausse nue, je marche sur la piétaille à la santé des lards qui fument au dessus des dépouilles farcies de vermines, poux et tics.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose

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Publié le 17 Avril 2016

Les sources du silence descendent de la rivière tumultueuse. Et après le sommeil. Et avant la fuite. Et au milieu coule une rivière. Sous l’eau la science. Sous la surface le silence. Le monde est science, science et séduction. Je ne suis pas le monde, je suis l’homme d’une déduction. Et je ne passerai pas la nuit debout. Je ne reste debout que pour uriner debout. Tenue correcte rédigée. Ligne de flottaison dessinée. Si tu entends ma voix c’est que je ne cri plus. Nombre du cercle qui se termine en fade. Et le destin qui se travesti. Ta destinée en jupe, en robe ou en talons haut. Et mes pieds sur terre.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose

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Publié le 12 Avril 2016

Mon chien, ton fusil, on se regarde en faïence de Cro-Magnon mon ami Facebook. Que vas-tu m'inventer encore. Aurais-je le goût d'avoir la gouaille pour le détourner ? Tu impose tes modes d'expression et l'on se bat avec pour se les approprier. Nous devrions ne jamais laisser la parole être l'instrument de la communication de masse.

 

Je voudrais croire non pas à mon talent mais à ma résistance. Comme un matériau de construction taillé pour durer, je suis la pierre non le burin. Facebook nous ne pouvons pas être dupes de la toile que tu tends, c'est d’ailleurs le concept qui te sous-tend et l'ambition que tu sous entend ; mailler le monde et en-caser chaque individus. Et tout ceci pourrait marcher si les poètes, les écrivains et les créatifs n'opéraient pas à saboter le tout venant pour faire émerger d'autres formes ; écriture labiale vernaculaire, poésie éructée à la petite semaine, des mots et des clous avec lesquels nous écorchons les parois lisses de la grotte où tu stock tes serveurs.

 

Mes big data dans ta gueule ! Suceur de moelle, je m’en vais t’en faire goûter de la colonne vénérable, tu vas en bouffer jusqu’à l’overdose verticale, ton petit poison vénal viendra sécher aux commissures de ma bouche vespéral. Mais oui monsieur le commissaire, les bras cassés des réseaux sociaux ont voulu s’amuser à se balancer sur de vénérables vertèbres cervicales.

 

Allez donc vous faire braiser la couenne sous d’autres feux. Ici je vais mettre mes prétentions d’auteur dans le brasero d’une ville sans bandits ni manchots et je vais passer mes doigts sur l’herpès qui orne ma bouche. Je vais singer ainsi la posture de l’homme de lettre avec un peu d’anthrax à la pliure de mon creux ; des traces amères de nuits sans bouteille à écluser les bistrots libératoires en quête d’une pute ou d’un espoir.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 18 Février 2016

Aux vapeurs éthérées de l’aube ou dans les volutes écarlates du soir

J’imagine toute entière une femme chiffonnée par ma plume narquoise

Elle s’amuse de savoir qu’elle est l’ardente chiffonnée au feu de mon manoir

Les yeux mi-clos et l’âme alerte j’entends froisser ce mot dans un crissement de peau  

Il à la sonorité raffinée d’un bas qui choit et puis qui glisse dans un silence oblong

C’est un mot qui se love volontiers sous les draps froissés du matin

S’il joue d’audace, alors on le trouve sous ma main délurée dans sa chevelure farouche

Je l’entends comme une silhouette esquissée ; un fusain, une sanguine

Et j’enroule un râle lascif sur les aspérités de l’instant qu’elle brouillonne pour moi

Derrière les chiffons érotiques que la friponne baptise du sobriquet de sous-vêtements

Je convoite sans fard sa toison folle et l’épiderme palpitant qui me parlent si bien d’elle

Comme à la fin de toutes les proses, les ébats cessent quand d’un poing elle frappe ma chaire

Au bout de nos nuits blanches il y a l’aube qui rougeoie

Elle marque, cruelle, le crépuscule de nos rêves éveillés

Mon esprit aux abois dans ses synapses chaloupés n’a plus qu’une impression rétinienne

Je la vois son image sur du papier glacé, une page arrachée aux coins écornés

Une croix hasardeuse s’impose par-dessus le sensuel de son corps dévoilé

Symbole des heures passées à plier, déplier ce papier chiffonné.

la jeune Brigitte Bardot qui illustre le texte n'est là que pour racoler des lecteurs et elle n'a aucun rapport avec le texte

la jeune Brigitte Bardot qui illustre le texte n'est là que pour racoler des lecteurs et elle n'a aucun rapport avec le texte

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 12 Février 2016

Acte deux ; le dragon aqueux

Libre

Le mois des conquêtes

Le ciel des moissons

Et les dieux qui chutent

Des ciels en porcelaine

Il pleut comme des dieux qui pissent

Il tombe des chats et des dieux

Il tombe des dieux avec des sexes gros comme des hallebardes

Et sur le toit la grêle

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #pipi, #Dieu, #Prose

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Publié le 16 Octobre 2015

Laissons là la poésie. La prose. L’écriture. Laissons là la peau, la mienne. Je laisse ici ma peau nue, espèce dénudée, dépecée. Je déverse là le silence étroit de ma gorge vide, vidée et lasse.

Préférer se taire ? Même pas, même plus. Préfère se tapir.

Creuser le conduit de l’oreille. Dénouer les nœuds neuronaux. Et dans le vide du thorax savoir qu’un cri couve encore. Il se répercute de bord à bord comme une balle folle.

Dans la faune se cacher, le chasseur et le proie.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #retard, #Prose

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