Articles avec #prose tag

Publié le 18 Avril 2016

Je re ivre, viens de rive en rive car je veux vivre, l’herbe lire sous la rose livre je libère la prose comme la rosée saoulée du jour au crépuscule d’une ruine. J’érige, enrage lorsque je m’enjoins à me sauver de la dérive ; déveine ventrale juste avant le sommeil, le soleil noir et le serpent des oreilles sales. Sibile dans le caniveau, elle se permet de boire à la santé des caves, le vin des rats et l’humus des rois. Juste un peu de froid sous les paupières, pas du givre, juste du vent froid entre les cils et les pistils de fleurs sauvages. Je prends mon revolver et je tir au pistolet sur la mitraille aux entrailles encore chaudes ; chasse nuit et chausse nue, je marche sur la piétaille à la santé des lards qui fument au dessus des dépouilles farcies de vermines, poux et tics.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose

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Publié le 17 Avril 2016

Les sources du silence descendent de la rivière tumultueuse. Et après le sommeil. Et avant la fuite. Et au milieu coule une rivière. Sous l’eau la science. Sous la surface le silence. Le monde est science, science et séduction. Je ne suis pas le monde, je suis l’homme d’une déduction. Et je ne passerai pas la nuit debout. Je ne reste debout que pour uriner debout. Tenue correcte rédigée. Ligne de flottaison dessinée. Si tu entends ma voix c’est que je ne cri plus. Nombre du cercle qui se termine en fade. Et le destin qui se travesti. Ta destinée en jupe, en robe ou en talons haut. Et mes pieds sur terre.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose

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Publié le 12 Avril 2016

Mon chien, ton fusil, on se regarde en faïence de Cro-Magnon mon ami Facebook. Que vas-tu m'inventer encore. Aurais-je le goût d'avoir la gouaille pour le détourner ? Tu impose tes modes d'expression et l'on se bat avec pour se les approprier. Nous devrions ne jamais laisser la parole être l'instrument de la communication de masse.

 

Je voudrais croire non pas à mon talent mais à ma résistance. Comme un matériau de construction taillé pour durer, je suis la pierre non le burin. Facebook nous ne pouvons pas être dupes de la toile que tu tends, c'est d’ailleurs le concept qui te sous-tend et l'ambition que tu sous entend ; mailler le monde et en-caser chaque individus. Et tout ceci pourrait marcher si les poètes, les écrivains et les créatifs n'opéraient pas à saboter le tout venant pour faire émerger d'autres formes ; écriture labiale vernaculaire, poésie éructée à la petite semaine, des mots et des clous avec lesquels nous écorchons les parois lisses de la grotte où tu stock tes serveurs.

 

Mes big data dans ta gueule ! Suceur de moelle, je m’en vais t’en faire goûter de la colonne vénérable, tu vas en bouffer jusqu’à l’overdose verticale, ton petit poison vénal viendra sécher aux commissures de ma bouche vespéral. Mais oui monsieur le commissaire, les bras cassés des réseaux sociaux ont voulu s’amuser à se balancer sur de vénérables vertèbres cervicales.

 

Allez donc vous faire braiser la couenne sous d’autres feux. Ici je vais mettre mes prétentions d’auteur dans le brasero d’une ville sans bandits ni manchots et je vais passer mes doigts sur l’herpès qui orne ma bouche. Je vais singer ainsi la posture de l’homme de lettre avec un peu d’anthrax à la pliure de mon creux ; des traces amères de nuits sans bouteille à écluser les bistrots libératoires en quête d’une pute ou d’un espoir.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 18 Février 2016

Aux vapeurs éthérées de l’aube ou dans les volutes écarlates du soir

J’imagine toute entière une femme chiffonnée par ma plume narquoise

Elle s’amuse de savoir qu’elle est l’ardente chiffonnée au feu de mon manoir

Les yeux mi-clos et l’âme alerte j’entends froisser ce mot dans un crissement de peau  

Il à la sonorité raffinée d’un bas qui choit et puis qui glisse dans un silence oblong

C’est un mot qui se love volontiers sous les draps froissés du matin

S’il joue d’audace, alors on le trouve sous ma main délurée dans sa chevelure farouche

Je l’entends comme une silhouette esquissée ; un fusain, une sanguine

Et j’enroule un râle lascif sur les aspérités de l’instant qu’elle brouillonne pour moi

Derrière les chiffons érotiques que la friponne baptise du sobriquet de sous-vêtements

Je convoite sans fard sa toison folle et l’épiderme palpitant qui me parlent si bien d’elle

Comme à la fin de toutes les proses, les ébats cessent quand d’un poing elle frappe ma chaire

Au bout de nos nuits blanches il y a l’aube qui rougeoie

Elle marque, cruelle, le crépuscule de nos rêves éveillés

Mon esprit aux abois dans ses synapses chaloupés n’a plus qu’une impression rétinienne

Je la vois son image sur du papier glacé, une page arrachée aux coins écornés

Une croix hasardeuse s’impose par-dessus le sensuel de son corps dévoilé

Symbole des heures passées à plier, déplier ce papier chiffonné.

la jeune Brigitte Bardot qui illustre le texte n'est là que pour racoler des lecteurs et elle n'a aucun rapport avec le texte

la jeune Brigitte Bardot qui illustre le texte n'est là que pour racoler des lecteurs et elle n'a aucun rapport avec le texte

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 12 Février 2016

Acte deux ; le dragon aqueux

Libre

Le mois des conquêtes

Le ciel des moissons

Et les dieux qui chutent

Des ciels en porcelaine

Il pleut comme des dieux qui pissent

Il tombe des chats et des dieux

Il tombe des dieux avec des sexes gros comme des hallebardes

Et sur le toit la grêle

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #pipi, #Dieu, #Prose

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Publié le 16 Octobre 2015

Laissons là la poésie. La prose. L’écriture. Laissons là la peau, la mienne. Je laisse ici ma peau nue, espèce dénudée, dépecée. Je déverse là le silence étroit de ma gorge vide, vidée et lasse.

Préférer se taire ? Même pas, même plus. Préfère se tapir.

Creuser le conduit de l’oreille. Dénouer les nœuds neuronaux. Et dans le vide du thorax savoir qu’un cri couve encore. Il se répercute de bord à bord comme une balle folle.

Dans la faune se cacher, le chasseur et le proie.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #retard, #Prose

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Publié le 6 Octobre 2015

Ode à la douleur de la page blanche qui se déchire comme un hymen.

C’est une ode courte comme un truisme.

Et pourtant je peux pondre des pavés longs comme des troncs d’arbres centenaires.

Mais les troncs centenaires ont les débites pour en faire du papier, des pages blanches.

On attaque donc à la hache l’ombre de ces géants de presque en papier.

Et plus tard, aujourd’hui, ou au demain d’une métaphore, on déchire l’hymen d’une page vierge.

La vierge de demain est une branche d’aujourd’hui et ma bite de demain l’encre d’aujourd’hui.

Immaculée puis maculée, immaculée encore puis maculée toujours.

Essentiel mouvement de l’âme créative maculant les vierges et leurs vestiges vespéraux.

On déchaîne chacun à son rôle tournant la petite réforme cyclonique de nos mots.

Et chacun son tour on se suppose, auteur et poète de ces horreurs qui salissent.

Pages souillées, hommes bourrés à l’encre alcoolique.

La plume qui titube et l’homme éventré qui vomit sa bile névrotique.

Un dépucelage qui se fait sans rime, sans rythme, juste un retour à la ligne contre tes hanches.

Et si tu flanches tu peux toujours te vautrer dans l’opprobre de tes draps de lignes.

Une ode qui se termine sur le visqueux de la queue d’un poisson.

Et une odeur d’anis pour couvrir celle du poison.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 25 Septembre 2015

Je ne vais rien écrire ce soir et surtout pas de la poésie.

Ce soir, il n’y aura pas de fleuves pas plus que d’effluves

Et encore rien cette prose pornographique.

Il n’y a pas de monstre, de gambettes dans glaise.

Je ne vais pas - la gouaille - débrailler.

En un geste vif, je fais taire la musique.

Dans un silence de postcombustion, je recouvre ma nuit.

Un hiver en faux-semblant devient noirceur.

La commissure un peu rougie.

Quelques feuilles qui rougeoient dans des arbres vivants.

Il y aura demain, mais c’est ce soir comme un meurtre.

Demi-espoir de vies et de drames flanchent sur moi.

J’irai durant des heures recouvrir mon sommeil.

 

Loin de vous.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 24 Septembre 2015

J’étais aux toilettes quelques minutes.

Inepties volontaires entièrement déployées.

Sous vos yeux ne rien faire de plus.

Juste faire l’étape, s’arrêter puis repartir.

En marches d’escalier repenties j’éprouve des réminiscences.

J’explose cordial dans mon souvenir.

Et je m’arrête en moins de cinquante mots.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 3 Août 2015

Derrière le monstre
Masque en soutane pornographique
Je reste derrière le moine

Sa propre fiction

Je m’empêche à la ligne
Drôle de moustache
Et ton dôme Vénusien

Souligner la fente

Tu as mis une robe
Pas de culotte
Ne veux pas mourir nue

Ironie des jardins

Monorail addiction
La morale des champions
Graine défoliée dans tes replis

Dévorante raison

Pipi culotte
Tes dessous mouillés
Il fallait tenir petite honteuse

Ondine danse

Balancer le champagne
Scénarii nouveau riche
La clef des toilettes, la porte close

Solution solitaire

J’ai grande envie
Débris collés
Femme de pas-sage dans les cheveux

Histoire de palme

Discrète décadence
En cadence
Ma main dans ta culotte

Sous-entendu

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage, #poésie, #Prose, #Haiku

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