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Publié le 14 Novembre 2016

Lundi

Le froid et le ciel qui danse dans les feuilles qui meurent sous le regard lointain d'un soleil morne avant de dormir déjà.

De la musique qui pleure ses mots sans mon accord dans le long de ma corde sensible

Je vais allumer le feu, ça sentira un peu la fumée, puis la chaleur viendra couvrir le reste.

Les corps se réchaufferont en se retrouvant je crois, l'un contre l'autre à se chercher pour finir l'un dans l'autre

Les peaux comme de bêtes nues se mettront à poil avant de se frôler, de se frotter, de sentir peser la poids charnel de l'autre, altérité émotive, l'autre, l'altérité érotique, l'autre qui n'est autre que toi

Viendront plus tard les mains, les bouches et les mots transis dans le râle d'un soupire d'émoi, dans le souffle sursautant d'un désir qui gémit parce qu'il n'ose pas hurler l'envie qui couve, se découvre et se découpe en pages maladroites de correspondance chaudes comme des baisers et moites comme les lèvres à l'orée dentellière d'une culotte baissée

A l’encre des plumes qui frissonnent et sous le grain du papier que je froisse entre tes yeux charbonneux j’esquisse le possible, le plausible et je laisse la raison ployer sous les coups de reins du titan et son char annuel poursuivi par le cortège des fumeuses de cigarettes qui laissent les volutes monter au cieux dormant

Et dans le soir des milieux de jour les lundis meurent comme des jours idiots, indifférents et impudiques

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose

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Publié le 7 Novembre 2016

Toujours – hier la même excitation de liberté

Parce que ne pas l’être

Et voler aux autres ; de l’inspiration. Et voler encore des flammes aux feux et des idées aux autres. Tirer les mèches des cheveux et muses dans l’espoir qu’en arrachant la mèche de son crâne gracile quelques neurones viennent.

Pauvre con et vieux fou, l’inspiration ne dort pas dans les neurones. Mais non.

L’inspiration  c’est seulement le vole, le pillage, le petit peuple qui chantent et les grands noms qui retirent des braises du feux comme des lauriers aux dieux.

Un monde unique, un unique monde, gigantesque vasque unique où tout baigne, où tout est et toi tu pioches, tu empruntes, tu pilles, tu divises, tu classes, tu ranges, tu engranges, tu vidanges, tu expurges, tu voles, tu chapardes, tu ne laisses rien que des forces vives à essayer d’inventer l’eau vive comme si tu étais une source. Fichtre non, tu n’es même pas un ruisseau ou une rivière, tu es de pierre ou de métal, un gros tuyau de pierre ou de métal, tu n’es qu’un canal, un caniveau, une canalisation, cuivre rouillé comme un tas d’oxyde triste. Tu es juste ça. Tu es juste là pantin mécanique de vannes et de robinets, articulations anxieuses qui grincent et qui branlent lorsque tu ton ventre voudrait enfanter ta tête pour qu’elle enfante une fente sur son sommet crânien et y faire passer le monde.

Médiocre liberté.

Espèce en danger, je rigole, je gigote d’un don de pillage qui par leurs deux essences s’opposent, le don et le pillage, on ne peut pas piller ce que l’autre offre de lui ; et pourtant je creuse, j’écarte les feuilles molles avant qu’elles ne meurent me délivrant la vérité nue, glacée, gourgandine des dieux morts qui ne protègent plus de la pluie.

J’accumule dans ma grotte le magot des délaissés. Pilleur sans vergogne ce n’est pas une malédiction c’est un don du ciel, de mon ciel borgne.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #divagations

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Publié le 24 Octobre 2016

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Pictogranimation, #Prose, #poésie

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Publié le 17 Octobre 2016

Une page blanche – acte de combat

Quelques dés lancés à leurs propres hasards – zone de guérilla

J’ai l’univers dans le dos comme l’œil d’un sniper narquois qui s’est fondu en nuage, en ciel, ou en la lumière de l’automne couchante – un dormeur dans un val

Matière grise vaporisée – le casque résonne et les balles tonnerre contre le kevlar

Tu sens la poudre et foutre noir lyophilisé gicle en traînée – lumière d’obus couleur de feu

Jusqu’au bout des doigts l’encre, graffiti sauce rouge, piquante – le cloaque de tes enfants

Pas un syndrome ne pourra te faire taire – tu es déjà malade à blanc

Livide comme ta camisole tu te renfermes – deuxième peau d’aluminium

Tu n’étais pas déjà que le napalm dictait sa légende – et ton sexe ne sort pas de la jungle

D’autres sont oins et toi ta chaire pour le canon – tu relances les dès pour rouler ton destin

Le chrome a cramé et tes neurones pleurent – terrain miné pour ne rien gâcher

Et déjà l’aube rouge – la rosée perle de sang

Poisseux comme la brume qui enveloppe tes cadavres – matin gris des pas dans la boue

Et les millions n’ont plus de décompte devant toi  - soustraction solitaire

Mettre en joue – tu ne seras pas sous leur joug

Poésie des guerres

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Prose, #poésie, #guérilla, #punchline

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Publié le 7 Octobre 2016

Le début puis la fin.

Je ne suis qu’un  gros con de conservateur.

Le début puis la fin, la vie la mort, le jour la nuit, lieux communs et jardins derrière les portes cochères ; je n’y vois rien de plus que j’y puisse faire.

Et même à profaner mon sens de la conservation à inverser les choses je ne fais rien que de suivre la même logique.

Jamais un coup de dé je suppose.

Jamais qu’un coup de dé pour ne rien changer puis tout changer.

Je me suis un tantinet cassé les dents dessus.

Et pas qu’une seule fois. Comme les vieux chiens qui ne veulent plus rien apprendre ; je me suis pris tant murs à trop oublier l’éducation et les réflexes ; j’en avais Pavlov dans la peau bien rôdé à me rouler dans mes rouages.

De la sueur et des colliers de perles.

Et le dicton ; des pierres et des roches.

L’horloge, l’aiguille ; un  bras long.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Prose

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Publié le 6 Octobre 2016

Dans un temps avant l’hiver.

S’il y a plus mauvais poète que moi ce sont bien les poètes. Et si je n’en suis pas un c’est sûrement que je le suis. 

Avec un toit entre dieu, la pluie, le hasard et moi.

Avec des portes, ouvertes et fermées, avec les murs du cloître qui n’en ai pas un.

Un peu de terre sous les chaussures.

Et le chien mouillé sur son coussin.

La cheminée est froide et la lumière électrique.

Il n’y a rien de plus, et la tété qui parle froid et la peur au ventre dans le chaos ; conducteur émotionnel bourré qui étale ces merdes sur le bureau comme un le chauffard laisse des os, du sang et de pare-chocs derrière lui. Carrosserie froissée sur le dos du poissard. 

Je me souviens de mes origines indiennes, la marche dans la nuit et les nuits sous le tipi et pour conjurer l’esprit mauvais des augures noires je raye des citations dans les dictionnaires de citations en espérant pouvoir expurger la réalité de la glose d’un foutre suranné sur une banquette arrière.

Je pourrais devenir un vieux fou. 

Peut-être quand je serai vieux ; d’ici là je reste un fou. 

Et alors je n’ai plus froid et si ce n’est pas de la peur c’est de la fougue. 

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 13 Septembre 2016

Mini, minuit, mi osons !

De moins en moins ; le néant en moins, le néant en moi.

Trente mots qui se tranchent le cou.

Trente têtes coupées qui roulent.

La montagne devant moi et une indécente chevalière.

Un sodomite se tient en haut du mont.

Encore au dessus du mont il y a un arbre.

Un cyprès.

Allergène un peu et danger toujours.

Plus jamais je ne serai un comptable et plus jamais redevable.

Ne plus jamais être un contribuable, jamais.

Je serai à toujours un indigène aux gènes indignes.

Un gêneur pour empêcher les génies de tourner en rond.

Géométrie de l’improbable.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie, #prostituée

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Publié le 11 Septembre 2016

Du sang sur les mains.

Il avait du sang sur les dents et beaucoup entre les gencives.

De petits caillots de sang entre les dents comme si sa bouche avait ses règles.

Mais il parlait à tord et en travers ; sous entendu et mise en bouche dans l’abime.

Depuis le temps ses dents ne bougeaient plus.

Et dans la terre légèrement boueuse dans sa bouche il y avait des traces de pas.

Elles paraient des lèvres vers la glotte.

Le tour de soi en 80 secondes.

Vite, oui vite dans le silence il tournait en rond.

En rond sept fois dans sa bouche.

Et ça ne suffisait pas.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 5 Septembre 2016

J’ai été dieu. Et pourtant il n’avait pas besoin de soutien.

Je l’ai été. J’ai été lui, dieu. Et pour en faire quoi ?

L’été adieu ce soir pour une célébration. Pourtant il faut chaud.

Les adieux à l’été, hier c’était à dieu que je le disais.

Que faire de ça ? Et que faire de lui ? Il me reste sur les bras, en croix.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Court, #poésie, #Prose

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Publié le 3 Septembre 2016

Chaque jour, redevenir cet autre soi.

Et quand les soirs de pleines lunes tu es cet astre nouveau dans les yeux maculés d’un énième public réuni dans la clairière préliminaire c’est ta renaissance.

Artistique bien sûr.

Littéraire l’ami, comme un ami imaginaire.

Ce n’est pas grand-chose, des brins d’herbes sur le sol, trois fois les pépins de fruits trop mûrs, mais pour toi c’est tout un placenta qui te nourrit à nouveau.

Et même si aucune des femmes ne sont ta mère, toi tu renais. Ici, là, impudique dans la discrétion, en solitaire de la maïeutique.

C’est fatal, frontal et fameux, personne ne le sais pas c’est comme si tu repassais par leurs cons, comme si remonter le temps et redescendre du sexe des femmes était ton cycle infini, immuable.

Tu ne maudis personne, et sans une parole du rejoue le jeu et la règle immuable te rappelle que ce jeu c’est ton monde et que ce monde c’est aussi un peu le tient.

Tu n’y tiens pas bien sûr.

Comme ta première paire de chaussette, comme tes premières pelures de crayon à papier.

Ce monde n’est pas le tient.

Tu n’oublis pas qu’au fond de toi, en incipit de ta tragédie, il y a le ventre d’une révolution et que tu aimais te lover en elle.

Le feu au bout de la bouteille.

Et l’encre d’un stylo.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie

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