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Publié le 14 Décembre 2014

 

Indécence par centaine, et seulement quatre.

J’attends par centaine, et seulement quatre qui comptent.

Et sur les quatre qui peuvent encore venir, seule une est sûr de s’assoir sur un trône.

Haut le trône, pas une de ces métaphores en faïence.

Seulement une qui devine, je l’espère, qu’elle est elle.

Pas élue, pas divine, pas un souffle dans les branches.

Juste une, seulement elle, juste ses mots et l’expérience d’une présence.

Pas exactement la sienne, mais la présence qu’elle implique quand elle se trouve dans les parages, dans l’espace partagé avec elle.

Elle le sait, comme on devine un don, comme on devient une reine, sur une supposition. 

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Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 13 Novembre 2014

Ou la vie, le noir, le blanc et la danse du con et la poivrière explosive que gardait ta nourrice pour d’éduquer quand tu devenais une trop visible petite conne. Idiote, tu ne devrais pas croire cela, ça moi, moi je sais, mais toi ? Le sais-tu. Le vrai, le faux et du frais, de la pensée fraîche, tu en veux ? Si c’est ton cas alors gobe mes mensonges pendant que le repas frémis dans l’huile. L’ange en short met du ketchup dans tes menstruations en espérant que cela te donne la frite ; idiote tu ne sais pas profiter des bonnes choses même quand elles coulent hors de toi. On a fermé la porte, à clef derrière toi, je me tiens à un mètre des clefs mais j’ai le bras trop court, trop court pour toi, même si tu allonges la foulée dans un marathon. Au point loin tu fuis, au long point de ta fuite je te poursuis de 1957 insistances en levant les bras et en remuant mes poings fermés comme pour contenir une chose précieuse dans mes paumes ; du vent, je tiens du vent comme tu le retiens avec tes fesses, je le retiens avec les mains comme une indicible prière que j’organise pour faire rire les dunkerquois. Je te promets de t’appeler si j’ai des hongrois dans ma baignoire et s’ils sont serbes, russes ou chinois je garderai tout pour moi. Comme un seul homme je suis le roi des égoïstes.

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Publié dans #Divagations diverses, #poésie, #Prose

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Publié le 4 Novembre 2014

Une cascade,

La cascade, le jour

La nuit, la suite.

L’ensuite.

L’enchaînement.

Comme une liste, une litanie, un cycle,

Jour, nuit.

Et les mots,

Des mots, toujours. Encore.

Chaque fois.

Chaque moi, comme autant de soi.

Comme autant de fois que l’on peut se dédoubler.

Se réinventer.

S’inventer.

Inventorier ses mots, comme on surveille un stock,

Séduire son vocabulaire.

Séduire par son vocabulaire, et laisser la ponctuation aux beaux.

L’invention pour les laids, les gros, ceux aux pieds du mur pour se glisser aux pieds des femmes.

Au pluriel.

Toujours les femmes aux pluriels, plus les ailes, plus leurs airs de rien.

Tout un monde.

Quelques mots.

N’a pas peur,

Même pas peur,

Même pas peur d’être lu, vu, su,

Surtout pas peur du jugement,

Ni d’autrui, et la langue épée pourra m’échoir.

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Publié dans #liste, #Prose, #poésie, #Ponctuation

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Publié le 28 Septembre 2014

Au mille, pulsion et une cage - droite et à carreaux - une seule ligne ; une frappe et les points, en l’air comme pour un braquage à main armée des combattants nauséeux et amers comme le sol, le goût du béton et du bitume dans la bouche ; c’est juste de la violence et de la peur, comme pour 1915, le nez en sang sans le goût du sang ; alors que l’on aime tous le goût du sang, du sien, nous sommes tous des chiens sauvages, fous d’eux-mêmes, la queue et la gueule et les crocs qui fulminent à voir mordre dans l’enfer de la foule - des faux airs de millionnaires et la gueule fendue en deux par les coups et la soif et ne croyez pas en rien, j’irai au bout, à la sueur saisissante qui coule sur mes tempes après une saillie, je ne suis pas vieux, je suis de retour, à remonter le temps et le goût chaud des repas dans la nuit, sauvage comme le prisonnier qui s’évade et évapore dans l’indifférence des gens qui dorment les germes d’une vie ancienne - un champion dans les rues comme pour un champion sur la ligne,  dans les lignes, ou entre-elles, comme les lesbiennes d’une orgie clandestines ; et demain les billets dans les poches voleront dans airs et pourtant demain les poings dans les poches l’auteur arpentera les ruelles sombre de son individu, de son être premier, une poignée de riz et du fromage fondu et une fête en secret comme une offrande à une déesse impie que l’on séduit sans y croire mais en pratiquant le rite d’un vaudeville vaudou - je suis le voyou écarlate dans langues éphémères

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Publié le 23 Septembre 2014

Je suis un homme d'automne.

Je suis comme un arbre, bientôt nu,

Mes illusions se parent de belles couleurs chaudes et tombent.

Ne reste que le tronc et les branches et mon sexe,

Qui se dressent sous la pluie et le paysage qui change.

Bientôt je serai homme d'hiver.

Le corps sec et le cœur recroquevillé pour l'hivernage.

Hiberner mais garder la plume haute.

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Publié dans #poésie, #automne, #Prose, #Je est un Blog, #recyclage

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Publié le 12 Septembre 2014

Dans un marin, un cœur heureux navigue en large des hauts-fonds et des eaux noires.

Dans un cœur hargneux, je sens battre le haut cœur d’une lutte et l’alcool fort pour boire.

Bien heureux, sur le fil d’horizon, dessus dessous et quelques louis d’or qui dorment sous le bois.

Douce trance, une douceur écarlate égorge mon cœur palpitant et la folie qui me noie.

Ce sont les lois de l’induction qui resserrent les liens, des lignes blanche sur une page blanche pour la plume poétesse. Une gorgée d’eau fraîche et un morceau de pain, j’anime mon dîner au seuil d’un repas et j’engouffre d’une bouchée la part de la pauvresse.

Un éventail de ventre gros, la plume grande sur tes oreilles ; un éventail de mots d’amour, un geste entier sous mes tristes tropiques. On tape dans la main, dans la tienne, la sienne, la mienne, une percussion pour sceller ce qui a été narré sur les tapisseries moyenâgeuses.

Et c’est une drôle de trance qui fait danser les fous, et moi le fou, les ailes grandes ; un ange qui nage dans l’écume rageuse.

On fera du feu dans la caverne, on fera danser l’ivresse et l’immense parole écrite laissera des traces sur ta peau.

On donnera le feu aux hommes et la folie aux femmes et le monde dansera devant nos oripeaux.

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Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 30 Août 2014

Phrase.

Faire des phrases.

Courtes.

Vite.

Et bien, c’est fait.

Ici ?

D’ailleurs qui pourrait douter.

Douter de ?

Douter de cela.

De phrases trop courtes.

Oui, c’est cela.

Mais qui dicte ces mots ?

Google.

Google qui ?

Google invisible. Et Google silencieux.

Et puis les mathématiques.

Enfin les nombres.

Et le sens de quelque chose.

L’éthique ?

Non. Peut-être du défi.

De la fidélité ?

Oui, c’est ce que je dis.

Justement c’est ce que je dis.

Cela et rien d’autre.

La fidélité.

Comme une publicité tendance.

Mais sans la tendance.

Et sans rien à vendre.

Même pas un fragment d’âme.

De toute façon il n’y a que dans les jeux vidéo que les fragments d’âmes rapportent quelque chose.

Et rien que cette phrase, c’est une offense.

Et parler seul c’est quoi alors ?

Par là même oui, mais si c’est moi non.

En tout cas pas tout à fait.

Pas faux.

Et puis la fin justifie d’être moyen.

Et justifie ce genre de trait de mot.

L’esprit en moins.

L’espoir non plus. Je ne m’en fais pas.

Et en plus pour les dix pas besoin d’en faire plus.

Surtout que je n’écris qu’a deux doigts.

Deux ou trois.

1888 jours ; un un et trois huit ;

Et le début loin derrière moi.

 

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Publié dans #liste, #Les mots des mots, #Prose, #poésie

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Publié le 25 Août 2014

Décédée, ou disparue ; je suis en quête d’une esthétique

Rendre beau, juste cela, juste beau

Comme si les mots pouvaient être des pinceaux, des points de couleurs, des marques de pinceaux

Mais c’est faux

Idiot

.

Ce n’est pas plausible

Juste de la prétention, c’est simplement prétendre qu’une chose est là parce que l’on dit, seul, qu’elle est là

Idiot

.

Et pourtant c’est ce que je voudrais, ce soir, d’autres soirs parfois, pouvoir peintre, profiter de la même liberté que celle du peintre

Mais le peintre est libre de ne rien figurer, de mal figurer, de massacrer le réel et de s’affilier à une tendance esthétique

Je suis jaloux, je jalouse et j’essaie, parfois, d’en faire autant

Mais c’est faux

C’est fallacieux

Et c’est idiot

.

Il me suffirait de prendre mes pinceaux et de peintre et j’aurai alors ce que je cherche

Non, un résultat esthétique mais une sensation

Éprouver le plaisir de création, libérer de ses prétentions

Parce qu’à ne pas savoir dessiner ni peintre, ou juste suffisamment dessiner et peindre pour éprouver du plaisir au faire sans avoir dans la production finie

C’est idiot, mais c’est ça

C’est tout moi

C’est toujours cela

.

1883 ème jour d'écritrue

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Publié dans #poésie, #Prose, #ambiyion, #Ponctuation

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Publié le 10 Août 2014

On, égal de je, ne compte plus les jours, seulement 1868, des journées et des lunes et un de'semblant de course, folle comme une fille, comme la course des aiguilles d'une montre, horloge organique qui tourne, retourne et tourne autour d'un centre comme le vautour autour d'un coeur blessé enterré sous le sable du sautoir, une course folle, fille de Sysiphe qui trottine sur l'anneau du stade, une petite Olympe qui voit sa poitrine ballotter à chaque efforts fournis, souffle court et Lolita court après la montre pour la devancer et arriver avant l'heure, avant les lueurs de l'âge, personne ne compte, ni pour elle et moi non plus. Elle a des collants filés et je trouve ça charmant. Il ne fallait pas courir dans les ronces  même en salopette et sandale couleur cuivrée. La fraîcheur lui colle à la peau et moi j'ai chaud, et soif, assoiffé à sa bouche qui rit sans élégance mais avec la verve insolente, version si charmante des outrages de sa jeunesse ; une faiblesse ardente, un secret trop suave pour rester au dedans du corps, sauf si c'est le sien, un instant échappé des crimes juste au dessus de la cime des arbres abricotiers et résineux  troncs noués et aiguilles au sol, en désordre, décorum intime avec une lueur crépusculaire. Si charmant, si chargé, aussi infidèle que passionné, l'auteur dérobe la vérité sous la robe des nymphes et découvre l'infini.

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Publié dans #Prose, #Divagations, #Lolita

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Publié le 9 Août 2014

Office d'improvisation activée vérité accréditée par la couronne Hollandaise. Drame du jour 1867 ou auspices des affranchis, un huit six sept et des points en virgule ; la main rampante grouille comme cette caravane sur la route des vacances, sous le vent et le ciel triste des vacanciers du mois d'août, petite fourmilière idiote, hideuse, odieuse, sous les jupes souillées s'agitent des jupons soyeux impatients d'imposer leurs désirs impérieux aux landes scandaleuses où le sable frange le bord du monde. Office nominal des libres proses, ouverture sur l'inertie des forces vives, ivres improvisations à deux doigts, quatre mains sans ses doigts. Un point dessiné au charbon aux coins de l'orgue des sables, barbarie de silice dans lesquelles on attend patiemment que la mer se lève et prenne son vélo pour s'en aller mouiller d'autres ports. Et je vais m'en arrêter l'amour sous les ligne de flottaison de la dignité, sommeil épars et partir en goguette. Vite et là.

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Publié dans #libre, #divagations, #Prose

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