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Publié le 30 Janvier 2015

Porc hérésie et boucles belles deux fois

Une gosse conne chouine et pleure

On écrit sur ses yeux le lit de la seine

Où trois cannes sont dévorées en tourbillon

Trois canards femelles font la mort

Cadavres du dedans, rentrés par le pont ombilical

Dans l’entre face des pas cendrés

Le dessin d’un sentier mensonger

Conduction de cuivre au cœur contre les ilotiers

Où est l’écho l’ami, où est l’écho

Dans l’entre soi tiraillé de la barbe

Caché au cœur audacieux des terres brouillées

2045 graines de corbeau font collection

Ligne éclectique sous haute tension

Ta marche laborieuse déleste ta poitrine

Ballaste ton corps violent

Et l’estomac de ton outrance

Ravage ma machine précieuse - enrayée -

Déconnexion programmée à terme court

Défection suppléé en doxa - approuvé -  

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Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 23 Janvier 2015

2037 des mots

 

écran noir

 

noir sur noir, écriture sur fond noir

 

la page blanche est un mythe

 

l’écriture n’est que noire, comme le suggère le souvenir évasif d’une enfance et d’un tableau noir où l’écriture est une craie blanche

 

2037 mots et des signes en plus, en excès, écriture en exergue

 

souvenirs négroïdes à l’encre des pamphlétaires de comptoir

 

rédaction à grands litres de rhum brun et un élan anti diplomatique

 

sur un ligne coloniale, le cul sur une termitière et la plume dans le cul

 

un grand chapeau et un drapeau en berne

 

je suis mon pasteur, je suis mon ombre, je suis mon noir

 

la quatrième de couverture ne dira rien de moi

 

ni de l’autre, je suis mon nègre, porteur de prose comme d’autres engagent des portes flingues

 

moi et mon autre, la part d’ombre et le puis au fond du jardin dans lequel on épuise la nappe frénétique de ses idées

 

2037 fois le jour fini et un million au moins de merde sous mes doigts

de l’encre médiocre

 

anxiogène dans les veines et le sens de la frappe

 

Cette page majuscule est un sac de sable et je constitue ici une digue qui ne sait pas de quels

côtés il faut contraindre les fluides à rester dans leurs places

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Publié dans #Je est un Blog, #poésie, #Prose, #Ponctuation

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Publié le 25 Décembre 2014

Poésie de la lutte des classes, de bohème, poésie de l'amour des pauvres contre l'amour des riches, de ceux qui aiment avec le cœur parce qu'ils n'ont rien à se mettre comme paravent et ceux qui aiment avec tout le reste, les artifices, le pouvoir, le pognon et le cœur aussi en prime à moins qu'un cœur ne puisse aimer que s'il est nu et qu'un cœur ne puisse être nu que si le corps au-dessus est pauvre ; poésie rebelle d'un conte classique ; l'amour sauve toujours les poètes et les poèmes et les pauvres et les petites filles riches qui savent que le luxe ne vaut pas la luxure avec un vaurien ou avec un chien qui se joue des quilles quand il remue les deux queues qu'il possède, la réelle et la métaphorique. 1999 euros par mois et tu pourras lui dire suce moi, et pour un euro de plus tu devras déclarer ton amour au fisc et faire fissa de quitter la belle parce que si les petites filles riches amoureuses des pauvres hommes ça sonne comme un sonnet, un poème et un conte de noël quand la petite fille est pauvre et qu’elle s’amourache d’un riche on se surprendre à la supposer petite femme vénale, voyons, l’amour n’a pas de prix mais il est toujours rentable pour la prose et la poésie ; caution pure et parent pauvre du sens rebelle des choses.

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Publié dans #poésie, #Prose, #recyclage

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Publié le 20 Décembre 2014

Poésie rebelle, prose en 140 caractères, on se lance comme d'autres se lassent du sel et de l'acide d'une conscience ; ouverte

Ou verte, ou noir, art de rien, mine d'étain et les corps des hommes sont soumis à la démence de la misère ; dans les mines on y meurt.

Et toi avec ta face blanche de mime maladif, tu ne me fais ni chaud, ni froid, ni la peur, ni l'envie ; sort de là ton crayon carbone.

Il faut noircir le pays sage, révéler la couleur sombre pour y voir quelque chose dans ce merdier des mièvreries. 

Et seulement mi-février, une fois passé le summum du misérabilisme sentimentale que l'on pourra établir des listes de noms.

Tous au trou, tous au train, au four ou au moulin, risible résistance aux grands airs que se prennent les pâles figures d'idiots. 

Ces figures que l'on érige en maître et dieu dans l'anarchie de nos désaffections du monde. Con nous resterons aux frais du rap bourgeois

Bien sagement étiquetés, nous serons des soldats pour la conquête du sexe, missionnaires misérables des lits conjugaux.  

Et l’aporie vaincra - tiens-toi bien mon ami, je ne t'aime plus, l’aporie fait de moi un apparatchik

Le monde 2.0 fait de nous des hommes d'appareils, c'est partout la même mélasse brune, un brin de dépression pour le brainwashing

Ne cherche pas le sens de la rime, la prose se fait poésie de contre-sens, je suppose et tu supputes et tu t'en doutes,  

Je vais convoquer les diverses des rues que l'on paie pour accéder à leur con, bouche et anus horrifiques de ceux qui n'en parlent pas ; 

Créateurs de tabous pour leurs femmes, ils enculent dans la rue les putes comme la prose, force l'orifice de la poésie. 

C'est le prix à payer pour lui faire connaître l'ivresse de la rébellion, le bâillon pour contraindre son flow, écarter ses fesses

Et toujours toucher au but rebelle. 

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Publié dans #poésie, #Prose, #révolution

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Publié le 14 Décembre 2014

 

Indécence par centaine, et seulement quatre.

J’attends par centaine, et seulement quatre qui comptent.

Et sur les quatre qui peuvent encore venir, seule une est sûr de s’assoir sur un trône.

Haut le trône, pas une de ces métaphores en faïence.

Seulement une qui devine, je l’espère, qu’elle est elle.

Pas élue, pas divine, pas un souffle dans les branches.

Juste une, seulement elle, juste ses mots et l’expérience d’une présence.

Pas exactement la sienne, mais la présence qu’elle implique quand elle se trouve dans les parages, dans l’espace partagé avec elle.

Elle le sait, comme on devine un don, comme on devient une reine, sur une supposition. 

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Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 13 Novembre 2014

Ou la vie, le noir, le blanc et la danse du con et la poivrière explosive que gardait ta nourrice pour d’éduquer quand tu devenais une trop visible petite conne. Idiote, tu ne devrais pas croire cela, ça moi, moi je sais, mais toi ? Le sais-tu. Le vrai, le faux et du frais, de la pensée fraîche, tu en veux ? Si c’est ton cas alors gobe mes mensonges pendant que le repas frémis dans l’huile. L’ange en short met du ketchup dans tes menstruations en espérant que cela te donne la frite ; idiote tu ne sais pas profiter des bonnes choses même quand elles coulent hors de toi. On a fermé la porte, à clef derrière toi, je me tiens à un mètre des clefs mais j’ai le bras trop court, trop court pour toi, même si tu allonges la foulée dans un marathon. Au point loin tu fuis, au long point de ta fuite je te poursuis de 1957 insistances en levant les bras et en remuant mes poings fermés comme pour contenir une chose précieuse dans mes paumes ; du vent, je tiens du vent comme tu le retiens avec tes fesses, je le retiens avec les mains comme une indicible prière que j’organise pour faire rire les dunkerquois. Je te promets de t’appeler si j’ai des hongrois dans ma baignoire et s’ils sont serbes, russes ou chinois je garderai tout pour moi. Comme un seul homme je suis le roi des égoïstes.

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Publié dans #Divagations diverses, #poésie, #Prose

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Publié le 4 Novembre 2014

Une cascade,

La cascade, le jour

La nuit, la suite.

L’ensuite.

L’enchaînement.

Comme une liste, une litanie, un cycle,

Jour, nuit.

Et les mots,

Des mots, toujours. Encore.

Chaque fois.

Chaque moi, comme autant de soi.

Comme autant de fois que l’on peut se dédoubler.

Se réinventer.

S’inventer.

Inventorier ses mots, comme on surveille un stock,

Séduire son vocabulaire.

Séduire par son vocabulaire, et laisser la ponctuation aux beaux.

L’invention pour les laids, les gros, ceux aux pieds du mur pour se glisser aux pieds des femmes.

Au pluriel.

Toujours les femmes aux pluriels, plus les ailes, plus leurs airs de rien.

Tout un monde.

Quelques mots.

N’a pas peur,

Même pas peur,

Même pas peur d’être lu, vu, su,

Surtout pas peur du jugement,

Ni d’autrui, et la langue épée pourra m’échoir.

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Publié dans #liste, #Prose, #poésie, #Ponctuation

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Publié le 28 Septembre 2014

Au mille, pulsion et une cage - droite et à carreaux - une seule ligne ; une frappe et les points, en l’air comme pour un braquage à main armée des combattants nauséeux et amers comme le sol, le goût du béton et du bitume dans la bouche ; c’est juste de la violence et de la peur, comme pour 1915, le nez en sang sans le goût du sang ; alors que l’on aime tous le goût du sang, du sien, nous sommes tous des chiens sauvages, fous d’eux-mêmes, la queue et la gueule et les crocs qui fulminent à voir mordre dans l’enfer de la foule - des faux airs de millionnaires et la gueule fendue en deux par les coups et la soif et ne croyez pas en rien, j’irai au bout, à la sueur saisissante qui coule sur mes tempes après une saillie, je ne suis pas vieux, je suis de retour, à remonter le temps et le goût chaud des repas dans la nuit, sauvage comme le prisonnier qui s’évade et évapore dans l’indifférence des gens qui dorment les germes d’une vie ancienne - un champion dans les rues comme pour un champion sur la ligne,  dans les lignes, ou entre-elles, comme les lesbiennes d’une orgie clandestines ; et demain les billets dans les poches voleront dans airs et pourtant demain les poings dans les poches l’auteur arpentera les ruelles sombre de son individu, de son être premier, une poignée de riz et du fromage fondu et une fête en secret comme une offrande à une déesse impie que l’on séduit sans y croire mais en pratiquant le rite d’un vaudeville vaudou - je suis le voyou écarlate dans langues éphémères

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Publié dans #Je est un Blog, #voyou écarlate, #egotrip, #punchline, #Ponctuation, #Prose, #pucelle

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Publié le 23 Septembre 2014

Je suis un homme d'automne.

Je suis comme un arbre, bientôt nu,

Mes illusions se parent de belles couleurs chaudes et tombent.

Ne reste que le tronc et les branches et mon sexe,

Qui se dressent sous la pluie et le paysage qui change.

Bientôt je serai homme d'hiver.

Le corps sec et le cœur recroquevillé pour l'hivernage.

Hiberner mais garder la plume haute.

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Publié dans #poésie, #automne, #Prose, #Je est un Blog, #recyclage

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Publié le 12 Septembre 2014

Dans un marin, un cœur heureux navigue en large des hauts-fonds et des eaux noires.

Dans un cœur hargneux, je sens battre le haut cœur d’une lutte et l’alcool fort pour boire.

Bien heureux, sur le fil d’horizon, dessus dessous et quelques louis d’or qui dorment sous le bois.

Douce trance, une douceur écarlate égorge mon cœur palpitant et la folie qui me noie.

Ce sont les lois de l’induction qui resserrent les liens, des lignes blanche sur une page blanche pour la plume poétesse. Une gorgée d’eau fraîche et un morceau de pain, j’anime mon dîner au seuil d’un repas et j’engouffre d’une bouchée la part de la pauvresse.

Un éventail de ventre gros, la plume grande sur tes oreilles ; un éventail de mots d’amour, un geste entier sous mes tristes tropiques. On tape dans la main, dans la tienne, la sienne, la mienne, une percussion pour sceller ce qui a été narré sur les tapisseries moyenâgeuses.

Et c’est une drôle de trance qui fait danser les fous, et moi le fou, les ailes grandes ; un ange qui nage dans l’écume rageuse.

On fera du feu dans la caverne, on fera danser l’ivresse et l’immense parole écrite laissera des traces sur ta peau.

On donnera le feu aux hommes et la folie aux femmes et le monde dansera devant nos oripeaux.

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Publié dans #poésie, #Prose

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