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Publié le 20 Février 2015

La machine à plume est-elle tombée en rade ?

Et si c’est bien le cas, ne faudrait-il pas distribuer des crânes de compensation ?

J’ai donc allumé des bougies et j’ai rangé le chien

Le ciel a tourné comme les morts dans leur tombe

Un vent démonté pareil au ventre dénudé d’une pinup endiablée

A remué le froid d’une danse orientale

Il ne me reste plus qu’à sortir le grand mat et à prier les dieux

A l’espoir de la nuit qu’une poule de luxe ou un gallinacé vienne picorer les vers de ma poésie intestine

 

Il y a de l’obsolescence programmée dans la machine à rime

Et une panne émérite dans mécanique des refrains

Il faut dès alors que je m’arrête par deux fois, au seuil et au sommet

Et devant le vent mauvais et la mauvaise plume, que je déblais solitaire les écrans de fortune

Il y a des muses adossées au mérite qu’elles inspirent

Elles s’insurgent et elles fument feignant de ne rien voir

Ni la médiocrité qui leur macule la peau, ni la prospérité des idoles de papier

Le fond de l’air est iodé par les larmes des pleureuses amourachée d’un diable débordé

 

Les bûchers exotiques brûlent de nos indifférences

Et le cœur des poupées ploie sous le poids des pétales fanés

Il n’y a plus qu’à soudoyer l’historique acidulé de nos souvenirs

Pour s’offrir la conscience poétique d’une démonstration de papier

En homme seul aujourd’hui et demain je contournerai le trône

Et derrière la futaie j’irai pisser tout mon saoul

En 2066 jours je crois que j'ai bafoué tous les principes que j'ai pu envisager il y a 2066 jours en arrière

En 2066 jours je crois que j'ai bafoué tous les principes que j'ai pu envisager il y a 2066 jours en arrière

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Publié dans #poésie, #Prose, #Divagations diverses, #Je est un Blog, #Pictogranimation

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Publié le 18 Février 2015

Ce soir encore poupée fait sa poésie et par deux fois sa belle

Sur le sol désespoir elle traine sa forme qu’elle pousse du pied

Redoublement de sa vénusté dans la poubelle dans son antre rétif

Et en ribambelle ramassée dans un coin de la pièce elle s’endort quand elle séduit

 

Double voltage au matin tôt sur ses joues ridées de la nuit

Sous les écus d’or noir qu’elle porte en dessous des yeux

Elle couve des routes qui dardent vers les vallées du paradis

Demoiselle de la nuit et madame catin, la courtoisie des dieux doit détourner la tête

 

La sourcière éternelle de ses mamelles sous ma langue

Me colle défunt dans les draps d’une main d’un fer rougeoyant

Admirant sa tutelle de toujours et ses dessous d’argiles

J’haïe ces voleurs qui jaillissent sous ses robes dantesques

Pour glaner le fourreau d'où ils lorgnent et glapissent

 

Et s’il me faut 2064 pourcents pour déployer en elle une langueur obsessive

J’irai désemplir les trois angles de sa sainte trinité

La vidange est experte dans les aires de bitumes épanchées

Et comme un gosse devant sa glace au nappage étrange

J’irai la cacher dans l’armoire entre les pulls et le lin d’un article démodé

La pression délicate qu’elle inculque à mon cœur

 

Je donne douze pour taire l’horloge

Et j’égorge en douceur l’apaisante feature d’un arpège dissonant

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Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 16 Février 2015

Je suis la vulgarité, le va et viens obsessionnel où mes désirs sont des pulsions

Je suis l'outrance cuite et recuite, outrecuidance des temps nouveaux car je déploie et je dévoile la substance noire de mon cerveau

Elle est poisseuse et elle est rance, elle colle au cul des demoiselles qui ont l'audace d’asseoir leurs fesses sous arborescence de mon jardin secret

Cette substance noire c’est le terreau et puis la sève de ce territoire intime où je deviens le roi d'un paysage de stupre

J'ai mes lubies et mes passions, mes obsessions sont récurrentes mais écœurantes pour sous d’autres crânes

Et sous les jets dorés j'inonde mon roi et son surmoi de fluides immondes que je recueille au calice des dames et des brebis qui s'égarent en mes terres délétères

Je suis poète et pornographe à cœur ouvert sur un grand vide, il y a une porte qui se dérobe et derrière des câbles fous

Voyez donc comment je mime des fellations à des marionnettes qui par moi urinent entre les arbres, accroupies dans la rue elles alimentent le mouvement de Pygmalion dans mes yeux fous

J'ai le plus doux pelage des animaux de cette faune de sauvages

Mais je garde l'aigre-doux comme une croyance lorsque je croque dans la chair vive de celles qui n'ont pas quittées leurs chaises

C’est un destin qui peut m’échoir  quand je deviens le roi des rois, le loup des loups, poète du prince et prédateur de filles aux bustes minces

Sous la plume la dent est croc et sur son sein le croc effleure à la pression des cannibales l’aréole qui affleure à la surface comme un navire évanescent que l’on distingue sur l’horizon

Je suis poète de ma vulgarité parce qu’une vulve reste toujours béante et qu’une plume voudra toujours brusquer la surface féminine des choses de son symbole phallique  

J'ai le plus doux pelage des animaux de cette faune de sauvages

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Publié dans #poésie, #Prose, #pipi, #punchline, #Pictogranimation, #Je est un autre

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Publié le 12 Février 2015

Valentin et Valentine ne dorment pas au val

Ils se roulent dans la lave autant que dans la boue

Et les pieds dans la vase ils mènent leur belligérance

De guerre lasse Valentine elle en veut toujours plus

Valentin sur le flanc est convaincu que lui n’en peut plus

C’est l’enfer des enfants, le combat du feu dans le sang

Le rouge mauvais aux joues et le reste sur les tempes

Ils ont leurs peaux trempées comme le front des galériens

Qui dans les cales des navires font avancer les choses

2058 kilos de cordes et quelques mètres de plombs

Valentin malandrin qui adore la défécation

Valentine en mannequin qui défèque sa passion

C’est un garce et lui un ogre des animaux bancals

Qui conduisent une chasse contre des crocodiles

Des sacs à mains et des portefeuilles et des crocs dans la chair

C’est la peur de l’amour qui dresse sa facture

Comme dans les ruelles pavées ou pavanes les pervenches

C’est une vallée boueuse percée de marécages

Et un outrage des règles qui tir à balles réelles

Le temps s’arrête dans les airs quand fusent les projectiles

Valentin lexomil et Valentine au valium

Une brèche béante dans la muraille sur l’échine

Une journée de l’aube qui s’achève à l’aune d’une statue

Un avenir de pierre qu’il faut graver de ses mains

Et à l’ombre écartée sortir les fusils et cibler le ciel

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Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 11 Février 2015

Voilà 2057 jours quasi consécutifs que j’écris au moins un article

Par jour

Pour mon blog

Pour être fidèle à ma névrose et l’idée conne d’écrire chaque jour

Alors aujourd’hui je suis bien placé pour le dire

Pour envoyer chier l’inspiration, la page blanche et toutes les muses qui vont avec

Et ce n’est qu’à ce titre, qu’à cette distance dyslexique que j’entretiens avec les mots

Que j’espère pouvoir approcher la prétention de l’écriture

La posture du premier jet valorisée comme la première urine du matin

C’est pour les cancres et les fauteurs de troubles

                 - bien que foutre le trouble et une tendre ambition -

On écrit avec du sang dans les veines et la rudesse du réel

Comme on va au travail, comme on se colle au turbin

On écrit avec cela, avec l’écriture, avec les mots et le dédain de tout le reste

On se pose et on écrit - aussi simple que cela -

On y revient, on recommence, on entre dedans comme dans le con étroit d’une fille ou d’une religion

Le seul talent de l’écrivain c’est son sens de l’abnégation

Tout le reste c’est pour de faux, pour plaire aux filles et impressionner les garçons

C’est pour faire tourner les moulins et voler les cerveaux lents

L’écrivain se révèle à la page quand il s’y colle sans inspiration

Sans envie, sans fulgurance avec juste son sens du devoir

Et celui de la ligne, de gauche à droite pour nous autres d’occident

2057 jours qu’au moins un article par jour et je ne compte pas le reste

L’écriture dans la durée pour construire la denrée du roman

Ici je parle juste de ma névrose, de l’exercice insensé que je me suis imposé un jour de Juin

Et que je sais insensé parce que je n’en sais pas la fin

Depuis 2057 jours je tiens ce blog

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Publié le 5 Février 2015

Ta bite christique envahie d’envies internet

Ton sexe monégasque se dresse sans redressement fiscal

Tu es le mâle alpha version bêta deux point zéro

La figure autochtone d’un orge aux babines larges

Sur une société anonyme de valeur sexe féminin

Tu lances ton OPA, idiote, énorme et précoce  

Ton sexe de devin s’enroule sur la Terre

Masturbation autoroutière sur la planète entière

Ton phallus autocratique à l’étroit dans ton falzar

Ta verge despotique roule sur un chemin d’argile

Jusqu’aux vierges laconiques qui s’excusent pour un rien

Dans la baronnie insidieuse que tu institue sous les draps

Tu es le roi désormais nu régnant sur une armée de putes

Prostituées, courtes jupes et tisanes pour courtiser le roi

Et bafouer le barbare dans ses parties intimes

Bientôt vide comme la flasque dans ta poche intérieure

Tu rends saoul les lèvres adorables des young girls de ta Suisse

Sexe raide aux dimensions prophétiques

2051 mètres à la hauteur des étoiles

Une grosse bite bien plantée dans la roche volcanique

Excalibur de chair à arracher de là

Pour qu’un pecnot d’un autre temps puisse partir avec tes couilles

Et prendre la relève comme un enfant de son père

Brandir haut le sexe raide et rédiger la loi

Faire raccourcir les jupes plutôt que de couper les têtes

Poulets et poulettes dans une bassecour d’opérette

Juste une histoire de cul, juste prophétie de baise

Parce que ta bite narcissique envahie les SMS

Quand hurle en silence un smiley jaune pisse

Qui ne sait pas pleurer

Seulement survivre aux leurres que tu as lancés

Lancinante chorégraphie quand tu remontes tes filets

Un homme nu sur la plage de pixels rocailleux

Qui remonte sa toile dans le grand bain lancée

La peau du sexe tannée par les gifles du temps

Et le corps animé d’un gif glitché

Poésie hérétique pour un glitch avec toi
Poésie hérétique pour un glitch avec toi

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Publié dans #poésie, #Prose, #Pictogranimation, #Glitch

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Publié le 4 Février 2015

Toutes tes nuances de grande ne se dévoilent pas dans la toile

Jeune muse ou modèle dévoilée à petit temps de peu de tissu

Tu es femme araignée dans la toile des uns et des zéros

Et je te convoite malgré la peur et tanin de tes baisers

Mon Eros contre ton Thanatos pour une danse de nuit

Pour un vacarme de corps nu contre nu, tonnerre de chaire

La séduction au parfum de citron vert et de verveine

J’ai de l’effroi dans mes yeux pour du fard à tes joues

Et de l’amour raid tendu pour le doux qui coule de toi

Une protection dans la main pour un aller-retour de dingue

Et tu tangue demoiselle au cœur fendu comme l’origine du monde

Des doigts farouches fauchent l’essence et la pudeur

Dans une séquence de solitaire sans l’entremise des écrans

Tu as du cran sous ta rougeur rougissante au visage

Et dame nature à l’échancrure du coton courtisé

Tu sais le prix des instants de sommeil dévoyé

Et tu me fais le compte des brûlures de l’aube à tes bras soutirés

C’est un secret seulement pour polichinelle

Et ce n’est qu’un mensonge pour Pinocchio

Au pinacle de la nuit en désamour tu te remets nue

Je ne m’en remets pas - et c’est cela que j’aime.

2050 jours que j'écris des articles sur mon blog, et alors ?

2050 jours que j'écris des articles sur mon blog, et alors ?

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Publié le 3 Février 2015

Bonjour pauvreté matinale - minable -

Sans le sou, sans le chanvre j’ai la raison vide

Alors prend moi pauvre comme je suis

Juste comme ça, les poches vides, la cendre creuse

J’ai tout l’argent en berne d’être riche

Et les dents mortes de ne mordre que l’air

Et parfois la poussière sur mes pouces calleux

Je claironne silencieusement ma posture bancaire

J’autruche en dérivant et en espérant la neige

Parce que cacher sa tête dans le sol neigeux anesthésie

Je fais des petits tas de centimes sur ma table

2049 centimes d'heureux sur le sol

Et je compte la misère des jours prochains en colonnes d’alliage

Un maigre cuivre en fil d’Ariane pour échapper aux ombres d’airains

Et je raccroche, range mes paumes ouvertes au clou

Comme le boxeur oublie ses gants vides

Je m’emplie d’un crépitement de bois brûlé

Il hurle à ma place comme feulement plaisir et haine mate

Tiers état de l’intimité, en flétrissures bourgeoises

Mouvement de bourses vides et virement à rebours

Les lignes sont nues, en solde négatif et mâchoire acérée

La pauvreté inscrite dans les rides et la gorge serrée

Ma voix mythique sonne alors de fer blanc

Le larynx du dedans conserve l’amer de la situation

Accablé de la colère étrangère amoureuse

Je collapse - sourd de guerre lasse -

Banni des frontons, j’ai le gousset indigent

Et tu déclames ton désamour de ma gratuité

Tu réclames mes gestes argentés

Quand je conduis ma contenance en désintéressement

J’étouffe des manquements à mon éthique

Et d’avoir une éthique me tue

Trop pauvre pour les raisons de la liberté

Et pour s’extraire de l’attraction des pôles

Qui s’emploient à former des nations

Je suis un aliéné à ta nation fantasque

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Publié dans #poésie, #Prose, #Je est un Blog, #Je est un autre, #Dieu, #et ma bite

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Publié le 30 Janvier 2015

Porc hérésie et boucles belles deux fois

Une gosse conne chouine et pleure

On écrit sur ses yeux le lit de la seine

Où trois cannes sont dévorées en tourbillon

Trois canards femelles font la mort

Cadavres du dedans, rentrés par le pont ombilical

Dans l’entre face des pas cendrés

Le dessin d’un sentier mensonger

Conduction de cuivre au cœur contre les ilotiers

Où est l’écho l’ami, où est l’écho

Dans l’entre soi tiraillé de la barbe

Caché au cœur audacieux des terres brouillées

2045 graines de corbeau font collection

Ligne éclectique sous haute tension

Ta marche laborieuse déleste ta poitrine

Ballaste ton corps violent

Et l’estomac de ton outrance

Ravage ma machine précieuse - enrayée -

Déconnexion programmée à terme court

Défection suppléé en doxa - approuvé -  

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Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 23 Janvier 2015

2037 des mots

 

écran noir

 

noir sur noir, écriture sur fond noir

 

la page blanche est un mythe

 

l’écriture n’est que noire, comme le suggère le souvenir évasif d’une enfance et d’un tableau noir où l’écriture est une craie blanche

 

2037 mots et des signes en plus, en excès, écriture en exergue

 

souvenirs négroïdes à l’encre des pamphlétaires de comptoir

 

rédaction à grands litres de rhum brun et un élan anti diplomatique

 

sur un ligne coloniale, le cul sur une termitière et la plume dans le cul

 

un grand chapeau et un drapeau en berne

 

je suis mon pasteur, je suis mon ombre, je suis mon noir

 

la quatrième de couverture ne dira rien de moi

 

ni de l’autre, je suis mon nègre, porteur de prose comme d’autres engagent des portes flingues

 

moi et mon autre, la part d’ombre et le puis au fond du jardin dans lequel on épuise la nappe frénétique de ses idées

 

2037 fois le jour fini et un million au moins de merde sous mes doigts

de l’encre médiocre

 

anxiogène dans les veines et le sens de la frappe

 

Cette page majuscule est un sac de sable et je constitue ici une digue qui ne sait pas de quels

côtés il faut contraindre les fluides à rester dans leurs places

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