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Publié le 28 Mai 2015

Ton âme puis ton anus, sont des étapes privilégiées pour mon chemin de croix.

Et il faut une année entière pour explorer la distance qui sépare ces deux entités.

Un jour j’ai failli croire qu’un dieu à tête de chien, ou qu’un dieu à tête de chacal, lui-même ne parviendrai pas à traverser ce drôle d’infini.

Mais j’y suis allé, à mon tour, moi aussi sur un parcourt pour une initiation, pour un rite qui ne se fait pas sous la croix mais qui chemine jusqu’en toi.

Il ni à rien à feindre, rien à trouver, c’est un aller simple qui va de ton âme vers ton anus et peut-être un jour un projet de retour.

Pas ce soir, non, pas encore, je viens juste d’arrivé ici comme d’autres avant moi sur une plage déserte ou sur le quai désert d’une gare, avec le goût d’une prouesse.

J’y suis venu en conquérant en cette terre promise sur laquelle tu t’assieds si souvent, faisant mine d’oublier qu’elle est là, en toi, sous toi, cette richesse invisible aux cœurs nus.

Dieu seul, sait peut-être où il range les âmes, mais ton cul cet écrin merveilleux à ton trou boueux je sais bien où il est.

Moi le moine impie, l’anonyme citoyen, athée des dieux mais profondément habité des croyances aux plaisirs.

J’habite cette conviction que tu loges en ta chair un autel dément où assouvir d’indicibles désirs.

Et s’il me faut encore, et encore, parcourir la distance de la Terre à Lune pour couvrir d’un espoir ton autel et ton temps. Alors je le ferai.

Encore.

Et encore.

Brigitte Bardot

Brigitte Bardot

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Publié dans #poésie, #Prose, #Cul, #érotisme

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Publié le 22 Mai 2015

Jeune dame aux joues cramoisie

Jeune femme aux temps de ses jours alanguis

Je pose mes mains refusées à l'arrière de votre peau dérobée

Sur votre dos en cascade mes désirs émergent, débordent et choient

Sous mes doigts une source dorée, mes mains en sont imbibées, ils coulent en vos reins

Et je lorgne d’un regard obséquieux la cage de vos jarretières et au-delà du nylon déployé

Car je convoite en votre creusé de femme l'objet d’un désir secret qui s’est appuyé à mon âme

Ma dame le nu mince et fugace qui vous colle au corps comme un éclair d’orage

Fait de vous soyez-en sûr une damnation pour mon esprit réchauffé

Je vous offre mon corps nu, pour votre amour une dotation

Vous être cette femme offerte à la liberté de ses instincts

Danseuse débridée agitant délices et désirs par l'entremise de vos seins minuscules

Vos appâts au grain de peau si délicat ont hameçonné ma convoitise

Et depuis, des jours et des nuits je fais l’écrin d’un impossible

Amour ou retrouvailles, simplement entrevoir la peau qui se refuse à mes mains

Déchirer le mince filet de la pudeur et retrouver la braise enfouie

Et juste une dernière fois pouvoir toucher à la surface de vos audaces

Un peu de convoitise

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Publié dans #poésie, #érotisme, #Prose

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Publié le 19 Mai 2015

Tu écrase ma gorge avec tes talons plats, véritable massacre de mes entrées d'air frais. Avec tes longs doigts de métal cerclés tu enserre mon crâne, c'est une prise en tenaille ouvragé, une cage de rouille et d'acier que tu assois sur mon visage. Tu piétine mon ventre de tes poings serrés, habilement remués ils installent dans mon corps l'arc choc de tes coups portés.

 

Il n'y a pas de guerre larvée, pas de front sans sang versé. Il n'y a pas de joute oratoire tant que les cadavres tombent autour de nos danses énervées.

 

Je tue trop de fois les poupées de chiffons qui hantent ma psyché pour me détourner quand tu vois en moi un charnier. Le chant du coq est là et l'aube c'est levée. Une auberge ravagée et les rives du fleuve noyées sous des tombereaux déchiquetés se souviennent de nous. Demain, hier, on dressera une statue au lieu même des boucheries. Un peu de métal pour toi et du bronze pour moi, je suis un érudit de sang mitigé et toi une déesse drapée dans ses excès. Et le peuple piteux, spectateurs impromptu, ne saura jamais que caresser du regard nos grandes ostentations.

 

Une cage dorée et un ring de boxe, la ferveur de tes poignets et la rigueur de tes poings. L'invasion est terminée, la conquête est en cour ; brins de lumières et d'aciers pour te couronner dès ce soir.

 

C'est le corps d'un homme dévoyé qui scrute son horizon à la recherche d'un espace, un esprit, un espoir qui fera poindre autour une autre odeur de crasse.

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Publié dans #Prose, #poésie, #Divagations diverses

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Publié le 17 Mai 2015

un design


 

une esthétique

 

de droite / et de gauche

 

Aussi

 

 

Aussitôt suivre le fil à plomb

 

e

t

 

d

e

s

c

e

n

d

r

e

 

Comme une ligne droite, incarnation asymétrique de ce qu’était une ligne courbe. Mais au temps du pixel et des lignes adsl, au temps des tubes de données et des câbles qui rattachent physiquement les continents entre eux ; au temps où chacun des serveurs est devenu une perfusion, il n’y a plus de place pour la courbe, la ligne, ni même l’es q  u    i s   s          e et la forme est devenue une case et

 

la

 

forme

 

et devenue une

 

norme.

 

Alors qu’en faire si ce n’est jouer

l e   j  e  u   ?

 

et là ? encore, que faire si ce n’est - pousser ² - par deux fois les portes ouvertes que l’on camoufle dans le passé poétique d’une prose authentique ?

 

tu le crois toi ?

t’y crois à ça ?

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Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 15 Mai 2015

Dans le deep web oedipe rode, il surf un océan d’en dessous, une ville à l’envers où les fontaines pleurent des cascades d’écumes.

 

Il n’y a pas d’hymne officiel pour célébrer la gloire de ce ventre numérique d’une terre creuse qui se creuse sans cesse dans les caissons crâniens des officiants du dit monde - numérique -.

 

Comme des chiens qui jappent indociles tout en cachant dans leurs poils de collier des maîtres qu’ils adorent, suivent et chérissent sans notions d’ennuis, ces hommes, car ils le sont, plantent leurs mains agiles dans le monde d’encore en dessous comme de grands chênes qui cherchent dans le sous-sol d’entre ses racines une raison d’y ancrer son existence.

 

Mais en terre creuse, le vide, ivresse des profondeurs, règne comme les espaces qui se dessinent entre les soies tendues de l'araignée ; motifs hypnotiques qui te collent à la peau plus fort qu’un slogan de supermarché.

 

Et l’oedipe d’en dessous il cri.

 

Et il hurle et des cliquetis tombent et roulent sur lui et recouvre la voix citoyenne, et si ce n’est-elle, c’est son droit à y prétendre qui cède au souffle aphone.

 

Vacillement citoyen comme un prémisse du droit d’humain, de s’en revendiquer, de s’en prémunir quand on en arrive à supposer qu’en territoire du dessous se trouve ceux qui déclinent, pas une audace, un désir, ceux qui décline ce qu’ils revendique comme l’être-soi.

 

Un tas de chair commun déchet des êtres ensembles aux pieds des tours.

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Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 11 Mai 2015

Comme un pape dans sa coque de souverain, petit coq des dieux volages qui court sur la terre après les peines perdues, brebis égarées et les Barbies des bas-fonds. En mer les narvals bataillent entre eux pour savoir qui de l’un ou de l’autre ira déchirer les robes de dentelles des sirènes à la peau dure ; et les trésors coulent doucement, en lenteur d’eau, et à hauteur de tête inversée, dans le sable le ressac dessin un récit, imagé, la magie d’un danseur blanc comme dans un habit de pape, qui se déplace erratique comme un papillon papale battant pavillon aigre - doux -. Un grand verre d’eau devant, et le sel ailleurs. Des animaux suivent des lumières, et de grands carnassiers suivent à la nuit tombée les animaux égarés. Dans le lot de cette équation épique il n’y a que l’auteur qui rage à contrecourant, qui, étrange, dénote à la marge pour ériger dans le courant contraire une contreculture, une légende et un mythe. De l’autre côté du fleuve, sur un rive imaginaire, l’autre qui fait le pape, n’a pas cessé de danser, non sans danger il tourne à la mort, à la vie, en homme ivre du filet de pouvoir qu’un ruisseau dilué vient perdre dans son ventre et qui remonte dans ses veines.  

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Publié dans #Divagations diverses, #poésie, #Prose

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Publié le 26 Février 2015

Pose ta plume homme de couleur, même si je ne la vois pas.

Non, je ne sais pas ta couleur, mais vu ce que tu écris, tu dois en avoir de la couleur dans tes stocks de gènes ; bleu d’eau ou vert glauque, noir comme une étole d’une femme en deuil ou blanc comme un pétale offert à une fille.

Et toi là-bas, pose donc ta plume la femme de métier

Bien sûr que je ne sais pas ton métier, mais vu ce que tu fais, tu dois bien en avoir un de métier de femme inscrite dans ton sexe ; conceptrice astrale, rédactrice d’horoscope, peut-être que tu mets des jupes pour faire des coloscopies ou que tu enterres les morts d’autres familles que la tienne.

Enfant je t’ai vu et je t’ordonne de poser ta plume sale mioche des gonades familiales !

Je ne connais pas ton âge, mais je vois aux lettres raturées que tu fractionnes avec entrain qu’il n’y que du sang mauvais qui coule dans tes veines juvéniles ; du sang acide comme une terre vérolée où tu pourras creuser, il n’y aura pas d’or. Que veux-tu faire de cette plume ? Que vas-tu faire avec elle ?

Et toi, là, le poète, piteux petit personnage aux poils purulents, plein de pustules pires que la peste et qui empeste la puanteur par tous les pores de ta peau, lâche donc cette plume.

Ce n’est pas à toi de l’utiliser par tu galvaudes tout ce que tu touches et personne ne voudra d’une plume galvaudée. Je ne sais pas ce que tu chantes et encore moins ce que tu écris mais à l’odeur rance qui s’en dégage je veux que tu partes de cette ligne !

Hé pornographe, révélateur de la vulgaire perversité exposée aux quatre vents de pièces dorées où sombrent dans la luxure quelques muses mal vêtues, pose donc ta plume pornographe, je ne sais pas ce que tu vas en faire mais je ne voudrais pas que tu la mettes dans le cul d’une femme.

Il n’y de plumes légitimes que sur le dos des oiseaux, et moi je m’envole loin de là plèbe endémique !

 

Prose endémique

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Publié dans #poésie, #Prose, #plume, #Pictogranimation

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Publié le 22 Février 2015

Dans mes désirs il n'y a que des ruines et des illusions

Du sable perdu sur le dos des femmes

Et du lichen qui rampe sur le ventre de pulsions troglodytes

J'entre ici comme on entre en soi dans une grotte de glaise

Façonnée étroite et humide comme le vagin demoiselle d'une amie perdue

D'une demie vierge qui a posé ses fesses dans le grenier de mes souvenirs

Ce jour-là voit quelques catins débrayées qui se souviennent de moi

Les trônes sont de porcelaines et la pudeur de soie d’araignée

Dans mes désirs sans fin il y des nuits sans lits

Et des lits sans muses où des désirs sans amarres voguent au hasard des mers

Les muses sans ancrage ont quittées les rivages

Je vitupère au plus près d’accents laissés vacants

Car j'entends à leurs bouches silencieuses les paroles qui ne sont plus

Toutes les tournures sont des combats

Et les combats souvent des mouvements d'apparat

Il n'y a pas d'appartement pour dresser tombeau à de biens pâles copies

L'amour à déserté la marche et depuis je reste celui seul qui sais

Qui se souviens des années d'airain sous le faste des souvenir

J'ai un trop plein de mon grand vide

Une terreur sourde que je décline

Une vague de l'âme sur une mer de sel

Qui s'échoue sous la paupière de mes yeux verts

J'en ai perdu le sens des punchlines

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Publié dans #poésie, #Prose, #Pictogranimation

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Publié le 20 Février 2015

La machine à plume est-elle tombée en rade ?

Et si c’est bien le cas, ne faudrait-il pas distribuer des crânes de compensation ?

J’ai donc allumé des bougies et j’ai rangé le chien

Le ciel a tourné comme les morts dans leur tombe

Un vent démonté pareil au ventre dénudé d’une pinup endiablée

A remué le froid d’une danse orientale

Il ne me reste plus qu’à sortir le grand mat et à prier les dieux

A l’espoir de la nuit qu’une poule de luxe ou un gallinacé vienne picorer les vers de ma poésie intestine

 

Il y a de l’obsolescence programmée dans la machine à rime

Et une panne émérite dans mécanique des refrains

Il faut dès alors que je m’arrête par deux fois, au seuil et au sommet

Et devant le vent mauvais et la mauvaise plume, que je déblais solitaire les écrans de fortune

Il y a des muses adossées au mérite qu’elles inspirent

Elles s’insurgent et elles fument feignant de ne rien voir

Ni la médiocrité qui leur macule la peau, ni la prospérité des idoles de papier

Le fond de l’air est iodé par les larmes des pleureuses amourachée d’un diable débordé

 

Les bûchers exotiques brûlent de nos indifférences

Et le cœur des poupées ploie sous le poids des pétales fanés

Il n’y a plus qu’à soudoyer l’historique acidulé de nos souvenirs

Pour s’offrir la conscience poétique d’une démonstration de papier

En homme seul aujourd’hui et demain je contournerai le trône

Et derrière la futaie j’irai pisser tout mon saoul

En 2066 jours je crois que j'ai bafoué tous les principes que j'ai pu envisager il y a 2066 jours en arrière

En 2066 jours je crois que j'ai bafoué tous les principes que j'ai pu envisager il y a 2066 jours en arrière

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Publié le 18 Février 2015

Ce soir encore poupée fait sa poésie et par deux fois sa belle

Sur le sol désespoir elle traine sa forme qu’elle pousse du pied

Redoublement de sa vénusté dans la poubelle dans son antre rétif

Et en ribambelle ramassée dans un coin de la pièce elle s’endort quand elle séduit

 

Double voltage au matin tôt sur ses joues ridées de la nuit

Sous les écus d’or noir qu’elle porte en dessous des yeux

Elle couve des routes qui dardent vers les vallées du paradis

Demoiselle de la nuit et madame catin, la courtoisie des dieux doit détourner la tête

 

La sourcière éternelle de ses mamelles sous ma langue

Me colle défunt dans les draps d’une main d’un fer rougeoyant

Admirant sa tutelle de toujours et ses dessous d’argiles

J’haïe ces voleurs qui jaillissent sous ses robes dantesques

Pour glaner le fourreau d'où ils lorgnent et glapissent

 

Et s’il me faut 2064 pourcents pour déployer en elle une langueur obsessive

J’irai désemplir les trois angles de sa sainte trinité

La vidange est experte dans les aires de bitumes épanchées

Et comme un gosse devant sa glace au nappage étrange

J’irai la cacher dans l’armoire entre les pulls et le lin d’un article démodé

La pression délicate qu’elle inculque à mon cœur

 

Je donne douze pour taire l’horloge

Et j’égorge en douceur l’apaisante feature d’un arpège dissonant

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Publié dans #Prose, #poésie

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