Sorcier et sanglier sans la promesse éculée

Publié le par Rémy

Des déserts arrogants dévorent des âmes errantes de dunes en dunes comme les grains d’épices rares dans les sachets plastiques refermés avec un nœud par le vendeur au touriste.  De fiers flibustiers à l’abris de boueuses boutiques cotonneuses s’exercent à l’art de la bonneterie et parfois celui du boniment où ils excellent avec plus de zèles. Pas de crinoline pour les donzelles mais des épées dégainées avec insolence sur l’innocence de leurs cent jours. Jadis jamais des javelots auraient jaillis des mains à jeun de valeurs voleurs chapardeurs de jarrets et coupeurs de joncs mais aujourd’hui ils lancent, comme une mode affreuse, de longues lances dont le fil aiguisé transperce les aisselles d’un martyr ressucé dont le sang et le rhésus maculent le sol d’un sailli rouge. Le tableau surplomb la tablée où quelques tyrans terrassés recroquevillés dans le souvenir rémanent de leurs luxes trépassés ressassent le revirement de sort qu’ils trompent dans la luxure d’une alchimie dépassée. Pas de magie pour les mauviettes, pas de miroir pour les oiseaux, mille et une facettes fractionnent l’os des vertèbres du dos du guerrier à la force aqueuse, les sorciers dans leur sourcière calfeutrée commande aux nuées les derniers mots d’une destinée amenée à se terminer.  

Sorcier et sanglier sans la promesse éculée
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