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Publié le 1 Janvier 2017

Outrance, outrecuidance, les orbes de ta peau en enfilade désuètes sur le charnier des dentiers. Diantre, la dinde rugie d’entre les morts, et elle marche molle depuis le four en remontant votre œsophage et s’il lui avait fallu rentrer encore par votre anus elle n’aurait pas hésité à le faire, jusqu’à renaître deux fois en faisant tomber de votre bouche un œuf fraîchement pondu.

Les hérités nés des charniers n’attendent plus que vous. Ils prendront vos papiers en guirlandes de dentelles et le brasero chantera l’hymne merdique des lendemains qui déchantent des jours qui suivent les cuites. Vins cuits entre tes cuisses ombragées et le transformiste qui urine contre la porte cochère. Il y a comme le cri d’un violon qui comble son ennui dans les vapeurs d’hier.

Une armée s’est levée. Elle convoite l’aube annuelle qui s’étend depuis la commissure de jour. Et je ferais d’un plissement de sourcil allégeance à la cadence et aux plombs qui tétinent en pluie fine sous les mamelles d’un drone, anonyme et aveugle jusqu’à ce qu’il tourne au coin de la rue et claque ses talons comme les talons des dames qui je paie cent sous pour téter à leurs bouches écarlates les regards arthritiques des pendaisons nocturnes.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #punchline

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Publié le 21 Décembre 2016

Écrire une pierre dans le fond de la rivière

Je ne sais pas faire, je me sens roulé

Et je le suis, dans le lit

En boule dans la boue et la puissance du torrent

Ce n’est pas courant, mais je laisser passer

De l’eau sous les ponts comme d’autres sans domicile fixe

Alors que leur problème ce n’est pas d’être nomade

C’est l’absence de domicile, fixe ou mobile

Je comprends qu’ils aient envie de flambées d’essence

Ou de diesel parce que c’est moins cher

Mais c’est aussi moins chaud

Alors ils brûlent des livres dans leurs braseros

Et ils réchauffent leurs bras sous le degré zéro du soir

Et les pages en flammes leurs chauffent un peu la peau

Après quoi ils rejoindront leurs couvertures

Leurs sacs à puces, et ceux de couchage

Et ils ne dormiront pas en attendant le passage des télévisions

Quelques sourires entendus avec les journalistes

A défaut d’heure de gloire ils auront leur marronnier

Des marrons chauds pour noël c’est logique

Et du bois dont on fait les cercueils et le charbon

C’est charmant, le feu et les chalumeaux

Ils rêveront de chameaux et moi d’une aspirine

Je n’aspire à rien qu’un peu de calme dans mon esprit

Car j’ai le crâne qui demande ses vacances

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un Blog

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Publié le 15 Décembre 2016

Dans un sens, ou dans l’autre – sans pression – la mise en place est fluide comme le nuage au dessus de la mousse qui rampe sur le dessus du granite d’une tombe qui couvre la terre où meurt le corps où meurt une âme qui ne meurt pas mais qui en sort, et puis qui montre, à travers la peau – s’extirper – puis elle traverse la terre qui n’est pas boue mais qui est meuble pour en sortir salie et se confronter à la roche, minérale, granitique et remonter le long de micros fissures comme une érosion à rebours jusqu’au millimètre d’un siècle ou deux où l’âme trouvera les racines sporadiques de la mousse, elle pourra alors jouir d’une transition par osmose et regagner la surface où plus rien ne se passe ; lui faudra t elle encore parvenir à franchir l’incommensurable espace d’air vide qui la sépare encore des nuages, hautains et pédants qui surplombent le sol et si par un jour d’hiver, le hasard d’une probabilité pousse l’âme jusqu’aux nuages, elle aura la satisfaction d’y être, comme le soiffard dans le bar qui se soulage d’une pinte de bière fraîche et dans la dernière gorgée fraîche elle fera l’amère constat qu’il n’y a rien de plus et l’âme, vidée, tombera dans le vide comme le soiffard soulage sa bière dans un trait d’urine au coin d’une rue et qui forme un ruisseau éphémère en route vers le caniveau, les égouts et les profondeurs souterraine de la terre urbanisée à outrance.

D'un trait

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose

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Publié le 4 Décembre 2016

Ile trop longtemps

Là où les minuscules glissaient

Il y a longtemps oui

Que je n’ai pas essayé d’étaler ici l’aube de quelques mots

La misère de ma vie

L’inculture de celle-ci

Et surtout le risque de faire son commercial

Trop de bonimenteurs

De camelots aux grandes bouches

Je n’ai pas encore eu le courage de me vendre

Juste assez de rage pour écrire

Et le reste de timidité pour détourner les doigts

Comme le mâle dans la culotte de ta sœur

Ou de la sienne

Je m’en fouts, je préfère siroter des cocktails

Puis roter des odeurs de vodka et relents de citron vert

Je trinque à la dégénérescence des uns

Et que crèvent les autres

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 14 Novembre 2016

Lundi

Le froid et le ciel qui danse dans les feuilles qui meurent sous le regard lointain d'un soleil morne avant de dormir déjà.

De la musique qui pleure ses mots sans mon accord dans le long de ma corde sensible

Je vais allumer le feu, ça sentira un peu la fumée, puis la chaleur viendra couvrir le reste.

Les corps se réchaufferont en se retrouvant je crois, l'un contre l'autre à se chercher pour finir l'un dans l'autre

Les peaux comme de bêtes nues se mettront à poil avant de se frôler, de se frotter, de sentir peser la poids charnel de l'autre, altérité émotive, l'autre, l'altérité érotique, l'autre qui n'est autre que toi

Viendront plus tard les mains, les bouches et les mots transis dans le râle d'un soupire d'émoi, dans le souffle sursautant d'un désir qui gémit parce qu'il n'ose pas hurler l'envie qui couve, se découvre et se découpe en pages maladroites de correspondance chaudes comme des baisers et moites comme les lèvres à l'orée dentellière d'une culotte baissée

A l’encre des plumes qui frissonnent et sous le grain du papier que je froisse entre tes yeux charbonneux j’esquisse le possible, le plausible et je laisse la raison ployer sous les coups de reins du titan et son char annuel poursuivi par le cortège des fumeuses de cigarettes qui laissent les volutes monter au cieux dormant

Et dans le soir des milieux de jour les lundis meurent comme des jours idiots, indifférents et impudiques

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose

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Publié le 7 Novembre 2016

Toujours – hier la même excitation de liberté

Parce que ne pas l’être

Et voler aux autres ; de l’inspiration. Et voler encore des flammes aux feux et des idées aux autres. Tirer les mèches des cheveux et muses dans l’espoir qu’en arrachant la mèche de son crâne gracile quelques neurones viennent.

Pauvre con et vieux fou, l’inspiration ne dort pas dans les neurones. Mais non.

L’inspiration  c’est seulement le vole, le pillage, le petit peuple qui chantent et les grands noms qui retirent des braises du feux comme des lauriers aux dieux.

Un monde unique, un unique monde, gigantesque vasque unique où tout baigne, où tout est et toi tu pioches, tu empruntes, tu pilles, tu divises, tu classes, tu ranges, tu engranges, tu vidanges, tu expurges, tu voles, tu chapardes, tu ne laisses rien que des forces vives à essayer d’inventer l’eau vive comme si tu étais une source. Fichtre non, tu n’es même pas un ruisseau ou une rivière, tu es de pierre ou de métal, un gros tuyau de pierre ou de métal, tu n’es qu’un canal, un caniveau, une canalisation, cuivre rouillé comme un tas d’oxyde triste. Tu es juste ça. Tu es juste là pantin mécanique de vannes et de robinets, articulations anxieuses qui grincent et qui branlent lorsque tu ton ventre voudrait enfanter ta tête pour qu’elle enfante une fente sur son sommet crânien et y faire passer le monde.

Médiocre liberté.

Espèce en danger, je rigole, je gigote d’un don de pillage qui par leurs deux essences s’opposent, le don et le pillage, on ne peut pas piller ce que l’autre offre de lui ; et pourtant je creuse, j’écarte les feuilles molles avant qu’elles ne meurent me délivrant la vérité nue, glacée, gourgandine des dieux morts qui ne protègent plus de la pluie.

J’accumule dans ma grotte le magot des délaissés. Pilleur sans vergogne ce n’est pas une malédiction c’est un don du ciel, de mon ciel borgne.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #divagations

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Publié le 24 Octobre 2016

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Pictogranimation, #Prose, #poésie

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Publié le 17 Octobre 2016

Une page blanche – acte de combat

Quelques dés lancés à leurs propres hasards – zone de guérilla

J’ai l’univers dans le dos comme l’œil d’un sniper narquois qui s’est fondu en nuage, en ciel, ou en la lumière de l’automne couchante – un dormeur dans un val

Matière grise vaporisée – le casque résonne et les balles tonnerre contre le kevlar

Tu sens la poudre et foutre noir lyophilisé gicle en traînée – lumière d’obus couleur de feu

Jusqu’au bout des doigts l’encre, graffiti sauce rouge, piquante – le cloaque de tes enfants

Pas un syndrome ne pourra te faire taire – tu es déjà malade à blanc

Livide comme ta camisole tu te renfermes – deuxième peau d’aluminium

Tu n’étais pas déjà que le napalm dictait sa légende – et ton sexe ne sort pas de la jungle

D’autres sont oins et toi ta chaire pour le canon – tu relances les dès pour rouler ton destin

Le chrome a cramé et tes neurones pleurent – terrain miné pour ne rien gâcher

Et déjà l’aube rouge – la rosée perle de sang

Poisseux comme la brume qui enveloppe tes cadavres – matin gris des pas dans la boue

Et les millions n’ont plus de décompte devant toi  - soustraction solitaire

Mettre en joue – tu ne seras pas sous leur joug

Poésie des guerres

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Prose, #poésie, #guérilla, #punchline

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Publié le 7 Octobre 2016

Le début puis la fin.

Je ne suis qu’un  gros con de conservateur.

Le début puis la fin, la vie la mort, le jour la nuit, lieux communs et jardins derrière les portes cochères ; je n’y vois rien de plus que j’y puisse faire.

Et même à profaner mon sens de la conservation à inverser les choses je ne fais rien que de suivre la même logique.

Jamais un coup de dé je suppose.

Jamais qu’un coup de dé pour ne rien changer puis tout changer.

Je me suis un tantinet cassé les dents dessus.

Et pas qu’une seule fois. Comme les vieux chiens qui ne veulent plus rien apprendre ; je me suis pris tant murs à trop oublier l’éducation et les réflexes ; j’en avais Pavlov dans la peau bien rôdé à me rouler dans mes rouages.

De la sueur et des colliers de perles.

Et le dicton ; des pierres et des roches.

L’horloge, l’aiguille ; un  bras long.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Prose

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Publié le 6 Octobre 2016

Dans un temps avant l’hiver.

S’il y a plus mauvais poète que moi ce sont bien les poètes. Et si je n’en suis pas un c’est sûrement que je le suis. 

Avec un toit entre dieu, la pluie, le hasard et moi.

Avec des portes, ouvertes et fermées, avec les murs du cloître qui n’en ai pas un.

Un peu de terre sous les chaussures.

Et le chien mouillé sur son coussin.

La cheminée est froide et la lumière électrique.

Il n’y a rien de plus, et la tété qui parle froid et la peur au ventre dans le chaos ; conducteur émotionnel bourré qui étale ces merdes sur le bureau comme un le chauffard laisse des os, du sang et de pare-chocs derrière lui. Carrosserie froissée sur le dos du poissard. 

Je me souviens de mes origines indiennes, la marche dans la nuit et les nuits sous le tipi et pour conjurer l’esprit mauvais des augures noires je raye des citations dans les dictionnaires de citations en espérant pouvoir expurger la réalité de la glose d’un foutre suranné sur une banquette arrière.

Je pourrais devenir un vieux fou. 

Peut-être quand je serai vieux ; d’ici là je reste un fou. 

Et alors je n’ai plus froid et si ce n’est pas de la peur c’est de la fougue. 

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

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