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Publié le 24 Octobre 2016

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Pictogranimation, #Prose, #poésie

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Publié le 17 Octobre 2016

Une page blanche – acte de combat

Quelques dés lancés à leurs propres hasards – zone de guérilla

J’ai l’univers dans le dos comme l’œil d’un sniper narquois qui s’est fondu en nuage, en ciel, ou en la lumière de l’automne couchante – un dormeur dans un val

Matière grise vaporisée – le casque résonne et les balles tonnerre contre le kevlar

Tu sens la poudre et foutre noir lyophilisé gicle en traînée – lumière d’obus couleur de feu

Jusqu’au bout des doigts l’encre, graffiti sauce rouge, piquante – le cloaque de tes enfants

Pas un syndrome ne pourra te faire taire – tu es déjà malade à blanc

Livide comme ta camisole tu te renfermes – deuxième peau d’aluminium

Tu n’étais pas déjà que le napalm dictait sa légende – et ton sexe ne sort pas de la jungle

D’autres sont oins et toi ta chaire pour le canon – tu relances les dès pour rouler ton destin

Le chrome a cramé et tes neurones pleurent – terrain miné pour ne rien gâcher

Et déjà l’aube rouge – la rosée perle de sang

Poisseux comme la brume qui enveloppe tes cadavres – matin gris des pas dans la boue

Et les millions n’ont plus de décompte devant toi  - soustraction solitaire

Mettre en joue – tu ne seras pas sous leur joug

Poésie des guerres

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Prose, #poésie, #guérilla, #punchline

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Publié le 7 Octobre 2016

Le début puis la fin.

Je ne suis qu’un  gros con de conservateur.

Le début puis la fin, la vie la mort, le jour la nuit, lieux communs et jardins derrière les portes cochères ; je n’y vois rien de plus que j’y puisse faire.

Et même à profaner mon sens de la conservation à inverser les choses je ne fais rien que de suivre la même logique.

Jamais un coup de dé je suppose.

Jamais qu’un coup de dé pour ne rien changer puis tout changer.

Je me suis un tantinet cassé les dents dessus.

Et pas qu’une seule fois. Comme les vieux chiens qui ne veulent plus rien apprendre ; je me suis pris tant murs à trop oublier l’éducation et les réflexes ; j’en avais Pavlov dans la peau bien rôdé à me rouler dans mes rouages.

De la sueur et des colliers de perles.

Et le dicton ; des pierres et des roches.

L’horloge, l’aiguille ; un  bras long.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Prose

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Publié le 6 Octobre 2016

Dans un temps avant l’hiver.

S’il y a plus mauvais poète que moi ce sont bien les poètes. Et si je n’en suis pas un c’est sûrement que je le suis. 

Avec un toit entre dieu, la pluie, le hasard et moi.

Avec des portes, ouvertes et fermées, avec les murs du cloître qui n’en ai pas un.

Un peu de terre sous les chaussures.

Et le chien mouillé sur son coussin.

La cheminée est froide et la lumière électrique.

Il n’y a rien de plus, et la tété qui parle froid et la peur au ventre dans le chaos ; conducteur émotionnel bourré qui étale ces merdes sur le bureau comme un le chauffard laisse des os, du sang et de pare-chocs derrière lui. Carrosserie froissée sur le dos du poissard. 

Je me souviens de mes origines indiennes, la marche dans la nuit et les nuits sous le tipi et pour conjurer l’esprit mauvais des augures noires je raye des citations dans les dictionnaires de citations en espérant pouvoir expurger la réalité de la glose d’un foutre suranné sur une banquette arrière.

Je pourrais devenir un vieux fou. 

Peut-être quand je serai vieux ; d’ici là je reste un fou. 

Et alors je n’ai plus froid et si ce n’est pas de la peur c’est de la fougue. 

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 13 Septembre 2016

Mini, minuit, mi osons !

De moins en moins ; le néant en moins, le néant en moi.

Trente mots qui se tranchent le cou.

Trente têtes coupées qui roulent.

La montagne devant moi et une indécente chevalière.

Un sodomite se tient en haut du mont.

Encore au dessus du mont il y a un arbre.

Un cyprès.

Allergène un peu et danger toujours.

Plus jamais je ne serai un comptable et plus jamais redevable.

Ne plus jamais être un contribuable, jamais.

Je serai à toujours un indigène aux gènes indignes.

Un gêneur pour empêcher les génies de tourner en rond.

Géométrie de l’improbable.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie, #prostituée

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Publié le 11 Septembre 2016

Du sang sur les mains.

Il avait du sang sur les dents et beaucoup entre les gencives.

De petits caillots de sang entre les dents comme si sa bouche avait ses règles.

Mais il parlait à tord et en travers ; sous entendu et mise en bouche dans l’abime.

Depuis le temps ses dents ne bougeaient plus.

Et dans la terre légèrement boueuse dans sa bouche il y avait des traces de pas.

Elles paraient des lèvres vers la glotte.

Le tour de soi en 80 secondes.

Vite, oui vite dans le silence il tournait en rond.

En rond sept fois dans sa bouche.

Et ça ne suffisait pas.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 5 Septembre 2016

J’ai été dieu. Et pourtant il n’avait pas besoin de soutien.

Je l’ai été. J’ai été lui, dieu. Et pour en faire quoi ?

L’été adieu ce soir pour une célébration. Pourtant il faut chaud.

Les adieux à l’été, hier c’était à dieu que je le disais.

Que faire de ça ? Et que faire de lui ? Il me reste sur les bras, en croix.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Court, #poésie, #Prose

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Publié le 3 Septembre 2016

Chaque jour, redevenir cet autre soi.

Et quand les soirs de pleines lunes tu es cet astre nouveau dans les yeux maculés d’un énième public réuni dans la clairière préliminaire c’est ta renaissance.

Artistique bien sûr.

Littéraire l’ami, comme un ami imaginaire.

Ce n’est pas grand-chose, des brins d’herbes sur le sol, trois fois les pépins de fruits trop mûrs, mais pour toi c’est tout un placenta qui te nourrit à nouveau.

Et même si aucune des femmes ne sont ta mère, toi tu renais. Ici, là, impudique dans la discrétion, en solitaire de la maïeutique.

C’est fatal, frontal et fameux, personne ne le sais pas c’est comme si tu repassais par leurs cons, comme si remonter le temps et redescendre du sexe des femmes était ton cycle infini, immuable.

Tu ne maudis personne, et sans une parole du rejoue le jeu et la règle immuable te rappelle que ce jeu c’est ton monde et que ce monde c’est aussi un peu le tient.

Tu n’y tiens pas bien sûr.

Comme ta première paire de chaussette, comme tes premières pelures de crayon à papier.

Ce monde n’est pas le tient.

Tu n’oublis pas qu’au fond de toi, en incipit de ta tragédie, il y a le ventre d’une révolution et que tu aimais te lover en elle.

Le feu au bout de la bouteille.

Et l’encre d’un stylo.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 13 Juin 2016

Combien de jours ?

Combien de fois le refoulé en soi résonne d’un son mat lorsqu’il termine sa chute dans le fin fond de son être ?

Il y a toujours au cœur d’un homme le puits d’un fou, le lieu-dit d’un enfouissement programmé ; c’est un réflexe inéluctable qui grève combien d’hommes ?

Je n’ose interroger l’intérieur de mon crâne de peur que la question à mon corps défendu tombe dans mon puits comme une putain qui tombe pour racolage du haut de ses talons aiguilles et de ses bas résilles ; combien pour la pipe ?

Combien de fois ?

Et des morts et des gangrènes, combien encore ?

Combien de mutations, de ces hybridations morbides qui transforme le vivant en éternité et que l’on appelle le cancer sont logées en nous, vivent et meurent du paradoxe de notre ignorance ?

Fallait-il que les cancers comme les névroses qui naviguent en moi sur des rivières de boues finissent par choir dans le puits du fond, et se noient avant que ma conscience ait eu le temps de se demander combien de fois j’allais mourir du futur ?

Je ne sais pas combien, j’espère seulement en être, être un con bien un peu meilleur que la moyenne, tout juste au dessus à quelques points de la ligne courbe d’une flottaison intellectuelle.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 21 Avril 2016

Au fil à la patte ; j'arrose et transgresse. Pour une pute alanguie, futal rose et talons de pacotille ; j'entorse à ma règle. Dans le jeu rouge des menstruations ; ostensible dépression utérine sous l’œil scopique de mon cyclone j'explore le soluté sensible cristallisé entre mes doigts. Hydro poésie au fil de l'épée ; s'agite le rasoir des antiques derrière le feu des boucliers aux parements pileux. L'ancêtre de qui j'étais, par le truchement de l'argent, est transformé en artiste désargenté par les cuisses lestes des dames cabotines qui jappaient les larmes perlées à la surface de mon front. Sur le fameux fronton maculé de foutre, les déesses et les nymphes dansent encore ; gigots dodus qui ondulent sous la rhétorique gouailleuse aboyée en saccades. J'éructe mon faux patronyme ; j'impose le commun de mon faux comme la faucheuse impose la mort aux corps vivants ; sans fondement, seulement un geste fondamental ancêtre de toutes les pulsions. Sans pression, rien que des souvenirs ; il était l'autre qui était moi quand j'étais lui. Nous n'étions qu'un comme une femme et l'autre ; comme les fausses promesses et les mauvaises illusions que permettent les lieux communs. Je chemine jusqu'à m'extraire ; je rampe comme la vermine. Je grouille comme la misère, et secrètement j'exulte des doigts, de la bouche, de la conscience et du sexe.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un Blog

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