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Publié le 6 Février 2017

Il ou je, le voilier tangue. Il trace l’outrage de l’indécision

Si peu et trop de tout ; la présure de poète après une incision

Chroniqueur d’heure à heure de souvenirs toujours vivants

Ma muse est devenue madame, mais je reste son dissident

Le drame de ta majorité bascule sous la cathédrale de la trotteuse

Ton éventail, une vie nouvelle mais tu reste ma pucelle hargneuse

Dès que le temps est pour moi je m'abandonne à mes indiscrétions

L’œil collé à la bouche de judas, j’y contemple tes accrétions

Des mausolées gastriques, des ruines intestinales

Les papillons sont morts, ton ventre bat d’ombres minérales

Souviens-moi, au saut du lit je buvais à tes mots les sucs

Archéologue de tes alvéoles jeunes qui donnaient sur un viaduc

Je remonte le fil léger des fluides que tu écoulais hors de toi

Sur la carte, méthodique, je suis les lignes du doigt

Sur ta joute démoniaque je me courbe pour embrasser tes sabots

C’est ma valse mécanique, l’orgiaque négation du destin des tarots

 

Je décompte encore ce qu’il me reste de tes souvenirs.

Tu vieillies bien plus vite que ma nostalgie peut le soutenir

Le dessin sauvage trace une ligne sur ta joue juvénile

Pour tes aréoles ostracisées puissent faire le retour du chenil

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #autofiction

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Publié le 3 Février 2017

Elle s’est assise sur une rose.

Elle avait gardé sa culotte mais elle s’est assise sur une rose.

Pétales et épines disparaissent sous son cul serré par une culotte bleue.

Elle lui a soulevé le cœur dans les draps ravagés.

Elles étaient nues, les corps liés.

Leurs bouches bées livraient aux lèvres de salive close la sainte guerre.

Rapide, son corps scindé dans une vrille hurlait dans sa sueur.

Deux fois

Percée d’impudeur puérile elle tiraille son décolleté.

Et la vie qu’à un fil devient à son sein le trouble d’être dévoilée.

Ses mamelles mordorées pèsent sa vie d’une histoire révoquée.

Et le métro passe. Et les portes qui s’ouvrent et il repart sans elle.

Au jardin d’une vision son visage flou laisse entendre le reproche urinaire.

Mais elle cède à la satisfaction d’un ruissellement lacrymal sans pleur.

La cascade en dentelles poursuit la ligne de mire où fuite l’horizon.

Boum. Boum.

Aux sommets des culs orfèvres tremblent les feuilles onusiennes.

Des sans-culottes et fesses tendues vers le ciel attendant la trame bombardière.

Embrasser vos missiles sur la moquette usée et rouge.

Le temps viendra où les sommets sonneront le glas de vos dessous disparates.

Lorsque sonne la fin le monde s’ouvre et s’enroule les tentacules.

Téton dardé par le vice d’un appendice visqueux.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #poésie, #Prose, #punchline, #érotisme

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Publié le 31 Janvier 2017

Oh la jolie petite pute, une vraie catin que j'espère gratuite pour que je puisse lui gicler mon foutre pictural partout sur son visage d'ange.

Poésie larme à l’œil je conchie sur ta plume de velours avec panache et avec rage.

Prosodie pathétique de la langue crue qui se roule dans la fange, avec l’âge et le goût amer de le prendre j’apprends à oser le ton.

Hache à part je lui coupe la tête et la littérature râle lorsque de sa gorge tranchée elle macule le sol et gesticule comme un canard sans tête avant la saison.

Un geyser profane de souillure séminale déborde des encriers que l’on croyait démodés depuis que le chant des canons à supplanté l’audace des claviers mécaniques.

Ils ne dorment plus, ne vivent plus et même plus ils ne baisent ; ainsi ne fronde plus la génération perdue amante effrénée des uniformes et du clic.

Le prono des éperons a le luxe douteux de marquer les poitrines, mais pourquoi ne le voient-ils pas ? Cécité sémantique ou bien nécessité inique de ses gravures de mort d’ignorer le rang des moutons hiéroglyphes.

Demain le désastre annoncé dans le cri de l’aube moqueuse viendra s’échouer leur le pavé érodé par les bottes courtisanes qui se donnent aux mains riches des clients passifs.

La forêt est mammaire et les mamelles du pouvoir enflent dans l’ignorance des dogmes. Alors sous le ciel de l’instant j’abandonne mon âme aux fontaines du vice

Alors je redondance dans mon renoncement et j’abdique le pastiche de mon âme à la pratique onanique qui vise et pourfend la vacuité bienfaitrice.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose, #érotisme

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Publié le 28 Janvier 2017

Des plages et des plages de poésie cathartique, autrement dit de gros cacas grisâtres collés de sable. Il y a de la valve cardiaque qui manque de se faire mâcher entre les dents de deux zèbres.

Tes robes et Tes jupes et dessous des os et des os, ton petit corps calcaire ébranlé par les joutes magmatiques de mes pulpeuses pulsions. Tu tremble comme la terre quand un bassin minier est perforé par le membre mécanique d'une unité de forage, comme mon père, oh désespoir !

Orbe de foudre et vestiges lacustres donnent le change d'un décor demain. Ce soir il parcourt la parcelle enneigée émaillée de cadavres d'animaux et le cannibale tiendra son ventre jusqu'au jour qui vient après la nuit, il heurtera son cri à la matière grasse qu'il a marié à sa gorge et qu'il nomme sa rage.

Quelques branches coupées qui ne sont même pas des arbres.

Aujourd'hui c'est un beau gosse qui sort de son œuf. Il n'est pas venue seul, sa sœur cadette sort elle aussi de l’omelette, coulante,baveuse, qui trône à sa table. L'orage grêle fort à sa fenêtre et couvre les cris. Il lève son verre et trinque aux fantôme avec lesquels enfin, il peut se permettre de boire.

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Publié dans #poésie, #prose

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Publié le 1 Janvier 2017

Outrance, outrecuidance, les orbes de ta peau en enfilade désuètes sur le charnier des dentiers. Diantre, la dinde rugie d’entre les morts, et elle marche molle depuis le four en remontant votre œsophage et s’il lui avait fallu rentrer encore par votre anus elle n’aurait pas hésité à le faire, jusqu’à renaître deux fois en faisant tomber de votre bouche un œuf fraîchement pondu.

Les hérités nés des charniers n’attendent plus que vous. Ils prendront vos papiers en guirlandes de dentelles et le brasero chantera l’hymne merdique des lendemains qui déchantent des jours qui suivent les cuites. Vins cuits entre tes cuisses ombragées et le transformiste qui urine contre la porte cochère. Il y a comme le cri d’un violon qui comble son ennui dans les vapeurs d’hier.

Une armée s’est levée. Elle convoite l’aube annuelle qui s’étend depuis la commissure de jour. Et je ferais d’un plissement de sourcil allégeance à la cadence et aux plombs qui tétinent en pluie fine sous les mamelles d’un drone, anonyme et aveugle jusqu’à ce qu’il tourne au coin de la rue et claque ses talons comme les talons des dames qui je paie cent sous pour téter à leurs bouches écarlates les regards arthritiques des pendaisons nocturnes.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #punchline

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Publié le 21 Décembre 2016

Écrire une pierre dans le fond de la rivière

Je ne sais pas faire, je me sens roulé

Et je le suis, dans le lit

En boule dans la boue et la puissance du torrent

Ce n’est pas courant, mais je laisser passer

De l’eau sous les ponts comme d’autres sans domicile fixe

Alors que leur problème ce n’est pas d’être nomade

C’est l’absence de domicile, fixe ou mobile

Je comprends qu’ils aient envie de flambées d’essence

Ou de diesel parce que c’est moins cher

Mais c’est aussi moins chaud

Alors ils brûlent des livres dans leurs braseros

Et ils réchauffent leurs bras sous le degré zéro du soir

Et les pages en flammes leurs chauffent un peu la peau

Après quoi ils rejoindront leurs couvertures

Leurs sacs à puces, et ceux de couchage

Et ils ne dormiront pas en attendant le passage des télévisions

Quelques sourires entendus avec les journalistes

A défaut d’heure de gloire ils auront leur marronnier

Des marrons chauds pour noël c’est logique

Et du bois dont on fait les cercueils et le charbon

C’est charmant, le feu et les chalumeaux

Ils rêveront de chameaux et moi d’une aspirine

Je n’aspire à rien qu’un peu de calme dans mon esprit

Car j’ai le crâne qui demande ses vacances

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un Blog

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Publié le 15 Décembre 2016

Dans un sens, ou dans l’autre – sans pression – la mise en place est fluide comme le nuage au dessus de la mousse qui rampe sur le dessus du granite d’une tombe qui couvre la terre où meurt le corps où meurt une âme qui ne meurt pas mais qui en sort, et puis qui montre, à travers la peau – s’extirper – puis elle traverse la terre qui n’est pas boue mais qui est meuble pour en sortir salie et se confronter à la roche, minérale, granitique et remonter le long de micros fissures comme une érosion à rebours jusqu’au millimètre d’un siècle ou deux où l’âme trouvera les racines sporadiques de la mousse, elle pourra alors jouir d’une transition par osmose et regagner la surface où plus rien ne se passe ; lui faudra t elle encore parvenir à franchir l’incommensurable espace d’air vide qui la sépare encore des nuages, hautains et pédants qui surplombent le sol et si par un jour d’hiver, le hasard d’une probabilité pousse l’âme jusqu’aux nuages, elle aura la satisfaction d’y être, comme le soiffard dans le bar qui se soulage d’une pinte de bière fraîche et dans la dernière gorgée fraîche elle fera l’amère constat qu’il n’y a rien de plus et l’âme, vidée, tombera dans le vide comme le soiffard soulage sa bière dans un trait d’urine au coin d’une rue et qui forme un ruisseau éphémère en route vers le caniveau, les égouts et les profondeurs souterraine de la terre urbanisée à outrance.

D'un trait

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose

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Publié le 4 Décembre 2016

Ile trop longtemps

Là où les minuscules glissaient

Il y a longtemps oui

Que je n’ai pas essayé d’étaler ici l’aube de quelques mots

La misère de ma vie

L’inculture de celle-ci

Et surtout le risque de faire son commercial

Trop de bonimenteurs

De camelots aux grandes bouches

Je n’ai pas encore eu le courage de me vendre

Juste assez de rage pour écrire

Et le reste de timidité pour détourner les doigts

Comme le mâle dans la culotte de ta sœur

Ou de la sienne

Je m’en fouts, je préfère siroter des cocktails

Puis roter des odeurs de vodka et relents de citron vert

Je trinque à la dégénérescence des uns

Et que crèvent les autres

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 14 Novembre 2016

Lundi

Le froid et le ciel qui danse dans les feuilles qui meurent sous le regard lointain d'un soleil morne avant de dormir déjà.

De la musique qui pleure ses mots sans mon accord dans le long de ma corde sensible

Je vais allumer le feu, ça sentira un peu la fumée, puis la chaleur viendra couvrir le reste.

Les corps se réchaufferont en se retrouvant je crois, l'un contre l'autre à se chercher pour finir l'un dans l'autre

Les peaux comme de bêtes nues se mettront à poil avant de se frôler, de se frotter, de sentir peser la poids charnel de l'autre, altérité émotive, l'autre, l'altérité érotique, l'autre qui n'est autre que toi

Viendront plus tard les mains, les bouches et les mots transis dans le râle d'un soupire d'émoi, dans le souffle sursautant d'un désir qui gémit parce qu'il n'ose pas hurler l'envie qui couve, se découvre et se découpe en pages maladroites de correspondance chaudes comme des baisers et moites comme les lèvres à l'orée dentellière d'une culotte baissée

A l’encre des plumes qui frissonnent et sous le grain du papier que je froisse entre tes yeux charbonneux j’esquisse le possible, le plausible et je laisse la raison ployer sous les coups de reins du titan et son char annuel poursuivi par le cortège des fumeuses de cigarettes qui laissent les volutes monter au cieux dormant

Et dans le soir des milieux de jour les lundis meurent comme des jours idiots, indifférents et impudiques

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose

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Publié le 7 Novembre 2016

Toujours – hier la même excitation de liberté

Parce que ne pas l’être

Et voler aux autres ; de l’inspiration. Et voler encore des flammes aux feux et des idées aux autres. Tirer les mèches des cheveux et muses dans l’espoir qu’en arrachant la mèche de son crâne gracile quelques neurones viennent.

Pauvre con et vieux fou, l’inspiration ne dort pas dans les neurones. Mais non.

L’inspiration  c’est seulement le vole, le pillage, le petit peuple qui chantent et les grands noms qui retirent des braises du feux comme des lauriers aux dieux.

Un monde unique, un unique monde, gigantesque vasque unique où tout baigne, où tout est et toi tu pioches, tu empruntes, tu pilles, tu divises, tu classes, tu ranges, tu engranges, tu vidanges, tu expurges, tu voles, tu chapardes, tu ne laisses rien que des forces vives à essayer d’inventer l’eau vive comme si tu étais une source. Fichtre non, tu n’es même pas un ruisseau ou une rivière, tu es de pierre ou de métal, un gros tuyau de pierre ou de métal, tu n’es qu’un canal, un caniveau, une canalisation, cuivre rouillé comme un tas d’oxyde triste. Tu es juste ça. Tu es juste là pantin mécanique de vannes et de robinets, articulations anxieuses qui grincent et qui branlent lorsque tu ton ventre voudrait enfanter ta tête pour qu’elle enfante une fente sur son sommet crânien et y faire passer le monde.

Médiocre liberté.

Espèce en danger, je rigole, je gigote d’un don de pillage qui par leurs deux essences s’opposent, le don et le pillage, on ne peut pas piller ce que l’autre offre de lui ; et pourtant je creuse, j’écarte les feuilles molles avant qu’elles ne meurent me délivrant la vérité nue, glacée, gourgandine des dieux morts qui ne protègent plus de la pluie.

J’accumule dans ma grotte le magot des délaissés. Pilleur sans vergogne ce n’est pas une malédiction c’est un don du ciel, de mon ciel borgne.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #divagations

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