Articles avec #je est un autre tag

Publié le 29 Septembre 2017

Quand j’y pense je me souviens. Et lorsque je m’en souviens je m’en étonne. En ce lieu j’y retourne tous les jours et alors j’y pense, je m’en souviens et je m’en étonne encore. Encore et toujours. Et en plus d’y aller tous les jours, j’y vais plusieurs fois par jour. Ce lieu source de souvenir c’est ma boîte mail. Mon étonnement c’est le temps, l’amour et la passion que j’ai eu pour ma boîte mail. Les temps, les amours et les passions que j’ai cultivé par l’entremise de cet outil. C’était magique et j’étais dieu, un petit dieu, une toute petite divinité qui pouvait jouir du pouvoir de ses mots. La correspondance c’était le sens de ma vie. Mon écriture est née dans la correspondance. Mon style c’était la correspondance. J’y avais des bouteilles et des océans où plonger ma plume. J’étais accro. J’en été fou et j’y trouvais le sel et le sens de ma vie. Je n’aurai jamais cru que ça allait s’arrêter. Je n’aurai jamais pensé que cela s’arrête. J’aurai pu jurer que ça ne changerait pas. Mais ça a changé. Je ne le croyais pas mais ça a changé.

C’est fini.

La boîte mail est devenue utilitaire.

Seulement utilitaire.

Je l’ouvre pourtant.

Je la regarde pourtant.

J’espère.

Mais ce n’est plus.

Le siècle change.

Et l’ancien siècle me manque.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Chronique chaotidienne

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Publié le 20 Septembre 2017

Mais qui est le personnage qui endosse le titre de Black Brocante ? Un personnage ? Un concept ? Un projet ? Une personne ? Une chose ? Un fragment ? Un reflet ? Un avatar ? Autre chose encore ? Histoire de pouvoir cerner mieux le « concept » que je me permets d’incarner j’entre dans son théâtre poussiéreux. Black Brocante c’est le compte Instagram dédié à mes trouvailles, mes butins de chine, le fruit de mes promenades dans les vide-greniers parcourant généralement à l’aube ou avant l’aube et souvent jusqu’à ce que l’aube ne soit plus qu’un lointain souvenir. J’y chine principalement des objets liés aux jeux vidéo parce que ce sont un peu les madeleines de ma génération ; des jeux récents et parfois ancien, des consoles, des figurines parfois. Bien sûr je collecte des livres et des BD pour le projet chiner sa bibliothèque et parce que j’aime les livres. Mais mes goûts en matière de chine sont plus larges encore, j’aime y chercher quelques objets de décoration un peu décalée dans la veine d’un cabinet de curiosité et puis des objets liés à la photo parce que même si j’ai essayé d’y résister, une part de mon âme créatrice est logée sur du sel d’argent. Et pour finir cette quête qui ne finit jamais je chine aussi des items liés à la culture populaire qui parle à notre génération comme les jouets, les films, les choses de l’époque. C’est bien de chiner, c’est tellement plaisant de partir à la quête de rien et de rentré les bras chargé, mais partager ça prolonge tellement le plaisir.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre

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Publié le 12 Septembre 2017

Donnez moi l’occasion d’acheter des choses et faites de moi le tout petit pilier d’un pont qui enjambe je ne sais quel gouffre pour réunir toutes les rives disparates de lambeaux de terres eux aussi disparates afin de former une nation. Et si les morceaux de terres, fractions disséminées par le hasard et le chaos du déterminisme social et culturel qui fractionne les hommes en lambeaux de société disparates, désignent en réalité des pièces éparses du puzzle sociétale jadis reversé mais jamais réellement reconstitué et si ce pont qui multiplie ses piles et ses tabliers jusqu’à devenir une toile d’araignée alors donnez moi l’occasion d’être un de ces insectes prétentieux mais inconscient qui est venu se prendre et se perdre sur les brins poisseux de cette toile d’union arbitraire. Mais c’est cela le prix d’une nation, c’est ainsi la vertu d’une société qui tente de tisser en vain un semblant de tissu ; réunifier le patchwork dans le geste simple et désespéré d’en faire une couverture mais de prétendre surtout que cette couverture est belle. Comme si le patchwork pouvait un jour revenir à la mode. Ne me donnez pas l’argent, ne me donnez pas de pièces, ne me donnez pas de sous, même pas les petits et garder à l’esprit que c’est le peuple le généreux, celui qui vient se vider les poches, les bourses et la panse à dépenser l’argent acquis pour faire pont, pour faire ouvrage d’art, pour faire ouvrage urbain dans le geste de la consommation. Il est bien urbain le peuple, ça oui, même quand il ne l’est pas ; et il est bien riche le peuple à engraisser l’engeance qui le menace de vide, du vide de ne plus pouvoir dépenser l’argent qu’il emprunt à s’acheter du sens à sa vie et à s’acheter du sens commun par pack de douze comme pour la bière, les tampons et le yaourt industriel. Toujours bien prendre le temps de dépecer le peuple comme l’araignée démembre les insectes avant d’injecter en eux le poison larvaire qui s’ils ne sont pas mort leur portera le poison de l’illusion de leur libre arbitre alors qu’en vérité le dit poison larvaire aura depuis bien longtemps disséqué leur cerveau, liquéfié les neurones pour mieux tirer les ficelles de ces pantins sans culotte qui marchent aux portes d’une révolution permanente comme une page de pub qui décapite le film du dimanche soir.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #révolution, #Réflexion, #Je est un autre

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Publié le 22 Août 2017

Il a fallu choisir un jour. Non, je voulais dire qu’un jour il a fallu choisir. Et même là c’est erroné puisqu’il a fallu choisir non pas un jour mais deux jours, deux dimanches consécutifs nous avons été amenés à choisir le président il y a de cela quelques semaines qui font déjà des mois. Au premier tour j’ai voté pour un perdant et pour le second tour je me suis retrouvé confronté à la nécessité de faire un choix. Ce choix là j’ai fini par le faire et j’ai choisi en mon âme et conscience de voter nul ; un joli bulletin nul à portée purement artistique. Pourquoi revenir là-dessus au soir du 22 août 2017 ? Parce que ce choix n’a pas été facile, ce fut un dilemme et un tiraillement de faire ce choix mais au soir de ce 22 août 2017 je profite de la protée libératoire de mon vote nul. En faisant ce non choix j’ai choisi de me soulager de la responsabilité politique de l’électeur. Bien sûr en votant nul je laissais aux autres la capacité de faire un choix et je me suis octroyer le loisir de m’en foutre, de m’en moquer, de m’en laver les mains, de regarder de loin l’agitation que devrait être la politique et de commenter comme un pilier de comptoir la morosité du paysage politique.

Et en ce milieu du mois d’août, alors que mes pieds foulent l’herbe jaunie par le soleil qui n’en finit pas de se déverser sur la nature je me sens terriblement serein de ne pas avoir à assumer la mascarade politique de monsieur Macron ; tout cela n’est que de la poudre de perlimpinpin. Et si je suis un con comme un autre, je n’en suis pas moins un de vos concitoyen.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #autofiction, #politique, #actualité

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Publié le 21 Août 2017

Bonsoir à tous,

Bonsoir à moi.

Bonsoir ce blog,

Bonsoir internet,

Bonsoir la France,

Bonsoir l’Europe,

Bonsoir le monde,

Bonsoir la Terre,

Bon sang ne saurait mentir,

Bonsoir les mots,

Bonsoir les lignes,

Bonsoir le soleil qui se couche,

Bonsoir le ciel,

Bonsoir les photographies,

Bonsoir Google,

Bonsoir les lacs,

Bonsoir les cinquante mots qui ne forment pas de phrases,

C’est le retour du blogueur,

C’est le retour de l’auteur,

C’est le retour de l’artiste,

C’est le retour du jour le jour,

C’est le retour des décomptes,

C’est un retour chronique,

C’est le retour de l’écriture,

C’est le retour de la création,

C’est le retour de l’horloge,

C’est le retour des réseaux,

Le tour du monde en quelques lignes,

Le tour de la toile en quelques instants,

Le tour de la magie,

Le tour de la nuit,

Le tour des instants volés,

Le tour des 80 jours,

Le tour de la France,

C’est à mon tour de m’y mettre,

La poésie est posthume,

La prose est posée,

La peine déposée,

La péroration est de mise,

Pas de plume ni de voile,

Faut être pugnace,

Faire plier,

Le courage de la ponctuation,

Et aspirer au punctum sans jamais rien abandonner derrière soir,

Juste l’historique jusqu’à demain

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Chronique chaotidienne

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Publié le 6 Août 2017

Il y a vingt ans Stéphane Diagana devenait champion du monde de 400 mètres haies à Athènes. Il y a vingt années de cela je me trouvai dans le stade olympique d’Athènes et j’assistais à ce sacre. C’était la première fois que je me trouvais dans un stade pour être spectateur d’un événement sportif de cette ampleur. Vingt ans … mon dieu que c’est long vingt ans. Pourtant à l’échelle de mes souvenirs ce championnat du monde c’était hier, ces vingt années  disparaissent en un clin d’œil lorsque je me souviens du vertige ressenti en entrant dans le stade. Ce séjour en athlétisme dans le pays qui fut le berceau des jeux olympiques a été et reste comme une expérience merveilleuse.

Nous n’étions pas en voyage, nous étions en pèlerinage de l’hôtel au métro, du métro au stade et du stade  au bonheur. De la Grèce nous n’avions rien vu, mais nous n’en avions pas besoin. Ce qui comptait c’était d’y être ; nous ne manquions rien. Dès le matin se plonger dans la session du matin, les séries, les moments volés aux coulisses du sport, rester jusqu’à la fin, à midi, à plus tard, sous le soleil de Grèce qui frappe à son zénith.

Puis sortir du stade, chercher un coin d’ombre et s’installer dans un coin, pique-niquer puis somnoler sur un carton pour se gorger de l’ambiance, de l’atmosphère et ne rien manquer jusqu’à ce que l’athlétisme reprenne pour la session du soir. C’était il y a vingt ans, et pour moi c’était hier. Pourtant lorsque je réfléchis un  peu je réalise pour que pour toute une génération dans la vingtaine, vingt ans c’est une éternité, c’est leur vie, c’est long, mais à l’échelle de ma vie, ces championnats du monde à Athènes c’était hier et si c’était hier alors vingt ans dans ma vie vingt ans ce n’est qu’une étape et si vingt ans c’est une étape alors c’est qu’aujourd’hui je commence à devenir vieux.

C’est ça de grandir ? Est-ce cela de vieillir ? Est-ce qu’oublier la distance entre le passé et le présent c’est ce qui fait de nous un vieux con ? Mon hier c’était il y a vingt ans alors je ne peux plus le nier : je suis vieux.

Et c’est le sport qui me révèle tout cela.

Merci au sport de jalonner ma vie.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #Sport

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Publié le 2 Août 2017

Je pourrais parler du président, de ce mec qui se prétend monsieur le Président de la république de France alors que ce n’est qu’un homme comme lui et moi. Je pourrais en parler parce que ça fait longtemps que me réserve ce luxe ; enfin longtemps façon de parler parce qu’il n’y a pas longtemps qu’il s’est assis sur le fauteuil du pouvoir. Je savais qu’en votant nul au second tour de la présidentiel je m’offrais le droit de pouvoir parler du futur président avec dédain et mépris et ce luxe là je me le réserve pour plus tard. Je peux bien attendre quelques jours, semaines ou mois le président français restera ce qu’il est un homme banal comme lui et moi. Oui je me répète, lui et moi. Si j’insiste c’est que pour la première fois de ma vie l’homme élu à la tête du pays c’est un homme de mon âge. Enfin à peine plus pour quelques mois, mais ça reste un homme de ma génération et aujourd’hui plus que jamais auparavant je peux me projeter en lui et sa fonction. Et même si évidemment nous n’avons pas eu le même parcourt, scolaire, professionnel & culturel, je vois en cet homme rien de plus qu’un banal alter ego générationnel. Je sais qu’il a connu le monde au même rythme que moi, qu’il a vécu les mêmes événements historiques que moi ; si je n’ai pas son filtre perceptif et s’il n’a pas le mien, nous restons les frères d’une même génération et cela me trouble un peu. Cela surtout fait descendre l’homme de sa stature de président parce que je n’en vois en lui qu’un congénère, rien de plus qu’un congénère. Et s’il peut duper les autres générations, les précédentes et les nouvelles, il ne peut pas nous duper nous les briques de sa génération parce que nous savons tous que trop bien comment nous fonctionnons.

Il aurait pu être moi.

Et j’aurais pu être lui.

Faut-il alors croire qu’il est autre chose qu’un homme comme les autres ?

Je pourrais donc parler du président, sauf que ça ne m’intéresse pas aujourd’hui alors je me garde mon droit d’expression pour lui tard.

Demain je pourrais parler de la canicule …

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre

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Publié le 18 Juin 2017

Messieurs, mesdames, habitants de Crimson Bay, citoyens de Californie et peuple des Etats-Unis je viens vous apporter le témoignage d’une histoire extraordinaire qui va vous raconter comment une poignée d’habitants de Crimson Bay s’est dressée face au danger, aux bandits de grands chemins, aux indiens belliqueux et aux desseins exécrables de l’infâme Général Wayne Grow tristement célèbre pour avoir mené la charge qui conduisit au massacre de fort Lincoln afin de rétablir l’ordre et la justice. Cette aventure aussi épique que rocambolesque qui a vu des hommes et des femmes ordinaires devenir des héros est longue, laissez moi vous relater comment tout a commencé.

 

Durant les dernières semaines votre journal relatait des événements qui se faisaient de plus en plus violents et macabres. Des attaques de convois d’armes, d’or et de marchandises étaient perpétrées dans toute la région. Aucune des villes, aucun des villages aux alentours de Crimson Bay n’étaient épargnés par la barbarie de ces agressions éclaires menées par bandits sans foi ni loi. Avec une violence sans limites ces hors-la-loi sans honneur massacraient tous les membres d’un convoi avant de repartir avec leurs butins ne laissant derrière eux que des caisses éventrées, du sang et des cadavres. Le climat de ce mois d’Avril  1876 était définitivement exécrable et chaque habitant de Crimson Bay sentait monter dans nos cieux l’ombre sinistre d’un grand malheur. Lorsque Joe Wallace, notre bon maire, annonçait que le tournois annuel de Poker était annulé parce qu’aucune banque n’osait s’aventurer à convoyer les fonds nécessaire c’était la confirmation que la ville traverser une période sombre.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #Je est un autre, #jdr

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Publié le 18 Mai 2017

Pourquoi dire que je ne supporte pas les gens qui étalent leur vie ? C’est un peu vrai, mais ce n’est pas exactement la question, la question c’est que je ne me souviens pas avoir étalé cela quelque part avant - Paradoxe ? - et si supprime mon espace de paradoxe interrogatif la question n’a pas une forme de question. Dire que je n’aime pas que les gens étalent leur vie est vrai et faux. Je n’aime pas les gens qui étalent leur vie en particulier sur les réseaux sociaux. Je ne sais pas si c’est parce que je suis un vieux réactionnaire qui fustige la modernité d’expression de génération plus jeune que moi ou si c’est seulement parce que je trouve que la vie étalée des gens est globalement pathétiquement banale, vide, et creuse, raisonnant comme un slogan de mauvaise publicité ou l’affiche d’une médiocre campagne de communication. En exposant ainsi la fatuité de leurs vies ces gens-là font preuve d’une grande vulgarité et ils révèlent aux yeux de ceux qui veulent le voir leur incapacité à avoir conscience de ce qu’ils sont. Je trouve cela vulgaire. C’est cette vulgarité qui entraîne mon insupportation. C’est cela que je ne supporte pas.

En revanche j’admire et je convoite l’introspection. Les personnes qui prennent de la parole pour exposer sur un réseau anonyme la vacuité quelques faits anodins c’est détestable, mais la personne qui partage son introspection n’entre pas dans la catégorie de ce que je ne supporte pas. Au contraire cette personne là conduits un exercice de pensée et d’écriture libre qui dévoile une pensée intime et des mécanismes de pensées singulières dans une impudeur consciente et bienveillante et je trouve ça fascinant et admirable. J’aime cela. J’aime l’impudeur quand elle est réelle et honnête. Quelqu’un qui annonce son mariage, sa séparation, sa grossesse ou l’achat de son nouveau canapé sur Facebook comme si c’était un grand événement et qui ne réalise pas que des millions d’autres personnes font la même chose, ont fait la même chose et feront la même chose ça me donne la gerbe. Mais quelqu’un qui fouille sa pensée et qui me donne les clefs  pour la comprendre c’est juste beau.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Réflexion

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Publié le 16 Mai 2017

J’éprouve depuis hier le besoin d’écrire une histoire, besoin d’écrire des histoires, besoin de décrire des histoires. Qu’importe la forme de l’expression, écrire est une chose que je fais et que je sais plus ou moins bien faire. Mais lorsque je dis que je sais écrire je parle à l’ultra premier degré. Écrire, réécrire, travailler la langue, retravailler un texte, travailler ma matière brute rédigée jusqu’à ce que ça ressemble à quelque chose que j’aurai le courage et l’honneur de faire lire. Raconter des histoires c’est tout autre chose, pour moi ce n’est pas ça écrire, non ce n’est pas écrire, c’est autre chose. Il n’y a pas de jugement de valeur dans ce que je dis, je ne fais qu’exprimer une nuance qui m’habite.

Et si j’écris tous les jours ou presque, je raconte peu d’histoire.

Les histoires il m’arrive de les branler pour le jeu de rôle. Mais dans ma passion de l’écriture raconter des histoires n’occupe qu’une toute petite part du temps que je consacre ; dix pourcent ou moins même si c’est difficile à jauger.

Depuis hier j’ai envie de raconter des histoires. J’ai envie de retirer ma peau d’aspirant écrivain et d’opter pour une peau, nouvelle et étroite, de raconteur d’histoire. J’ai dans mon esprit tordu l’idée que celui qui utilise les mots pour raconter des histoires est beaucoup plus libre que celui qui utilise les mots pour le plaisir de l’écriture. L’écriture est une astreinte puissante et une contrainte permanente. Écrire c’est affronter la matière malléable littéraire pour la dompter sans rompre son flot et son fluide de félin sauvage. L’auteur est alors un combattant qui pour chaque mot retravaillé lutte sur un front infra mince qui recule mais que l’auteur ne franchi jamais parce que la phrase et le texte et l’histoire et le livre n’abandonnent jamais.

Raconter des histoires, dire des histoires, rédiger des histoires place selon moi l’auteur derrière son histoire, il recule et gagne en liberté et si l’histoire puissante puise dans des ressorts narratifs suffisant l’élan qui lui est nécessaire alors l’auteur peut se permettre d’abandonner le style et les mots au profil de fil de l’histoire.

Longtemps j’ai écris.

Aujourd’hui j’ai envie de raconter des histoires.

Alors j’en lis.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #narration, #Je est un autre, #Je est un Blog

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