Articles avec #je est un autre tag

Publié le 14 Mars 2017

Au matin il est déjà tard. L’écrivaine se réveille seule. Elle est nue sous sa couette. La tête écroulée sous les oreillers qui portent l’emprunte de ses amants imaginaires qu’elle étreint pour s’endormir. L’épais rideau rouge ne laisse pas entrer le jour. Elle se dit que dehors le ciel doit être gris autrement le soleil au travers des rideaux aurait déjà teinté sa lumière dans la pièce. Elle pète longuement et comme un chat elle s’étire. Sous la couette son corps mijote dans l’odeur capiteuse de sa nuit. Elle attrape la télécommande et allume la télé. De l’autre main elle tape ses oreillers et se redresse. Elle allume une cigarette et ratisse les chaînes hertziennes en espérant trouver quelque chose. Elle échoue sur une chaîne d’information.

Elle se lève enfin. Elle tire le rideau d’un geste vif. Le ciel est gris. Elle ouvre la fenêtre pour respirer les premières odeurs du printemps qui entrent rapidement. Elle se moque de savoir si ces voisins peuvent la voir nue. Et même elles espèrent que ces messieurs ou que leurs fils peuvent la matter à poil. Elle enfile sa culotte d’hier, un t-shirt et un pull et dans la cuisine elle se verse un bol de céréale au chocolat auquel elle ajoute un yaourt et des fruits coupés en morceaux. Elle s’assoie à son bureau et elle mange ses céréales en attendant que l’ordinateur s’allume.

Elle supprime rapidement ses mails, le spam, et ce qu’elle ne veut pas voir. Elle laisse de côté les mails auxquels elle doit répondre depuis déjà deux semaines et se rendu sur son site pornographique favori pour voir si les photos qu’elle a partagé hier soir se sont propagées pendant la nuit. Elle jubile un peu de ce petit moment de gloire. Elle chope son téléphone portable avec lequel elle coupe la télé parce qu’elle a la flemme de se lever. Elle hésite quelques secondes à se masturber, puis finalement les fermes les fenêtres de son ordinateur, elle rouvre son texte.

Elle peut commencer sa journée.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est une autre, #Divagations diverses

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Publié le 10 Mars 2017

Nous sommes des ogres et nous vivons dans l’angle mort des gens normaux. Désormais nous allons nous assumer. Nous allons nous dévoiler. Nous allons dévorer le monde parce que c’est la seule chose que nous soyons habilités à faire.

N’ayez pas peur des ogres. Ils vous débarrasseront de vos enfants morts, des jeunes filles déviantes, des petits cons imbus d’eux-mêmes avant même d’avoir étaient. Les ogres ne sont pas des fossoyeurs. Nous sommes des ogres leucocytes, d’énormes macrophages, les seuls capables de digérer votre société impure.

Nous sommes des ogres. Oui, je suis un ogre. J’écarte mes babines et je sors de l’ombre. Il est fini le temps du retrait. J’écarte ma bouche, j’écarte mes bras, j’ai les dents droites et j’entre dans la lumière. Mon ombre en croix se projette sur vos rues, sur vos enfants et sur vos biens de consommations. Soyez sereins je saurai prélever vos immondices avec parcimonie. Et si vous n’assumez pas d’avoir commis l’immonde fillette qui ronge ses chairs dans ses journaux impudiques, si vous n’assumez pas l’ostentatoire de vos échecs rutilants garés devant vos résidences secondaires, si vous n’assumez pas l’horreur suintante alors peut-être qu’il vous faudrait trembler.

Lorsque je regarde mon reflet dans vos vitrines je vois un ogre digne et droit comme un arbre. Je vois une montagne épaisse, un beffroi immuable qui surplombes vos vallées d’errances.  Et je me surprends alors lorsque je reconnais dans ce reflet gargantuesque la part d’homme que j’étais.  

Je suis un  ogre

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog

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Publié le 8 Mars 2017

Pétasse avait les fesses plates et une petite poitrine, trois fois rien de femme. Mais la jeune fille avait le feu sacré en elle, c’était une sacrée pétasse aimait-elle dire à son sujet pour ne pas contrarier ce que les autres pensaient d’elle. Ces trois fois rien de femme accrochés à ses hanches et à sa poitrine étaient son bien le plus précieux. Cela faisait de la petite fille sans intérêt qu’elle croyait être un membre actif des demoiselles, des dames, des dindes, des danseuses et autres divas. Ce n’était pas un but en soi mais sûrement un motif de suffisance. C’est que Pétasse pensait lorsque seule dans sa salle de bain, la porte fermée à clef, elle déboutonnait son jeans pour laisser apparaître sa culotte de coton sur son ventre plat et qu’elle tirait sur son t-shirt pour dévoiler son soutien gorge noir.

Entre son ventre plat et son torse auréolé de deux petits seins Pétasse faisait pendre un Christ qui se balançait au bout d’un long collier. Elle avait vu des femmes le faire, déboutonner le bas et tirer sur le haut pour montrer leur ventre, parfois avec des bébés dedans. Sauf que là s’il y avait un enfant alors l’enfant c’était elle et que dans son ventre il n’y avait même pas de papillons, juste l’envie glacée de se sentir femme. Fallait-il qu’elle se photographie encore dans cette posture avec son téléphone portable et qu’elle envoie la preuve de son appartenance à la communauté de la femme à tout le monde ?

Elle cadra son image dans le miroir de la salle de bain malgré le dentifrice en premier plan et les traces de savon sur le miroir. Elle ajusta son pantalon bien en bas de ses hanches pour laisser voir sans compromission sa culotte blanche, son ventre plat, elle retira son t-shirt pour afficher la place chaude de ses seins dans son soutien-gorge noir et sans sourire elle déclencha. Quelques clics plus tard Pétasse envoya sa photo sur les réseaux en rugissant qu’elle était là, qu’elle était une femme et en ne laissant à personne la liberté d’en douter.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Digression, #Divagations diverses, #Je est un autre

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Publié le 7 Mars 2017

Exploser à la récupération

Plutôt juste

Il était venu sur le couloir gauche

 

Le carburateur a été bien lancé. Je suis dans une courbe à deux phases. Je peux enchaîner avec les frappes que je ne croise jamais ; un doigt à droite et l'autre doigt à gauche. À leur contact il n'y a pas de combat, généralement l'un se retire pour laisser l'autre agir. À eux deux ils lèchent la poussière, ils arrachent la peinture, ils usent le plastique pour au final finir par éroder la machine.

 

Ils rebondissent seulement sur la plaque de verre, mes doigts ne sont pas la lumière, pas plus qu'ils ne sont des diamants. Pas une bague ou une chevalière, pas un anneau pas une seule marque d'appartenance pour asservir les dix doigts de ma mains dressés comme une armée. J'ai toujours su que j'étais armé, j'étais amer et je rêvais d'armes pour faire feu sur les ombres fluctuantes de mes démons. J'aurai mis du temps pour discerner l'éclat de la lame que j'avais dans les mains.


Je n'aurai jamais à planter un poignard dans le bois d'une porte pour y placarder mes poèmes et mes pamphlets mais je garde ma lame armée entre de mes doigts pour jouir de l'augure du sang que ça me permet d'espérer. Le temps n'est pas à cela mais ce temps-là reviendra et je serai prêts.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #écrire

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Publié le 2 Mars 2017

Assis depuis des heures devant l’ordinateur de la bibliothèque il écoute dans son casque épais et cher le jargon de la crypto monnaie lui embourber la tête. Miner de la crypto monnaie voilà l’expression qu’utilisent les personnes qui cherchent à ramasser ou générer de la crypto monnaie. Il n’a pas encore tout compris, mais il perçoit très bien la portée poétique et métaphysique de ces mineurs du présent qui sont les mineurs du futurs en vis-à-vis de ceux du passé. Bien sûr miner de la monnaie virtuelle n’a rien dans le geste de la noblesse de ceux qui risquaient leur vie sous terre. Et plutôt que mineur il aurait préféré mendiant comme terme. Mais il suppose à juste titre que mendier de la crypto monnaie ce n’est pas vendeur. Ca serait un peu comme supplier pour entrer dans une loge maçonnique, malvenue et de mauvais gout.

Pourtant lorsqu’il ferme les yeux et qu’il se vide la tête il n’envisage que des mendiants, des paysans sans propriétés qui viennent glaner sur les terres d’un seigneur invisible les miettes d’une récolte. Lui-même parfois il endosse le rôle du chapardeur qui récupère les rebus pour leur donner une nouvelle vie, mais mineur ou mendiant en crypto monnaie ça pas encore. C’est nouveau et donc c’est beau. Mais au-delà de cette poétique inhérente aux mots qui désignent les choses il ne sait pas encore ce qu’il voit. Est-ce qu’il y a des rêves qui s’achèvent dans de la crypto monnaie ?

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Divagations diverses

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Publié le 28 Février 2017

Real Fake a.k.a Monsieur Ray, amateur en racolage et en force passive. But no Fake car l’auteur invente et l’écrivain rédige des railleries sur le réel ; ce sont tous les deux des transitaires qui travestissent les trouvailles des travailleurs afin de faire transparaître les traits de coupe sur les corps et ceux de fuites dans les perspectives virales.

Il n’y a ni queue ni tête ? C’est ce que vous dites ?

Comment voulez vous que j’invente un personnage sans brasser des inepties et des absurdités. Celui que j’invente, le personnage que je recherche c’est moi, mon alias, mon avatar, cet autre moi qui incarnera l’autre, l’altérité en moi, l’autrui que je suis quand je ne suis pas celui que je suis. Je recherche mon alter ego de papier, mon noir, mon nègre ; un nom de plume associé à un personnage, un nom de scène, une peau à enfiler, un corps à habiter, je recherche celui qui saura incarner le chaînon manquant entre moi et l’espèce littéraire à l’autre bout de la plume.

Je renonce aux incitations à la transparence.

Je revendique mon droit à porter le voile.

J’invoque le devoir de mensonge pour préserver mon droit à la créativité.

Monsieur Ray ou monsieur Rat, real fake a.k.a le roi des blogs, le pornographe zéro, le publiciste mort-né à l’œuvre pour le plébiscite de rien si ce n’est de soi, de lui, de nous, de l’autre.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #écrire, #autofiction, #egotrip, #Brainstorming

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Publié le 23 Janvier 2017

Ici je suis presque sûr d'être seul. Personne pour me lire, personne pour me voir. Et comme seul horizon j'ai cette photo de bannière, une culotte en coton qui se déforme sur les jambes d'une femme, avec la perspective d'une femme que je ne suis pas. Ici, l'art, l'écriture et la mort. J'aurai bien besoin d'une balle à mettre dans mon revolver pour m'en tirer une dans le crâne comme on s'envoie un shot d'alcool fort.

Boom, clic, boom, le déclic du déclencheur pour figer l'instant d'avant le boom cérébrale et la blancheur maculée. De la matière noire ? Du sang ? De l'encre ? Et une cohorte de démons cannibales, pédophiles et nazis qui exultent comme des damnées en déferlants sur votre monde depuis le trou béant dans mon crâne. Une photo pour figer le monde, une autre pour mon plaisir à moi, un secret focus à chérir que la poupée en herbe sèche que l'on a glané dans le jardin secret d'une pucelle vierge déniaisée dans les taillis pendant que vous braconniez dans l'arrière jardin entre les plantes vénéneuse et le souffre producteur.

Ici personne, ce soir personne, minuit personne, pas une seule âme pour me survivre et l'océan dégueulé qui vacille dans ma bouche sèche jusqu'à ce qu'une marée de galets lapide l'entière nuée des anges décharnés qui vous guident comme des moutons depuis des éons et des éons.

Vous aviez encore un doute ?
Mais à moi ils ne mentent pas.

Monsieur Ray

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #autofiction, #Je est un autre

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Publié le 18 Novembre 2016

Il aime poker les garces. Est-ce là le jeu d’un érotisme de l’effleurement seulement joué dans les sphères hautaines de salons clos et des donjons d’une bourgeoise en quête d’une décadence familière qui redonnerait du sens à la vacuité de leurs vies ? Non. Il aime poker les garces mais pas qu’elles, ils aiment poker les gens, c’est sa déviance sans dérive, une névrose sans effets, sans affects, surtout sans impact sur le réel. Il  est là, anonyme pseudonyme qui dévoie sa véritable identité, assis à son bureau devant l’écran et le clavier cassé. Dans cette posture sécuritaire il se sent en mesure de poker les gens, des inconnus sans importance mais surtout des garces et des personnes qu’il admire. C’est curieux, le mélange n’est pas savant, c’est un mélange hasardeux où les ingrédients s’adjoignent presque par hasard, ignorant généralement méticuleusement la présence d’autres ingrédients et leurs valeurs respective. Lui, seul, démiurge minuscule d’un peuple sans élu, connaît la valeur des doses et il en mesure tout le bénéfice. Il poke, geste simple, anodin et presque automatique et le compteur grimpe. Rapporté à l’échelle du réel les pokes qu’il échange avec sa liste c’est comme les gestes équivoques qui s’échangent maladroitement et non volontairement lorsqu’une personne traverse une foule, une salle de concert ou un centre commercial un jour de solde. Ce n’est rien, mais c’est là. Ce n’est rien, mais ça colle à la présence et ça donne l’impression de ne pas être seul. A moins que ce ne soit le contraire, ça dépend de ce qu’en pensent les autres, mais ça il ne le saura pas. Il poke les garces et les autres mais il ne parle pas avec eux.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Poke, #Chronique chaotidienne, #Je est un autre

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Publié le 14 Octobre 2016

Un jour j’ai écris un personnage et j’étais trop con pour remarquer qu’il était moi, que c’était moi, lui est moi et moi être lui. Ce qui est dommage c’est que j’ai fini par arrêter de l’écrire. Alors je n suis plus sûr de savoir si je suis toujours lui ou si nos lignes de textes ont finies par dévier au point de nous rendre dissemblable. Si je le cherche je le trouverai sûrement en voiture le long d’une rue ou tapinent encore quelques irréductibles avec qui il va s’offrir quelques mensonges à se partager dont il tartinera des pages d’hier. Alors que moi je n’y serai pas, ailleurs je continuerai de mener une vie de démiurge, plus demi dieu ivre que véritable omniscience. Et si je ne suis plus lui, s’il n’est plus moi alors qui est-il ? Et moi, reflet sans source que suis-je devenu ? Un lapin dans un miroir sans tain ?

Je n’y crois pas, il est toujours moi et je suis toujours l’auteur de lui ; il n’y a qu’un chapitre qui dort recroquevillé sur des pages pas encore massicotée sous mes cheveux longs. Nous sommes ce savant mélange d’avance et de retard là où le présent n’est qu’une erreur de concordance, qu’un point de fuite pour des réalités contraires qui s’aspirent au même horizon depuis la même grotte. Il n’est plus là sauf dans les lignes, sauf dans mes livres, sauf dans mon crâne à tisser ses filets de neurones accablés pour capturer des fées, des papillons et des déesses à peine mûres comme les fleurs cueillies à l’aube de leur jeunesse dans la genèse élégiaque d’une beauté à peine déboutonnée.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #écrire, #poésie

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Publié le 6 Juin 2016

Lorsque je suis entré au collège, gamin timide, solitaire et introverti j’avais une grande peur. Je redoutais que les autres puissent lire dans mes pensées. Ce n’était pas exactement de la paranoïa, c’était seulement de la pudeur. Avec mes mots d’adulte contemporain, je peux dire que je ressentais des pulsions et des désirs nouveaux qui provoquaient en moi des pensées nouvelles que je n’assumais pas et je redoutais que les autres, la doxa cruelle des élèves de sixième et des classes suivantes, entre dans ma tête et se moque de cela. 

C’était une peur sincère, c’était-à-dire une peur irrationnelle. Je savais bien que l’on n’était pas capable de lire dans les pensées des gens, j’en étais rationnellement convaincu mais pourtant je redoutais que cela m’arrive. J’interprétais toujours le comportement des autres à mon égard à la lumière de mes pensées intimes. Dans le même temps je désirais aussi ardemment que cette horde vorace constituant la doxa pré-pubère ai à son tour ses pensées révélées au grand public ; je pensais que cela rétablirait une forme d’équilibre cosmique. Je pensais que si l’on parvenait à dévoiler au grand jour les pensées intimes, et donc forcément faillibles et déviantes, de ces jeunes animaux hormonaux ils tomberaient de leurs piédestal et j’entrerai là où j’étais le mieux, c'est-à-dire dans l’anonymat. 

Je parle d’un temps où les réseaux sociaux n’existaient pas, et nous n’avions ni Twitter, ni Facebook, aucun outil pour justement exposer en permanence le contenu de nos pensées, de notre estomac et de notre culotte. 

Je redoutais donc que l’on découvre le monde intérieur de mes pensées charnelles et fantasmatiques parce que j’étais incapable de les assumer et encore moins de les réaliser. C’était sale, sexuelle, sensuel, délirant et instinctif ; je bouillais de pulsions dépassant ce que ma conscience pouvait gérer. Pourquoi est-ce que je raconte cela ? Parce qu’aujourd’hui je réalise qu’avec internet et les blogs, je suis en mesure de constituer une zone qui est à l’image de mon inconscient de l’époque. J’avais douze, treize et quatorze ans et je ne savais pas que faire de ces pensées salaces. Plus de 20 ans après je réalise que je tiens un blog qui est le reflet de mes désirs archaïques avec des corps dans une sexualité crue, de l’érotisme pudique, quelques flirts transgressif et ma parole qui s’y sent libre. Ce cocktail là c’est celui du moi archaïque qui naissait en mon corps et en mon âme lorsque j’entrais dans l’adolescence. Et avec le recule je trouve ça fascinant. 

Je vais continuer à laisser divaguer mes fantasmes et mes obsessions et parfois je vais laisser ma conscience exploser mes pensées avec mon goût indéfectible pour les mots, l’érotisme et la transgression.

 

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog

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