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Publié le 21 Avril 2017

Les hommes par paires de deux, vieux et malades ne s'observent pas dans le silence bactérien de la salle d'attente du médecin. Aux quatre coins cardinaux de la pièce ils se tiennent comme les gardiens d'un temple désuet où ils patientent chacun dans son silence lourd. Mais de temple il n'y à guère, seule la secrétaire médicale qui reste à l'orée du temple campe le rôle magnifique de la Pythie qui délivre son oracle ; elle se lève, virevolte comme une fleur dans la brise de printemps et elle annonce un destin retardé. L'avenir n'aura pas lieu, en tout cas pas tout de suite. Son visage d'ange serein cerclé par ses lunettes sages n'y change rien, elle annonce le grand retard qui a lui seul ébranle tout le beau silence d'or. Le temple n'est plus qu'un bac à sable où la maladie s'oublie et les langues dédiées aux oracles font et défont l'ordre établi. C'est la tempête dans l'ordre des choses jusqu'à ce que le destin plus lourd et plus fort que tout reprenne le fil de sa pesanteur et impose le sens de son immobilisme et la mollesse de son entropie sur la vérité de l'instant. C'est toujours le même temps pour la destinée, celui qui fait mentir les oracles.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Chronique chaotidienne

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Publié le 20 Avril 2017

C'est ce qu'il est intéressant. Toi et moi nous sommes des êtres fichés dans deux galaxies différentes, deux galaxie éloignée d'aux moins 20 années lumières, et si j’exagère sur les lumières disons que nous sommes distant d’au moins 20 années terrestre. Et pourtant nous sommes là à nous regarder en chien de fusil à se demander lequel de nous deux est le plus étrange de nous deux. Tu me regardes comme un objet vestige étrange dont on a perdu l’usage dans le temps de ta génération et moi je te regarde comme sous l’œil microscopique de ma modernité comme un ersatz également nouveau, antépénultième avatar de ce qui a toujours été mais qui se croit l’unique rose de son champ. Rassures toi, il n’y a pas de doute sur qui de nous deux est le plus étrange, je connais la réponse, lorsque j'étais toi, je veux dire lorsque j'avais ton âge, j'étais un petit bonhomme étrange, étranger aux autres car justement les autres me trouvaient différent, marginal, et moi je les trouvais cons ce qui me semblait être une bonne raison de voir en eux une bonne raison de ne pas être comme eux. Donc je pense que j'ai toujours été le plus bizarre ; ici maintenant dans le miroir de ton regard et là bas aussi dans le miroir de mon souvenir.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Je est un autre, #recyclage

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Publié le 18 Avril 2017

Hey Bobby c’est courageux ce que tu dis, parce qu’il faut de l’aplomb pour avancer des conneries tout en restant drapé dans le voile digne de la conviction. Ça en est presque ridicule, ou réticule si tu m’as dans le visiteur, ou cuticule si tu me montre du doigt, ou acculé si tu es au pied du mur, ou ponctuation si je compte les virgules. Mais sur mon front je ne vois pas le point rouge d’un viseur laser, seulement des points noirs parce que j’ai la peau sale, grasse et obturée mais de cela ni toi ni moi n’en avons cure parce que nous ne sommes pas dermato mon cher Bobby. C’est tout juste si nous avons le temps d’une manucure et d’une épilation de sourcils une fois l’an.

Mais je n’accuse personne, tu le sais bien Bobby, ce n’est pas mon genre, c’est à peine si j’en appel parfois aux policiers anglais quand ma calèche est en double file. Et encore seulement lorsque ça me semble nécessaire. Si je n’accuse personne, c’est aussi que tu ne recherches pas le pardon toi non plus et c’est bien normal car tu n’as rien à te faire pardonner, pas plus que moi, ni personne, sauf peut-être ce putain de cheval, un vrai bourrin de charrue. Alors tape m’en  cinq Bobby, elle sera mieux à claquer dans la mienne qu’à claquer sur une joue, et ça aussi tu le sais bien j’en suis sûr.

Je prends mon aspirine et je te rejoins à la bière pendant la pub.

A la tienne Etienne, et à la tienne aussi Bobby et je trinque aussi à Emile qui reste toujours tranquille.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Je est un autre, #Divagations diverses

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Publié le 6 Avril 2017

Il paraîtrait que le vote est un acte si fort que l’on ne peut pas oublier la première fois que l’on a dépucelé une urne dans la chaleur secrète de l’isoloir. Et pourtant lorsque je me penche sur mon souvenir je ne retrouve pas instantanément ce souvenir de ma première fois présidentielle. Je pensais avoir voté pour les présidentielle avant les années 2000 à la sortie de Mitterrand. Mais je me suis résout à calculer pour réaliser que ce n’était pas le cas. Le premier président pour lequel j’ai voté c’était Chirac en 2002 contre papa Le Pen au second tour.

A la sortie de l’adolescence tous les citoyens devraient avoir en tête un goût pour les idéaux et la révolution  et assez de naïveté pour croire la porté de son vote par conviction idéaliste. J’avais le penchant gauchiste mais ma conscience était sous le joug de la raison qui me poussait à croire qu’il fallait se détourner des petits candidats seulement présents pour amuser le grand jeu démocratique. J’avais donc voté Jospin au premier tour. Et si je m’étais sagement rangé derrière le vote utile au second tour, j’avais eu la sensation d’avoir était un bon petit soldat, un bon citoyen qui pouvait maudire les autres citoyens parce qu’ils avaient mal voté. Je m’en excuse j’étais con.

Cinq ans plus tard le tableau était clivant, le bouillant Sarkozy ne recevait pas les faveurs de mes croyances politiques mais face à lui la personnalité clivante de Royal avait tendance à me révulser. J’avais du mal à décider mon vote. Encore une fois c’est la raison qui l’a emporté, encore une fois elle m’a détourné des petits candidats surtout que le première tour de 2002 avait échaudés les plus audacieux des votants. Je votais donc à contre mon instinct qui me faisait fuir Royal et venu le moment de la grande messe des résultats j’étais soulagé que mon vote ai été vain. C’était une posture électorale absurde et paradoxale.

Cinq ans encore après, j’avais le même choix, le même dilemme et le même manque d’appétence pour l’offre électorale. Toujours les mêmes partis, les mêmes joutes, les mêmes désillusions et je n’étais peut-être plus assez jeune pour croire que le vote était porteur d’une solution pour cette société parce que je ne voyais en personne, ni grands ni petits, ni institutionnels ni marginaux, les fermants d’un vrai changement de paradigme de société. Et là encore, la date approchant j’ai dû me résoudre à la violence pour décider mon vote. J’étais parti pour voter blanc, mais j’étais tiraillé par une conscience citoyenne qui rappelait à la surface la culpabilité du gaspillage d’une expression démocratique. Encore une fois, porté par une posture de responsabilité citoyenne je me suis battu contre moi-même pour trouver en moi les ressorts d’un choix politique et j’ai choisi Hollande en décidant ainsi de déclarer ma fidélité le temps d’un mandat.

Et nous voilà cinq ans après. J’ai voté sur ordre pour Chirac. J’ai voté contre mon appétence pour Royal. J’ai voté par devoir pour Hollande. Et maintenant ?

Est-ce qu’il reste dans le monde politique, dans ses mécaniques et ses objectifs quoi que ce soit qui puisse cristalliser mon respect et ma conviction ? Je ne parle même pas des hommes et des femmes qui tiennent le devant de la scène aujourd’hui, mais bien du système dans son ensemble. Est-ce qu’il reste en moi, une once de croyance civique et de docilité citoyenne qui peut me pousser à un vote de raison ? Paradoxalement et regardant en arrière c’est sûrement l’élection présidentielle pour laquelle j’ai eu la décision de mon vote la plus simple ; en formulant une seule phrase au milieu de tant d’autres Hamon a su s’accorder ma voix parce qu’il a formulé avec des mots qui sont presque ceux que j’utilise moi-même une idée sur un sujet qui a tendance à me faire sur-réagir. Mais je n’ai jamais été aussi proche de ne pas voter dans une logique politique mais de voter pour le spectacle.

Depuis que je vote, je me suis toujours forcé à donner une voix dont j’avais essayé de peser et d’impliquer une valeur politique et citoyenne. Et pour quel résultat ? Le monde est ce qu’il est, nos hommes politiques en sont les acteurs mais ni les scénaristes ni les metteurs en scène. Aujourd’hui la société est grotesque, le monde est pathétique, la doxa est pitoyable et mon me demande de voter. Et si enfin je laissé s’exprimer le cynisme et comme un joueur de poker paie la main de son adversaire pour voir, si je voté pour voir ? Oui pour voir le pire, si je votais voir ce qu’il va se passer si je pousse la société qui marche innocemment au bord du gouffre ? Il n’y a plus qu’une chose qui compte actuellement c’est le spectacle, et the show must go on. Peut-être qu’il est temps que j’assume d’appartenir à la génération qui a mit sur un piédestal les showrunners qui écrivent les climax de ces séries aux succès ascendant.

Alors peut-être qu’au lieu d’un vote politique je devrais donner dans le vote spectacle et choisir de mettre en scène un des trois candidats de l’extrême qui promet à la France une saison pleine de rebondissement ; choisir l’extrême Gauche dévoyée, l’extrême Droite pandémique ou l’extrême vide du centre sans tête. Peut-être est-il venu le temps du vote pour la vanne.  

En 2015 c'est Zahia qui posait en Marianne pour Pierre & Gilles

En 2015 c'est Zahia qui posait en Marianne pour Pierre & Gilles

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #élection, #Réflexion, #Pictogranimation

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Publié le 4 Avril 2017

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Tu te souviens du temps où La Redoute était le temple de ta masturbation ?»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Tu aurais fais ton bonheur de visage comme ça.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Tu aurais joui pour un visage comme elle.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Ce geste de dévoilement aurait hanté tes nuits imaginant voir sous sa robe une petite culotte.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Mais ton Graal était là. Plus bas vers entrejambe.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Puissance érotique du bikini et des mots«culotte» et «soutien-gorge».»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Par delà le Graal il y avait le paradis de la femme en sous-vêtements.Une femme enfant pourtant objet de désir.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Toute la pornographie moderne trouvée sur internet souligne l'érotisme élégant presque juvénile de ces femmes là.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«C'est mon souvenir qui remonte presque à l'enfance qui donne à cet ensemble Playtex un sens juvénile. J'ai la nostalgie interlope.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«J'ai eu joui pour chacune d'elles comme si elle avait était mon amante ou ma petite amie.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«C'est ainsi que j'ai appris le corps des femmes, le goût de l'image et le sens du voyeurisme qui cherche le «vrai» au delà du papier glacé.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«J'ai fondé mon lexique érotique dans ce genre de pages. Je suis old school.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Il fallait réinventer le réel en jouissant de ces femmes offertes à mes désirs nouveaux.»

Monsieur Ray

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #érotisme, #Pictogranimation, #nostalgie, #Je est un autre, #Art, #Concept

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Publié le 1 Avril 2017

Vous êtes là vous aussi ?

Moi je suis là, sur le canapé, devant la télé, sous le ciel gris d’un samedi pluvieux du mois d’avril.

J’suis trop vieux pour ces conneries de poisson.

Vous trouvez cela vraiment triste ? Parce que je n’arrive pas à me trouver triste ni à me trouver vieux si je ne tombe plus  dans le poisson. Et pourtant ça serai faux de vous dire que je suis adulte, sérieux et vieux. Mais même si je me dérobe à tous ces adjectifs qualificatifs je ne parviens pas à m’émouvoir du poisson, de l’ambiance et du spectacle d’avril.

Suis-je sinistre ?

Cynique ?

Dépressif ?

Non. Mais il pleut, dans trois semaines nous allons mettre à mort la démocratie dans un vote qui sonnera comme l’acte final d’une campagne grotesque. C’est sinistre, comme un présage cynique et une marque ostentatoire de dépression sur la société.

Mais je suis là, je blogue, j’attends dimanche et j’espère le soleil ou l’accalmie pour pouvoir m’adonner  à la chine des vide-greniers.

Je suis impatient d’être à demain.

Et d’ailleurs je m’impatiente que le soleil tombe enfin. Les vrais savent ma hantise de ce changement d’heure d’été, je suis un papillon mais un de la nuit.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre

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Publié le 31 Mars 2017

Le trente et le un et un train rouge qui rogne sur les marges. C’est tout ? Oui et non, ce n’est pas tout, mais ce n’est rien, c’est juste ça, juste rien, c’est toujours l’art de sculpter les bordures des cadres et des roches.

Tout le canapé est un piège sans nom. Les crocs dans le dos plantés comme la mort des rats qui ont croqué la pomme. Une dizaine de ligne pour le vent qui préparent la tempête à venir et moi je suis là, le rebord du monde qui croule sous le poids de mon propre cul.

C’est le quatre, un cadet et une livre de soucis mise en paquet, un fagot, ou une chose dans le genre. Et si cela ne représente rien c’est que c’est une peinture abstraite ; une œuvre d’un  art contemporain. Et moi je suis l’auteur, le peintre. Ne l’oubli pas tu es l’artiste. Oui de l’art.

Des morceaux de ficelle, du fiel, du miel, fumeroles qui distribuent aux coins des rues des tractes anarchistes. Et en ce jour d’aube électoral quoi de plus logique ? Quoi de plus normal que d’assister à la débâcle qui précède la débauche ?  L’auteur devrait toujours signer.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 30 Mars 2017

Il y a cinq ans j’ai beaucoup hésité avant de donner mon vote. Lorsque j’ai fini par me décider j’ai voté pour François Hollande. Et dès lors qu’il a été élu, je me suis efforcé d’assumer mon choix durant les cinq années de son mandat. Cela ne signifie pas que j’ai toujours été en accord avec les choix du président mais en tant que citoyen je me suis senti le devoir d’assumer mon choix et de ne pas abandonner le président que j’avais aidé à élire. C’est un choix auquel je me suis tenu plus par souci d’honnêteté intellectuelle mais ainsi en parti par conviction politique vis-à-vis de ce qu’a pu être un jour l’idéologie socialiste, donc une forme d’honnêteté et de fidélité. C’est ma manière de donner du sens à mon vote, même si cette vision est très subjective. La posture d’électeur devrait être un rôle que l’on n’endosse pas seulement le jour de l’élection, il me semble faussé de croire que le citoyen retire son habit d’électeur à la sortie de l’urne.

Et vu le mandat de François Hollande vous conviendrez qu’assumer mon vote jusqu’à la fin n’a pas toujours été une chose facile.

Hier lorsque Manuel Valls a officialisé qu’il voterait pour Emmanuel Marcon j’ai eu un choc, enfin plutôt un coup de colère. En électeur de François Hollande j’ai aussi soutenu la politique de Manuel Valls, je suis même allé jusqu’à lui trouver certaines qualités, comme un sens de l’abnégation lucide. Et même si j’avais été déçu de sa prestation à la primaire, ne trouvant pas sa place, je continuais de voir en lui un homme politique honorable. Le voir ainsi trahir son parti et sa parole pour des arguments auxquels je ne souscris pas m’a mit en colère parce que ça m’a renvoyé à ma position d’électeur.

En tant que simple électeur il m’aurait été facile de tourner ma veste à la sortie de l’urne ou au premier sondage médiocre pour le président, j’aurai pu renier mon vote et faire crouler les critiques autour des décisions présidentielles mais je ne l’ai pas fait parce qu’il me paraissait comme la moindre des décences citoyennes que d’assumer mon vote. Or je ne suis qu’un simple citoyen, sans carte ni portée politique, je ne suis qu’un homme avec quelques idées et convictions mais je ne suis pas une figure politique. Et ce que je m’applique comme la moindre des preuves de décences et d’honnêteté intellectuelle je n’en attends pas moins de la part des hommes qui sont censés incarner de vraies figures politiques.

C’est à ce titre que je vois la volte-face politique de Manuel Valls comme la plus pathétique et grotesque illustration de la vanité des hommes politiques qui briguent et se partagent le pouvoir. C’est un geste détestable et inadmissible à mes yeux. Et qu’il soit commis en faveur d’un candidat pour qui je n’ai aucune sympathie n’entre pas en ligne de compte. C’est sur le principe que je trouve le geste déshonorant. Déshonorant pour l’homme, et méprisant pour les militants et les citoyens qui croient aux idées du parti que Manuel Valls trahi.

Au mieux c’est la peur (du Front National) qui pousse cet homme à renier ses convictions mais comment pourrions avoir de l’estime et assez de confiance pour engager un vote vis-à-vis d’un homme dont les convictions s’écroulent lorsqu’il a peur. L’échiquier national et international est anxiogène monsieur Valls, si la peur vous ébranle il est peut-être temps de se retirer de la politique. Au pire cette trahison ne cache rien d’autre qu’une trahison basse et médiocre motivée par un espoir de trône et si tel est le cas je n’ai pas envie d’user de mes mots pour qualifier la manœuvre.

En soi, l’homme Manuel Valls est tout à fait libre de voter pour qui bon lui semble. Mais s’il voulait jouir librement de son droit de vote citoyen il lui fallait quitter le parti et ne pas participer à la primaire et ne pas s’engager à soutenir le candidat élu par ce parti. Bref il aurait pu faire comme Emmanuel Macron, refuser la règle du jeu avant de s’y engager et jouer selon ses propres règles. S’il avait fait cela j’aurai peut-être été déçu mais je n’aurai eu ni colère ni rancœur. Mais s’aligner à une élection, signer la règle du jeu pour ensuite la bafouer je trouve ça détestable. Ces hommes politiques qui font travail de leur paroles mais qui ne sont pas capable de la respecter j’ai de moins en moins de compassion pour eux.

Et viendra un jour ou malheureusement je n’aurai plus le goût à assister à ce spectacle idiot.

La trahison de Manuel Valls

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #politique, #Réflexion

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Publié le 21 Mars 2017

Le sacre du cinéma est un cénobite aveugle qui beugle ses répliques dans l’ouvrage électronique des diableries sans nom. Car s’il avait eu le nom du diable au bout de sa langue aveugle sans plisser un sourcil à ses yeux de démon écervelé il aurait plongé le monde dans la ruine immonde de ses partisans dévoyés.

Non je ne ferai pas de sacre de cinéma aujourd’hui. En tout cas pas ici car j’ai de la pudeur et je réserve ma meilleur plume à l’orée différente d’une ailleurs aux dorures incertaines. Le cinéma et le culte de ses morts c’est une griffe d’acier sur le sac à main d’une ballerine au plastique nasal déposé avec soin.

Son enfant est féline, son papa est la nuit ; dans la rivière pastelle des couleurs acides je regarde mourir ce monde qui n’a pas encore eu le temps de naître. Il n’y a que les cervelles androgènes scellées entre des plaques de verres fins qui peuvent pondre de pareils crépuscules. C’est mon plan diabolique, ma visée respiratoire, c’est l’entière dévotion d’un projet forestier que d’abattre à mon tour une trouée pour percer la frondaison verdoyante de ma perspective nouvelle.

Et s’il n’y a rien de nouveau, comme il n’y a pas de sacre, et s’il n’y a rien de beau ni de sacré dans le flot de ma prose, si tout ceci n’est qu’une danse mauvaise sur la chanson hérétique d’une bouche de femme fissurée avec une voix de fausset je me moque volontiers d’être pris au sérieux.

Je sais que l’homme est mort et que l’enfant a vécu. Sous le tombereau de pierre de la lapidation qui me sera réservée j’irai flinguer l’homme que je suis dans l’instant pour qu’advienne le prochain qui se préserve en moi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Prose, #poésie

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Publié le 20 Mars 2017

Mon silence a été long.

Celui des mots. Celui de mon être. Le silence d’une présence ; d’un être au monde tel qu’un être à soi.

Mon silence a eu le goût d’un naufrage. Le goût navrant d’un Titanic de l’ego faisant ouvrage d’échec sur l’iceberg de sa prison.

Comme le silence je suis brisé.

Comme les entraves je suis brisé.

Comme le vent qui caresse la surface verdoyante du printemps je suis brisé.

Mais surtout je reviens.

Comme un fœtus mort nés je revis ; mais avec plus de panache que lui et moins de respirateurs artificiels.

Je connais les ficelles pour avoir réfuté la corde du pendu.

Mon silence a été long, pas comme ma bite.

Mes mots faciles vont gicler à la face du monde, comme mon foutre.

Ensemence ma semaine d’une verve printanière.

Pourvu qu’éclosent les boutons des chemisiers des femmes d’étés et des fillettes du printemps.

Adieu les hommes de l’hiver car aux dieux des ivresses j’irai trahir la saoulerie des pollens.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un autre

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