Articles avec #pictogranimation tag

Publié le 5 Janvier 2017

Peut-on faire entre dix ans d’amitié dans un seul et même album photo. Dans l’absolu la réponse est évidente, c’est moi. Mais en dix ans et quelques soirées j’ai cumulé 16500 photos, une somme, une dose, une quantité non négligeable. Je suis un garçon de rituel et pour symboliser l’existence des dix ans d’amitiés avec ses moments denses et riches et ses moments plus distants je voudrais parvenir à réunir ce morceau de mon histoire. Mais faire entrer 16500 photos en 144 pages ce n’est pas possible. Je dois donc effectuer un impossible tri, une réduction improbable à quelques centaines d’images ; passer de 16000 images à 500 photos c’est ne conserver que 3% de ces souvenirs.

Voilà mon défi, faire le tri dans mes souvenirs pour n’en garder que les trois meilleurs pourcents.

C’est difficile de faire cela, se replonger dans ce passer, c’est doux, troublant, violent, c’est de la nostalgie et de la narration parce que trier, choisir, c’est raconter une histoire, faire un montage qui découpe et recolle en puisant dans les 3% qui vont rester.

Que restera t il de nous ? Que restera t il d’eux ?

3% d’histoire et 97% d’hors champ en parvenant à réunir les 3% qui seront capables de raconter les 97 autres pourcents.

Aujourd’hui j’ai déjà trié 4000 photos, mais j’en ai encore gardé 700.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Pictogranimation, #Nostalgie

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Publié le 24 Novembre 2016

Une photo pour mon anniversaire

Depuis sept ans maintenant, à cette période de l’année je vous demande de m’envoyer une photo pour mon anniversaire. Chaque année j’ai essayé de trouver un thème qui ne soit pas rédhibitoire (pour vous) et qui reste stimulant (pour moi). Et chaque année depuis sept ans je reçois vos photos avec une joie profonde, sincère et même si elle est restée assez invisible je le reconnais.

Pourtant ce rituel, cette audace que je m’accorde de vous demander cela est très importante pour moi. Il y a des personnes avec qui cette photo d’anniversaire reçue est le seul lien tangible qui s’exprime durant une année. D’autre part je sais que la plus part d’entre vous sont plutôt circonspects devant cette demande, et parmi ceux qui m’envoient une photo je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui font l’effort de dépasser leur circonspection pour moi. J’en ai conscience et cela donne plus d’importance aux photos que je reçois.

Au-delà de cette trame sentimentale que j’accorde à vos retours photographiques, il y a ma passion des images et le bonheur sincère de découvrir les vôtres. C’est un plaisir plastique, artistique et sensible. Pour ne rien gâcher, cette demande annuelle que je formule c’est un peu le fil d’Ariane qui me relie à une conception d’une œuvre d’art, grâce à vous.

Voilà les raisons pour lesquelles cette année encore je reviens vers vous pour vous demander de m’offrir une photo pour mon anniversaire. Cette année il n’y a pas de thème, pas de contraintes, pas de limites ni de cadre, je préfère vous laisser carte blanche et mettre en avant la dimension émotionnelle que j’éprouve lorsque je reçois vos images. Enfin si, il y a une contrainte, je vous demande simplement de m’envoyer une image dont vous êtes l’auteur, photo récente ou ancienne, réussie ou ratée, belle ou non, importante ou anodine, peut importe aussi sa qualité, je veux juste une photo de vous (ou plusieurs photos si tu es d’humeur généreuse).

Voilà, tout est dit, je vous demande donc de m’envoyer une photo pour mon anniversaire, c'est-à-dire avant le 6 décembre (et même après le 6 pour les retardataires). Vous pouvez le faire par e-mail (2hautenbas@gmail.com), pour par n’importe quel moyen à votre disposition.

Au temps d’internet et des réseaux j’ouvre évidemment cette demande d’anniversaire à toutes les personnes susceptibles de croiser ma demande que l’on se connaisse ou pas, n’hésitez pas à pas partager d’article.

Je compte sur vous.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Pictogranimation

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Publié le 24 Octobre 2016

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Pictogranimation, #Prose, #poésie

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Publié le 15 Octobre 2016

Est-ce que je suis un photographe ? Ai-je étais une photographe ? Saurais-je être un photographe ? Je me souviens de la première photo que j’ai déclenchée même si cette photo a disparue depuis et qu’elle n’existe que dans mon souvenir d’enfant impressionner de coller son œil au viseur pour avant d’appuyer sur le déclencheur. Je me souviens de la première photo que j’ai développée, je n’étais pas narcissique mais c’était un autoportrait.  Et depuis cette photo là je n’ai jamais arrêté d’en faire, argentique, noir & blanc dans ma chambre à dormir, numérique, Smartphone et Instagram je n’ai jamais cessé de photographier depuis plus loin que j’écris. Et pourtant malgré toutes ces photos prises, déclenchées, développées, regardées, offertes, détruites, reconstruites, je ne sais toujours pas si je suis photographe dans l’âme.

 

On pourrait pérorer que se poser la question c’est accepter de l’être parce que l’on ne peut pas questionner une chose en laquelle on ne croit pas et à laquelle on n’accorde aucune expérience. Peut-être, je ne sais pas. Je sais que je me demande depuis longtemps ce qui fait le photographe, j’ai eu mille et une nuance de réponses mais aucune vraiment ne m’a collée à la peau. Je sais que je fais des photos, mais c’est ma seule et maigre certitude. Alors je continu de faire des photos, et puis je cherche dans mes photos des images comme un écrivain recherche dans son texte de la littérature. Parfois je me surprends à croire que c’est possible et puis comme Sisyphe avec une pellicule sans fin je doute.

 

En vérité ça me manquerai de ne pas l’être.

 

Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con
Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con
Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con
Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con
Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con

Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Pictogranimation, #Je est un Blog

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Publié le 8 Octobre 2016

Diana. C’est le prénom d’une reine, plutôt celui d’une princesse qui aurait dû devenir reine si le destin tragiquement routier n’avait pas fini sa route dans un chaos accidenté sous un tunnel parisien. Mais qu’importe puisque Diana n’est pas une personne ; ni homme ni femme cette Diana là est une machine, rustique et chinoise comme une paysages dans une rizière.

Oui la Diana que j’ai rencontré ce matin dans un vide-grenier est une caméra ; oui, je vous parle de mademoiselle Diana flash appareil photo plutôt mythique qui est passé du rang de prolétaire laborieux de la photographie à celui d’idole et d’égérie d’un mouvement artistique, la lomographie qui a inopinément donné aux toy’s camera des lettres de noblesses qu’elles portent fièrement comme on porte un oxymore.

D’instinct j’ai toujours été sensible aux photos ratées, au flou, au grain, aux aberrations chromatiques et à ce qui émerge lorsque le hasard se mêle d’art ou de photographie. J’étais sensible aux ratés, mais je ne savais rien de la lomographie jusqu’à ce que découvre le mouvement à la fac. Alors oui, forcément j’ai vite adhéré à l’esprit lo-fi de la lomographie que je me suis amusé à parcourir et pratiquer avec des appareils jetables. Et puis ce matin en chinant je vois un appareil Diana, avec sa boite, son flash et même sa notice. Il était là, posé parterre, je demande le prix et la vendeuse me dit 3 euros. J’ai acheté un Diana neuf, moderne et bobo pour l’offrir, je sais donc que les jouets modernes valent au moins une trentaine d’euros quand ce n’est pas plus. Et là 3 euros, c’est bien peu, mais vide-grenier oblige je tente une petite négociation. C’est idiot, mais lorsque je discute le prix d’un objet dont je ne connais pas la valeur, ou d’un objet qui m’importe peu parce que je suis presque sûr de le retrouver plus tard je négocie avec amusant et sans pression. Mais lorsque là je tente de réduire d’un euro le prix de ce Diana flash j’ai un excès d’adrénaline parce que je connais un peu l’objet et sa valeur relative.

Et la vendeuse qui semble soulagée de se débarrasser de sa vieillerie accepte mon prix sans hésiter. Je repars donc avec un appareil photo Diana flash, avec son flash, sa boîte et sa notice qui semble être en état de marche. En même temps vu l’architecture archaïque de ces appareils photos, difficiles qu’ils tombent en panne et même quand ils dysfonctionnent c’est ce que l’on attend d’eux. J’ai bien fait garder de vieilles pellicules argentiques, je vais pouvoir les ressortir de leur oublie et les exposer.

Si je me sens particulièrement en joie de cette trouvaille ce n’est pas pour son prix ou sa valeur iconique (quoi que …) mais c’est parce que je suis en train de terminer mon premier recueil de poésie et j’ai envie d’y mettre en couverture une photo comme je les aime, floues, granuleuses et évocatrices.

un Diana Flash quasi complet (il manque la dragonne) pour 2 euros ; ce n'est rien mais ça me fait plaisir. Je préfère payer ça 2 euros que 30 euros, logique non ?
un Diana Flash quasi complet (il manque la dragonne) pour 2 euros ; ce n'est rien mais ça me fait plaisir. Je préfère payer ça 2 euros que 30 euros, logique non ?
un Diana Flash quasi complet (il manque la dragonne) pour 2 euros ; ce n'est rien mais ça me fait plaisir. Je préfère payer ça 2 euros que 30 euros, logique non ?

un Diana Flash quasi complet (il manque la dragonne) pour 2 euros ; ce n'est rien mais ça me fait plaisir. Je préfère payer ça 2 euros que 30 euros, logique non ?

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chiner, #videgrenier, #vide grenier, #bibliothèque, #brocante, #Pictogranimation

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Publié le 5 Octobre 2016

L’adolescence est le temps des passions, des émois et de la matière grise si ductile que toutes les émotions perçues, vécues et ressenties peuvent y laisser une trace indélébile et délicieuse dans laquelle coule le ruisseau de la nostalgie, celui là même qui arrose souvent les graines de la passion. Outre une passion relative pour singer l’emphase romantique en me moquant de moi, mon adolescence a été le lieu nécessaire et évidant de mes premiers émois érotiques ; ceux qui précèdent ou accompagnent les premières pulsions pornographiques. Comme beaucoup d’homme de ma génération je crois, je trouvais les premières femmes érotiques sur le papier glacé et palpable des catalogue de vente par correspondance. Ne vous moquez pas, je vous parle d’un temps d’avant internet, et ne vous y trompez pas, les catalogues étaient déjà en couleur, comme la télévision. Et un jour que je cherchais dans le grenier des magazines à découper pour faire du collage je suis tombé par chance et par hasard sur quelques numéros perdus dans le grenier du magazine photo Photo. Photo est un magazine qui traite de la photographie sous tous ces aspects, reportages, créations, technique, mode, mais aussi (et surtout) le nu artistique dont il orne la plus part de ces couvertures. C’était ainsi la première fois que j’étais confronté à des images de femmes ouvertement érotiques – autant les femmes que les images – et cela a été une révélation. Je ne peux pas dire qu’elle âge j’avais mais nous étions au début des années 90 ou à la fin des années 80. L’imagerie était léchée, les photos artistiques et les femmes avaient les seins nus, et parfois plus.

C’est là une forme d’érotisme qui m’a beaucoup marqué, pas tant l’imagerie des années 90 mais le support photo et je suppose que c’est un peu pour cette raison qu’ensuite j’ai toujours été plus sensible à la pornographie et à l’érotisme sur papier que celui en vidéo, et je me dis que ceux qui consomment plus de vidéo pornographique que de photos sont sûrement ceux qui ont rencontré ce genre d’abord en image mobile.

Et tout ceci clos mon impudique introduction qui m’amène à deux ouvrages chinés en vide-grenier le même week-end de septembre. Je vais commencer par vous parler de La photographie et le charme féminin, un livre de la collection L’univers de la photographie édité en 1984 aux éditions Christophe Colomb. Comme son titre l’indique avec une formule assez alambiquée je trouve, c’est un livre sur la photographie et sur le Charme féminin comme genre photographique. On y trouve donc des images de charme évidement et c’est bien là la raison de mon achat, mais aussi beaucoup de textes, de conseils et de réflexions technique pour réussir ses photos de charmes ; éclaires, matériels, maquillages, poses, décors, modèles, etc. l’ouvrage cherche à être objectif, riche et bien documenté et même si certaines remarques prêtes à sourire parce qu’elles reflètent avant tout l’esprit de l’époque j’avoue que le livre atteint son objectif de rendre accessible la photographie et le charme féminin. Bien sûr je ne suis pas dupe et je ne doute pas une seconde que ce genre d’ouvrages étaient avant tout des prétextes à publier des photos de charmes, des femmes nues, des seins, des fesses, des demoiselles en sous vêtement et des poses lascives toujours éclairer par une justification technique. Outre le plaisir sensuel de retrouver le charme érotique de cette imagerie un peu datée, un peu désuète qui est à la source de ma construction érotique, La photographie et le charme féminin propose des chapitres plutôt très intéressant sur quelques grands noms de la photographie de charme de l’époque, enfin de la photographie de mode et de publicité parce que c’était déjà elle la principale matrice de la photo de charme. On retrouve ainsi le romantisme de David Hamilton qui passe énormément de temps en Scandinavie, recherchant dans les campagnes ce qu’il considère comme le modèle parfait : élancé, les cheveux longs, le teint clair, la silhouette encore inachevée mais aussi des photographes comme Robert Farber, John Swannell  ou encore Irina Ionesco. Ces pages qui nous font entrer dans le style de tel ou tel photographe sont vraiment les plus intéressantes. Et ce livre là je l’ai quand même payé la somme de 2 euros, pour un ouvrage vraiment en parfait état.

La photographe et le charme féminin exprime cet érotisme un peu désuet qui s'attache à l'esthétique des années 80

La photographe et le charme féminin exprime cet érotisme un peu désuet qui s'attache à l'esthétique des années 80

Pour faire entrer ces quatre ouvrages dans la bilbiothèque chinée j'aurai déboursé 7 euros ce qui monte la somme totale dépensée à 68,5 euros.

Pour faire entrer ces quatre ouvrages dans la bilbiothèque chinée j'aurai déboursé 7 euros ce qui monte la somme totale dépensée à 68,5 euros.

Durant le même week-end mais pas sur le même vide-grenier je tombe sur un ouvrage de photo lui aussi proposant de nous enseigner L’art de photographier la femme. Hasard du calendrier ce livre date lui aussi de 1984, édité aux éditions Seitec dans la collection Top Prestige. Bon si on regarde la couverture on cherche encore le prestige derrière cette imagerie tellement ancrée et datée dans les années 80 avec sa blonde peroxydée à la choucroute surexposée qui prend une pose non naturelle dans un parfait justaucorps rose fluo. Au regard de cet ouvrage La photographie et le charme féminin apparaît comme un beau livre, élégant et richement constitué. Ici avec L’art de photographier la femme nous entrons dans un univers plus tape à l’œil avec un érotisme plus marqué par son époque et un visuel très agressif. On retrouve globalement la même forme que dans le précédant ouvrage avec des chapitres qui abordent tous les thèmes de la photographie du modèle au matériel, avec toujours des images et du texte. Mais ici le texte est plus succins, les conseils plus laconiques ce qui je vous laisse deviner donne plus de place aux photographies. C’est curieux parce que les deux ouvrages dates de la même année et pourtant le second est bien plus désuet, souvent drôle par l’anachronisme inverse de ces conseils ; enfin ça reste aussi amusant que sujet de curiosité que de regarder les conseils sur les filtres et les gélatines pour composer des images aux couleurs exotiques à l’heure des applications et des filtres instagram et il est difficile de ne pas se moquer lorsque l’on voit les images réaliser avec le light painting. La même chose avec le chapitre sur la photographie érotique qui rappelle quelque chose qui est toujours vrai d’ailleurs ; il est important de garder à l’esprit que la photographie érotique ne doit en aucun cas faire preuve de mauvais goût. C’est drôle parce que si le conseil est toujours vrai, la notion de bon et mauvais goût à quelque peu évoluer en trente ans. Quoi qu’il en soit, j’ai payé ce livre 1 euro et je suis très content de le ranger dans ma bibliothèque parce qu’il exhale un parfum d’érotisme désuet qui caresse ma nostalgie.

Sans vraiment de rapport je passe à un autre livre d’images, Les stars du basket américain à qui l’on a prêté la signature de George Eddy. Un rapport entre des livres de photos de charme et ce livre sur le basket américain il y en a un, c’est que j’ai rencontré les deux univers à la même époque, en plein de mon adolescence. Le basket show time des états unis je l’ai rencontré grâce à la Dream Team des jeux olympiques de 1992 et cet ouvrage date de 1993. Aujourd’hui encore j’aime la photo de charme et la NBA ; preuve s’il en fallait une que ma matière grise ductile d’adolescent c’est laissée empreinter par ces deux univers. Les stars du basket américain est un grand livre par son format, avec beaucoup de jolies photos de basket et des textes de George Eddy commentateur et ambassadeur emblématique du basket et de la NBA en France. L’ouvrage se divise en chapitres traitant de la Dream Team, de Michael Jodran et des Bulls, des Lakers, des Celtics, des universitaires et des smasheurs en NBA, bref c’est une bonne façon de parfaire ma culture basket et de profiter encore et toujours de photos à qui le format du livre rend un bel hommage. En plus si la couverture porte les traces de l’usure du temps, les pages sont en parfait état. Ce livre va rejoindre dans la bibliothèque chinée un autre livre chiné autour de ce sport, Les nouvelles stars du basket américain.

Dream Team et smasheurs fous pour quelques pages d'histoire de la NBA

Dream Team et smasheurs fous pour quelques pages d'histoire de la NBA

Pour terminer cette chronique des livres d’images et de photos que j’ai pu chiner en vide-grenier ces derniers temps voici Notre siècle en images aux éditions Solar. Lorsque j’ai vu la couverture de cet ouvrage avec une photo de Robert Capa sur la guerre d’Espagne, mais aussi Marylin, Eisenstein et un cosmonaute j’ai supposé tenir entre les mains un classique livre d’images contenant toutes sortes de photographies emblématiques de notre siècle, ce qui semblait logique vu le titre du livre. En réalité il s’agit plutôt d’un livre d’histoire qui offre un large panorama d’événements et de personnalités qui ont marqués l’histoire du XXe siècle. Et pour chaque étape de ce livre qui déroule l’histoire de notre monde de 1900 à 1998 on trouve une photographie, souvent choque, photo de reportage puissante et parfois rare. C’est une bonne surprise que d’avoir acheté cet ouvrage pour le projet chiner sa bibliothèque et découvrir ensuite qu’au lieu d’un livre photo classique avec des images vues et souvent revues, il s’agit d’un livre de photographies historiques qui cartographie sans complaisance les guerres, les drames et les personnalités qui ont marqué ce siècle là. Et au milieu de ces images de conflits, d’exécutions sommaires, de destructions et autres tragédies il est curieux de voir quelques images plus légères d’icônes ou d’égéries des décennies passées ainsi que l’épique de France victorieuse de la coupe du monde 98 qui clôture ce livre. C’est un ouvrage chiné pour 3 euros qui entre fièrement dans la bibliothèque elle-même chinée. Outre le fait que j’aime la photographie et en particulière la photographie de reportage, je trouve qu’il est important de ce confronter à ces images d’une part pour la valeur historique mais aussi pour continuer de forger son regard et d’affiner sa compréhension des images.

Heureux celui a qui écrit cet article, chroniqué l’entrée de quatre ouvrage dans la bibliothèque chinée et qui va donc pouvoir les retirer de la zone des objets en transite pour les ranger physiquement dans la bibliothèque où je pourrais les consulter à loisir.

Et comme toujours n'oublions pas de cliquer sur les images pour les grandir un peu

Et comme toujours n'oublions pas de cliquer sur les images pour les grandir un peu

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Publié le 3 Octobre 2016

Déjà hier je parlais de certains livres que je chinais comme des objets de curiosités ; c'est-à-dire des livres qui m’intéressent plus pour ce qu’ils représentent en tant qu’objet que pour leur contenu littéraire bien que jamais je ne puisse mépriser les mots au point de ne leur prêter aucune importance. Ce statu d’objet de curiosité agit en amont, au moment où je croise le livre objet sur un étale de vide-grenier et qu’il m’interpelle pour autre chose que ça littérature. Si je croise de la poésie je vais la désirer parce qu’elle est poésie, si je croise Victor Hugo ou un auteur que je connais de près ou de loin je voudrais posséder le livre parce curiosité littéraire de pousser plus loin la connaissance vague ou par plaisir de retrouver une littérature que j’aime. Dans les autres cas, il y a les livres qui me séduisent par leurs couvertures, les livres qui me plaisent pour leur âge, ceux qui me racolent avec leurs prix bas et puis il y a les objets de curiosité qui interpellent ma fibre curieuse et voyeuriste, et qui réveillent l’archéologue et l’idéologue qui sommeillent en moi.

En même temps si la curiosité n’est pas le moteur central du chineur je ne sais pas ce qui peut pousser une personne à arpenter les vide-greniers.

Ce matin là j’étais tôt, dans le soleil levant, dans le frais et dans la légère cohue de ce vide-grenier de village qui s’installe. Sur un des premiers stands je me penche sur un livre dont le visuel m’interpelle ; j’y vois ce qui je pense être du street art et c’est pour ça que je m’y intéresse. Ma mère est amatrice d’art de rue et en feuilletant le livre je me dis que je pourrais le lui offrir à l’occasion. Le titre pourtant écrit en grand sur la couverture ne me parle pas, Matin Brun, lors de mon premier regard j’ai cru qu’il s’agissait du nom de l’auteur, peut-être un Martin Brun, la joie d’être dyslexique et mal réveillé. Le livre comporte de nombreuses images d’art de rue et de quelques pages de textes. Pour 1 euro je décide de le prendre sans bien savoir ce qu’il contient.

Plus tard, ayant tweeté mes achats une personne m’interpelle et me fait remarquer que Matin Brun est vraiment un super texte. Du coup, intrigué je reprends le livre en main et je m’y intéresse vraiment. Matin Brun est bel et bien le titre de ce texte court de Franck Pavloff. Ce texte est un coup de colère, un coup de poing, une fable courte et qui stigmatise la montée des totalitarismes. La lecture de ce texte est d’une grande proximité idéologique et j’ai été étonné en lisant que le texte date déjà de 1997. En presque vingt ans Matin Brun n’a rien perdu de son sens et de sa nécessité de faire bouger les lignes de réflexion des individus et donc des lecteurs. Pour les images d’illustrations qui accompagnent avec force le texte le long des pages de cet ouvrage ce sont des œuvres de l’artiste urbain C215. Je croyais acheter un simple livre d’image et je me suis retrouvé avec une courte fable antifasciste dans un petit livre puissant. Une belle trouvaille que je dois à ma curiosité du matin.

Autre matin, autre livre, autre stand pour un autre style de contenu. Devant un carton de livres je remarque cet ouvrage étroit et haut comme un rectangle qui sort du lot avec sa couverture jaune où une femme nue découpée dans une photo noire et blanche trône au milieu d’une tribu. Au dessus d’elle le titre, Cruelle Zélande. Je vois ce livre, je le prends, puis je le repose n’en sachant rien, puis je le reprends piqué par la curiosité de ce que j’ai vu sur la quatrième de couverture et qui précise ; vente interdite aux moins de 18 ans. J’hésite, je feuillette encore, je picore, et si je fais confiance aux critiques publiées à l’intérieur de la couverture (Le Monde, Elle, L’humanité, Le Canard Enchaîné, etc.) u’il s’agit d’un roman érotique, drôle et bien écrit. M’en fallait-il plus pour l’acheter ? Non, même le prix m’y invitait, 50 centimes. Voilà qu’entre dans ma bibliothèque chinée un roman érotique, Cruelle Zélande, dans lequel une femme d’officier anglais se fait brutalement enlever par une tribu de sauvages érotomane de Nouvelle Zélande écrit par un auteur anonyme dont l’anonymat ne résiste pas à Wikipédia. C’est donc Jacques Serguine qui a écrit ce roman en 1978. C’est donc l’édition originale ! et ça c’est cool je trouve. Jacques Serguine a écrit d’autres livres, il est assimilé au Hussart ce me laisse deviner une forme d’anticonformisme dans ses lignes. Je suis plutôt impatient de me donner le temps de lire ce livre et je reviendrais peut-être vous en faire la chronique.

En tout cas avec ces deux livres la bibliothèque chinée s’enrichie de deux ouvrages à l’esthétique esthétiques et aux contenus intéressants. Lorsque je rentre d’un vide-grenier avec ce genre de livre je suis heureux et satisfait de cette expérience et je n’ai qu’une envie, c’est recommencer.

Et hop le total de l'argent bien dépensé grimpe jusqu'à 61,5 euos. Et le plaisir est toujours le même, enfin plus que ça, le plaisir grandi de vide-grenier en vide-grenier
Et hop le total de l'argent bien dépensé grimpe jusqu'à 61,5 euos. Et le plaisir est toujours le même, enfin plus que ça, le plaisir grandi de vide-grenier en vide-grenier

Et hop le total de l'argent bien dépensé grimpe jusqu'à 61,5 euos. Et le plaisir est toujours le même, enfin plus que ça, le plaisir grandi de vide-grenier en vide-grenier

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #videgrenier, #vide grenier, #livre, #brocante, #Pictogranimation

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Publié le 22 Septembre 2016

Ré prendre parler ; ré prendre à crire

Re possession de sa ie

Une salle ie ; sailli de val

Jeune adoubée mère deux fois ; ma ment mains terreuses

Dix lexiques de verbes ; hauts ; étrillage des conséquences

Huit langues ; années de mat à triarche

Misère arable ; le tertre trop tôt

Que ma queue s’entête

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #Pictogranimation

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Publié le 29 Juillet 2016

Comme il existe des bouchons provoqués par des accidents de la routes, comme il existe des bouchons provoqués par des incidents climatiques type pluies diluviennes, inondations bibliques ou incendie post-barbecues, comme il existe des bouchons conjoncturels lorsque trop de voiture s’engorgent de péages en bretelles d’autoroute, il excite des bouchons de curiosité. Ce ne sont malheureusement pas des bouchons que l'on observe à l'entrée des musées, des bibliothèques, des salles de spectacles ou devant le panorama non fléchées d'une nature non balisée. En effet les bouchons de curiosité se forment lorsque des automobilistes ralentissent afin d’observer sur la voie de circulation en sens inverse de la leur un accident, un incident ou un ralentissement. Poussé par une curiosité voyeuriste malsaine et instinctive ces automobilistes comme hypnotisés par l’émergence d’un imprévu en sens contraire provoquent des ralentissements qui se muent en bouchons sur une voie de circulation normalement saine. Alors je me dis qu’un jour les cons qui montent et ceux qui descendent finiront par totalement s'arrêter pour de bon afin de se regarder dans le blanc des yeux examinant d'un regard hautain et moqueur la connerie de l'autre pas tout à fait conscients de se trouver devant un mauvais miroir ou une vraie réalité grotesque. À ce moment là les routes de France seront définitivement bloquées, viendra le moment pour le pouvoir tentaculaire et autoritaire qui sera devenu le notre de mettre nos routes en quarantaine par mesure d'éloignement des cons porteur d'une inertie négative clairement contagieuse. Il restera à trouver d'autres moyens pour se débarrasser des cons n'ayant pas les moyens d'exporter leurs apathies en zones estivales, mais la société devrait connaître, même de manière ponctuelle, une forme de soulagement.

Le paradoxe c'est que l'image que j'utilise pour illustrer mon désappointement vis à vis de cette connerie sans fin qu'est le bouchon de curiosité est bien plus belle et poétique que le fond de ma pensée

Le paradoxe c'est que l'image que j'utilise pour illustrer mon désappointement vis à vis de cette connerie sans fin qu'est le bouchon de curiosité est bien plus belle et poétique que le fond de ma pensée

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Réflexion, #recyclage, #Pictogranimation

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Publié le 4 Juillet 2016

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Pictogranimation, #poésie

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