Articles avec #pictogranimation tag

Publié le 25 Mai 2015

La vie, ce si léger fardeau.

Oxymore sa mère

Sur un fil vérité

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Publié dans #citation, #autofiction, #Pictogranimation, #Sous les jupes, #érotisme

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Publié le 21 Avril 2015

Il y a quelque part un monde primordial.

Quelques pages de magazine qui un jour m’ont dévoilé l’impromptue existence de ce monde imaginaire. Une évocation, presque une nouvelle, trois pages, trois fois rien et pourtant si j’en parle comme d’un monde primordial c’est que dans ces quelques lignes j’ai perçus et découverts l’essence d’une pulsion. J’ai vu, lu, perçus un monde qui 20 ans après me marque toujours, encore. Une empreinte de science-fiction folle, datée, débridée, hybridée, délirante et précise comme un monde plausible. C’était surtout d’une liberté folle, un vent qui m’a parlé, nuée radioactive qui a certainement déclenché une mutation en moi.

Vingt ans après j’y repense, j’en reparle et par miracle j’ai gardé ce magazine et parfois je m’y replonge comme l’homme rassure sa foi en caressant ses reliques.

Il y a un monde primordial qui m’échappera toujours parce qu’il est en anglais, anglophone, jamais traduit ; c’est peut-être cette barrière entre ce noyau primordial et mon inaccessible esprit qui a attisé mon attention. Peut-être pas.

Mais de ce fossé entre ce monde primordial est moi et sûrement né un désir. La seule possibilité d’épouser ce monde est donc de le réécrire, de me le réécrire, d’en réécrire un comme moi, comme je le désir, comme je le fantasme. Je cours sûrement depuis 20 ans après ce monde qui n’existe que dans mes fantasmes. C’est peut-être ça oui qui a conduit mon esprit à prendre le courage d’écrire.

D’abord en se mentant à lui-même et ensuite à acceptant de reconnaître le manque de son monde primordial et la nécessité de se l’écrire pour soi - ensuite peut-être pour les autres. 

Il y a un monde primordialIl y a un monde primordialIl y a un monde primordial

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Publié dans #Je est un Blog, #jeux de rôle, #jdr, #SF, #mélancolie, #nostalgie, #Pictogranimation

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Publié le 20 Avril 2015

 

Nous étions deux, deux de trop

Nous étions fou, deux jambes de bois dans une course folle

Nous nourrissons des feux contraires, sous la fierté des invisibles

Nous étions de ceux qui savent dire à l’autre « baisse tes dessous »

Rien que des nonnes au fil de l’eau qui font pipi sous la surface

Rien de bien dangereux, rien que du particulier, de la petite histoire

De tous petits espoirs qui essorent l’envie de te voir nue

Des fiançailles datées de l’aube

Les jours s’inversent entre les fleurs en flammes et les pierres percées

Ce sont les filles faciles qui coulent en larme

Et les dames drapées qui tirent les lames du tarot

On célèbre le mariage, ton marteau sur mon enclume

Le fourreau et l’épée qui tombent dans l’eau oubliée d’un puit

Les portes sont enfoncées, les lieux ouverts et les quatre vents

Comme de la vapeur au bout de tes doigts

De petites langues enroulées sur ton poignet

Et puis toujours mon unique qui baigne dans la piscine

Celle qui courtise les alanguis, tombeuse de charme dans les tornades

Celle qui est ma dangereuse endormie à la surface de l’eau

Celle qui est mon autre Ophélie en culotte de soie et jupe courte

Celle qui est dans la lumière quand les orfèvres se cachent dans les ombres

Nous étions deux dans le centre de la cible

Nous étions couchés sur le champ de bataille

De l'eau dans la baignoire

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Publié dans #poésie, #Pictogranimation

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Publié le 17 Avril 2015

Exhumer l’heure d’en face pour l’heure d’un face à face, d’un été et celle d’il était une fois

C’est pour ça, ainsi que pour toi, que je consacre le sommet des aiguilles, chefs d’états de dictatures

Juste de petites gorgées comme avec de l’alcool fort, tes lèvres écarlates comme un fruit de saison

J’arraisonne tempêtes et orages, j’abandonne les armes sous ton pavillon de dentelle blanche

Il faudra toujours faire tinter le fer, on en revient toujours à cela, mais pas pour ce jour là

Mes doigts d’argent pour recueillir l’or liquide qui poisse sous ta ligne de flottaison

J’ai du tact à l’oreille et j’écoute forcir le gouffre qui ample, gonfle ta petite poitrine

Trésors volés à la vue et à la barbe de ton père, les mains cachées sous ta pudeur

En face à face et tête bêche, butiner le butin et faire perler de sueur ta peinture écarlate

Sous le derrière des yeux des hommes je dérobe ton feu sacré inscrit dans ton intimité

Par le derrière de ton corps je défais ta robe, dévoiler l’audace de tes reins qui chutent sur mes mains

Le beat est fou à la peau de ton cœur, ta poitrine haletante bat la mesure de mon audace définitive

Faire dans l'Eros

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Publié dans #poésie, #érotisme, #Sexualité, #sein, #femme, #Fantasmagorie, #fille, #Pictogranimation

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Publié le 7 Avril 2015

43 minutes de ville, de ville nocturne, une ville noctambule qui ne dort jamais ; en tout cas jamais la nuit, c’est le temps d’une ville qui dort le jour, qui croule, s’écroule sous les pas des vivants, c’est une cité éteinte de pied en cap qui disparait sous l’acier terni au soleil et le verre ruisselant de soleil. C’est un temps de mort jusqu’à ce que le soleil tombe et que se lève la nuit ; lumineuse et brillante, une nuit d’apparat pour une ville vivante ; la vibration d’un cycle régulier d’asphalte et de mort ; la crudité des néons blancs contre l’exotisme des couleurs vives ; dans le cœur artificiel d’un parking souterrain c’est le terrain de jeux nocturnes pour jeunes noctambules, les chats gris et les loups et les chiens et tous ceux qui se glissent entre eux et parcourent les trottoirs, les territoires urbains qui tous, s’habillent d’un or éphémère comme la jeune femme en t-shirt rouge qui s’apprête pour aller danser toute la nuit et qui ne prendra le risque de se montrer à nue et de décevoir rien qu’au petit matin à la pâleur blême de l’aube naissante. La ville sous la lumière, sous une pluie de lumière médiocre comme un divin écrin ; un étape que l’on marque à un feu rouge avant de passer à lasuite.

43 minutes avant la ville

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Publié dans #ébauche, #Divagations diverses, #ville, #Pictogranimation

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Publié le 25 Mars 2015

Je viens souvent te regarder comme je regarde le chien de mon fusil

À moins que je ne vienne te regarder comme on regarde une proie, la possibilité d’une proie

La vérité c’est que je te regarde comme on scrute la nature à la recherche d’un gibier ou au désir de toi

La quête d’une cible sur laquelle abattre son plomb comme le soleil de juillet vise la peau des nymphettes étendues sur le sol

Dans la nature incertaine de ta venue à moi, je te vise puis je te mets en joue

J’épaule et je passe au crible le devant moi, l’étendu des possibles comme la possibilité de toi

Scanner à espoir, IRM de ce qu’il adviendrait si tu passais par-là, si tu passais par le devant de mes yeux

Je viens souvent comme un robot venu d’un futur fou pour te regarder comme la gâchette de son fusil à infléchir l’avenir

C’est en toi que je cherche, tu es ma nature, la savane de mes errances à la poursuite d’un sens non commun

Je te recherche comme l’interdit, la frontière idiomatique qu’il ne faut pas franchir et que je franchi en toi

Tu es mon non-commun, ma possibilité d’un illicite, le chemin d’une violation et par effet de domino la fontaine de mes transcendances

Je te fouille puis te teste à l’examen de mes émotions

Et je t’explore en moi à la nature de tes transgressions

Pareille à une famille naturiste au seuil de l’adolescence

Tu es l’impossible devenir du versificateur

Marrée d’images toujours plus vite là que les mots du poète

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Publié dans #poésie, #écrire, #Pictogranimation

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Publié le 24 Mars 2015

Je suppose, enfin je devine, je présent, je sais qu’un jour ce blog n’exprimera plus rien qui me ressemble ; ce jour-là je serai sûrement devenu quelqu’un d’autre, une nouvelle fois quelqu’un d’autre ou juste une évolution de moi assez marquée pour se dissocier de celui que je suis actuellement. Déjà je sais que les coutures commencent à craquer ; pas le poids de l’amour, plutôt le poids de la mélancolie. Depuis longtemps déjà cet ici, ce blog n’exprime pas qui je suis, pas toujours, juste des parfois, depuis déjà longtemps j’écris ici en me désabonnant de l’auteur ; peut-être même depuis le début j’ai su que si je devais puiser dans l’intime et la fiction personnelle je ne pourrais pas tenir aussi longtemps, à moins que ce ne soit qu’un excès de pudeur, un zèle de pudeur qui nourrisse me prétention, celle de réserver mon impudeur à ma littérature et en écrivant cela, ici et maintenant ce matin du 24 mars 2015 à 09 heures 49 minutes 2098 ème jours d’existence de ce blog je crois comprendre que la pudeur, ou ma forme d’impudeur diluée et camouflée derrière des tombereaux d’énigmes littéraires, formules abscondes et autres procédés fumeux pour écran de fumée c’est ce qui explique que mon blog n’a pas connu de succès. Même si je ne le tiens pas pour le succès, j’ai toujours eu espoir que le blog serai visité et donc lu et parfois commenté par une quantité grandissante de personnes ; c’est toujours très stimulant de l’être. Mais ça n’a jamais été le cas, depuis des années, parce que ce projet vie depuis des années, le nombre de visites n’oscille quasiment pas, la variation entre cinq et dix est minime. C’est sûrement parce que j’ai manqué d’impudeur. Sûrement parce que je n’ai pas dit « bonjour à toi l’ami lecteur ». Sûrement parce que je suis un homme. Sûrement parce que je n’ai écrit ce blog rien que pour moi. Et par-dessus tout le reste si ce blog n’a jamais connu le faste des grandes visites comme la nature connait le faste des grandes marées c’est parce que je n’ai pas toujours écrit de bonnes choses ici. Je n’ai aucune ligne éditoriale, aucune promesse de qualité. Libre mon blog c’est s’assurer de s’exposer à de piètres articles et quelque fois de très bons textes - même si ce jugement et le fruit subjectif de mes espérances -. Advienne que pourra, je serai encore là demain.

L'impudeur c'est la clef

L'impudeur c'est la clef

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Publié dans #Blog, #Je est un Blog, #Pictogranimation

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Publié le 22 Mars 2015

Une société d’image ; des images sur des images par des images par-dessus des images ; c’est un nuage, un orage permanent d’images, des pixels d’écrans en écrans, de l’œil au cerveau et toujours des ondes sur les ondes qui émettent du sens, du sens parasite, du parasitage, et ça conduit l’esprit à se sentir rempli et même sur-rempli jusqu’à ce que tous les sens de l’individu débordent ; et perdre le fil de la ville, perdre le sens de l’attention, tout perdre de sa concentration ; des images sur des images par des images par-dessus des images pour dissoudre l’individu dans la rue, les ruelles, dans tous les lieux qui sont sous la focale des écrans, des télés et de tous les projecteurs vidéo holographique qui dispersent dans la troisième dimension une recomposition d’image ; et c’est sans parler des sons, des ondes sonores qui babillent et puis hurlent en différentes hauteurs de courbes dans les oreilles de la foule et pressurent les idées à l’intérieur des crânes jusqu’à la fracture d’idée qui laisse échapper un filet d’huile attentive qui s’écoule dans le caniveau ; un aveu de dévotion à toutes ces idoles qui violent l’espace public et la foule en ferveur païenne se laisse séduire ; toujours, tout le temps, par tous les temps de cerveaux disponibles

Brainstorming ; Digression des sens

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Publié dans #ébauche, #Divagations diverses, #Pictogranimation, #Brainstorming

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Publié le 2 Mars 2015

2076 idioties des internets

2076 idioties des internets

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Publié dans #Pictogranimation

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Publié le 26 Février 2015

Pose ta plume homme de couleur, même si je ne la vois pas.

Non, je ne sais pas ta couleur, mais vu ce que tu écris, tu dois en avoir de la couleur dans tes stocks de gènes ; bleu d’eau ou vert glauque, noir comme une étole d’une femme en deuil ou blanc comme un pétale offert à une fille.

Et toi là-bas, pose donc ta plume la femme de métier

Bien sûr que je ne sais pas ton métier, mais vu ce que tu fais, tu dois bien en avoir un de métier de femme inscrite dans ton sexe ; conceptrice astrale, rédactrice d’horoscope, peut-être que tu mets des jupes pour faire des coloscopies ou que tu enterres les morts d’autres familles que la tienne.

Enfant je t’ai vu et je t’ordonne de poser ta plume sale mioche des gonades familiales !

Je ne connais pas ton âge, mais je vois aux lettres raturées que tu fractionnes avec entrain qu’il n’y que du sang mauvais qui coule dans tes veines juvéniles ; du sang acide comme une terre vérolée où tu pourras creuser, il n’y aura pas d’or. Que veux-tu faire de cette plume ? Que vas-tu faire avec elle ?

Et toi, là, le poète, piteux petit personnage aux poils purulents, plein de pustules pires que la peste et qui empeste la puanteur par tous les pores de ta peau, lâche donc cette plume.

Ce n’est pas à toi de l’utiliser par tu galvaudes tout ce que tu touches et personne ne voudra d’une plume galvaudée. Je ne sais pas ce que tu chantes et encore moins ce que tu écris mais à l’odeur rance qui s’en dégage je veux que tu partes de cette ligne !

Hé pornographe, révélateur de la vulgaire perversité exposée aux quatre vents de pièces dorées où sombrent dans la luxure quelques muses mal vêtues, pose donc ta plume pornographe, je ne sais pas ce que tu vas en faire mais je ne voudrais pas que tu la mettes dans le cul d’une femme.

Il n’y de plumes légitimes que sur le dos des oiseaux, et moi je m’envole loin de là plèbe endémique !

 

Prose endémique

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Publié dans #poésie, #Prose, #plume, #Pictogranimation

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