Articles avec #pictogranimation tag

Publié le 20 Juin 2015

Il y a des jours

Des nuits qui coulent à flot

Il y a l’ancre qui lâche

Jeté par dessus bord

Par delà la rive

Il y a l’ivre des hommes en laisse

Et toute la liesse des idées folles

Je croule sous cette liesse

J’embrasse le for des intérieurs

Je tiens le lien de cuir

Les branches d'oliviers et l’aubépine

Je nacre les seins de la gonzesse

Celle qui nage dans le fond du verre

La crasse au creux

Des yeux dans le dos

Un âne moins amoureux que toi

Et l’honnête fidélité des amnésiques

Il y a des jours

Des jours comme lui

Des crépuscules comme ça

Et le feu au coin des yeux

Les recoins des rivières

Et les âmes mortes

Charniers qui dérivent

Les ballastes vidés

Chemin d’herbes fourragères

Les foins des chambres psychiatriques

Le pouvoir délié - qui ne se tient plus

Retient les puits de tes amours propres

Préférer l’amour sale

La morale du mouchoir

Et le charme des dames de classe

Petites pièces dans le fond des poches

Sous ton pantalon la lingerie des antiques

Le gros cœur des arcs

Les petits culs des anges

Et la voix qui déraille

Trahison  des faiblesses

Tu te coiffes sous des écrans de fumées

Le talent égrainé

Chapelet de prouesses

Aux commissures des gueules de la Terre

Aimer serrer les saints

Et secouer tout l’or des mondes

Pluie le matin chagrin

Et puis rien

Du lard au fond des yeux

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Publié dans #poésie, #Prose, #Pictogranimation

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Publié le 31 Mai 2015

Aujourd’hui dans hier je me souviens - encore - du temps où ce blog m'offrait des e-mails impromptus et parfois délurés ; le temps où ce blog était le point de départ d’improbables interactions. C’était un temps d’hier, un temps dans l’hier où je n’ai pas encore devenu l’autre que je suis et ici encore était un antre, un espace de repli où je déployais dans la pudeur les tissus tissés des fils de ma vie. Vieux conque je suis devenu je me souviens du temps où Instagram, balbutiant ses images savait encore m’offrir des seins, des culs, de l'érotisme en privé. C’était une terre promise où la conquête était de chair et la sueur coller à l’âme quelques flous non gaussiens cadrés dans les photos. Sous les filtres superficiels des gourgandines qui s’ignoraient affrontaient leur pudeur pour donner aux échanges une saveur licencieuse.  Je me souviens ici, avec un peu de nostalgie du temps où internet faisait bander encore bander les hommes et pas seulement les financiers ... Aujourd'hui tout n'est que pose, posture et frissons superficiels. Il y a des souris sur la surface des choses, mais le pixel est saint, safe, sauf, sauvé d’une lubrique destinée par la force de l’argent qui nivèle par l’autocensure les vertus érotiques qui pouvaient être possible. L’argent est comme l’amour, ce sont des valeurs qui se supposent supérieures et qui s’appuient sur cette croyance pour justifier d’imposer en dessous que les divergences s’unissent pour un intérêt supérieur mais toujours lisse, consensuel et sans charme, sans cul, sans foutre. Je me souviens encore bien du temps où écrire ces quelques lignes-là était pour ma prose un strip-tease intégral.

Quoi de plus parlant pour illustrer l’érotisme qui s’effondre que l’image iconique d’une nymphette venue d'un temps perdu ? - Brigitte Bardot

Quoi de plus parlant pour illustrer l’érotisme qui s’effondre que l’image iconique d’une nymphette venue d'un temps perdu ? - Brigitte Bardot

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Publié dans #érotisme, #mélancolie, #Je est un Blog, #Pictogranimation, #femme

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Publié le 26 Mai 2015

Tous les ans à la même période les visites affluent sur mon blog via la recherche sous les jupes des joueuses de tennis. Alors en plein Roland Garros je décide de rendre hommage à cette recherche qui fait passer le nombre de visiteurs de ce blog de 6 à 20. Je dois en conclure que internet ne manque pas d’hommes aux vices qui se partagent avec les miens ; en même temps je n’en doutais pas.

Vas-y joue joueuse de tennis et laisse les hommes voir sous ta jupe
Vas-y joue joueuse de tennis et laisse les hommes voir sous ta jupe

Vas-y joue joueuse de tennis et laisse les hommes voir sous ta jupe

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Publié dans #Sous les jupes, #Pictogranimation, #Sport, #érotisme

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Publié le 25 Mai 2015

La vie, ce si léger fardeau.

Oxymore sa mère

Sur un fil vérité

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Publié dans #citation, #autofiction, #Pictogranimation, #Sous les jupes, #érotisme

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Publié le 21 Avril 2015

Il y a quelque part un monde primordial.

Quelques pages de magazine qui un jour m’ont dévoilé l’impromptue existence de ce monde imaginaire. Une évocation, presque une nouvelle, trois pages, trois fois rien et pourtant si j’en parle comme d’un monde primordial c’est que dans ces quelques lignes j’ai perçus et découverts l’essence d’une pulsion. J’ai vu, lu, perçus un monde qui 20 ans après me marque toujours, encore. Une empreinte de science-fiction folle, datée, débridée, hybridée, délirante et précise comme un monde plausible. C’était surtout d’une liberté folle, un vent qui m’a parlé, nuée radioactive qui a certainement déclenché une mutation en moi.

Vingt ans après j’y repense, j’en reparle et par miracle j’ai gardé ce magazine et parfois je m’y replonge comme l’homme rassure sa foi en caressant ses reliques.

Il y a un monde primordial qui m’échappera toujours parce qu’il est en anglais, anglophone, jamais traduit ; c’est peut-être cette barrière entre ce noyau primordial et mon inaccessible esprit qui a attisé mon attention. Peut-être pas.

Mais de ce fossé entre ce monde primordial est moi et sûrement né un désir. La seule possibilité d’épouser ce monde est donc de le réécrire, de me le réécrire, d’en réécrire un comme moi, comme je le désir, comme je le fantasme. Je cours sûrement depuis 20 ans après ce monde qui n’existe que dans mes fantasmes. C’est peut-être ça oui qui a conduit mon esprit à prendre le courage d’écrire.

D’abord en se mentant à lui-même et ensuite à acceptant de reconnaître le manque de son monde primordial et la nécessité de se l’écrire pour soi - ensuite peut-être pour les autres. 

Il y a un monde primordialIl y a un monde primordialIl y a un monde primordial

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Publié dans #Je est un Blog, #jeux de rôle, #jdr, #SF, #mélancolie, #nostalgie, #Pictogranimation

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Publié le 20 Avril 2015

 

Nous étions deux, deux de trop

Nous étions fou, deux jambes de bois dans une course folle

Nous nourrissons des feux contraires, sous la fierté des invisibles

Nous étions de ceux qui savent dire à l’autre « baisse tes dessous »

Rien que des nonnes au fil de l’eau qui font pipi sous la surface

Rien de bien dangereux, rien que du particulier, de la petite histoire

De tous petits espoirs qui essorent l’envie de te voir nue

Des fiançailles datées de l’aube

Les jours s’inversent entre les fleurs en flammes et les pierres percées

Ce sont les filles faciles qui coulent en larme

Et les dames drapées qui tirent les lames du tarot

On célèbre le mariage, ton marteau sur mon enclume

Le fourreau et l’épée qui tombent dans l’eau oubliée d’un puit

Les portes sont enfoncées, les lieux ouverts et les quatre vents

Comme de la vapeur au bout de tes doigts

De petites langues enroulées sur ton poignet

Et puis toujours mon unique qui baigne dans la piscine

Celle qui courtise les alanguis, tombeuse de charme dans les tornades

Celle qui est ma dangereuse endormie à la surface de l’eau

Celle qui est mon autre Ophélie en culotte de soie et jupe courte

Celle qui est dans la lumière quand les orfèvres se cachent dans les ombres

Nous étions deux dans le centre de la cible

Nous étions couchés sur le champ de bataille

De l'eau dans la baignoire

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Publié dans #poésie, #Pictogranimation

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Publié le 17 Avril 2015

Exhumer l’heure d’en face pour l’heure d’un face à face, d’un été et celle d’il était une fois

C’est pour ça, ainsi que pour toi, que je consacre le sommet des aiguilles, chefs d’états de dictatures

Juste de petites gorgées comme avec de l’alcool fort, tes lèvres écarlates comme un fruit de saison

J’arraisonne tempêtes et orages, j’abandonne les armes sous ton pavillon de dentelle blanche

Il faudra toujours faire tinter le fer, on en revient toujours à cela, mais pas pour ce jour là

Mes doigts d’argent pour recueillir l’or liquide qui poisse sous ta ligne de flottaison

J’ai du tact à l’oreille et j’écoute forcir le gouffre qui ample, gonfle ta petite poitrine

Trésors volés à la vue et à la barbe de ton père, les mains cachées sous ta pudeur

En face à face et tête bêche, butiner le butin et faire perler de sueur ta peinture écarlate

Sous le derrière des yeux des hommes je dérobe ton feu sacré inscrit dans ton intimité

Par le derrière de ton corps je défais ta robe, dévoiler l’audace de tes reins qui chutent sur mes mains

Le beat est fou à la peau de ton cœur, ta poitrine haletante bat la mesure de mon audace définitive

Faire dans l'Eros

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Publié dans #poésie, #érotisme, #Sexualité, #sein, #femme, #Fantasmagorie, #fille, #Pictogranimation

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Publié le 7 Avril 2015

43 minutes de ville, de ville nocturne, une ville noctambule qui ne dort jamais ; en tout cas jamais la nuit, c’est le temps d’une ville qui dort le jour, qui croule, s’écroule sous les pas des vivants, c’est une cité éteinte de pied en cap qui disparait sous l’acier terni au soleil et le verre ruisselant de soleil. C’est un temps de mort jusqu’à ce que le soleil tombe et que se lève la nuit ; lumineuse et brillante, une nuit d’apparat pour une ville vivante ; la vibration d’un cycle régulier d’asphalte et de mort ; la crudité des néons blancs contre l’exotisme des couleurs vives ; dans le cœur artificiel d’un parking souterrain c’est le terrain de jeux nocturnes pour jeunes noctambules, les chats gris et les loups et les chiens et tous ceux qui se glissent entre eux et parcourent les trottoirs, les territoires urbains qui tous, s’habillent d’un or éphémère comme la jeune femme en t-shirt rouge qui s’apprête pour aller danser toute la nuit et qui ne prendra le risque de se montrer à nue et de décevoir rien qu’au petit matin à la pâleur blême de l’aube naissante. La ville sous la lumière, sous une pluie de lumière médiocre comme un divin écrin ; un étape que l’on marque à un feu rouge avant de passer à lasuite.

43 minutes avant la ville

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Publié dans #ébauche, #Divagations diverses, #ville, #Pictogranimation

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Publié le 25 Mars 2015

Je viens souvent te regarder comme je regarde le chien de mon fusil

À moins que je ne vienne te regarder comme on regarde une proie, la possibilité d’une proie

La vérité c’est que je te regarde comme on scrute la nature à la recherche d’un gibier ou au désir de toi

La quête d’une cible sur laquelle abattre son plomb comme le soleil de juillet vise la peau des nymphettes étendues sur le sol

Dans la nature incertaine de ta venue à moi, je te vise puis je te mets en joue

J’épaule et je passe au crible le devant moi, l’étendu des possibles comme la possibilité de toi

Scanner à espoir, IRM de ce qu’il adviendrait si tu passais par-là, si tu passais par le devant de mes yeux

Je viens souvent comme un robot venu d’un futur fou pour te regarder comme la gâchette de son fusil à infléchir l’avenir

C’est en toi que je cherche, tu es ma nature, la savane de mes errances à la poursuite d’un sens non commun

Je te recherche comme l’interdit, la frontière idiomatique qu’il ne faut pas franchir et que je franchi en toi

Tu es mon non-commun, ma possibilité d’un illicite, le chemin d’une violation et par effet de domino la fontaine de mes transcendances

Je te fouille puis te teste à l’examen de mes émotions

Et je t’explore en moi à la nature de tes transgressions

Pareille à une famille naturiste au seuil de l’adolescence

Tu es l’impossible devenir du versificateur

Marrée d’images toujours plus vite là que les mots du poète

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Publié dans #poésie, #écrire, #Pictogranimation

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Publié le 24 Mars 2015

Je suppose, enfin je devine, je présent, je sais qu’un jour ce blog n’exprimera plus rien qui me ressemble ; ce jour-là je serai sûrement devenu quelqu’un d’autre, une nouvelle fois quelqu’un d’autre ou juste une évolution de moi assez marquée pour se dissocier de celui que je suis actuellement. Déjà je sais que les coutures commencent à craquer ; pas le poids de l’amour, plutôt le poids de la mélancolie. Depuis longtemps déjà cet ici, ce blog n’exprime pas qui je suis, pas toujours, juste des parfois, depuis déjà longtemps j’écris ici en me désabonnant de l’auteur ; peut-être même depuis le début j’ai su que si je devais puiser dans l’intime et la fiction personnelle je ne pourrais pas tenir aussi longtemps, à moins que ce ne soit qu’un excès de pudeur, un zèle de pudeur qui nourrisse me prétention, celle de réserver mon impudeur à ma littérature et en écrivant cela, ici et maintenant ce matin du 24 mars 2015 à 09 heures 49 minutes 2098 ème jours d’existence de ce blog je crois comprendre que la pudeur, ou ma forme d’impudeur diluée et camouflée derrière des tombereaux d’énigmes littéraires, formules abscondes et autres procédés fumeux pour écran de fumée c’est ce qui explique que mon blog n’a pas connu de succès. Même si je ne le tiens pas pour le succès, j’ai toujours eu espoir que le blog serai visité et donc lu et parfois commenté par une quantité grandissante de personnes ; c’est toujours très stimulant de l’être. Mais ça n’a jamais été le cas, depuis des années, parce que ce projet vie depuis des années, le nombre de visites n’oscille quasiment pas, la variation entre cinq et dix est minime. C’est sûrement parce que j’ai manqué d’impudeur. Sûrement parce que je n’ai pas dit « bonjour à toi l’ami lecteur ». Sûrement parce que je suis un homme. Sûrement parce que je n’ai écrit ce blog rien que pour moi. Et par-dessus tout le reste si ce blog n’a jamais connu le faste des grandes visites comme la nature connait le faste des grandes marées c’est parce que je n’ai pas toujours écrit de bonnes choses ici. Je n’ai aucune ligne éditoriale, aucune promesse de qualité. Libre mon blog c’est s’assurer de s’exposer à de piètres articles et quelque fois de très bons textes - même si ce jugement et le fruit subjectif de mes espérances -. Advienne que pourra, je serai encore là demain.

L'impudeur c'est la clef

L'impudeur c'est la clef

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Publié dans #Blog, #Je est un Blog, #Pictogranimation

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