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Publié le 25 Mars 2015

Je viens souvent te regarder comme je regarde le chien de mon fusil

À moins que je ne vienne te regarder comme on regarde une proie, la possibilité d’une proie

La vérité c’est que je te regarde comme on scrute la nature à la recherche d’un gibier ou au désir de toi

La quête d’une cible sur laquelle abattre son plomb comme le soleil de juillet vise la peau des nymphettes étendues sur le sol

Dans la nature incertaine de ta venue à moi, je te vise puis je te mets en joue

J’épaule et je passe au crible le devant moi, l’étendu des possibles comme la possibilité de toi

Scanner à espoir, IRM de ce qu’il adviendrait si tu passais par-là, si tu passais par le devant de mes yeux

Je viens souvent comme un robot venu d’un futur fou pour te regarder comme la gâchette de son fusil à infléchir l’avenir

C’est en toi que je cherche, tu es ma nature, la savane de mes errances à la poursuite d’un sens non commun

Je te recherche comme l’interdit, la frontière idiomatique qu’il ne faut pas franchir et que je franchi en toi

Tu es mon non-commun, ma possibilité d’un illicite, le chemin d’une violation et par effet de domino la fontaine de mes transcendances

Je te fouille puis te teste à l’examen de mes émotions

Et je t’explore en moi à la nature de tes transgressions

Pareille à une famille naturiste au seuil de l’adolescence

Tu es l’impossible devenir du versificateur

Marrée d’images toujours plus vite là que les mots du poète

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Publié dans #poésie, #écrire, #Pictogranimation

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Publié le 24 Mars 2015

Je suppose, enfin je devine, je présent, je sais qu’un jour ce blog n’exprimera plus rien qui me ressemble ; ce jour-là je serai sûrement devenu quelqu’un d’autre, une nouvelle fois quelqu’un d’autre ou juste une évolution de moi assez marquée pour se dissocier de celui que je suis actuellement. Déjà je sais que les coutures commencent à craquer ; pas le poids de l’amour, plutôt le poids de la mélancolie. Depuis longtemps déjà cet ici, ce blog n’exprime pas qui je suis, pas toujours, juste des parfois, depuis déjà longtemps j’écris ici en me désabonnant de l’auteur ; peut-être même depuis le début j’ai su que si je devais puiser dans l’intime et la fiction personnelle je ne pourrais pas tenir aussi longtemps, à moins que ce ne soit qu’un excès de pudeur, un zèle de pudeur qui nourrisse me prétention, celle de réserver mon impudeur à ma littérature et en écrivant cela, ici et maintenant ce matin du 24 mars 2015 à 09 heures 49 minutes 2098 ème jours d’existence de ce blog je crois comprendre que la pudeur, ou ma forme d’impudeur diluée et camouflée derrière des tombereaux d’énigmes littéraires, formules abscondes et autres procédés fumeux pour écran de fumée c’est ce qui explique que mon blog n’a pas connu de succès. Même si je ne le tiens pas pour le succès, j’ai toujours eu espoir que le blog serai visité et donc lu et parfois commenté par une quantité grandissante de personnes ; c’est toujours très stimulant de l’être. Mais ça n’a jamais été le cas, depuis des années, parce que ce projet vie depuis des années, le nombre de visites n’oscille quasiment pas, la variation entre cinq et dix est minime. C’est sûrement parce que j’ai manqué d’impudeur. Sûrement parce que je n’ai pas dit « bonjour à toi l’ami lecteur ». Sûrement parce que je suis un homme. Sûrement parce que je n’ai écrit ce blog rien que pour moi. Et par-dessus tout le reste si ce blog n’a jamais connu le faste des grandes visites comme la nature connait le faste des grandes marées c’est parce que je n’ai pas toujours écrit de bonnes choses ici. Je n’ai aucune ligne éditoriale, aucune promesse de qualité. Libre mon blog c’est s’assurer de s’exposer à de piètres articles et quelque fois de très bons textes - même si ce jugement et le fruit subjectif de mes espérances -. Advienne que pourra, je serai encore là demain.

L'impudeur c'est la clef

L'impudeur c'est la clef

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Publié dans #Blog, #Je est un Blog, #Pictogranimation

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Publié le 22 Mars 2015

Une société d’image ; des images sur des images par des images par-dessus des images ; c’est un nuage, un orage permanent d’images, des pixels d’écrans en écrans, de l’œil au cerveau et toujours des ondes sur les ondes qui émettent du sens, du sens parasite, du parasitage, et ça conduit l’esprit à se sentir rempli et même sur-rempli jusqu’à ce que tous les sens de l’individu débordent ; et perdre le fil de la ville, perdre le sens de l’attention, tout perdre de sa concentration ; des images sur des images par des images par-dessus des images pour dissoudre l’individu dans la rue, les ruelles, dans tous les lieux qui sont sous la focale des écrans, des télés et de tous les projecteurs vidéo holographique qui dispersent dans la troisième dimension une recomposition d’image ; et c’est sans parler des sons, des ondes sonores qui babillent et puis hurlent en différentes hauteurs de courbes dans les oreilles de la foule et pressurent les idées à l’intérieur des crânes jusqu’à la fracture d’idée qui laisse échapper un filet d’huile attentive qui s’écoule dans le caniveau ; un aveu de dévotion à toutes ces idoles qui violent l’espace public et la foule en ferveur païenne se laisse séduire ; toujours, tout le temps, par tous les temps de cerveaux disponibles

Brainstorming ; Digression des sens

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Publié dans #ébauche, #Divagations diverses, #Pictogranimation, #Brainstorming

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Publié le 2 Mars 2015

2076 idioties des internets

2076 idioties des internets

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Publié dans #Pictogranimation

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Publié le 26 Février 2015

Pose ta plume homme de couleur, même si je ne la vois pas.

Non, je ne sais pas ta couleur, mais vu ce que tu écris, tu dois en avoir de la couleur dans tes stocks de gènes ; bleu d’eau ou vert glauque, noir comme une étole d’une femme en deuil ou blanc comme un pétale offert à une fille.

Et toi là-bas, pose donc ta plume la femme de métier

Bien sûr que je ne sais pas ton métier, mais vu ce que tu fais, tu dois bien en avoir un de métier de femme inscrite dans ton sexe ; conceptrice astrale, rédactrice d’horoscope, peut-être que tu mets des jupes pour faire des coloscopies ou que tu enterres les morts d’autres familles que la tienne.

Enfant je t’ai vu et je t’ordonne de poser ta plume sale mioche des gonades familiales !

Je ne connais pas ton âge, mais je vois aux lettres raturées que tu fractionnes avec entrain qu’il n’y que du sang mauvais qui coule dans tes veines juvéniles ; du sang acide comme une terre vérolée où tu pourras creuser, il n’y aura pas d’or. Que veux-tu faire de cette plume ? Que vas-tu faire avec elle ?

Et toi, là, le poète, piteux petit personnage aux poils purulents, plein de pustules pires que la peste et qui empeste la puanteur par tous les pores de ta peau, lâche donc cette plume.

Ce n’est pas à toi de l’utiliser par tu galvaudes tout ce que tu touches et personne ne voudra d’une plume galvaudée. Je ne sais pas ce que tu chantes et encore moins ce que tu écris mais à l’odeur rance qui s’en dégage je veux que tu partes de cette ligne !

Hé pornographe, révélateur de la vulgaire perversité exposée aux quatre vents de pièces dorées où sombrent dans la luxure quelques muses mal vêtues, pose donc ta plume pornographe, je ne sais pas ce que tu vas en faire mais je ne voudrais pas que tu la mettes dans le cul d’une femme.

Il n’y de plumes légitimes que sur le dos des oiseaux, et moi je m’envole loin de là plèbe endémique !

 

Prose endémique

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Publié dans #poésie, #Prose, #plume, #Pictogranimation

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Publié le 22 Février 2015

Dans mes désirs il n'y a que des ruines et des illusions

Du sable perdu sur le dos des femmes

Et du lichen qui rampe sur le ventre de pulsions troglodytes

J'entre ici comme on entre en soi dans une grotte de glaise

Façonnée étroite et humide comme le vagin demoiselle d'une amie perdue

D'une demie vierge qui a posé ses fesses dans le grenier de mes souvenirs

Ce jour-là voit quelques catins débrayées qui se souviennent de moi

Les trônes sont de porcelaines et la pudeur de soie d’araignée

Dans mes désirs sans fin il y des nuits sans lits

Et des lits sans muses où des désirs sans amarres voguent au hasard des mers

Les muses sans ancrage ont quittées les rivages

Je vitupère au plus près d’accents laissés vacants

Car j'entends à leurs bouches silencieuses les paroles qui ne sont plus

Toutes les tournures sont des combats

Et les combats souvent des mouvements d'apparat

Il n'y a pas d'appartement pour dresser tombeau à de biens pâles copies

L'amour à déserté la marche et depuis je reste celui seul qui sais

Qui se souviens des années d'airain sous le faste des souvenir

J'ai un trop plein de mon grand vide

Une terreur sourde que je décline

Une vague de l'âme sur une mer de sel

Qui s'échoue sous la paupière de mes yeux verts

J'en ai perdu le sens des punchlines

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Publié dans #poésie, #Prose, #Pictogranimation

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Publié le 20 Février 2015

La machine à plume est-elle tombée en rade ?

Et si c’est bien le cas, ne faudrait-il pas distribuer des crânes de compensation ?

J’ai donc allumé des bougies et j’ai rangé le chien

Le ciel a tourné comme les morts dans leur tombe

Un vent démonté pareil au ventre dénudé d’une pinup endiablée

A remué le froid d’une danse orientale

Il ne me reste plus qu’à sortir le grand mat et à prier les dieux

A l’espoir de la nuit qu’une poule de luxe ou un gallinacé vienne picorer les vers de ma poésie intestine

 

Il y a de l’obsolescence programmée dans la machine à rime

Et une panne émérite dans mécanique des refrains

Il faut dès alors que je m’arrête par deux fois, au seuil et au sommet

Et devant le vent mauvais et la mauvaise plume, que je déblais solitaire les écrans de fortune

Il y a des muses adossées au mérite qu’elles inspirent

Elles s’insurgent et elles fument feignant de ne rien voir

Ni la médiocrité qui leur macule la peau, ni la prospérité des idoles de papier

Le fond de l’air est iodé par les larmes des pleureuses amourachée d’un diable débordé

 

Les bûchers exotiques brûlent de nos indifférences

Et le cœur des poupées ploie sous le poids des pétales fanés

Il n’y a plus qu’à soudoyer l’historique acidulé de nos souvenirs

Pour s’offrir la conscience poétique d’une démonstration de papier

En homme seul aujourd’hui et demain je contournerai le trône

Et derrière la futaie j’irai pisser tout mon saoul

En 2066 jours je crois que j'ai bafoué tous les principes que j'ai pu envisager il y a 2066 jours en arrière

En 2066 jours je crois que j'ai bafoué tous les principes que j'ai pu envisager il y a 2066 jours en arrière

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Publié dans #poésie, #Prose, #Divagations diverses, #Je est un Blog, #Pictogranimation

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Publié le 19 Février 2015

Je peine parfois à dissocier l’art du reste, l’esthétique du beau, l’érotisme de la pornographie et le désir à la pulsion parce que dans ces domaines où l’on entre en quête de transcende et de transgression l’essentiel repose sur le dépassement de frontières, de limites, de névroses et ainsi de soi. Difficile de ne pas éprouver de désir pour l’art ni de se faire souiller par la pornographie de ses propres pulsions ou la pornographie d’œuvres fulgurantes ; et même si je ne peux en rien garantir qu’un artiste comme Jeff Koons soit un grand artiste, il n’en n’est pas moins la figure la plus - dominante - dans notre moment médiatique et je trouve que ce n’est pas un hasard que l’homme fut l’époux de la Cicciolina personnage sulfureux d’un temps révolue, actrice pornographique, icone et apprentie politicienne et j’ai envie de voir là un exemple à ma pensée qui éprouve parfois la difficulté de dissocier l’art du reste.

2065 ème jour de réfléxion

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Publié dans #Je est un Blog, #Pictogranimation, #art

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Publié le 16 Février 2015

Je suis la vulgarité, le va et viens obsessionnel où mes désirs sont des pulsions

Je suis l'outrance cuite et recuite, outrecuidance des temps nouveaux car je déploie et je dévoile la substance noire de mon cerveau

Elle est poisseuse et elle est rance, elle colle au cul des demoiselles qui ont l'audace d’asseoir leurs fesses sous arborescence de mon jardin secret

Cette substance noire c’est le terreau et puis la sève de ce territoire intime où je deviens le roi d'un paysage de stupre

J'ai mes lubies et mes passions, mes obsessions sont récurrentes mais écœurantes pour sous d’autres crânes

Et sous les jets dorés j'inonde mon roi et son surmoi de fluides immondes que je recueille au calice des dames et des brebis qui s'égarent en mes terres délétères

Je suis poète et pornographe à cœur ouvert sur un grand vide, il y a une porte qui se dérobe et derrière des câbles fous

Voyez donc comment je mime des fellations à des marionnettes qui par moi urinent entre les arbres, accroupies dans la rue elles alimentent le mouvement de Pygmalion dans mes yeux fous

J'ai le plus doux pelage des animaux de cette faune de sauvages

Mais je garde l'aigre-doux comme une croyance lorsque je croque dans la chair vive de celles qui n'ont pas quittées leurs chaises

C’est un destin qui peut m’échoir  quand je deviens le roi des rois, le loup des loups, poète du prince et prédateur de filles aux bustes minces

Sous la plume la dent est croc et sur son sein le croc effleure à la pression des cannibales l’aréole qui affleure à la surface comme un navire évanescent que l’on distingue sur l’horizon

Je suis poète de ma vulgarité parce qu’une vulve reste toujours béante et qu’une plume voudra toujours brusquer la surface féminine des choses de son symbole phallique  

J'ai le plus doux pelage des animaux de cette faune de sauvages

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Publié dans #poésie, #Prose, #pipi, #punchline, #Pictogranimation, #Je est un autre

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Publié le 15 Février 2015

Transhumanisme monde d’amour, expérience monacale de l’homme qui s’octroie la vie des dieux plutôt que celle des rats, quoi que les rats eux aussi mieux que tous sont doués pour la survie par l’adaptation à son milieu. L’homme dieu, l’homme rat, dans les deux cas il ne s’agit là que de transhumance de l’humanité. Les hommes entre eux, sans dieux ni mètre étalon du facteur avenir, se laisse transformer, transporter par l’espoir de devenir plus vieux, plus fort, plus grand, plus performant, c’est le décompte de cette humanité-là qui s’hybride dans la technologie que racontera l’aventure transhumaniste. Une fantastique aventure de notre civilisation, d’une branche généalogiquement futuriste de la civilisation des hommes dès le jour où deviendra réalité le désir de s’envoyer en l’air, dépasser le septième ciel et au-delà l’espace pour conquérir un nouveau possible. Une arche biblique de verre et d’acier et de la technologie la plus en pointe de son temps pour confectionner un grand cocon de plastique et de cuivre et l’illusion matricielle que tout est possible, notamment partir, notamment perpétuer la race humaine et plus difficile sa culture. Mais le voyage est la genèse de l’hybridation, surtout quand les vents solaires et les rayonnements actifs de sources inconnues inocule au génome de l’humanité le fruit de la mutation, la variation sur le même, 2061 fois modifier la même source et autant de fois décompter la différence comme une naissance ou une dégénérescence. C’est là, dans l’infime nuance, tout le sens d’une vie qui n’en est plus exactement une. Pas la même en tout cas.

Un jour écrire l'univers

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Publié dans #Transhumanisme, #écrire, #Chronique chaotidienne, #Pictogranimation

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