Articles avec #pictogranimation tag

Publié le 22 Février 2015

Dans mes désirs il n'y a que des ruines et des illusions

Du sable perdu sur le dos des femmes

Et du lichen qui rampe sur le ventre de pulsions troglodytes

J'entre ici comme on entre en soi dans une grotte de glaise

Façonnée étroite et humide comme le vagin demoiselle d'une amie perdue

D'une demie vierge qui a posé ses fesses dans le grenier de mes souvenirs

Ce jour-là voit quelques catins débrayées qui se souviennent de moi

Les trônes sont de porcelaines et la pudeur de soie d’araignée

Dans mes désirs sans fin il y des nuits sans lits

Et des lits sans muses où des désirs sans amarres voguent au hasard des mers

Les muses sans ancrage ont quittées les rivages

Je vitupère au plus près d’accents laissés vacants

Car j'entends à leurs bouches silencieuses les paroles qui ne sont plus

Toutes les tournures sont des combats

Et les combats souvent des mouvements d'apparat

Il n'y a pas d'appartement pour dresser tombeau à de biens pâles copies

L'amour à déserté la marche et depuis je reste celui seul qui sais

Qui se souviens des années d'airain sous le faste des souvenir

J'ai un trop plein de mon grand vide

Une terreur sourde que je décline

Une vague de l'âme sur une mer de sel

Qui s'échoue sous la paupière de mes yeux verts

J'en ai perdu le sens des punchlines

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Publié dans #poésie, #Prose, #Pictogranimation

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Publié le 20 Février 2015

La machine à plume est-elle tombée en rade ?

Et si c’est bien le cas, ne faudrait-il pas distribuer des crânes de compensation ?

J’ai donc allumé des bougies et j’ai rangé le chien

Le ciel a tourné comme les morts dans leur tombe

Un vent démonté pareil au ventre dénudé d’une pinup endiablée

A remué le froid d’une danse orientale

Il ne me reste plus qu’à sortir le grand mat et à prier les dieux

A l’espoir de la nuit qu’une poule de luxe ou un gallinacé vienne picorer les vers de ma poésie intestine

 

Il y a de l’obsolescence programmée dans la machine à rime

Et une panne émérite dans mécanique des refrains

Il faut dès alors que je m’arrête par deux fois, au seuil et au sommet

Et devant le vent mauvais et la mauvaise plume, que je déblais solitaire les écrans de fortune

Il y a des muses adossées au mérite qu’elles inspirent

Elles s’insurgent et elles fument feignant de ne rien voir

Ni la médiocrité qui leur macule la peau, ni la prospérité des idoles de papier

Le fond de l’air est iodé par les larmes des pleureuses amourachée d’un diable débordé

 

Les bûchers exotiques brûlent de nos indifférences

Et le cœur des poupées ploie sous le poids des pétales fanés

Il n’y a plus qu’à soudoyer l’historique acidulé de nos souvenirs

Pour s’offrir la conscience poétique d’une démonstration de papier

En homme seul aujourd’hui et demain je contournerai le trône

Et derrière la futaie j’irai pisser tout mon saoul

En 2066 jours je crois que j'ai bafoué tous les principes que j'ai pu envisager il y a 2066 jours en arrière

En 2066 jours je crois que j'ai bafoué tous les principes que j'ai pu envisager il y a 2066 jours en arrière

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Publié le 19 Février 2015

Je peine parfois à dissocier l’art du reste, l’esthétique du beau, l’érotisme de la pornographie et le désir à la pulsion parce que dans ces domaines où l’on entre en quête de transcende et de transgression l’essentiel repose sur le dépassement de frontières, de limites, de névroses et ainsi de soi. Difficile de ne pas éprouver de désir pour l’art ni de se faire souiller par la pornographie de ses propres pulsions ou la pornographie d’œuvres fulgurantes ; et même si je ne peux en rien garantir qu’un artiste comme Jeff Koons soit un grand artiste, il n’en n’est pas moins la figure la plus - dominante - dans notre moment médiatique et je trouve que ce n’est pas un hasard que l’homme fut l’époux de la Cicciolina personnage sulfureux d’un temps révolue, actrice pornographique, icone et apprentie politicienne et j’ai envie de voir là un exemple à ma pensée qui éprouve parfois la difficulté de dissocier l’art du reste.

2065 ème jour de réfléxion

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Publié le 16 Février 2015

Je suis la vulgarité, le va et viens obsessionnel où mes désirs sont des pulsions

Je suis l'outrance cuite et recuite, outrecuidance des temps nouveaux car je déploie et je dévoile la substance noire de mon cerveau

Elle est poisseuse et elle est rance, elle colle au cul des demoiselles qui ont l'audace d’asseoir leurs fesses sous arborescence de mon jardin secret

Cette substance noire c’est le terreau et puis la sève de ce territoire intime où je deviens le roi d'un paysage de stupre

J'ai mes lubies et mes passions, mes obsessions sont récurrentes mais écœurantes pour sous d’autres crânes

Et sous les jets dorés j'inonde mon roi et son surmoi de fluides immondes que je recueille au calice des dames et des brebis qui s'égarent en mes terres délétères

Je suis poète et pornographe à cœur ouvert sur un grand vide, il y a une porte qui se dérobe et derrière des câbles fous

Voyez donc comment je mime des fellations à des marionnettes qui par moi urinent entre les arbres, accroupies dans la rue elles alimentent le mouvement de Pygmalion dans mes yeux fous

J'ai le plus doux pelage des animaux de cette faune de sauvages

Mais je garde l'aigre-doux comme une croyance lorsque je croque dans la chair vive de celles qui n'ont pas quittées leurs chaises

C’est un destin qui peut m’échoir  quand je deviens le roi des rois, le loup des loups, poète du prince et prédateur de filles aux bustes minces

Sous la plume la dent est croc et sur son sein le croc effleure à la pression des cannibales l’aréole qui affleure à la surface comme un navire évanescent que l’on distingue sur l’horizon

Je suis poète de ma vulgarité parce qu’une vulve reste toujours béante et qu’une plume voudra toujours brusquer la surface féminine des choses de son symbole phallique  

J'ai le plus doux pelage des animaux de cette faune de sauvages

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Publié dans #poésie, #Prose, #pipi, #punchline, #Pictogranimation, #Je est un autre

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Publié le 15 Février 2015

Transhumanisme monde d’amour, expérience monacale de l’homme qui s’octroie la vie des dieux plutôt que celle des rats, quoi que les rats eux aussi mieux que tous sont doués pour la survie par l’adaptation à son milieu. L’homme dieu, l’homme rat, dans les deux cas il ne s’agit là que de transhumance de l’humanité. Les hommes entre eux, sans dieux ni mètre étalon du facteur avenir, se laisse transformer, transporter par l’espoir de devenir plus vieux, plus fort, plus grand, plus performant, c’est le décompte de cette humanité-là qui s’hybride dans la technologie que racontera l’aventure transhumaniste. Une fantastique aventure de notre civilisation, d’une branche généalogiquement futuriste de la civilisation des hommes dès le jour où deviendra réalité le désir de s’envoyer en l’air, dépasser le septième ciel et au-delà l’espace pour conquérir un nouveau possible. Une arche biblique de verre et d’acier et de la technologie la plus en pointe de son temps pour confectionner un grand cocon de plastique et de cuivre et l’illusion matricielle que tout est possible, notamment partir, notamment perpétuer la race humaine et plus difficile sa culture. Mais le voyage est la genèse de l’hybridation, surtout quand les vents solaires et les rayonnements actifs de sources inconnues inocule au génome de l’humanité le fruit de la mutation, la variation sur le même, 2061 fois modifier la même source et autant de fois décompter la différence comme une naissance ou une dégénérescence. C’est là, dans l’infime nuance, tout le sens d’une vie qui n’en est plus exactement une. Pas la même en tout cas.

Un jour écrire l'univers

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Publié dans #Transhumanisme, #écrire, #Chronique chaotidienne, #Pictogranimation

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Publié le 11 Février 2015

Voilà 2057 jours quasi consécutifs que j’écris au moins un article

Par jour

Pour mon blog

Pour être fidèle à ma névrose et l’idée conne d’écrire chaque jour

Alors aujourd’hui je suis bien placé pour le dire

Pour envoyer chier l’inspiration, la page blanche et toutes les muses qui vont avec

Et ce n’est qu’à ce titre, qu’à cette distance dyslexique que j’entretiens avec les mots

Que j’espère pouvoir approcher la prétention de l’écriture

La posture du premier jet valorisée comme la première urine du matin

C’est pour les cancres et les fauteurs de troubles

                 - bien que foutre le trouble et une tendre ambition -

On écrit avec du sang dans les veines et la rudesse du réel

Comme on va au travail, comme on se colle au turbin

On écrit avec cela, avec l’écriture, avec les mots et le dédain de tout le reste

On se pose et on écrit - aussi simple que cela -

On y revient, on recommence, on entre dedans comme dans le con étroit d’une fille ou d’une religion

Le seul talent de l’écrivain c’est son sens de l’abnégation

Tout le reste c’est pour de faux, pour plaire aux filles et impressionner les garçons

C’est pour faire tourner les moulins et voler les cerveaux lents

L’écrivain se révèle à la page quand il s’y colle sans inspiration

Sans envie, sans fulgurance avec juste son sens du devoir

Et celui de la ligne, de gauche à droite pour nous autres d’occident

2057 jours qu’au moins un article par jour et je ne compte pas le reste

L’écriture dans la durée pour construire la denrée du roman

Ici je parle juste de ma névrose, de l’exercice insensé que je me suis imposé un jour de Juin

Et que je sais insensé parce que je n’en sais pas la fin

Depuis 2057 jours je tiens ce blog

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Publié dans #poésie, #Prose, #Ponctuation, #Je est un Blog, #écrire, #Pictogranimation

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Publié le 10 Février 2015

La grande blonde sous les paillettes sort son sein

Ses deux seins sont sortis mais personne ne remarque que son second sein est déjà bien déballé

Elle a la prise franche sur elle-même, sa main en poigne ferme sur sa poitrine

Elle empoigne pour le dévoiler ou lui faire retrouver son corsage

Le geste sans frivolité, plus carré que celui d’un homme

C’est un geste hygiénique sans amour, l’impersonnel du mécanique

Là où les hommes mettent des saints et des graal à tétons durs

C’est de la séduction à la serpe, sous la peau naturelle femelle de silicone

Les paillettes collées partout par la sueur et le rose des lèvres waterproof impeccable

Elle n’est pas putain mais peut-être danseuse, brésilienne à peau d’or

Courtisane des seins nus, fardée par de la vulgarité, sauvée par son indifférence

De gros seins comme l’on en fait plus, à l’ancienne, un cap, que dis-je, deux énormes péninsules

Recouverts maquillés, maculés des strass déployé autour d’un désastre

C’est une grande blonde avec deux gros seins qu’elle déballe sans passion

Ce sont bien les seins et ce sont bien les notre

La main ferme sur la peau lisse pour réajuster la tension

Poupée électrique mise en forme par le laxisme de la banalité

On ne la mange pas à cause de 2056 calories sous sa graisse

On l’arrose au plexus sous le jet hydrophile légèrement salé de nos larmes

Une femme aux seins nus

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Publié dans #poésie, #Pictogranimation, #érotisme, #femme

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Publié le 5 Février 2015

Ta bite christique envahie d’envies internet

Ton sexe monégasque se dresse sans redressement fiscal

Tu es le mâle alpha version bêta deux point zéro

La figure autochtone d’un orge aux babines larges

Sur une société anonyme de valeur sexe féminin

Tu lances ton OPA, idiote, énorme et précoce  

Ton sexe de devin s’enroule sur la Terre

Masturbation autoroutière sur la planète entière

Ton phallus autocratique à l’étroit dans ton falzar

Ta verge despotique roule sur un chemin d’argile

Jusqu’aux vierges laconiques qui s’excusent pour un rien

Dans la baronnie insidieuse que tu institue sous les draps

Tu es le roi désormais nu régnant sur une armée de putes

Prostituées, courtes jupes et tisanes pour courtiser le roi

Et bafouer le barbare dans ses parties intimes

Bientôt vide comme la flasque dans ta poche intérieure

Tu rends saoul les lèvres adorables des young girls de ta Suisse

Sexe raide aux dimensions prophétiques

2051 mètres à la hauteur des étoiles

Une grosse bite bien plantée dans la roche volcanique

Excalibur de chair à arracher de là

Pour qu’un pecnot d’un autre temps puisse partir avec tes couilles

Et prendre la relève comme un enfant de son père

Brandir haut le sexe raide et rédiger la loi

Faire raccourcir les jupes plutôt que de couper les têtes

Poulets et poulettes dans une bassecour d’opérette

Juste une histoire de cul, juste prophétie de baise

Parce que ta bite narcissique envahie les SMS

Quand hurle en silence un smiley jaune pisse

Qui ne sait pas pleurer

Seulement survivre aux leurres que tu as lancés

Lancinante chorégraphie quand tu remontes tes filets

Un homme nu sur la plage de pixels rocailleux

Qui remonte sa toile dans le grand bain lancée

La peau du sexe tannée par les gifles du temps

Et le corps animé d’un gif glitché

Poésie hérétique pour un glitch avec toi
Poésie hérétique pour un glitch avec toi

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Publié dans #poésie, #Prose, #Pictogranimation, #Glitch

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Publié le 8 Janvier 2015

Je bois à la santé de l’ordre et du chaos, de l’émotion et de la raison

Elle boit à la santé de la terreur et de l’horreur, l’ignorance de la raison

Je pisse à la raie du courage qui fuit les mots, l’audace qui disparait

Elle pisse au pied des statues de bronze, plus insoumise qu’il n’y parait

Je, vous, elle, tu et les autres n’obéirons jamais aux lames anxiogènes

Et si elle pleure au secret de son trône, ce n’est pas de la peur mais de la gêne

Je pose à la santé de l’émotion et du pathos, une guimauve sur mon étendard

Et pour défendre son opinion elle impose son impudeur en guise d’art, de rempart

De vous à moi, la poésie, l’amour noble des mots crus et l’art de rien

Et de moi à elle, l’amour grossier, les fluides, les corps nus et l’air de rien

Pisser sur le drame, la colère, et sur le trône de l'indifférence #NoSens #2023

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Publié dans #poésie, #pamphlet, #Pictogranimation, #pipi

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Publié le 6 Janvier 2015

Je suis frappé par l’achèvement faussement naturelle de cette photo, enfin pas sa perfection absolutiste, mais sa perfection à retranscrire l’impression de prendre sur le vif une nature féminine simple, oubliée, naturaliste ; surprendre le rasoir et l’écriture, la contrainte et la création, on entre dans cet imaginaire où les femmes sont toujours nues, où les femmes, en petite culotte, écrivent en pensant à se faire lisses. Elle est belle c’est photo, cette scène, cet univers, c’est beau je trouve, c’est doux comme idée archaïque mais sensuelle à mes sens ; c’est comme un absolu de voyeurisme quand le regard surprend une scène fantasmée de naturel ou personne ne remarque la présence de cet œil qui surplombe comme Caïn ou Dieu ou l’omniscient narrateur ou le voyeur caché dans le double plafond.

2021 jours pour en arriver là

Quand je pense qu'il y a 2021 quand naissait l'idée de ce blog je me refusais à y intégrer des images et puis maintenant je brode autour des images parce qu'elles convoquent mes instincts de voyeur parce qu'en chaque auteur je suis sûr qu'il y a un voyeur ; nous écrivons la vie de personnages pour entrer en elles, être omniscient dans la vie de nos créations. Enfin, c'est ainsi que je suis, que je suis mes héroïnes au toilette et que j'écoute leurs pensées les plus secrètes en y prenant plaisir.

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