Articles avec #pictogranimation tag

Publié le 3 Octobre 2016

Déjà hier je parlais de certains livres que je chinais comme des objets de curiosités ; c'est-à-dire des livres qui m’intéressent plus pour ce qu’ils représentent en tant qu’objet que pour leur contenu littéraire bien que jamais je ne puisse mépriser les mots au point de ne leur prêter aucune importance. Ce statu d’objet de curiosité agit en amont, au moment où je croise le livre objet sur un étale de vide-grenier et qu’il m’interpelle pour autre chose que ça littérature. Si je croise de la poésie je vais la désirer parce qu’elle est poésie, si je croise Victor Hugo ou un auteur que je connais de près ou de loin je voudrais posséder le livre parce curiosité littéraire de pousser plus loin la connaissance vague ou par plaisir de retrouver une littérature que j’aime. Dans les autres cas, il y a les livres qui me séduisent par leurs couvertures, les livres qui me plaisent pour leur âge, ceux qui me racolent avec leurs prix bas et puis il y a les objets de curiosité qui interpellent ma fibre curieuse et voyeuriste, et qui réveillent l’archéologue et l’idéologue qui sommeillent en moi.

En même temps si la curiosité n’est pas le moteur central du chineur je ne sais pas ce qui peut pousser une personne à arpenter les vide-greniers.

Ce matin là j’étais tôt, dans le soleil levant, dans le frais et dans la légère cohue de ce vide-grenier de village qui s’installe. Sur un des premiers stands je me penche sur un livre dont le visuel m’interpelle ; j’y vois ce qui je pense être du street art et c’est pour ça que je m’y intéresse. Ma mère est amatrice d’art de rue et en feuilletant le livre je me dis que je pourrais le lui offrir à l’occasion. Le titre pourtant écrit en grand sur la couverture ne me parle pas, Matin Brun, lors de mon premier regard j’ai cru qu’il s’agissait du nom de l’auteur, peut-être un Martin Brun, la joie d’être dyslexique et mal réveillé. Le livre comporte de nombreuses images d’art de rue et de quelques pages de textes. Pour 1 euro je décide de le prendre sans bien savoir ce qu’il contient.

Plus tard, ayant tweeté mes achats une personne m’interpelle et me fait remarquer que Matin Brun est vraiment un super texte. Du coup, intrigué je reprends le livre en main et je m’y intéresse vraiment. Matin Brun est bel et bien le titre de ce texte court de Franck Pavloff. Ce texte est un coup de colère, un coup de poing, une fable courte et qui stigmatise la montée des totalitarismes. La lecture de ce texte est d’une grande proximité idéologique et j’ai été étonné en lisant que le texte date déjà de 1997. En presque vingt ans Matin Brun n’a rien perdu de son sens et de sa nécessité de faire bouger les lignes de réflexion des individus et donc des lecteurs. Pour les images d’illustrations qui accompagnent avec force le texte le long des pages de cet ouvrage ce sont des œuvres de l’artiste urbain C215. Je croyais acheter un simple livre d’image et je me suis retrouvé avec une courte fable antifasciste dans un petit livre puissant. Une belle trouvaille que je dois à ma curiosité du matin.

Autre matin, autre livre, autre stand pour un autre style de contenu. Devant un carton de livres je remarque cet ouvrage étroit et haut comme un rectangle qui sort du lot avec sa couverture jaune où une femme nue découpée dans une photo noire et blanche trône au milieu d’une tribu. Au dessus d’elle le titre, Cruelle Zélande. Je vois ce livre, je le prends, puis je le repose n’en sachant rien, puis je le reprends piqué par la curiosité de ce que j’ai vu sur la quatrième de couverture et qui précise ; vente interdite aux moins de 18 ans. J’hésite, je feuillette encore, je picore, et si je fais confiance aux critiques publiées à l’intérieur de la couverture (Le Monde, Elle, L’humanité, Le Canard Enchaîné, etc.) u’il s’agit d’un roman érotique, drôle et bien écrit. M’en fallait-il plus pour l’acheter ? Non, même le prix m’y invitait, 50 centimes. Voilà qu’entre dans ma bibliothèque chinée un roman érotique, Cruelle Zélande, dans lequel une femme d’officier anglais se fait brutalement enlever par une tribu de sauvages érotomane de Nouvelle Zélande écrit par un auteur anonyme dont l’anonymat ne résiste pas à Wikipédia. C’est donc Jacques Serguine qui a écrit ce roman en 1978. C’est donc l’édition originale ! et ça c’est cool je trouve. Jacques Serguine a écrit d’autres livres, il est assimilé au Hussart ce me laisse deviner une forme d’anticonformisme dans ses lignes. Je suis plutôt impatient de me donner le temps de lire ce livre et je reviendrais peut-être vous en faire la chronique.

En tout cas avec ces deux livres la bibliothèque chinée s’enrichie de deux ouvrages à l’esthétique esthétiques et aux contenus intéressants. Lorsque je rentre d’un vide-grenier avec ce genre de livre je suis heureux et satisfait de cette expérience et je n’ai qu’une envie, c’est recommencer.

Et hop le total de l'argent bien dépensé grimpe jusqu'à 61,5 euos. Et le plaisir est toujours le même, enfin plus que ça, le plaisir grandi de vide-grenier en vide-grenier
Et hop le total de l'argent bien dépensé grimpe jusqu'à 61,5 euos. Et le plaisir est toujours le même, enfin plus que ça, le plaisir grandi de vide-grenier en vide-grenier

Et hop le total de l'argent bien dépensé grimpe jusqu'à 61,5 euos. Et le plaisir est toujours le même, enfin plus que ça, le plaisir grandi de vide-grenier en vide-grenier

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #videgrenier, #vide grenier, #livre, #brocante, #Pictogranimation

Repost 0

Publié le 22 Septembre 2016

Ré prendre parler ; ré prendre à crire

Re possession de sa ie

Une salle ie ; sailli de val

Jeune adoubée mère deux fois ; ma ment mains terreuses

Dix lexiques de verbes ; hauts ; étrillage des conséquences

Huit langues ; années de mat à triarche

Misère arable ; le tertre trop tôt

Que ma queue s’entête

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #Pictogranimation

Repost 0

Publié le 29 Juillet 2016

Comme il existe des bouchons provoqués par des accidents de la routes, comme il existe des bouchons provoqués par des incidents climatiques type pluies diluviennes, inondations bibliques ou incendie post-barbecues, comme il existe des bouchons conjoncturels lorsque trop de voiture s’engorgent de péages en bretelles d’autoroute, il excite des bouchons de curiosité. Ce ne sont malheureusement pas des bouchons que l'on observe à l'entrée des musées, des bibliothèques, des salles de spectacles ou devant le panorama non fléchées d'une nature non balisée. En effet les bouchons de curiosité se forment lorsque des automobilistes ralentissent afin d’observer sur la voie de circulation en sens inverse de la leur un accident, un incident ou un ralentissement. Poussé par une curiosité voyeuriste malsaine et instinctive ces automobilistes comme hypnotisés par l’émergence d’un imprévu en sens contraire provoquent des ralentissements qui se muent en bouchons sur une voie de circulation normalement saine. Alors je me dis qu’un jour les cons qui montent et ceux qui descendent finiront par totalement s'arrêter pour de bon afin de se regarder dans le blanc des yeux examinant d'un regard hautain et moqueur la connerie de l'autre pas tout à fait conscients de se trouver devant un mauvais miroir ou une vraie réalité grotesque. À ce moment là les routes de France seront définitivement bloquées, viendra le moment pour le pouvoir tentaculaire et autoritaire qui sera devenu le notre de mettre nos routes en quarantaine par mesure d'éloignement des cons porteur d'une inertie négative clairement contagieuse. Il restera à trouver d'autres moyens pour se débarrasser des cons n'ayant pas les moyens d'exporter leurs apathies en zones estivales, mais la société devrait connaître, même de manière ponctuelle, une forme de soulagement.

Le paradoxe c'est que l'image que j'utilise pour illustrer mon désappointement vis à vis de cette connerie sans fin qu'est le bouchon de curiosité est bien plus belle et poétique que le fond de ma pensée

Le paradoxe c'est que l'image que j'utilise pour illustrer mon désappointement vis à vis de cette connerie sans fin qu'est le bouchon de curiosité est bien plus belle et poétique que le fond de ma pensée

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Réflexion, #recyclage, #Pictogranimation

Repost 0

Publié le 4 Juillet 2016

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Pictogranimation, #poésie

Repost 0

Publié le 30 Mai 2016

Rédigé par Moi

Publié dans #Pictogranimation

Repost 0

Publié le 18 Mai 2016

Le plaisir de chiner sa bibliothèque c’est le plaisir de la rencontre impromptue avec un objet livre qui soudain va se mettre à me parler attisant ainsi mon envie de l’acheter. Ce jour là c’est le regard de cet homme en couverture qui m’a interpellé ; cette fois-ci ce n’était pas le livre qui me parlait mais la photo sur la couverture. Rapidement j’ai identifié le livre, c’est le catalogue de l’exposition Visa pour l’image, un fameux festival de photographie documentaire qui se déroule à Perpignan tous les ans, édition 2009. Or j’aime la photographie, et je suis déjà allé visiter Visa pour l’image, d’ailleurs en feuilletant l’ouvrage les photos m’ont rappelées que j’avais vu l’exposition en 2009. Généralement les catalogues d’expositions feraient de bons souvenirs, mais ils sont généralement trop chers pour moi. Je me suis pourtant aventurer à demander le prix de l’ouvrage, après une légère hésitation la personne me répond 1,5 euros. Inutile de négocier, à ce prix je suis reparti avec le catalogue d’exposition de Visa pour l’image 2009, très heureux de pouvoir le faire entrer dans ma bibliothèque chinée, démontrant encore une fois que la culture, même celle que l’on aime, peut se dénicher à de bons prix.

Chiner sa bibliothèque #3
Chiner sa bibliothèque #3

Le second ouvrage que je vous présenter aujourd’hui n’a pas de lien avec la photographie. C’est un livre du regretté Terry Pratchett, disparu il y a un peu plus d’un an. Il a été l’auteur d’une œuvre protéiforme nommée Les Annales du Disque-Monde constitué d’une quarantaine d’ouvrages répartis sur différents cycles et traitant d’un monde de fantasy fantaisiste, flirtant avec la parodie, le pastiche ou la satire.  J’ai connu cet écrivain anglais par l’entremise du jeu de rôle car le Disque-monde a été adapté en jeu de rôle. J’ai donc trouvé le volume 7 des Annales du Disque-monde, qui correspond au début du cycle des anciennes civilisations et dont le titre est Pyramides. Pour 50 centimes d’euro, ce livre comme neuf entre dans ma bibliothèque chinée au rayon SF, au rayon fantasy et au rayon œuvres en lien avec le jeu de rôle.  

Actuellement le montant de la bibliothèque est de 9 euros

Actuellement le montant de la bibliothèque est de 9 euros

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 20 Mars 2016

Publié dans #Pictogranimation

Repost 0

Publié le 25 Novembre 2015

Ce soir on va se faire un petit point sur le projet photo d’anniversaire sur le thème 19h37 alias le projet 19h37. Quelques jours, voir quelques semaines, après le lancement mondial de ce projet qui autant un souhait qu’un projet je fais le constat suivant : cinq personnes qui ont fait la démarche de participer et dix sept photographies déjà envoyées. Oui, certaines personnes sont plus prolifiques, plus inspirées que d’autres et je ne vais pas m’en plaindre.

Bon, c’est bien beau mais j’en veux plus. Je veux de la découverte. Je veux des photos. Je veux être surpris. Je veux croire en vous que l’on se connaisse ou non. Je veux mes photos et j’ai le droit de les réclamer parce que je fais cela sous le label anniversaire qui est l’équivalant du collier d’immunité dans Koh Lanta. Je ne veux pas vous mettre la pression, mais quand même un petit peu parce que mine de rien c’est important, ce jeu c’est un contrat de confiance que je signe à blanc ; je lance l’idée et je prends le risque de finir avec vos non-actions. Je respecterai, c’est le jeu, c’est le risque. Même pas peur.

Projet photo anniversaire : l'avancement

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Pictogranimation, #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 9 Novembre 2015

Projet photo anniversaire Rémy : le come-back

Historique

Il y a six ans, pour mon anniversaire, j’ai eu l’idée de demander aux gens de m’offrir comme cadeau une photographie. J’aime la photographie. J’ai une curiosité tendre et sans limite pour les gens, et comme beaucoup de personne j’aime les surprises. Pour ne rien gâcher, ni rien vous cacher, j’aime aussi beaucoup l’art et les imprévus. Chaque année alors je réfléchissais à une idée, un thème, une manière stimulante de renouveler le jeu qui ne soit pas trop abstraite ou cryptique afin de ne pas rebuter les potentiels participants. Malheureusement en 2013 j’ai commis une erreur, au lieu de proposer un thème dans l’espoir de recevoir une photographie, j’ai demandé aux participants de m’envoyer une notice de photographie pour qu’ensuite je réalise ces photographies. Mais le projet était trop ambitieux et je n’ai pas pu réaliser ces photos. Suite à cette erreur, en 2014, j’ai décidé en punition de faire profil bas et de ne rien réclamer.

J’ai fais pénitence durant une année entière. En 2015, mes 37 ans arrivant, je me permets de réactiver le principe des projets de photographies d’anniversaire.

 

Le thème

Cette année le thème est simple, c’est 19h37.

Libre à chacun d’interpréter 19h37 comme il le désir. Bien sûr dans mon idée, il s’agit de m’envoyer une photographie prise à 19h37, mais je suis ouvert aux interprétions et aux détournements de cette idée de départ. Je crois qu’il n’y a rien à rajouter, rien à ajouter, une ou plusieurs photographies prises à 19h37 ou n’importe quelle autre photographie que le thème 19h37 vous inspire. Il n’est pas nécessaire que l’horaire apparaisse dans la photographie.

 

Modalité

Il n’y a rien de très compliquer pour participer, il suffit de m’envoyer votre ou vos photos par e-mail à mon adresse  2hautenbas@gmail.com et si nous sommes amis sur certains réseaux sociaux vous devriez aussi pouvoir m’envoyer vos photos par ces biais là. Pas de limite de quantité si vous êtes très inspirés. Et si nous ne l’êtes pas, il va s’en dire que vous allez ne pas participer et que je ne serai pas - trop - déçu ni vraiment surpris. Mon anniversaire tombant le 6 décembre cette date sera aussi la date limite de participation. Qui sait, si le projet fonctionne bien j’oserai peut-être ensuite un projet de noël …

 

Viralité

Au départ mon projet s’adressait principalement aux amis et aux proches. Mais à l’heure des réseaux, des relations numériques lointaines ou plus fusionnelles, l’idée que des presque inconnus participent me plait beaucoup. C’est pour cela que je voudrais que cela aille de plus en plus loin, que cela touche de plus en plus de monde, je voudrais croire le temps d’un jour que je suis l’épicentre de ce projet artistique d’anniversaire. Ainsi, si vous voulez me faire plaisir deux fois ou plus n’hésitez pas à partager ce projet.

Merci peut-être

Voilà, vous savez tout. Dans moins d’un mois j’aurai 37 ans et tout ce que je désir c’est que vous m’envoyiez vos photos inspirées par le thème 19h37. J’ai envie de vous remercier d’avance mais je sais que rien n’est gagné, rien ne garanti que vous trouviez le temps de participer ni que vous en éprouviez l’envie. Mais ce jeu, ce projet, ce principe de lancer une bouteille à la mer dans l’océan de vos incertitudes cela fait parti du frisson ; ne pas savoir, espérer et être surpris. Je ne vous remercie pas d’avance mais déjà je compte sur vous.

Projet photo anniversaire Rémy : le come-back

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Pictogranimation, #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 21 Octobre 2015

Je détestes les citations que tu partages sur Facebook, je trouve tes petites photos partagées parfaitement ridicules, je souffre de l'indigence de ta culture mais putain qu'est ce que je bande quand tu soulèves ta jupe et que tu écartes ta culotte.

Orgueil de vérité

Aujourd'hui j'ai envie de tirer à vue, au hasard sur la foule, rafaler la dictature prolétarienne, tirer sur la bourgeoise et l'indigence des élites, sur mes voisins et sur quiconque qui aurai le tord de pénétrer ma sphère intime. Je me sens comme un enragé, un chargeur d'AK47, j'ai le goût de la poudre sur mon front et la bouche le goût du métal brûlant.

Dans la fiction d’un homme dont l’âme s’est endormie de l’autre côté de la frontière

Pour le moment je n'ai du sens froid que dans les veines, mais pourrait venir le jour où le seul sang froid que j'aurai coulera sur mon visage après avoir giclé du trou béant laissé dans la tête d'autrui.

Faire tourner la balle sept fois dans la roulette rusée des relations humaines

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #citation, #autofiction, #Pictogranimation

Repost 0