Articles avec #livre tag

Publié le 28 Août 2016

Retour dans le temps

 

J'ai connu l'existence du cycle de Dune lorsque j'étais au collège, jeune adolescent timide. C'est à cet âge je crois que l'on commence à s'émanciper de la culture familiale pour conquérir la sienne. Le même âge où j'ai découverts le jeu de rôle et la culture de l'imaginaire au sens très large ; il y avait dans ma jeune bande de rôlistes un garçon qui avait tout vu, tout lu et à qui cela conférait une forme de légitimité à guider les autres. En vérité je n'ai jamais cherché à savoir s'il avait réellement lu ces livres et vu ces films dont il nous parlait, qu'importe, c'est par lui que j'ai connu de manière très élogieuse et déjà culte le cycle de Frank Herbert.

 

Alors, en bon petit soldat du groupe cherchant à s'intégrer en respectant les conseils de lecture du leader j'ai essayé de lire Dune mais le livre m'est tombé des mains bien avant la fin du premier tome. En même temps à cet âge là je ne lisais pas et il aurait fallu que notre prof de français mette Dune au programme pour qu'il soit plausible que je le lise en entier. Je suis donc passé à côté de cette première rencontre avec l’œuvre mythique.

 

Plus tard j'ai manqué ma seconde rencontre avec Dune lorsque ce même ami m'a prêté le film en VHS. Déjà que le texte est touffu, dense et baroque, mais le film, celui de 1984, réalisé par David Lynch est carrément barré et presque inaccessible à un jeune adolescent dont la culture n'est pas encore forgée. De ce premier visionnage je n'ai gardé que peux de souvenirs précis, des corps boursouflés, des discours sceptiques et un sentiment de malaise. Ce n'est que l'année dernière que j'ai réessayé de voir ce film et qu'il m'a laissé un sentiment différent.

 

Pourtant le cycle de Dune, ses maisons Atréides et Harkonnen, le désert infini d’Arrakis peuplé des Fremen et des vers des sables géants, l’épice tout puissant j'en ai connaissance sans avoir lu les livres ni vu le film parce qu'au début des années 90 aussi j'ai découverts le jeu vidéo Dune II sur Megadrive. Il y avait tout dans ce jeu mêlant stratégie militaire et exploration.

 

Et tout ça pour quoi ? Tout ça pour justifier mon achat de ce matin en vide-grenier. Même en vacances au bord de l'eau je ne manque pas une occasion de chiner ma bibliothèque. Sur un stand de bouquiniste je vois un coffret cartonné contenant trois ouvrages du cycle de Dune ; Dune, Le messie de Dune et Les enfants de Dune. Après une infime négociation d'usage je suis parti avec mes trois livres et leur coffret carton fatigué, c'est-à-dire légèrement déchiré et usé pour 2€50. Et cet après-midi, sans plus attendre je me suis replongé dans le cycle de Frank Herbert. J'avais les pieds dans le sable de la plage, ça pouvait me faire songer à Arrakis et j'ai succombé rapidement à la prose baroque du roman. Il faut croire que je suis enfin prêt à conquérir cette œuvre. Le seul petit souci c’est que je n’ai pas bien fait attention, en regardant le coffret, il y a bien trois ouvrages pour les trois épisodes du cycle de Dune, par contre je n’avais pas fais attention que Dune, le premier roman du cycle avait été découpé en deux tomes dans cette édition et qu’il me manque le premier tome. Mais je suis sûr que je dois pouvoir le retrouver en vide-grenier, seul, sinon je pourrais toujours aller chiner sur internet cette moitié de premier tome pour compléter le coffret.

 

C'est ainsi que je rattrape mon temps perdu et que je fais grandir ma bibliothèque chinée même en vacances au bord de l’eau.

Article cent pour cent rédigé depuis mon téléphone

Article cent pour cent rédigé depuis mon téléphone

Chiner sa bibliothèque #21
37,5 euros ont été dépensés pour constituer la bibliothèque chinée jusqu'à présent

37,5 euros ont été dépensés pour constituer la bibliothèque chinée jusqu'à présent

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Publié le 3 Août 2016

Je ne possède personne ça coûte trop cher mais voilà je possède des livres que j’achète pas cher en vide-grenier. Tu parles d’une intro. Ce n’est pas de la grande littérature, je ne suis pas Homère et mes escapade en vide-grenier quelques sous à la main ne sont pas des odyssées, mon âme en errance n’est pas Ulysse et mon chez moi n’a rien d’Ithaque et ça tombe bien parce qu’en vérité je n’ai jamais tiré à l’arc. Pas de retour contrarié chez-moi, seulement un retour de brocante avec des livres glanés un 14 juillet.

 

Et si maintenant tu ne vois pas où je veux en venir, si tu te contente de voir d’où je reviens c’est que tu es moins malin que je ne l’imaginais. Le premier ouvrage que je rapporte comme un précieux trésor est un livre d’André Massepain illustre inconnu pour moi qui a écrit un ouvrage intitulé Les plus belles légendes de l’Odyssée. Et maintenant j’espère que tu comprends mieux. Vous savez je suis un enfant de 1978, un an après été édité Les plus belles légendes de l’Odyssée, pourtant ce qui a forgé le socle de ma culture odysséenne c’est le dessin animé Ulysse 31, autant dire que ma culture sur le sujet antique est lacunaire. Mais il y a peu j’ai découverts un tout petit jeu de rôle dans un monde post apocalyptique forestier et hanté qui propose de rejouer une version post forestière de l’odyssée d’Ulysse et cette idée m’a beaucoup plue, sauf qu’elle m’a rappelé que je connaissais mal la chronologie, les lieux et les personnages du texte d’Homère. Et en voyant cet ouvrage je me suis rendu compte qu’en plus de faire un bel ouvrage dans mon projet chiner sa bibliothèque parce que le livre est joliment illustré, ça serait une bonne occasion de combler ma culture. Le prix de ce livre je vais le définir à 40 centimes, la vendeuse faisait un euro les trois livres mais il n’y en a que deux qui ont suscité mon intérêt, pourquoi pas 50 centimes me direz-vous, la réponse est simple, pour que le montant de la bibliothèque forme un compte rond.

 

Me voilà donc à arpenter le vide-grenier en expliquant à ma petite amie à quel point je me perdais dans la mythologie, comme ma culture était bancale sur le sujet lorsque je vois sur un stand un livre intitulé 100 personnages clés de la Mythologie, sous-titré Biographies et arbres généalogique des dieux, déesses et héros. Si j’avais été croyant, mystique ou superstitieux j’aurai tout de suite vu cet ouvrage non pas comme une bonne affaire mais comme un signe des dieux m’indiquant le chemin à suivre pour me rapprocher d’eux. Pour dire vrai ce qui à motivé mon achat c’est surtout l’aspect généalogique du livre parce que les lignées divines et mythologiques sont affreusement complexes, curieuses et croisées. Évidemment cet ouvrage en plus d’entré dans ma bibliothèque chinée entre aussi dans mon apprentissage mythologique en vue d’en jouer des rôles ou juste de combler ma culture générale. Le prix ? 1 euro, modique et juste à mon goût.

Sur ces photos prises en plein air je peux conclure l'article comme d'habitude en vous donnant le montant total du projet chiner sa bibliothèque qui s'élève à 35 euros
Sur ces photos prises en plein air je peux conclure l'article comme d'habitude en vous donnant le montant total du projet chiner sa bibliothèque qui s'élève à 35 euros

Sur ces photos prises en plein air je peux conclure l'article comme d'habitude en vous donnant le montant total du projet chiner sa bibliothèque qui s'élève à 35 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #brocante, #vide grenier, #videgrenier

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Publié le 27 Juillet 2016

Dimanche matin le 26 juillet à Alès, il est environ dix heures lorsque l’on arrive sur ce vide-grenier. Nous sommes là pour le plaisir, la chine, le soleil et se promener en quête d’un hasard, un hasard dont j’espère qu’il puisse écrire un nouveau chapitre de mon projet chiner sa bibliothèque. Avec quoi ? Des livres évidemment ! Quels livres ? Ceux que je croise et qui me parlent, me plaisent, me séduisent, ou autre. Je ne force rien, je n’attends rien, j’ouvre les yeux et j’observe. Soudain impossible de ne pas voir la couverture de ce livre de poche. Impossible de la décrire, je la laisse donc se présenter en image.

Recto et verso Gargantua donne dans la démesure visuelle
Recto et verso Gargantua donne dans la démesure visuelle

Recto et verso Gargantua donne dans la démesure visuelle

En esquissant un mauvais jeu de mot j’ai eu envie de dire : géant ! Généreux ! Génial ! Avec ses couleurs vives, presque crues, ses personnages grotesques et naïfs et cette manière d’inscrire le titre Gargantua, et l’auteur, Rabelais dans des bulles comme si la page était extraite d’une bande dessinée cette couverture concentre et exprime déjà tout Gargantua ; un coup de foudre immédiat. Au fil des  vide-greniers je commence à prendre quelques réflexes, le plus naturel est de se dire que si un bel objet se trouve sur un stand, peut-être que d’autres le suivent au même endroit. Alors je chine un peu plus sur ce stand et de façon plutôt logique je trouve Pantagruel. Bim ! Encore une couverture intéressante et très explicite de l’univers du géant fils de son père Gargantua. Le père et le fils, les deux premières œuvres de François Rabelais. La couverture de Pantagruel me semblant un peu moins exubérante que celle de Gargantua sur le moment je me suis imaginé que les deux éditions ne devaient pas dater de la même période. Après observation, à priori 1972 pour l'une et 1983 pour l'autre.

Petit plaisir supplémentaire, une pure surprise de vide-grenier, à l’intérieur de Gargantua, sur la page de garde on peut observer une petite biographie de François Rabelais écrite assez maladroitement au stylo bic. J’imagine que ce sont là de petites anti-sèches pour l’élève qui pouvait porter son livre pour son épreuve de dissertation ; c’est cela ou autre chose, je ne sais pas bien, mais ça donne à ce livre une touche un peu plus personnelle encore, presque intime. Peut-être que je pense cela parce que les seuls souvenir de Rabelais et de Gargantua que j’ai me vienne d’un lointain cours de français …

Il ne me restait plus qu’à demander le prix, le vendeur me répond 1 euro, j’ai essayé et espérer payer 1 euro pour les deux, mais avec le sourire, un sourire qu’il a voulu me vendre, et en me faisant remarquer que les livres étaient beaux, il a insisté pour 1 euro pièce. Et me voilà avec ces deux ouvrages.

Chiner sa bibliothèque #19
Chiner sa bibliothèque #19
et avec ce livre à la tranche bleue la somme totale de la bibliothèque chinée montre à 33,6 euros

et avec ce livre à la tranche bleue la somme totale de la bibliothèque chinée montre à 33,6 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #brocante

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Publié le 25 Juillet 2016

Pour en terminer avec les livres chinés pour ma bibliothèque le 14 juillet je dois vous parler des deux ouvrages que j’avais déjà repérés sur le stand où j’avais déjà attrapé trois ouvrages. Il en restait deux qui m’intéressaient, deux ouvrages assez particuliers. Sur la couverture du premier des sprinteurs blancs semblent courir un 100m en dessous d’un titre bleu Histoire des jeux olympiques. En bas à droite de la couverture je vois Thomson que je ne connaissais pas comme éditeur mais comme constructeur de matériel vidéo. Cela peut vous paraître maladroit que je précise que ce sont des hommes blancs qui courent sur la couverture, pourtant en voyant cela je me dis que cette Histoire des jeux olympiques est assez ancienne. Je pensais trouver des photos à l’intérieur, mais à mon étonnement c’est une plutôt une forme de bande dessinée ; chaque chapitre comme par un petit texte pour contextualiser les jeux en question en commençant par les plus anciens, puis quelques planches de bande dessinées qui illustrent en mettant en image des faites ou des anecdotes olympiques. Parfois une photo d’époque vient s’ajouter à la BD pour donner plus de réalisme.  Je viens d’une famille où l’on partage une passion pour le sport, et une passion pour les jeux olympiques, alors avec ce livre je m’amuse de voir comment cet ouvrage explore et écrit cette Histoire des jeux olympiques. Mais pour en revenir aux hommes blancs un peu désuets sur la couverture, c’est que l’ouvrage date de 1980. Il a été publié par Thomson avant les jeux de Moscou en 1980. C’est tout à fait fascinant de se plonger dans ce regard et cette manière de raconter l’histoire. C’est à mon goût une super trouvaille. Peut-être la meilleure même s’il y a concurrence avec le dernier livre que j’ai trouvé sur ce stand. Sur la couverture il y avait écrit South Park scénars et compagnie ! J’ai feuilleté l’ouvrage et il s’agit bien d’un livre regroupant 5 scénarios assez fameux de la série South Park, enfin en 1999. Et oui, l’ouvrage date un peu. Dedans on trouve extrait de story board, et l’intégralité des dialogues. C’est cru, c’est con, c’est hilarant, c’est idiot, c’est transgressif, bref c’est South Park.

Je suis donc là avec mes 5 livres en mains et je demande à la vendeuse si elle me ferait un bon prix pour ce lot. Elle hésite quelques secondes et me répond 3 euros. Cinq ouvrages, des livres qui me plaisent et que j’ai très envie de rapporter, pour seulement 3 euros ? Je ne vais pas la faire dans le suspens, j’ai souris, j’ai dis d’accord et je suis rentré avec mes livres.

Et avec cet article qui boucle les achats du 14 juillet le montant de la bibliothèque chinée augmente de 2 euros pour Divergences 001 et 3 euros pour les 5 derniers ouvrages, les deux Asimov, le Horla, Histoire des jeux olympiques et South Park scénars et compagnie !

J'adore, tout simplement j'adore !
J'adore, tout simplement j'adore !
J'adore, tout simplement j'adore !
J'adore, tout simplement j'adore !
J'adore, tout simplement j'adore !

J'adore, tout simplement j'adore !

Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.
Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.
Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.
Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.

Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #bibliothèque, #brocante, #chiner, #videgrenier, #vide grenier, #Sport

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Publié le 24 Juillet 2016

Il m’en fallait un troisième article pour continuer de présenter les livres récoltés lors du vide-grenier du 14 juillet. Remise en contexte, j’étais là tôt, les gens déballaient et j’avais déjà trouvé de la poésie autant dire que déjà j’étais satisfait de mon réveil. Après un tour, puis un second, je faisais une pause croissant avant de repartir en errance pour visionner une dernière fois ce que les vendeurs avaient sortis.

En passant devant le stand joyeusement chaotique d’une famille déballant des objets appartenant à toutes les générations, du jouet aux instruments de cuisine en passant par les livres et les jeux vidéo. Je repère une couverture, Divergences 001. Au premier passage, au premier regard j’ai pensé que c’était un des bouquins ayant inspiré la trilogie de science-fiction adolescente Divergente et je n’avais pas poussé plus loin. Au second passage, je chasse de mes yeux endormis ma dyslexie et je relis pour cette fois bien lire Divergences 001 et non Divergente. Je regarde les noms sur la couverture, Fabrice Colin, le nom me parle et me met sur le bon chemin ; j’ai connu cet auteur d’abord comme créateur de jeux de rôle, plus tard comme écrivain de romans de science-fiction et de fantasy. Divergences 001 est un recueil de nouvelles autour du thème de la dystopie. Vu comme cela le livre m’attire, je demande son prix, le vendeur m’en demande 2 euros. J’ai essayé de négocier, mais finalement je craque et je reparts avec. Lecture commencée, mais on en parle dans une version divergente de notre réalité.

Chiner sa bibliothèque #17
Chiner sa bibliothèque #17

Plus tard je repasse par le stand où la femme disposait des livres de manières plus ou moins organisée et à qui j’avais déjà acheté Verlaine et Saint-Exupéry. Et parmi les livres qu’elle avait sortis en mon absence je repère un nom sur deux couvertures, Isaac Asimov. Et tout le monde devrait le savoir Isaac Asimov a surtout, disons beaucoup écrit sur les robots au point que ses trois lois sur la robotique s’appliquant à régir le comportement des robots dans son œuvre sont depuis longtemps sortis du cadre « restreint » de ses nouvelles et romans pour s’appliquer à la culture populaire et à la pensée scientifique. Je trouve donc I, Robot et Tout sauf un homme d’Isaac Asimov. Enfin c’est un peu plus complexe, ces deux romans sont inspirés de nouvelles d’Asimov, mais les deux œuvres présentées ensuite sont des écrits hybrides. Pour I, Robot au départ il s’agit d’un recueil de nouvelle du maître Asimov qui s’appelle Les robots. Un jour la Warner achète les droits de l’œuvre dans le but de l’adapter et c’est Harlan Ellison autre auteur de SF habitué à travailler pour la télévision qui va collaborer avec Asimov afin de rédiger le script de ce qui aurait dû le film tiré de son œuvre. Mais au vu de la tournure de ma phrase vous devinez que le film n’a jamais vu le jour et I, robot est donc le script rédigé à quatre mains de ce qui selon Asimov (et Wikipédia) aurait dû être le premier film de science-fiction mature et adulte. Pour ce qui est de Tout sauf un homme son histoire est un peu moins contrariée mais tout aussi hybride. Au départ il y a encore une nouvelle d’Asimov, L’homme bicentenaire.  Alors que le maître se fait vieux, un éditeur lui propose de tirer un roman de sa nouvelle et avec l’accord d’Asimov il confit à Robert Silverberg auteur prolifique de fantasy et de SF l’écriture de ce roman. Ainsi Tout sauf l’homme est un roman de Robert Silverberg inspiré et respectant l’esprit et le style d’une nouvelle d’Asimov.

Ce sont donc ces deux livres que je repère en premier, à côté d’eux un recueil de nouvelles que je cherchais depuis quelques temps : Le Horla de Guy de Maupassant. Pourquoi ? Parce que je depuis quelques temps le suis les créations d’un auteur de jeu de rôle qui a créé un univers de post-apocalypse amnésique et forestier et dans son univers une partie des avatars horrifiques et fantastiques se nomment les Horla et sont inspirés de la nouvelle de Maupassant. Et c’est pour cela que je voulais relire ces deux nouvelles. À ce moment là j’ai donc trois livres en mains et j’en repère encore deux autres. Mais à mon premier achat j’avais eu la sensation que le prix était un peu élevé, enfin 1,50 euro pour deux livres ce n’était pas si cher, mais là j’appréhender le prix. Pourtant, avant de demander le prix j’attrape ces deux ouvrages qui m’intriguaient. Il me faudra un quartième et dernier article pour terminer mes retours de littérature.

Le Horla et les deux Asimov entrant dans un lot, j'actualiserai le montant de la biblothèque chinée dans le prochain article.
Le Horla et les deux Asimov entrant dans un lot, j'actualiserai le montant de la biblothèque chinée dans le prochain article.

Le Horla et les deux Asimov entrant dans un lot, j'actualiserai le montant de la biblothèque chinée dans le prochain article.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #bibliothèque, #brocante, #chiner, #videgrenier, #vide grenier, #SF

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Publié le 22 Juillet 2016

Suite du vide-grenier de ce 14 juillet ; c’est toujours le petit matin et je marche dans l’air frais avec déjà deux livres de poésie dans ma besace. Autour de moi les exposants déballent encore leurs secrets et les fonds de leurs greniers déplacés dans de gros sacs de supermarché. Une dame, doucement, étale des livres sur sa table. Je m’arrête, j’observe ses livres et son petit manège ; je pensais qu’elle étalait machinalement ses livres sur sa table trop petite, mais non, elle n’étale pas, elle dispose, elle place, essaie et recommence jusqu’à je suppose trouver la disposition idéale qui lui permettra de vendre ses livres comme les petits pains de la boulangerie derrière elle.

Sans attendre la fin de sa savante disposition je saisi un livre, c’est Verlaine, j’ai envie de dire encore Verlaine parce qu’il y a quelques semaines j’ai déjà trouvé un très beau recueil de ses poèmes. Ici je pose la main sur la couverture peinte de Poème Saturniens. Il s’agit du premier recueil du poète, des poésies qui ont été rédigée au lycée par le génie précoce de se poète. Il ne m’en faut pas plus pour faire mon bonheur dans l’air froid de ce 14 juillet. Je regarde un peu mieux la couverture, j’y vois que le recueil est présenté par Léo Férré, je ne sais pas ce qu’il a à dire sur l’adolescent Verlaine, poète rhétorique de génie, mais le nom de Férré résonne dans mon esprit comme un gage de hype des années 80 et j’ai ça. Je ce que j’aime chez Férré c’est que je sais que mon père l’écoutait chanté à une époque que je n’ai pas connu. Mais ce n’est pas tout ce que la couverture me raconte, je continu de l’observer, la lire et je vois que derrière Poèmes saturniens se trouvent Fêtes galantes le second recueil du poète. Fêtes galantes est basé sur un premier projet de Verlaine, Les Amies qui se compose autour de scène d’amour saphiques. Est-ce qu’il m’en fallait plus ? Non, c’était déjà parfait.

Avant de demander le prix, je vois la dame disposer un livre de Saint-Exupéry. Il s’agit de Terre des hommes. Je crois bien que je n’ai jamais lu de Saint-Exupéry, pourtant c’est un auteur qui m’est proche parce que ma maman longtemps nous racontait l’histoire du petit Prince. Sans même l’avoir lu j’ai fini par en connaître des extraits par cœur. Je sais que ma mère continue de lire l’œuvre et la vie de Saint-Exupéry, alors il me semblait naturel de prendre le livre pour elle. C’était surtout un clin d’œil mais par chance elle ne le possédait pas.

Je demande donc à la vendeuse le prix pour ces deux livres, elle me répond 1,50 euro. Venant d’acheter deux livres pour 40 centimes j’ai essayé de négocier mais la femme n’a pas voulu revoir son prix. Alors après une hésitation de façade j’ai acheté les deux ouvrages.

26,60 euros c'est le montant de la bibliothèque
26,60 euros c'est le montant de la bibliothèque
26,60 euros c'est le montant de la bibliothèque
26,60 euros c'est le montant de la bibliothèque

26,60 euros c'est le montant de la bibliothèque

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier

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Publié le 21 Juillet 2016

C’était le quatorze juillet, le matin, avant que la nation défile aux rythmes des défilés militaires, quelques heures avant que le peuple ne se drape de deuil dans l’apothéose d’un acte de barbarie. Au petit matin de ce jour férié c’était pour moi le moment de faire un vide-grenier et de poursuivre mon projet de chiner sa bibliothèque. J’étais arrivé tôt, avec le soleil, la rue centrale du village était fermée et les exposants commençaient vider voitures et greniers. J’aime ce moment là.

Je me penche sur le premier stand je me penche parce qu’au milieu de livre en anglais j’ai repéré deux auteurs qui me plaisent, Jacques Prévert et Paul Eluard, deux poètes perdus au milieu des romans. De Jacques Prévert je trouve Paroles, le recueil de ses poésies, un morceau de choix pour cet auteur du XXe siècle. De Paul Eluard je trouve Capitale de la douleur autre recueil de poésie d’un autre auteur phare de XXe siècle. Je me suis longtemps tenu à distance raisonnable de la poésie, la regardant avec méfiance et défiance, lui reprochant tour à tour d’être mécanique et trop facile. Et puis, à mesure que je me suis essayé à en écrire – avec sincérité et honnêteté poétique – je me suis mis à apprécier la lire et je suppose mieux estimer les poètes. Pourtant, encore, quand on lit Paul Eluard il faut s’accrocher à son sens critique pour ne pas sombrer dans la moquerie tant parfois la prose du poète peut sembler triviale ou légère. Je l’avoue, je suis encore trop tendre pour me faire défenseur des surréalistes poètes aussi fort que je peux défendre ceux des pinceaux. Et puis, pourtant, parfois, en feuillant un recueil on tombe sur un poème de Prévert qui s’échange en famille de génération en génération et soudain le poète que l’on aurai pu moquer nous touche le cœur pour l’ouvrir ou le serré, qu’importe, il touche à notre part sensible et c’est tout ce que je lui demande.

Bien content de trouver ces deux livres, je demande leurs prix et mon bonheur grandi quand les personnes me répondent 20 centimes pièces. Débourser 40 centimes pour deux œuvres poétiques c’est le plaisir consommé de la chine en vide-grenier ; la sensation de faire pour soi la belle affaire et d’avoir à faire au bel objet de la littérature. À ce prix là les livres sentent la scolarité, le bac français enfin fini et la lycéenne soulagée de se débarrasser des deux objets de sa torture. Ce sont d’ailleurs deux éditions récentes qui comportent chacune le texte intégral et un dossier permettant au lecteur d’approfondir sa connaissance et sa compréhension de l’œuvre.

Paroles de Jacques Prévert, Capitale de la douleur de Paul Eluard, à peine 40 centimes déboursés et moi je commençais ma journée en me réjouissant de m’être levé si tôt.

 

Jusqu’à présent la dépense totale pour mon projet chiner sa bibliothèque est de 25,10 euros
Jusqu’à présent la dépense totale pour mon projet chiner sa bibliothèque est de 25,10 euros
Jusqu’à présent la dépense totale pour mon projet chiner sa bibliothèque est de 25,10 euros
Jusqu’à présent la dépense totale pour mon projet chiner sa bibliothèque est de 25,10 euros
Jusqu’à présent la dépense totale pour mon projet chiner sa bibliothèque est de 25,10 euros
Jusqu’à présent la dépense totale pour mon projet chiner sa bibliothèque est de 25,10 euros
Jusqu’à présent la dépense totale pour mon projet chiner sa bibliothèque est de 25,10 euros

Jusqu’à présent la dépense totale pour mon projet chiner sa bibliothèque est de 25,10 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #chiner, #bibliothèque, #brocante, #videgrenier, #vide grenier

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Publié le 7 Juillet 2016

N’importe quel lecteur pourra un jour vous dire qu’il est le héros ou l’héroïne des romans qu’il lit et il aura sans en douter raison. Mais il y a des livres pourtant dont les lecteurs sont encore plus les héros que d’autres. Ces livres là sont bien nommés, ce sont les livres dont vous êtes le héros. Ce sont des ouvrages interactifs dont le déroulé de la narration dépend des choix du lecteur. Le roman est divisé en plusieurs centaines de paragraphes, tous étant numéroté, et à la fin de chacun un choix s’offre au lecteur et selon sa décision il est invité à se rendre à tel ou tel paragraphe. Ces aventures littéraires, solitaires et interactives fleurissaient dans les années 80 jusqu’au milieu des années 90. Et elles ont conduit plus d’un lecteur de passer de cette expérience de lecture solitaire et aventureuse, aux jeux de rôle classique (avec des amis autour d’une table et d’une aventure orale partagée) dont certaines mécaniques sont proches (comme la notion de choix qui influent sur l’histoire ou la création d’un héros avatar du lecteur/ joueur au travers d’une fiche de personnage).

J’ai découverts les jeux de rôle dans les années 90, non par les livres dont vous êtes le héros, mais par un ami. Et même si j’ai appris l’existence de cette littérature durant cette période je n’ai jamais eu la curiosité de me pencher dessus persuadé que ce n’était qu’un sous jeu de rôle. Mais depuis que j’écume les vide-greniers pour chiner ma bibliothèque j’avais très envie de trouver ces ouvrages là. Et durant des semaines ils se faisaient absents des stands où je passais.

Mais il y a quelque semaines, un samedi alors que nous enchaînions un troisième vide-grenier qui se tenait à quelques pas de chez ma petite amie je vous sur une couverture avec en haut de celle-ci le bandeau caractéristique où est inscrit Un livre dont vous êtes le héros. Pas question d’hésitation, je demande le prix et la vendeuse en voulait 1 euro que je lui donne sans hésiter. En y regardant de plus près je vous que c’est une réédition de contemporaine de 2013 ce qui en soit ne me pose aucun problème même si je trouve l’illustration de couverture moins inspirée que les versions plus anciennes. Il s’agit de l’épisode Les maîtres de ténèbres, une aventure du Loup Solitaire, parce que les aventures d’une même série peuvent être lues et jouées avec le même personnage, ici Loup Solitaire.

Le week-end suivant dans un autre vide-grenier où nous venions pour la première fois je repère sur un étale une nouvelle couverture avec inscrit Un livre dont vous êtes le héros. Me trouvant chanceux, je ne négocie pas le prix et j’achète le bouquin pour 1 euro lui aussi. Un peu plus tard dans le vide-grenier, je me retrouve devant le stand d’un revendeur de livre, c’est-à-dire un stand plein de cartons eux même plein de livres les uns à côté des autres dont on ne distingue que la tranche. Je n’aime pas trop ces stands là parce que la surabondance d’ouvrages brise un peu mon élan romantique qui s’imagine trouver une pièce belle et intéressante qui attend seule et perdue au milieu des vêtements ou des outils. Dans ces stands de revendeur il faut avoir la patience de lire chaque tranche de livres en espérant y déceler un titre qui nous parle. Généralement je laisse vite tomber voir même je ne prête qu’une attention superflue avant de passer à autre chose. Mais là, la première tranche sur laquelle mon regard s’arrête c’est Un livre dont vous êtes le héros. Je le sors, demande le prix et le paie pour 50 centimes. J’ai malgré tout fouillé le carton où je l’avais trouvé dans l’espoir qu’il y en ait d’autres mais ce n’était pas le cas.

Sur les deux livres trouvés ce week-end là il y a Un livre dont vous êtes le héros de la série Histoire qui invite le lecteur à vivre une aventure dans un cadre réaliste et historique. Dans celui-ci le pitch annonce que le roi d’Angleterre Édouard le Confesseur vient de mourir, après avoir désigné Harold comte de Wessex, comme son successeur. Prétendant au trône, Guillaume de Normandie se préapre à traverser la Manche à la tête de son armée. Vous êtres Hugues de Bouard, un jeune noble normand que l’Histoire va faire participer à la bataille d’Hastings. Le second livre dont vous êtes le héros que j’ai trouvé c’est Les Grottes de Kalte, une des cinq aventures du Loup Solitaire et je trouve ça super parce que je vais pouvoir lire et jouer. Je n’avais jamais lu de livre de ce genre même si j’en connaissais forcément l’existence et le principe. Lorsque j’ai ramené Les maîtres des ténèbres j’ai commencé à le lire pour tester la marchandise et découvrir un peu l’expérience de lecture que ça offrait et je dois avouer que je me suis totalement laissé prendre et emporté par l’histoire. Du coup c’est avec d’autant plus de plaisir et de curiosité que je vais lire les autres.

Du coup la bibliothèque chinée s’agrandie avec trois nouveaux ouvrages qui entre et qui font monter le total des dépenses à 24,70 euros.
Du coup la bibliothèque chinée s’agrandie avec trois nouveaux ouvrages qui entre et qui font monter le total des dépenses à 24,70 euros.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #chiner, #bibliothèque, #videgrenier, #vide grenier, #jdr

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Publié le 6 Juillet 2016

Un samedi du mois de juin, nous étions invité avec ma petite amie à un mariage. Et comme le veut la tradition, à l’heure de passer à table nous étions dispatchés selon les arcanes secrètes et complexes d’un plan de table que l’on imagine toujours élaboré avec soin, sueur et peine. Mais je ne m’en plains pas, car nous nous sommes retrouvés à une table avec des créatifs et les discussions étaient agréables. Au court de l’une d’entre elles nous voilà à parler écriture, puis nouvelles et inévitables de H.P Lovecraft nouvelliste de génie et figure pop culturelle de référence pour pas mal de trentenaires. La discussion se termine lorsque nous allons danser puis la soirée se fini tard dans la nuit. Le lendemain matin alors que nous rentions par la route dominicale, ma petite amie me propose très gentiment de faire un tour dans un vide-grenier qui était sur notre route. Je n’aurai pas osé lui imposé cela, surtout que sur les coups de midi le soleil tapait fort, mais puisque c’est elle qui le proposait j’acceptais bien volontiers.

Et nous voilà à déambuler sur un parking de supermarché dans ce vide-grenier où les personnes commençaient doucement à remballer. J’ai quand même l’occasion de faire quelques achats très plaisant qui se retrouveront sur mon autre blog et puis, alors que nous allions boucler la dernière allée, je vois dans une caisse de livre un nom encore fraîchement présent à mon esprit depuis la soirée d’hier. C’était justement un livre de H.P Lovecraft, une édition France loisir de 1977 de L’horreur dans le musée. Je regarde rapidement l’état de l’objet livre et je vois bien qu’il est en parfait état hormis les quelques traces dû à son âge. Je demande le prix, le vendeur répond 1 euro et j’enchaîne en annonçant que je le lui prends.

À y regarder de plus près, le titre exacte du livre c’est L’horreur dans le musée ** et à l’intérieur de sur une des pages de garde je peux voir qu’il s’agit d’un tome 2. Après quelques recherches sur le net j’ai trouvé effectivement qu’il y a eu chez France loisir un tome 1. Pourtant, l’œuvre originale normalement est constituée d’un seul ouvrage. Je suppose donc que le recueil de nouvelles que constitue L’horreur dans le musée a été scindé en deux volumes je suppose à l’époque pour vendre plus d’ouvrage. Qu’importe, je suis heureux de faire entrer du H.P Lovecraft dans ma bibliothèque chinée. C’est un auteur phare de la littérature fantastique et une figure presque iconique de la pop culture, en tout cas de la vision que j’ai de la culture populaire. En plus, les recueils de nouvelles sont du pain bénis pour un lecteur comme moi quand manque souvent d’assiduité ; c’est idéal pour appréhender un auteur par petites doses.

Avec ce nouvel ouvrage, le montant total du projet chiner sa bibliothèque s’élève à 22,20 euros.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #livre, #bibliothèque, #brocante, #videgrenier, #vide grenier, #SF

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Publié le 26 Juin 2016

C’est toujours dangereux de flirter avec les habitudes, parce que généralement les habitudes que l’on prend, naturellement, instinctivement, inopinément, finissent toujours par devenir de mauvaises habitudes parce que plutôt que des habitudes elles forgent des liens qui nous entravent et des dressent des œillères qui nous aveuglent. Heureusement qu’avec d’en arriver à ce stade de dépense à la prévisibilité de nos envies et de nos réflexes acquis il y a un temps où l’habitude nouvelle nous forge encore un plaisir frais. Je naviguais donc entre ces deux pôles des habitudes au milieu d’un vide-grenier en cherchant un livre ; autrement dit je forçais la rencontre. Hier je vous disais qu’entre un livre et un acheteur il est surtout question d’une rencontre qui crée un je ne sais quoi qui fait basculer l’homme de l’indifférence au désir, mais parfois l’homme se force à faire tomber son désir sur un objet.

Je marchais donc en quête d’un livre à faire entrer dans ma bibliothèque chinée ; et curieusement ce jour là je ne trouvais rien qui m’intéresse. Les vide-greniers sont pourtant presque toujours remplis de livres plus ou moins anciens, plus ou moins précieux pour un lecteur, mis là je ne trouvais rien. J’avais pourtant besoin de revenir avec un livre, me dire que j’aurai ainsi un article à écrire en rentrant et qu’un nouvel ouvrage prendrait place dans ma bibliothèque chinée. Alors quand je suis enfin tombé sur un stand où trois hommes bourrus avaient étalé une pile de livre en vrac je me suis arrêté et j’ai fouiné. Je ne repartirais pas sans rien je me disais ; et pourtant là encore rien ne ressortait vraiment du lot.

Heureusement j’ai fini par repérer une belle couverture bleue, un trône en fer et un humanoïde assit dessus et sûrement même branché à lui. Dans le bandeau jaune en travers de l’image le titre, Le temps des autres, un roman de la série Anticipation des éditions fleuve noir. La même série dont je vous avez parlé il y a quelques semaines lorsque j’avais ramené trois roman de 1952. Avec cette édition nous sommes 25 ans après, l’ouvrage date de 1977, un roman de science-fiction de Chris Burger qui malgré son nom aux consonances étrangère est un auteur français. Pour dire vrai je ne sais rien de cet homme ni de son œuvre.

La couverture qui m’a conduit à acheter ce livre pour 1 euro a été dessinée par un artiste du nom de Young Artists VLOO qui a semble t il beaucoup travaillé pour les couvertures de la série Anticipation ; et finalement c’est pour moi tout aussi important que la nature des mots qui sont retranchés derrières ces visuels que je trouve toujours tellement porteur d’imaginaire. La bibliothèque s’enrichie d’un nouveau livre de science-fiction et la valeur totale ce monte donc à 21,20 euros.

Chiner sa bibliothèque #12

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #brocante, #bibliothèque, #vide grenier, #videgrenier, #chiner, #SF

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