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Publié le 28 Septembre 2016

Je ne suis pas sûr d’être encore un poète, je ne suis pas sûr non plus d’être en dépression et je sais en revanche que je ne suis pas alcoolique. Quand à être romantique les avis divergent sur le sujet depuis le temps tendre de mon adolescence. Mais pourquoi est-ce que je raconte cela ? Parce que j’avais envie d’une introduction facile et énigmatique et pour placer en exergue de cette chronique de vide-grenier les qualités d’un poète comme Alferd De Musset. De ce poète jusqu’à présent je ne connais que le nom et sa réputation de dandy décadent, alcoolique, dépressif et poète, à n’en pas douter un homme sensible, romantique et sombre qui sera l’amant de George Sand. Aujourd’hui je vais pouvoir connaître le poète par son œuvre. Il y a quelques semaines lors d’une matinée de chine en vide-grenier, matinée généreuse en poésie,  je me trouve devant une petite caisse de bois où s’entassent de vieux livre. Il est inscrit 1 euro les deux et moi je chine dedans.

Remarquant mon intérêt le vendeur me propose de partir avec la caisse et tous les livres pour 10 euros, je ne doute pas que ça serai une bonne affaire, mais je n’avais repéré que deux ouvrages qui m’intéressaient, du coup je décline son offre mais je me saisi d’un livre écrit par Alfred De Musset (et non Alfred de Batman). Choix de Poésie A. de Musset est un ouvrage édité en 1942 à Paris par la librairie Alphonse Lemerre. Les pages ont été massicotées avec soin par le premier lecteur de ce livre qui est resté malgré son âge en excellent état je trouve. C’est le support parfait pour apprendre à lire la prose de ce romantique de De Musset ; un livre vendu 5 nouveaux francs il y a soixante quatorze ans et acheté 50 centimes d’euros aujourd’hui. Et oui monsieur Livre, le temps passe et le monde change, mais la poésie entre vos pages reste l’intacte et fragile corde sensible qui relie les mondes.

Des mondes il y en a entre moi et le prochain livre que je vais vous présenter, le second ouvrage acheté avec De Musset pour remplir les conditions de l’offre deux livres contre 1 euro. Dans ce second ouvrage il est question de Chateaubriand et d’une pièce de théâtre, Moïse, plus précisément d’une tragédie en vers. Pourquoi y a-t-il des mondes entre moi blogueur et chineur et cette tragédie de Chateaubriand ? C’est parce que l’ouvrage date de 1831. Un livre vieux de 185 ans chiné en vide-grenier pour 50 centimes, ça laisse du temps pour connaître bien des mondes non ? En voyant la date sur la couverture je suis déjà séduit et je prends soin de ranger avec quelques précautions l’ouvrage dans mon sac. Cette fois il n’y a plus de doutes à avoir, j’aime les vieux ouvrages ! 185 années me sépare du moment où ce livre est sorti de l’imprimerie, j’imagine à peine toutes les vies que ce livre à traversées, quels lecteurs se sont plongés dans la pièce, quelles lectrices sont tombées amoureuses de la littérature en laissant glissant leurs doigts fins sur ce papier.

Ce papier c’est justement ce qui m’a immédiatement frappée lorsque j’ai feuilleté le livre c’est le grain du papier. Je ne sais pas si vous avez eu dans votre enfance d’avoir des parents portés sur le travail manuel, j’ai eu cette chance là et il nous ai arrivés quelques fois de faire du papier recyclé avec de vieux journaux. Le papier grossier que nous obtenions à la fin du processus avait un grain qui ressemblait à celui de cet exemplaire du Moïse de Chateaubriand. Ensuite ce qui est marquant dans cet ouvrage de 1831 ce sont les marques laissées par l’impact des caractères du le papier ; laissez courir ses doigts sur la surface délicieusement rugueuse du papier et sentir se dessiner sous ses doigts les formes des caractères frappés est un plaisir qui frôle l’érotisme. Je suis juste furieusement content de rentrer ce livre dans ma bibliothèque chinée ; il est bien évidement qu’il en est le doyen pour le moment. L’ouvrage est sortie de l’imprimerie à peine 19 ans après que Chateaubriand est fini de rédiger la pièce. Oui, c’est vrai, 19 ans c’est beaucoup trop pour utiliser l’expression à peine, mais ramené à 185 ans je trouve ça peu. Et toujours pour un livre de son âge trouvé en vide-grenier et donc conservé dans des conditions moyenne, je trouve que l’état de l’ouvrage est plutôt bon.

Malgré l’âge avancé de ces deux ouvrages le prix dépensé pour les obtenir est modique et la valeur totale de la bibliothèque atteint 55 euros.
Malgré l’âge avancé de ces deux ouvrages le prix dépensé pour les obtenir est modique et la valeur totale de la bibliothèque atteint 55 euros.
Malgré l’âge avancé de ces deux ouvrages le prix dépensé pour les obtenir est modique et la valeur totale de la bibliothèque atteint 55 euros.

Malgré l’âge avancé de ces deux ouvrages le prix dépensé pour les obtenir est modique et la valeur totale de la bibliothèque atteint 55 euros.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #videgrenier, #vide grenier, #livre, #brocante

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Publié le 26 Septembre 2016

Maintenant que le fait de collection Les Fleurs du Mal est devenu officiel je me dois de rentrer d’un week-end de chine avec au moins un exemplaire du recueil de Baudelaire, et ce samedi 24 septembre j’ai trouvé mon exemplaire réglementaire. C’est un volume de la collection Le Livre de poche classique présenté par Jean-Paul Sarte et édité par Gallimard en 1969. La couverture est sombre, noire et verte et la tranche du livre verte avec des traces de décoloration dû à l’âge et la conservation relativiste du livre. Je trouve cette couverture très capiteuse avec une femme nue et une seconde dénudée, des fleurs qui fanent en bouquet décomposé et des teintes sombres qui collent parfaitement au romantisme de Baudelaire. Je dois avouer que je possède déjà un exemplaire de cette édition, mais le dos du livre était abîmés ce qui n’est pas le cas ici. Et puis pour le prix où j’ai payé ce livre je ne pouvais pas me le refuser. Mais avant de donner son prix, je passe au reste du lot car c’est tout un lot que j’ai acheté à la même femme.

Dans une précédente chronique sur le projet chiner sa bibliothèque je vous racontais que lorsque j’ai arrêté la fac et que j’ai eu la démarche active de me cultiver je suis allé instinctivement vers Camus et vers Freud et que cela m’avait laissé une empreinte nostalgique pour ces deux auteurs. Et donc dans le carton de livre où j’étais en train de chiner je trouve Freud délire et rêves dans la « Gradiva » de Jensen, un ouvrage de Sigmund Freud dans lequel il analyse un court roman de Wilhem Jensen dans lequel l’auteur chercher à percer les secrets d’un bas relief italien. Ce n’est pas un ouvrage que j’ai lu ou connu dans le passé même si son titre m’a été quelques fois évoquer en cours d’histoire de l’art il me semble. J’ai donc mis l’ouvrage de côté et j’ai continué de chiner.

Et là je vois un visage familier, celui de Frankenstein, héros du roman de May W Shelley. Je n’ai jamais lu Frankenstein mais j’ai entendu mille fois l’éloge de ce roman qui incarne une figure parfaite de la littérature gothique et que beaucoup considère aussi comme un des textes fondateurs de la science-fiction. Cet exemplaire édité aux éditions Marabout en 1983 me semble très attirant, et je le mets donc dans la pile des livres qui m’intéressent. Voyant (enfin ?) quelqu’un qui s’intéresse à son carton de livre la vendeuse m’informe qu’elle les vend à 10 centimes l’unité. Dix centimes ? Voilà une bonne raison de chiner plus en avant dans ce carton !

Le temps de m’arrêter sur un classique parmi les classiques, un roman de Conan Doyle, Le chien des Baskerville. Encore un livre que je connais pour ne l’avoir pas lu ; il y a des œuvres comme celle-ci dont l’aura est si puissante qu’elle fini toujours par nous atteindre même si on n’a jamais prit la peine d’ouvrir l’ouvrage d’origine. Il me semble plus que logique alors de faire entrer ce Sherlock Holmes dans ma bibliothèque chinée, surtout qu’à ce prix là ça serait un crime de laisser dans ce vide-grenier ; autant que ce jeu de mots est criminel, je l’avoue.

Je continue de fouiner et j’aperçois les Contes Fantastiques d’Hoffmann. Immédiatement ça sonne en moi comme un nom familier, forcément puisque dans mon esprit Contes Fantastiques d’Hoffmann ça sonne comme Les contes d’Hoffman, sauf que le second est un opéra et que j’ai sous les yeux un livre, recueil de contes fantastiques. Encore une fois je me dis que faire entrer un auteur que je n’ai jamais lu pour 10 centimes c’est une occasion en or. Et avec cet ouvrage je tiens une pile de cinq livres que je montre à la vendeuse en préparant ma pièce de 50 centimes. Mais la vendeuse me dit, comme vous en prenais cinq je vous en offre un gratuit, cherchez un ouvrage qui vous intéresse. Et me revoilà le nez dans le carton, presque sûr pourtant d’avoir attrapé tous les ouvrages qui m’inspiraient. Mais pour ne pas décevoir la vendeuse et pour profiter de l’occasion j’ai pris Château en Suède de Françoise Sagan pour une seule raison, et cette raison c’est Françoise Sagan.

Je repars donc de ce vide-grenier avec six livres pour lesquels je n’ai dépensé que 50 centimes.

Avec une dépense de 2,5 euros en tout et pour tout la somme totale de la bibliothèque s'élève à 54 euros
Avec une dépense de 2,5 euros en tout et pour tout la somme totale de la bibliothèque s'élève à 54 euros

Avec une dépense de 2,5 euros en tout et pour tout la somme totale de la bibliothèque s'élève à 54 euros

Je me demande encore pourquoi la personne en possession de ce livre à eu envie de réinscrire le titre du livre à l’intérieur du livre. Mais c’est un trace poétique, comme ce que je suppose être la fleur d’un coquelicot qui a séché bien assez longtemps jusqu’à s’imprégner dans l’œuvre, mais je pense qu’il a peu de risque que la fleur revienne à la vie.

Je me demande encore pourquoi la personne en possession de ce livre à eu envie de réinscrire le titre du livre à l’intérieur du livre. Mais c’est un trace poétique, comme ce que je suppose être la fleur d’un coquelicot qui a séché bien assez longtemps jusqu’à s’imprégner dans l’œuvre, mais je pense qu’il a peu de risque que la fleur revienne à la vie.

Je profite de cet article pour chroniquer l’entrer de deux BD chinées la semaine dernière. Je ne chine pas souvent de BD, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs. Mais bon, la semaine dernière donc je tombe sur les tomes 1 & 2 des Technopères une bande dessinée en huit tomes, ce qui est raisonnable je trouve, parce que ça me laisse la place de me dire que je peux réunir et lire les huits et qui se déroule autour de l’univers de L’incal. Et que ce soit pour L’incal ou pour Les Technopères, ce qui m’attire dans ces univers, en dehors que ce soit de la science-fiction décomplexée, c’est l’homme qui écrit les scénarios, Alejandro Jodorowsky. Lorsque je suis tombé sur ces deux BD scénarisées par  Alejandro Jodorowsky, en plus les deux premiers tomes ce qui m’incite plus facilement à acheter une des éléments constitutifs d’une série plus vaste j’ai eu envie de les prendre, surtout pour 1 euro pièce. Je paie et je rentre chez moi et là j’ai la petite déception de voir que les BD avaient un peu prit l’humidité, surtout le tome 2. Le tome 1 avait quelques pages légèrement gondolées par endroit et le tome 2 avec des pages plus franchement gondolées et même collées par endroit. Et pour finir les deux albums étaient un peu cintrés et elles avaient une légère odeur de renfermé, une bonne odeur de malle stockée dans une cave humide. Je n’étais pas déçu directement par l’état des livres parce que ça ne m’empêche pas de profiter de l’histoire, mais je m’en voulais un peu de ne pas avoir mieux regardé avant d’acheter, j’aurai pu soit ne pas les prendre, soit profiter de leur état pour négocier, c’était donc mon ego de chineur qui était froissé.

Je ne savais pas trop quoi faire pour « restaurer » ces deux ouvrages, après une petite réflexion et après avoir évacuer de mon esprit l’idée de les mettre au micro onde … si si j’y ai vraiment pensé et si je n’ai pas testé c’est que ce format ne va pas au four, je me suis dis que le plus simple pour chasser l’humidité ça serai simplement de mettre mes BD au soleil. Ici les journées sont encore belle, le soleil chaud et je me suis dis qu’avec leur couvertures sombres elles se réchaufferaient vite et que ça aiderai sûrement à les assainir. Je pose donc mes Technopères sur la table de jardin bien orientés pour prendre le soleil et je m’en retourne vaquer à d’autres occupations. Et puis je n’y pense plus, et je pars en week-end en les oubliant dehors. Et ce matin je rentre chez moi au matin frais et je vais dans le jardin où je découvre mes deux ouvrages avec les couvertures trempées par la rosée du matin qui perlait à grosses gouttes dessus. Et assez curieusement ça m’a fait rire. Au moins maintenant je saurais pourquoi mes BD sont dans un état moyen, ça ne sera pas parce que j’aurai été un mauvais chineur mais parce que je suis bien trop tête en l’air !

Joe la bonne idée, mettre ses livres dehors pour qu’ils sèchent et les oublier là à la merci de l’humidité du petit matin durant tout un week-end !

Joe la bonne idée, mettre ses livres dehors pour qu’ils sèchent et les oublier là à la merci de l’humidité du petit matin durant tout un week-end !

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Rédigé par Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #brocante

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Publié le 25 Septembre 2016

Le hasard est le cœur battant d’une errance en vide-grenier ; ne pas savoir ce que l’on cherche et ne pas s’attendre à ce que l’on trouve. Je parle pour moi, chineur qui déambule le cœur léger et l’œil qui vagabonde. Je suis loin d’être un chineur qui saute sur son téléphone pour jauger du prix et de la rareté d’un objet ou d’un livre. Je laisse parler ma curiosité et j’essaie de restreindre les dépenses. Il m’en faut donc peu pour me décider. Samedi 24 septembre j’ai eu le temps de visiter deux vide-greniers et j’ai pu rapporter de beaux butins à des prix très raisonnables ; en voici une partie.

Minute ! Papillon de Peter Cheyney est l’exemple parfait d’un livre acheté sur un coup de tête pour un coup de cœur. Lorsque j’ai vu cette couverture je suis tombé sous le charme, immédiatement comme un coup de foudre pour la dame avec son fume-cigarette qui patiente sur la couverture. Je ne connais pas Peter Cheyney et je ne connais pas ce roman mais j’ai tout de suite voulu l’avoir. Je vous avoue que j’ai surtout pensé que j’avais pouvoir découper la couverture et mettre madame sous cadre tant son charme en direct des années 50 m’a séduit. Rassurez-vous je ne vais mutiler personne parce que je viens de voir que cette édition de Minute ! Papillon au presses de la cité de 1949 possède une couverture « fourreau » qui peut se retirer (d’ailleurs quelqu’un peu me dire comment s’appelle une couverture qui couvre la couverture du livre ? Je suis sûr que ça a un nom plus exact que mon approximation) et donc être mise sous cadre sans découper ce livre de 1949. Je demande le prix pour repartir avec la dame sur la couverture et le vendeur me demande 50 centimes ; déjà que lorsque l’on aime on ne compte pas, je ne me suis pas fait prier pour payer.

Ailleurs sur le vide-grenier je suis entrain  de chiner un bac avec des livres plus ou moins vieux et je repère un petit ouvrage assez mince au fronton duquel est marqué un nom bien connu des poètes, Aragon. Il s’agit du texte d’une conférence organisé pour les jeunesses du Parti Communiste en 1959. Il ne s’agit pas de l’expression poétique de Louis Aragon mais de l’expression de son engagement politique. La conférence était intitulée Il faut appeler les choses par leur nom et elle était suivie d’une  intervention de Maurice Thorez intitulée Problèmes de notre époque. J’ai hésité à prendre ce livre pace qu’il n’appartient pas à l’œuvre poétique d’Aragon, mais j’ai pensé au livre de Lénine que j’ai chiné il y a quelques semaine L’état et la révolution et je me suis dis que je pourrais ouvrir un rayonnage politique de gauche dans ma bibliothèque j’ai donc demandé le prix, 50 centimes, un prix non dissuasif pour ma bibliothèque, achat coup de tête. En rentrant à la maison et avant de rédiger cet article j’ai un peu regardé sur internet, mon but n’était pas de regarder le prix mais l’histoire de cette conférence mais au final j’en ai plus appris sur le prix que sur l’histoire de ce bouquin et j’ai été surpris de voir que ce petit ouvrage de 60 pages édités en 1959 par le Parti Communiste Français cote un peu plus de 30 euros. Loin de moi l’idée de revendre mon exemplaire pour en tirer bénéfice, mais savoir que j’ai fait une bonne affaire en achetant ce livre est un peu comme ma cerise sur ma bibliothèque. En plus l’exemplaire est en très bon état, enfin en bon état à part une légère tâche de graisse à l’arrière et les agrafes qui ont commencés à rouiller.

J’avais manqué la poésie d’Aragon, mais j’ai pris l’habitude maintenant de toujours réussir à chiner un ouvrage de poésie dans mes sorties en vide-grenier. Ce matin là j’ai trouvé la Poésie de Rimbaud. Les œuvres complètes du poète en édition de poche, que dire de plus ? Je crois que je n’ai rien à rajouter, j’aime Rimbaud et même si l’édition poche n’est pas une édition des plus glamour tous les poèmes sont là, les illuminations, la saison en enfer, et tous les autres poèmes. Pour 50 centimes je ne peux qu’être heureux.  

Un coup de cœur pour une dame en couverture, un coup de tête pour l’expression politique d’un poète reconnu, un classique livre de poésie chiné parce que j’aime la poésie, il reste pour clôturer cette chronique des livres chinés un samedi matin de septembre à parler d’un auteur que j’aime et que j’aime trouver en vide-grenier. Il s’agit de H.P Lovecraft créateur mythique du mythe de Cthulhu. Jusqu’à présent je n’ai eu qu’une seule fois la chance de croiser H.P Lovecraft en vide-grenier, c’était cet été pour L’horreur dans le musée déjà dans une éditons France Loisir. Effectivement ce samedi matin j’ai encore mis la main sur un ouvrage de H.P Lovecraft édité par France Loisir, il s’agie du Masque de Cthulhu.  C’est un recueil de six nouvelles édité à l’origine à titre posthume par August Derleth exécuteur testamentaire de l’auteur. Je suis vraiment content parce que j’aime beaucoup l’auteur et son mythe et c’est un plaisir de pouvoir picorer de la forme courte. Quand en plus je n’ai eu à débourser que 50 centimes je ne vois rien de négatif à cet achat.

Ce jour là mon butin contenait d’autres livres mais j’en ferai la chronique un peu plus tard. Merci de votre lecture.

Et voici quatre nouveaux livres dans ma bibliothèque chinée dont le montant dépensé pour la constituer est de 51,5 euros
Et voici quatre nouveaux livres dans ma bibliothèque chinée dont le montant dépensé pour la constituer est de 51,5 euros

Et voici quatre nouveaux livres dans ma bibliothèque chinée dont le montant dépensé pour la constituer est de 51,5 euros

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Rédigé par Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier

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Publié le 22 Septembre 2016

C’était un des premiers vide-greniers de septembre, dans un village où chacun devant sa maison vide son trop plein de babioles et d’objets culturels. J’aime ces ambiances là, très conviviale, très vide-maison, sans professionnels mais avec souvent de bonnes affaires. Sur quasiment le premier stand devant lequel je passe je m’arrêter sur quelques livres.

D’abord sur un Camus. Lorsque j’ai abandonné la fac afin de préparer un changement de voie qui échouera avant de se faire finalement par hasard quelques années plus tard, j’avais décidé de profiter de mon temps pour me cultiver. Ça signifiait pour moi lire des livres. Mais lesquels ? J’étais seul, solitaire et avant l’ère internet et instinctivement je me suis tourné vers Freud et vers Camus. Ce sont donc les premiers auteurs que j’ai acheté pour forger mon esprit critique dans une démarche active et personnel. J’ai eu des affinités avec la prose et la pensée d’Albert Camus comme avec les figures de Sisyphe ou de Meursault. C’est finalement très logique que je décide de faire entrer l’œuvre de Camus dans ma bibliothèque chinée. Sur ce stand là, je repère donc Caligula dans une édition récente (2006) dans le catalogue Folio Théâtre. Certainement un exemplaire scolaire ayant appartenue à une certaine Aurélie.

Sur le même étale de livre je repère deux bouquins de la collection Poésie/Gallimard. Intérieurement je me dis chouette, de la poésie puisque chiner de la poésie pour ma bibliothèque est devenu ma petite obsession. D’abord il y a Alcools rédigé de la main d’Apollinaire. C’est un recueil que l’auteur à édité la première fois en 1913, un recueil en pleine mutation poétique dans lequel Apollinaire décide de supprimer sa ponctuation. Et les gens qui sont habitués à me lire comprendront que cette forme littéraire soustraire à la ponctuation ne peut que me toucher et me parler. Le second ouvrage de cette collection Poésie/Gallimard c’est Choix de poème de Paul Celan. Et là je dois avouer mon ignorance, je n’avais jamais entendu parler de cet auteur. En feuilletant l’ouvrage j’en ai vite déduis que l’auteur écrivait en langue allemande puisque le livre est dans une édition bilingue Allemand / Français ; Wikipédia finira de me présenter ce poète ayant été considéré comme un poète de l’Holocauste au travers de poème comme Fugue de la mort. Si je souligne de poème là ce n’est pas seulement parce que la page Wikipédia en parle, c’est parce qu’un professeur de littérature ou d’allemand à fait étudier ce poème à ses étudiants et que l’étudiant qui avait l’exemplaire que je viens d’acheter prenait ses notes sur son livre. Vous savez, j’aime beaucoup ce genre de trace, non pas pour qu’elle me donne des aides de lecture de ce poème mais parce que ça me donne de la matière pour m’imaginer la vie de ce livre.

Il me restait à demander le prix pour ces trois ouvrages et les personnes en voulaient 1,5 euro, un prix plus que raisonnable que j’ai payé sans trembler trop heureux de rentrer de la poésie et du Camus. Ce n’était que le début du vide-grenier et je n’imaginais pas que ce jour là j’allais pouvoir ramener quatre autres de livres de poèmes et de poésies et d’autres encore pour me réjouir hors domaine poétique. Mais il faudra revenir ici les jours prochains pour découvrir quelques livres vont entrer dans le projet chiner sa bibliothèque.

Celan, Apollinaire et Camus entrent dans la bibliothèque dont la valeur totale monte à 49,5 euros

Celan, Apollinaire et Camus entrent dans la bibliothèque dont la valeur totale monte à 49,5 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #poésie

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Publié le 21 Septembre 2016

Des fleurs de mauvaises natures poussent de mes jardins secrets comme publics et de même manière des fleurs du mal poussent dans ma bibliothèque, celle que je chine de greniers vidés en greniers vidés.

Je le disais à mots pleins pour vous et demis mots pour moi dans le premier hors série des articles chiner sa bibliothèque ; était-il possible que je collectionne les éditions des Fleurs du mal de Charles Baudelaire ? J’en avais déjà deux plus un que j’avais offert et trois exemplaires ce n’était pas assez encore pour supposer une collection, ça aurait pu être un hasard ou le fruit d’un esprit dilettante. Avoir posé des mots sur cette accumulation latente d’exemplaires des Fleurs du mal m’a fait franchir le pas et ce week-end en deux vide-grenier j’ai rapporté deux nouveaux exemplaires du recueil de Charles Baudelaire. Une édition en classique poche de 2009 avec ses marques pages que je suppose laissé par un lycéen à l’écriture maladroite et une autre édition au format poche de 1995 avec une très jolie couverture. Ce livre là valait 10 francs il y a un peu plus de vingt ans ; dix francs je trouve que la poésie coûtait peu cher à la fin du siècle précédant.

Je ne suis expert de rien mais empiriquement j’ai envie d’affirmer que Les fleurs du mal de Charles Baudelaire est le livre de poésie le plus récurent en vide-grenier. Ainsi j’extrapole en me disant que ces Fleurs du mal sont certainement le recueil de poésie le plus communément acheté et lu dans les foyers français ; et pas seulement par des étudiantes studieuses mais aussi par tous les romantiques qui naissent dans l’adolescence et qui se bercent de le romantisme noire du poète.

Au niveau des prix dépenser pour deux fois Les fleurs du mal ça reste très raisonnable, l’exemplaire le plus récent a été payé 50 centimes d’euros tant dis que l’exemplaire avec la jolie couverture m’a été offert par une femme à qui j’achetais deux jeux de Playstation 3 (qu’elle m’a vendu pour 4 euros).

Toujours ce week-end, toujours en chinant dans un vide-grenier je repère sur un stand bordélique deux couvertures de la collection Poésie/Gallimard. Le premier livre c’est Anthologie de la poésie française du XVI siècle, une édition de 2005 qui semble avoir été très peu consultée. Le second bouquin c’est Anthologie de la poésie française du XIX * de Chateaubriand à Baudelaire, une édition de 2004. Celle-ci porte beaucoup plus de trace de lecture, et c’est rassurant. Il s’agit du tome 1, il existe donc un tome 2 et en bon chineur, accumulateur, collectionneur ça me donne nécessairement envie de compléter l’ouvrage. Je demande aux vendeurs le prix, ils annoncent 3 euros pour les deux ouvrages mais dans un sursaut d’audace commerciale je propose 2 euros et les vendeurs acceptent. Pour 1 euro pièce je trouve que c’est vraiment un bon prix pour ces anthologies. Du coup ce week-end ce sont quatre livres de poésie qui entrent dans la bibliothèque chinée même si en réalité je possédais déjà Les fleurs du mal.

Avec ses nouvelles entrées la valeur totale dépensée pour chiner sa bibliothèque monte à 47,9 euro, j’arrondi à 48 euros, autant dire que l’on se rapproche de la barre symbolique (oui mais de quoi ?) des 50 euros de dépenses en quasiment 6 mois.

Avec ses nouvelles entrées la valeur totale dépensée pour chiner sa bibliothèque monte à 47,9 euro, j’arrondi à 48 euros, autant dire que l’on se rapproche de la barre symbolique (oui mais de quoi ?) des 50 euros de dépenses en quasiment 6 mois.

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Rédigé par Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier

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Publié le 15 Septembre 2016

Cette fois c’est la bonne, l’introduction que je voulais écrire hier c’est transformée en article fleuve sur l’avant, sur l’après, et sur le plaisir de mener ce projet. Jusqu’à présent je faisais généralement les chroniques d’entrées de livre dans l’unité de temps d’un vide-grenier, parfois je scindais en deux quand j’avais fais beaucoup d’achats le même jour mais là je vais faire l’inverse. Je réuni quatre achats éparses et je fais ici la chronique de quatre nouvelles entrées, pour cinq livres chinés cet été au hasard d’août ou de juillet et qui, les jours où je les ai trouvés, étaient mes seuls achats de livre.

Pour commencer parlons du livre Réseaux D’ombres de Rémy. Pas besoin d’en dire plus, je crois que tout est dit, tout est là. Mais comme je suis d’un naturel prolixe je vais quand même en dire plus. Ce jour là c’était un grand vide-grenier, beaucoup d’exposant, beaucoup de soleil, beaucoup de chaleur et j’avais déjà fais quelques achats côté jeux vidéo et jouets. J’étais loin d’être bredouille, mais j’avais ce sentiment d’incomplétude de revenir d’un vide-grenier sans un livre pour le projet chiner sa bibliothèque. Je fouinais donc avec plus d’attention dans l’espoir de trouver un ouvrage qui m’interpelle à un bon prix et ce jour là curieusement les vendeurs avaient des prix audacieusement hauts pour des livres. Je fini par tomber sur cette couverture et là directement j’y ai vu un message. Rémy réseaux d’ombres, Rémy, avec un i grecque comme le mien, comme les vrais Rémy. Je ne savais rien de l’ouvrage mais m’étant senti concerné j’ai demandé le prix. Enfin un livre à 50 centimes, un livre que j’ai pu acheter. Sans me faire plus bête que je ne suis avec son titre et ses empreintes digitales bleues et rouges je supposais un roman sur la résistance. Certes, je n’ai pas été non plus très malin puisque j’ai cru que le Rémy sur la couverture faisait parti du titre, non c’était l’auteur, colonel Rémy, héros de la résistance. Je n’ai même pas acheté le livre pour sa couverture, ni pour sa tranche rouge rosie par le temps et l’eau, non je l’ai acheté pour son titre et donc je n’en connais pas le contenu. Pour ce que j’en ai feuilleté ça semble être une forme de témoignage biographique du colonel Rémy.

Comme vous pouvez le voir Rémy Réseaux d'ombres contient pas mal de code et de documents en plus du texte

Comme vous pouvez le voir Rémy Réseaux d'ombres contient pas mal de code et de documents en plus du texte

Chiner sa bibliothèque #23

Autre jour, autre lieu, mais encore un livre à la tranche rouge. Cette fois un livre de poésie. C’est devenu ma lubie, ma quête et mon jeu, revenir le plus souvent possible avec de la poésie. J’ai du retard à la lecture des classiques et des autres poètes, et maintenant que j’ai fais la paix avec la poésie j’ai plaisir à rattraper ce temps passé à la maudire ou à la détester. Est-ce que Mallarmé est un classique ou un autres je vous laisse seuls juges. Je l’ai un peu étudié à la fac, surtout son poème Jamais un coup de dés n’abolira le hasard qui m’avait laissé un sentiment de sidération positif. J’étais donc en joie de tomber sur du Mallarmé en vide-grenier pour 1 euro. Il s’agit de l’ouvrage Poésies, Anecdotes ou Poèmes, Pages diverses. En feuilletant la page de garde je lis que l’ouvrage ne comporte pas Un coup de dés, c’est une toute petite déception vite oubliée, je dois même dire que ça m’a fait sourire parce que même si Mallarmé est un fameux poète je n’avais lu que ce poème de lui, et me voir notifier noir sur blanc que le seul poème que je connaissais n’était pas de le livre j’y ai vu une amusante ironie.

Troisième ouvrage on change de registre. J’ai acheté un livre qui se nomme Lara Croft les carnets secrets aux éditions Albin Michel. Je ne sais pas s’il faut encore faire les présentations, mais au cas où, les gens voici Lara Croft une des premières icônes du jeu vidéo à dépasser son média d’origine, Lara voici les gens qui n’ont peut-être jamais joué à un de tes jeux Tomb Raider mais qui te connaissent sûrement de nom. La première chose que j’ai regardé en feuillant l’ouvrage c’est son année d’édition, parce que si dans l’absolu je ne suis pas un grand fan des jeux vidéo Tomb Raider je suis plutôt fasciné par les figures de la culture populaire. Et je crois pouvoir dire sans trop faire d’erreur qu’en France Lara Croft est la première figure du jeu vidéo à transcender son rôle de star du jeu vidéo pour devenir durant quelques temps star à part entière, une vedette. C’est à cette époque que Lara Croft personnage devenue star faisait de la publicité pour d’autres produits que le jeu vidéo. En 1998 & 1999 nous pouvions voir Lara Croft nous vendre des voitures Seat. Bien sûr les pubs reprenaient les codes du jeu vidéo mais c’était quand même un signe que l’aura de Lara avait dépassé le cadre de la Playstation. Et justement ce livre date de 1999. C’est ce qui m’a convaincu de le prendre pour 2 euros, il est le témoignage d’une époque et l’on a cherché à créer une personnalité médiatique de toutes pièces à partir d’un personnage de jeu vidéo. Aujourd’hui si l’on veut une starlette bon marché il suffit de piocher dans le vivier de la télé réalité, mais au début du siècle notre société culturelle a piochée dans le jeu vidéo. Le livre Lara Croft les carnets secrets se lit comme un dictionnaire, à chaque lettre sont associés six entrées qui sont autant d’accroches pour de petits paragraphes rédigés comme si Lara répondait elle-même. Les visuels peuvent prêter à sourire, le concept même de faire parler Lara comme une personne peut mettre mal à l’aise tant on se demande quelle était la cible de cette ouvrage, mais si on regarde cela comme une œuvre d’art, une tentative unique dans le temps je trouve ce livre parfaitement intéressant.

Les poses choisies pour Lara sont toujours assez tendancieuse même si dans le texte Lara dit détester être vue comme un sex-symbol

Les poses choisies pour Lara sont toujours assez tendancieuse même si dans le texte Lara dit détester être vue comme un sex-symbol

Avec ces derniers achats j'ai dépensé 46,4 euros pour la bibliothèque

Avec ces derniers achats j'ai dépensé 46,4 euros pour la bibliothèque

Un jour mon regard a été attiré par les couvertures noires et mauves aux aspects polardisantes de deux livres assez minces. Je ne connaissais pas l’auteur, je ne connaissais pas les titres mais l’esthétique de la couverture et la quatrième de couv’ assez laconiquement orientée polard m’a poussé à demander le prix. C’était 20 centimes le livre, 40 centimes pour Sous influence et pour Ultime voyage de Christopher Pike. J’ai cessé de réfléchir, j’ai payé et je suis parti. Je pensais avoir acheté de la littérature de gare, du polard de salle d’attente que je comptais mettre aux toilettes et c’est d’ailleurs ce que j’ai fais. D’ailleurs les livres ne sont pas mauvais, et se lisent sans difficultés ; s’il doit y avoir un petit hic c’est que l’auteur, Christopher Pike fait dans la littérature post jeunesse, ce sont donc de bonnes petites histoires tendance noires pour ado, ce qui n’est pas en soi une critique d’ailleurs mais ça explique parfois la minceur de l’intrigue.

Avec cette chronique des retours éparses de l’été je suis presque à jour dans mon projet chiner sa bibliothèque. Il me reste à faire une chronique groupée sur les livres dont vous êtes le héros trouvé tout au long de l’été et une fois que cela sera fait je n’aurai plus que mon dernier vide-grenier à vous chroniquer pour être à jour. Si je suis capable de faire ça dans la semaine c’est guinguette !

En bonus je vous laisse avec les pub Seat où Lara Croft jouait.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #brocante, #videgrenier, #vide grenier

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Publié le 14 Septembre 2016

Lorsque j’ai débuté le projet chiner sa bibliothèque j’avais une idée assez précise de ce que je voulais que ce soit et en même temps je ne savais pas trop à quoi cela allait ressembler ; et cela nécessairement car un des plaisirs de ce genre de projet c’est que je ne sais pas quels livres je vais rencontrer. Je ne voulais pas décider à l’avance d’une ligne éditoriale et me restreindre à un genre, une époque voir à une maison d’édition. Je savais qu’avec les temps de grandes lignes émergeraient et permettraient de dresser un portrait plus précis de ce projet de bibliothèque chinée. C’est vrai que c’était aussi pour moi un prétexte pour me permettre d’avoir une bonne raison de me lever les samedis et les dimanches matins pour arpenter les vide-greniers et y chiner des ouvrages ce qui est une chose que j’adore faire.

Se lever tôt, avant la chaleur écrasant de l’été, parfois avec le soleil, parfois avant lui et prendre des routes désertes pour se rendre dans des villages voisins et des villes voisines que j’ai souvent jamais pris le temps d’explorer avant ; chercher, fouiner, discuter, bref chiner autour de livre que je n’attendais pas. C’est vraiment, mais alors vraiment, un grand plaisir pour moi. Dès le départ mon projet n’est pas celui d’une collection, d’une part parce que l’on ne peut pas collectionner tous les livres, ni ceux du monde, ni ceux de France, ensuite parce que l’important dans mon projet de départ c’était de montrer que la culture est là, accessible avec très peu d’argent, en tout cas je ne sais pas si le très est juste selon vos critères, donc je vais dire accessible avec peu d’argent, voir accessible avec un peu d’argent. Actuellement le projet chiner sa bibliothèque m’a coûté 42,5 euros  pour soixante ouvrages achetés et recensés : à mes yeux c’est très raisonnable.

En plus quand je dis que la culture est là, accessible proche de nous est à bon marché, j’essaie de ne pas caricaturer une culture chiante, épaisse et lourde. Certes j’aime la poésie et je fais entrer beaucoup d’ouvrages de poésies dans cette bibliothèque, mais je en me cantonne pas à cela, il y a des classiques, de la science-fiction, des classiques de la science-fiction, des livres jeux avec les livres dont on est le héros (je mets hors catégorie les jeux de rôle chinés en vide-greniers) et quelques livres OVNI autour de ce qui me tient à cœur c'est-à-dire la pop culture. Et mine de rien, ce projet là m’a permis de renouer avec une forme de lecture, une forme moins solennelle, mais ne cherchez pas le sens de cette phrase, je crois qu’elle ne parle qu’à moi ; chiner un livre, le découvrir, le nettoyer, lui découvrir ou lui imaginer une histoire ça instaure avec l’ouvrage un lien en amont de la lecture et ce lien très instinctif chez-moi exacerbe le plaisir à lire le livre en question. C’est différent d’un ouvrage qui arrive chez soi en un clic de chez Amazon.

Je disais tout à l’heure que je ne cherche pas à faire une collection, mais je crois qu’en parti je me trompe un peu. Bien entendu je ne recherche pas les livres pour leurs valeurs de collection, ce qui m’importe toujours en premier c’est son contenu et son prix ; et je n’achète jamais un livre en me disant que je vais faire une bonne affaire ou en me disant que je pourrais toujours le revendre derrière sur internet, ça non. Mais j’avoue que je n’ai pas de mal à acheter un livre que j’ai déjà parce que l’édition est plus jolie ou juste parce que j’aime justement cette idée d’accumuler quelques même livres dans des éditions différentes et cette chose là ressemble à de la collection. Mais jusqu’à présent je crois que je n’ai que trois éditions Baudelaire avec Les Fleurs du mal, dont une que j’ai donnée, et deux éditions du Horla du Maupassant.

Voilà quatre mois déjà que j’ai commencé à chiner ses livres. Et le plaisir ne s’essouffle pas, bien au contraire il grandi à mesure que la bibliothèque se précise. Il grandi aussi à mesure que je deviens plus exigeant avec les ouvrages que j’achète. Il y a quatre mois il y avait nécessairement une part d’empirisme parce que je ne savais pas ce que j’allais trouver ni ce que je voulais trouver. Mais de coups de cœur en coups de cœur de poésies en poètes, de classiques en figures et d’éditions en éditions j’affine mon goût et donc mon plaisir de chiner. C’est sûrement idiot mais il y a une chose que j’ai du mal à retranscrire dans le plaisir que j’éprouve à faire les vide-grenier, c’est le plaisir de donner une seconde vie aux objets, ici les livres, en leur donnant une seconde attention. L’objet livre a toujours une histoire, réelle ou fantasmée, et souvent je me dis qu’arriver dans un vide-grenier c’est pour l’objet un coup d’arrêt dans son histoire. En l’achetant, en éprouvant du plaisir à le détenir et en trouvant du sens à le posséder j’ai la sensation de lui redonner cette nouvelle dose d’attention qui lui permet de continuer d’écrire son histoire. C’est sûrement pour cela que j’aime les ouvrages qui portent en eux les traces de leurs vécus, souvent ce sont des notes sur les pages ou une dédicace avec le nom ou l’année, parfois des antisèches inscrites par un collégien anxieux, ou les gribouillis de la main d’un enfant ayant échappé la vigilance de ses parents qui me permettent de me raconter d’imaginer la vie du livre, parfois l’âge de l’ouvrage suffit à imaginer le reste ; un recueil de poésies de Châteaubriant dans une édition de 1831 (teaser de fou pour un livre dont je n’ai pas encore chroniqué l’entrée dans la bibliothèque) a nécessairement eu une vie romanesque et rocambolesque d’achats en héritages, des étagères d’une bibliothèque à la poussière d’un grenier avant ‘arriver jusqu’à moi par l’entremise d’un vide-grenier. Cette histoire, supposée et imaginaire c’est la cerise sucrée sur mon plaisir de chiner.

Et pour ne rien gâcher à travers ce projet il y a le plaisir des mots, cette fois je parle de ceux dont je suis l’auteur au travers de mes articles. Je me suis souvent demandé si je devais continuer ce blog parce qu’y avoir de l’inspiration quotidiennement est une épreuve hasardeuse et compliquée. Mais lorsqu je dois faire la chronique d’un livre qui entre dans la bibliothèque chinée les mots facilement et en quantité ; parfois dès l’achat, dès que je repère un livre qui me fait de l’œil sur un stand de vide-grenier j’ai déjà une ébauche des mots que je trouverai pour raconter le moment, déjà les mots à la bouche en quelques sortes.

J’étais parti pour faire une introduction avant de parler de trois livres orphelins achetés séparément durant cet été mais cette introduction est déjà trop longue. Je vais donc m’arrêter là et il faudra revenir demain pour voir quelques livres vont entrer dans le projet chiner sa bibliothèque. Re teaser de ouf ! J’ai bien l’occasion encore de vous parler de ce sujet, parce qu’il m’inspire, parce que je me sens bien avec, le soir lorsque je rédige mes articles et les matins tôt lorsque je me lève pour chiner. Allez, c’est bon, cette fois j’arrête.

 

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Publié le 6 Septembre 2016

Retour au milieu du mois d’Aout, aux alentours du 15, un dimanche matin lendemain de mariage pour la seconde fois de l’été. Et avant de nous rendre au plus ou moins traditionnel brunch de lendemain de mariage ma petite amie et moi décidons de prendre le temps de visiter un vide-grenier local sous un soleil de plomb et une chaleur ardente. Ce petit sacrifice de température n’a pas été vain puisque nous en sommes revenus avec quelques livres que je suis heureux de faire entrer dans le projet chiner sa bibliothèque.

Deux figures d’autorité et d’histoire

Au milieu d’un stand surchargé de bazar en tout genre je suis surpris par une caisse de livre où je remarque en premier le buste de Marc-Aurèle empereur de l’empire Romain et philosophe stoïcien. Je ne connais pas vraiment l’homme, ni l’empereur ni le philosophe, mais l’ami de ma mère, figure militaire emprunte de réflexion et de philosophie avec qui nous avons de passionnant échanges de pensées fait souvent référence à l’homme Marc-Aurèle et j’ai déjà vu souvent dans sa bibliothèque ou sur son bureau l’unique ouvrage de Marc-Aurèle, pensées pour moi-même. C’est pourquoi en découvrant l’ouvrage dans ce vide-grenier j’ai tout de suite su que j’allais l’acheter. C’est une édition de 1964, l’époque où Flammarion signait ses couvertures avec un cadre reprenant le nom de la maison d’édition en filigrane ; ce n’est pas grand-chose mais j’aime beaucoup ces couvertures. Je demande le prix des livres et les personnes me répondent 1 euro les deux. Tant mieux, ça me permet de fouiller encore la caisse de livre.

J’entrevoie alors un autre visage lui aussi porteur d’une figure d’autorité réputée. Il s’agit de Lénine dont le visage trône sur l’ouvrage L’état et la révolution, la doctrine rédigée par Lénine lui-même lors de son retour en Russie en 1917. J’ai d’abord été très émoustillé par l’idée de trouver ce livre de propagande idéologique. Mais rapidement j’ai été tiraillé, certes la dépense était minime mais je savais très bien que si j’achetais cet ouvrage je ne prendrais jamais le temps de le lire parce que je ne me sens pas intéressé par ce genre de littérature. Mais en même temps c’est un livre dont Lénine est l’auteur, une édition en langue étrangère de 1966 imprimé en République de Chine et ça fait de ce livre un objet de curiosité qui m’a convaincu que l’acheter.

Deux classiques sans revisite

Entre le chineur et le collectionneur il n’y qu’une infra mince frontière qui est franchi cent fois par vide-grenier, j’étais donc devant une caisse de livre, c’était 1 euro les deux, j’avais déjà deux ouvrages en main et je fouillais encore. J’ai déjà trouvé Le Horla de Guy de Maupassant. J’en ai déjà fait le compte rendu ici et j’ai déjà expliqué pourquoi j’avais envie de le lire pour enrichir mon imaginaire autour d’un jeu de rôle. La première version que j’ai achetée est une édition commentée pour lycéen, très pratique mais sans beaucoup de cachet. Et donc en voyant cette édition de poche de 1979, je me suis décidé à racheter Le Horla de Guy de Maupassant même si je le possède déjà. Il fallait que je prenne un second livre pour avoir un compte rond, et en voyant en grasses lettres s’afficher Ray Bradbury je n’ai pas hésité et pas réfléchi non plus. Je n’ai même pas pris la peine de lire le titre, me contentant de regarder avec une gourmandise rétro la couverture délicieusement désuète. J’aurai mieux fait de prendre le temps de lire le titre ou la quatrième de couverture, ça m’aurait permis de remarquer que c’est une édition anglo-saxonne et que je parle pas l’anglais, à fortiori je ne le lis pas non plus. Je possède donc le recueil de nouvelle The Illustrated Man que je ne peux pas lire. Mais au moins je trouve la couverture jolie.

Et de la poésie …

C’est devenu une habitude, un plaisir et une démarche accentuée, je ne peux pas revenir de vide-grenier sans poésie. Et ce jour là nous avons eu le plaisir de tomber sur un livre d’Arthur Rimbaud. Il s’agit de Œuvre de Arthur Rimbaud – vers et proses – dans édition de 1946 aux éditions Mercure de France. C’est une édition brochée aux pages non coupées, cela laissait aux lecteurs le plaisir d’ouvrir son livre et d’avoir l’honneur de couper ses pages avec son coupe papier. Et avec cet ouvrage d’Arthur Rimbaud il y a quelque chose qui m’interpelle ; à partir de la page 129 (sur 318 pages) les pages ne sont plus massicotées ce qui me fait comprendre que la personne que possédait ce livre n’en a lu qu’un tiers et que depuis plus d’un demi-siècle personne n’a voulu ouvrir ces pages. C’est une édition de 1946 mais vous pourriez penser que le livre n’a été acheté ou offert que plus tard mais il y a à l’intérieur de l’ouvrage une dédicace à la plume datant du 21 juin 1946 et du coup je m’interroge sur le pourquoi de cet arrêt de lecture. Est-ce que la personne a cessé d’aimer la poésie, a-t-elle cessée de vivre ? Est-ce la seconde guerre mondiale qui est passée par là et qui a enlevée à cette personne le goût de la poésie en vers et en prose ? Mais le livre a continué de vivre, de passer de main en main, d’héritage en don, je ne sais pas, mais depuis Paris en 1946 quand il a été édité jusqu’à ce vide-grenier de province où je l’ai acheté des gens ont eu ce livre en main et personne n’a désiré déchirer ses pages pour en libérer la prose. Je trouve ça terriblement étrange et à la fois très impressionnant. Et du coup j’hésite moi-même à ouvrir ses pages. Est-ce que le livre a plus de valeur à demi massicoté ? Je ne sais pas, et puis je ne suis pas sûr d’avoir acheté cet ouvrage pour sa valeur mais pour son contenu d’Arthur Rimbaud. Quoi qu’il en soit ce livre de poète, avec une histoire que je fantasme autour de lui m’aurai couté 3 euros et je suis vraiment très content de le faire entrer dans ma bibliothèque.

Et après ces achats le projet chiner sa bibliothèque peut revendiquer n'avoir mobiliser que 42,5 euros
Et après ces achats le projet chiner sa bibliothèque peut revendiquer n'avoir mobiliser que 42,5 euros
Et après ces achats le projet chiner sa bibliothèque peut revendiquer n'avoir mobiliser que 42,5 euros
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Et après ces achats le projet chiner sa bibliothèque peut revendiquer n'avoir mobiliser que 42,5 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #vide grenier, #videgrenier

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Publié le 28 Août 2016

Retour dans le temps

 

J'ai connu l'existence du cycle de Dune lorsque j'étais au collège, jeune adolescent timide. C'est à cet âge je crois que l'on commence à s'émanciper de la culture familiale pour conquérir la sienne. Le même âge où j'ai découverts le jeu de rôle et la culture de l'imaginaire au sens très large ; il y avait dans ma jeune bande de rôlistes un garçon qui avait tout vu, tout lu et à qui cela conférait une forme de légitimité à guider les autres. En vérité je n'ai jamais cherché à savoir s'il avait réellement lu ces livres et vu ces films dont il nous parlait, qu'importe, c'est par lui que j'ai connu de manière très élogieuse et déjà culte le cycle de Frank Herbert.

 

Alors, en bon petit soldat du groupe cherchant à s'intégrer en respectant les conseils de lecture du leader j'ai essayé de lire Dune mais le livre m'est tombé des mains bien avant la fin du premier tome. En même temps à cet âge là je ne lisais pas et il aurait fallu que notre prof de français mette Dune au programme pour qu'il soit plausible que je le lise en entier. Je suis donc passé à côté de cette première rencontre avec l’œuvre mythique.

 

Plus tard j'ai manqué ma seconde rencontre avec Dune lorsque ce même ami m'a prêté le film en VHS. Déjà que le texte est touffu, dense et baroque, mais le film, celui de 1984, réalisé par David Lynch est carrément barré et presque inaccessible à un jeune adolescent dont la culture n'est pas encore forgée. De ce premier visionnage je n'ai gardé que peux de souvenirs précis, des corps boursouflés, des discours sceptiques et un sentiment de malaise. Ce n'est que l'année dernière que j'ai réessayé de voir ce film et qu'il m'a laissé un sentiment différent.

 

Pourtant le cycle de Dune, ses maisons Atréides et Harkonnen, le désert infini d’Arrakis peuplé des Fremen et des vers des sables géants, l’épice tout puissant j'en ai connaissance sans avoir lu les livres ni vu le film parce qu'au début des années 90 aussi j'ai découverts le jeu vidéo Dune II sur Megadrive. Il y avait tout dans ce jeu mêlant stratégie militaire et exploration.

 

Et tout ça pour quoi ? Tout ça pour justifier mon achat de ce matin en vide-grenier. Même en vacances au bord de l'eau je ne manque pas une occasion de chiner ma bibliothèque. Sur un stand de bouquiniste je vois un coffret cartonné contenant trois ouvrages du cycle de Dune ; Dune, Le messie de Dune et Les enfants de Dune. Après une infime négociation d'usage je suis parti avec mes trois livres et leur coffret carton fatigué, c'est-à-dire légèrement déchiré et usé pour 2€50. Et cet après-midi, sans plus attendre je me suis replongé dans le cycle de Frank Herbert. J'avais les pieds dans le sable de la plage, ça pouvait me faire songer à Arrakis et j'ai succombé rapidement à la prose baroque du roman. Il faut croire que je suis enfin prêt à conquérir cette œuvre. Le seul petit souci c’est que je n’ai pas bien fait attention, en regardant le coffret, il y a bien trois ouvrages pour les trois épisodes du cycle de Dune, par contre je n’avais pas fais attention que Dune, le premier roman du cycle avait été découpé en deux tomes dans cette édition et qu’il me manque le premier tome. Mais je suis sûr que je dois pouvoir le retrouver en vide-grenier, seul, sinon je pourrais toujours aller chiner sur internet cette moitié de premier tome pour compléter le coffret.

 

C'est ainsi que je rattrape mon temps perdu et que je fais grandir ma bibliothèque chinée même en vacances au bord de l’eau.

Article cent pour cent rédigé depuis mon téléphone

Article cent pour cent rédigé depuis mon téléphone

Chiner sa bibliothèque #21
37,5 euros ont été dépensés pour constituer la bibliothèque chinée jusqu'à présent

37,5 euros ont été dépensés pour constituer la bibliothèque chinée jusqu'à présent

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Publié le 3 Août 2016

Je ne possède personne ça coûte trop cher mais voilà je possède des livres que j’achète pas cher en vide-grenier. Tu parles d’une intro. Ce n’est pas de la grande littérature, je ne suis pas Homère et mes escapade en vide-grenier quelques sous à la main ne sont pas des odyssées, mon âme en errance n’est pas Ulysse et mon chez moi n’a rien d’Ithaque et ça tombe bien parce qu’en vérité je n’ai jamais tiré à l’arc. Pas de retour contrarié chez-moi, seulement un retour de brocante avec des livres glanés un 14 juillet.

 

Et si maintenant tu ne vois pas où je veux en venir, si tu te contente de voir d’où je reviens c’est que tu es moins malin que je ne l’imaginais. Le premier ouvrage que je rapporte comme un précieux trésor est un livre d’André Massepain illustre inconnu pour moi qui a écrit un ouvrage intitulé Les plus belles légendes de l’Odyssée. Et maintenant j’espère que tu comprends mieux. Vous savez je suis un enfant de 1978, un an après été édité Les plus belles légendes de l’Odyssée, pourtant ce qui a forgé le socle de ma culture odysséenne c’est le dessin animé Ulysse 31, autant dire que ma culture sur le sujet antique est lacunaire. Mais il y a peu j’ai découverts un tout petit jeu de rôle dans un monde post apocalyptique forestier et hanté qui propose de rejouer une version post forestière de l’odyssée d’Ulysse et cette idée m’a beaucoup plue, sauf qu’elle m’a rappelé que je connaissais mal la chronologie, les lieux et les personnages du texte d’Homère. Et en voyant cet ouvrage je me suis rendu compte qu’en plus de faire un bel ouvrage dans mon projet chiner sa bibliothèque parce que le livre est joliment illustré, ça serait une bonne occasion de combler ma culture. Le prix de ce livre je vais le définir à 40 centimes, la vendeuse faisait un euro les trois livres mais il n’y en a que deux qui ont suscité mon intérêt, pourquoi pas 50 centimes me direz-vous, la réponse est simple, pour que le montant de la bibliothèque forme un compte rond.

 

Me voilà donc à arpenter le vide-grenier en expliquant à ma petite amie à quel point je me perdais dans la mythologie, comme ma culture était bancale sur le sujet lorsque je vois sur un stand un livre intitulé 100 personnages clés de la Mythologie, sous-titré Biographies et arbres généalogique des dieux, déesses et héros. Si j’avais été croyant, mystique ou superstitieux j’aurai tout de suite vu cet ouvrage non pas comme une bonne affaire mais comme un signe des dieux m’indiquant le chemin à suivre pour me rapprocher d’eux. Pour dire vrai ce qui à motivé mon achat c’est surtout l’aspect généalogique du livre parce que les lignées divines et mythologiques sont affreusement complexes, curieuses et croisées. Évidemment cet ouvrage en plus d’entré dans ma bibliothèque chinée entre aussi dans mon apprentissage mythologique en vue d’en jouer des rôles ou juste de combler ma culture générale. Le prix ? 1 euro, modique et juste à mon goût.

Sur ces photos prises en plein air je peux conclure l'article comme d'habitude en vous donnant le montant total du projet chiner sa bibliothèque qui s'élève à 35 euros
Sur ces photos prises en plein air je peux conclure l'article comme d'habitude en vous donnant le montant total du projet chiner sa bibliothèque qui s'élève à 35 euros

Sur ces photos prises en plein air je peux conclure l'article comme d'habitude en vous donnant le montant total du projet chiner sa bibliothèque qui s'élève à 35 euros

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Rédigé par Monsieur C

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