Chiner sa bibliothèque #44 : Trois fois trois pour deux qui font plus de poésie et de prose

Publié le 30 Novembre 2016

Détonante bibliothèque je ne t’oublie pas et qu’importe si ce n’est plus la saison des vide-greniers, les maisons dorment le ventre plein et moi je garde sur mes étagères de transites le fruit de mes chines des temps cléments. Et je tiens encore des perles que j’ai récolté pour peu d’argent parce qu’en ces temps de consommation martelée au plus haut point sur les rouages quotidiens du peuple, je rappelle que le projet de chiner sa bibliothèque est née de mon envie de montrer que l’on peut s’approprier la culture, de la culture, une culture, sans dépenser l’argent que l’on ne possède pas. Pour les trois ouvrages qui viennent dans ce texte je n’ai dépensé que 2 euros, juste 2 euros pour deux trois recueils, deux de poésie et un recueil de Boris Vian, 2 euros donc pour trois romans et deux livres de poèmes.

 

Bien sûr le premier des livres de poésie est tout petit, bleu et rose et il se compose d’un choix de poème empruntés à Baudelaire, Verlaine et Rimbaud. Ce tout petit ouvrage invite à faire Voyage en bohème. Quelle est cette mystérieuse bohème où voyagent Baudelaire, Verlaine et Rimbaud ? C’est le pays sans frontière des artistes, de tous ces créateurs qui ont choisi de quitter les chemins battus de la tradition pour se donner corps et âme à leur mission. Faut-il en rajouter pour que vous compreniez où cet ouvrage nous mène ? Non je ne vous connais pas mais je sais que si vous êtes là c’est pour se rendre un peu là bas aussi avec le passeur d’âme que vous chérissez d’entre les pages.

 

Le recueil suivant est déjà plus épais, plus lourd dans le langage d’une jeunesse de rue, oui c’est du lourd avec une édition Poésie/Gallimard de Lamartine, pas celle qui va à la plage ou la Martine qui va au cirque mais bien Lamartine le poète et auteur de Méditations Poétiques, une poésie romantique et douce qui vous coule une sensation désuète d’un amour teinté de dieu. J’aime l’idée de pouvoir faire grandir ma série d’ouvrages issus de cette collection et qu’importe si celui-ci a connu le feutre créatif d’un enfant en bas âge ou d’un piètre dessinateur.


Le dernier ouvrage des trois du jour et lui aussi un recueil, un recueil de romans de Boris Vian ; on y trouve L’arrache cœur, L’herbe rouge et L’écume des jours. Je suis parfaitement méconnaissant de L’herbe rouge, mais je connais les deux autres, Boris Vian a été parmi mes lectures de collège je crois, peut-être de lycée, en tous les cas il a fait parti des lectures imposées par un professeur à une époque où je ne goûtais guère à la lecture, à la littérature et aux largesses d’avec le réel que peut prendre l’auteur. Par chance j’ai grandi et je suis devenu plus avide de redécouvrir cette écriture qui m’avait laissé froid, même déçu ou frustré parce que l’on me l’avait vanté et je n’avais pas réussi à percevoir ce que l’on me promettait d’y trouver. Cette édition de chez France Loisir présente en plus une photographie en couverture que j’aime beaucoup, je la trouve d’une belle modernité avec un grain que j’aime tellement.

Trois livres, des poèmes à n’en pas compter, trois romans, la bibliothèque prend du poids et commence à peser dans le milieu ! Somme dépensée 95,6 euros

Trois livres, des poèmes à n’en pas compter, trois romans, la bibliothèque prend du poids et commence à peser dans le milieu ! Somme dépensée 95,6 euros

Repost 0
Commenter cet article