Mes choses

Publié le par Rémy

Des jeux et des lignes s’empilent dans des classeurs transparents. Des cartes, des jouets, des jeux s’emboîtent dans les étagères. Des cartouches, des CD, des ronds, des matériaux imprégnés de cultures s’alignent. Une collection qui progresse, une collection que je dégraisse comme on affute ses armes, comme on sculpte la pierre brute, le bois tendre, une collection ça se dessine à postériori même si dans le temps présent ça se fait à l’instinct, au feeling, dans l’errance au sens inverse de la consommation ; comme avant les herbiers, comme toujours dans le plaisir du hasard qui conduit les objets à venir à soi comme les fleurs au promeneur. Et puis après, le temps deux, comme celui de la valse, c’est le temps du plaisir, le temps du loisir, le temps passer à contempler ses édifices de papiers qui vacillent de leur vacuité, mais qui en brillent aussi. C’est beau parce que c’est inutile, je crois que c’est dans le Petit Prince ou dans un livre d’alpinisme, je ne sais plus mais ce n’est pas grave parce que c’est vrai, c’est beau quand c’est inutile sûrement parce que lorsque c’est inutile c’est une page vierge pour projeter ses ombres et ses marionnettes joyeuses et jolies.

Mes choses
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