Articles avec #amour tag

Publié le 24 Février 2017

L’amour n’a pas de frontière, de religion, de sexe, de couleur. Les lieux communs non plus.

C’est avec ce genre de pensées que l’on fabrique des machines à brasser du vide.

Je ne suis pas méchant, je ne suis pas trop con, je ne suis pas un monstre mais je ne suis pas amour. Je dis cela comme un athée qui n’est pas amour comme dieu prêtant l’être. Je dis aussi cela comme les personnes qui avant moi ont choisi de dire qu’elles n’étaient Charlie. Moi je me cantonne à prétendre que je ne suis pas amour.

Si l’amour est réellement ce qu’il est censé être, c'est-à-dire l’expression la plus intime, la plus subjective et la plus personnelle de l’âme d’un individu alors l’amour ne devrait pas pouvoir être nommé, délimité afin de pouvoir entrer dans une phrase. L’amour serait un peu comme la physique quantique, il devrait être un concept permettant d’englober une infinité de nuances, de variations et de conceptions différentes. Mais si à l’inverse l’amour est nommé, délimité et s’il peut entrer dans une phrase en même temps que dans un lieu commun alors l’amour est une chose sans intérêt.

Les lieux communs ont le mérite d’être honnêtes. Certainements faux mais honnêtes.

Ce n’est pas une chute, juste une idée en forme de constant.

Voilà.

Nuit.

Fondu au noir.

Luka Isaak & Kate Moss - W Magazine (March 2017) - photo Mert & Marcus

Luka Isaak & Kate Moss - W Magazine (March 2017) - photo Mert & Marcus

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #amour, #aphorisme à la con

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Publié le 8 Mars 2016

Sur le fil d’une relation faut-il devenir nihiliste plutôt que de choisir les choses de l’amour ? C’est la question qu’elle se pose. Je suis qui pour lui répondre ? Moi, l’insensible chronique, épuisé du battement cardiaque et trop poli pour être amoureux je n’ai aucune légitimité à dire qui de l’amour ou du nihilisme il faudrait embrasser. Pourtant comme un insecte romantique je me suis brûlé aux ampoules des relations nihilistes plus d’une fois ; j’étais même assez jeune et bien assez con pour m’être convaincu qu’aimer c’était se nier ; l’amoureux nihiliste, le grand con, celui qui a léché jusqu’à s’en ouvrir la langue en deux comme un serpent laissant sa peau sur les milles bitumes de la colère et autant de fois sur ceux de la passion. Aujourd’hui, demain, j’ai traversé cette zone de turbulence en restant en vie, assez en vie pour croire que des deux concepts alambiqués de la vie, c'est l'amour qui est le plus le nihiliste et ceux qui s'y refusent ou ceux qui en réchappent ils sont simplement vivants ; attendre, espérer, être suspendu à sa corde sensible c’est éprouver la sensation de la vie et si l’amour est nihiliste c’est que l’amour il crame tout, il phagocyte et formate et réduit à un carcan douloureux l’expression protéiforme de la vie, de nos visions de vies. Je n’aime pas l’amour, je ne crois pas en lui, je ne crois même pas en l’existence de ce concept ; je sais qu’il existe parce que je sais que des millions de personnes s’en remettent à lui et par ce fait ils font de ce concept une réalité ; pourtant ils ne font pas l’amour, ils rendent réel une chose qui ne l’est pas, ils permettent à l’improbable de prendre forme mais ça ne rend pas l’amour chose plus probable.

C'est ça l'amour, une fille inaccessible qui pleure. Une fille que l'on n'aura jamais, quand elle pleur, quand on suppose qu'elle pleur d'amour ça la rend plus proche de nous, plus réelle. C'est juste ça l'amour, la perception d'une vie soudainement plus accessible que l'instant d'avant.

C'est ça l'amour, une fille inaccessible qui pleure. Une fille que l'on n'aura jamais, quand elle pleur, quand on suppose qu'elle pleur d'amour ça la rend plus proche de nous, plus réelle. C'est juste ça l'amour, la perception d'une vie soudainement plus accessible que l'instant d'avant.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #amour

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Publié le 18 Septembre 2015

Il a baissé sa culotte et il a réalisé qu'elle mouillait d'amour. Il trouva cela si beau qu'un larme coulait sur son visage avant de se perdre dans sa barbe. Elle senti son cœur battre plus fort et son ventre exploser en fragments amoureux excitant, être nue devant lui c'était un révélateur de son pur amour pour lui. Il dressait devant lui le faste discret de son amour érectile qui rougeoyait devant elle. En laissant son regard s'attarder ostentatoirement sur le membre amoureux qu'il avait sorti de son boxer il lui semblait pouvoir le voir palpiter comme un cœur vibrant où l'amour lové était sur le point d'exploser, jaillir et se joindre aux fragments intimes qui palpitaient dans son bas ventre à elle. C'était donc cela l'amour, la connexion imminente de ses morceaux d'intimes avec les morceaux d'intimes d'une autre personne.

Une réponse d’amour

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #amour, #autofiction, #citation, #recyclage

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Publié le 21 Mai 2015

Peut-on sauver quelqu'un de l'amour ? On doit le pouvoir, malheureusement je ne suis pas - on - et moi je ne sais pas comment - on - fait pour sauver une personne de l'amour qu'il ou qu'elle éprouve. Pourtant, depuis le phare théorique de ma pensée, je suis convaincu que l’on doit pouvoir sauver quelqu'un de l'amour dans le cas où cette personne est la cible de l’amour d’un autre. Le bon sens et l'esprit libre peuvent toujours être réveillés et convoqués pour battre en brèche l'illusion amoureuse que l'autre offre à l’objet de son désir sentimental. Mais quand c'est en soi que l'amour prend sa source alors nous sommes perdus, toi, moi, nous, l'autre, tout le monde. C'est comme lorsque l’on a la vessie trop pleine depuis longtemps et que l’on lâche quelques gouttes d'urines au fond de nos sous-vêtements alors que l'on lutte pour éviter l'accident honteux. Dès les premières gouttes libérées contre notre volonté le corps et l'esprit souvent cèdent et on se retrouve con et conne debout les joues rougissantes perdue dans une flaque de notre propre urine. Avec l'amour c'est pareil, on peut y résister, longtemps, mais dès que l’on éprouve les premiers symptômes ressentis en soi notre corps et notre esprit cèdent très vite et on se retrouve con dans une flaque d'illusions amoureuses, de souffrances et de bonheurs.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #amour, #pipi, #absurde

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Publié le 13 Avril 2015

L'amour c'est une valise, c’est la valise universelle, celle où les gens désireux ne pas rester seuls mettent leurs motivations à s'attacher à quelqu'un.

Tu es avec quelqu'un parce que tu as peur de vieillir seul sans personne pour te considérer ? une réponse : l'amour.

Tu es marié avec une femme qui remplace ta mère et fait pour toi la cuisine, ton ménage et ton repassage ? une réponse : l'amour.

Tu sors avec une femme naïve et malléable que tu modèles comme Pygmalion l'a fait avec sa Galatée ? une réponse : l'amour.

Tu es avec elle parce que tu es un paresseux de la sexualité et même si tu ne l'aimes pas tu peux coucher avec elle quand tu veux ? une réponse : l'amour.

Tu n'as pas réglé ton Œdipe et tu es tombée amoureuse de celui qui pourrait être ton père pour te faire baiser par lui ? une réponse : l'amour.

Tu t'es mise en couple avec un con destructeur qui te détruit pour que tu puisses assouvir ton désir d'autodestruction discrètement ? une réponse : l'amour.

Ce que je veux dire c'est que les raisons pragmatiques qui poussent les gens à se mettre en couple sont nombreuses et souvent elles sont moches, crues, pragmatiques et non romantiques. Il est difficile de séduire une femme en lui disant qu'elle sera parfaite pour remplacer notre mère, alors on choisit de lui dire que l'on est amoureux. L'amour enjolive tout et rend le triste pragmatisme du réel plus désirable. L'amour est un coup de peinture que l'on passe pour rendre nos réels plus acceptables aux yeux de ceux que l'on convoite.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage, #amour

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Publié le 13 Février 2015

Il y a les détracteurs des fêtes amoureuses et qui disent que lorsque l’on aime une personne c’est tous les jours la Saint Valentin, qu’il faut offrir des roses sans occasion et des cadeaux sans intentions particulières autre que le bonheur du bonhomme ou de la bonne dame qui fait office de son autre. Mais alors quand on s’aime c’est toujours la même chose ?

 

Quand on aime c'est tous les jours noël aussi ?

Quand on aime c'est tous les jours férié ?

Quand on aime c'est tous les jours passion ?

Quand on aime c'est tous les jours son anniversaire ?

Quand on aime c'est tous les jours fellation puis sodomie ?

Quand on aime c'est tous les jours pareils ?

Quand on aime c'est tous les jours notre première rencontre ?

Quand on aime c'est tous les jours le feu de la passion ?

Quand on aime c’est tous les jours le même amour ?

Quand on aime c'est tous les jours fessée ?

Quand on aime c’est tous les jours la guerre ?

Quand on aime c’est tous les jours les gifles ?

Quand on aime c’est tous les jours la flûte et la harpe ?

Quand on aime c’est tous les jours la même baise ?

Quand on aime c’est tous les jours ses règles ?

Quand on aime c’est tous les jours les larmes ?

Quand on aime c’est tous les jours fusion ?

Quand on aime c’est tous les jours la soumission de l’ordre ?

Quand on aime c’est tous les jours banquette pour les fantasmes noirs ?

Quand on aime c’est tous les jours la porte des toilettes fermées ?

Quand on aime c’est tous les jours mon amour ?

Quand on aime c’est tous les jours la même angoisse ?

Quand on aime c’est tous les jours notre première fois ?

Quand on aime c’est tous les jours désordre ?

Quand on aime c’est tous les jours les comptes ?

Quand on aime c’est tous les jours les mêmes jours ?

Quand on aime c’est tous les jours la merde ?

 

Quand on aime c’est tous les jours quand on s’aime c’est toujours la même chose, le chaos des affects et la grande guerre de soi parce que l’amour fini toujours par perdre au-devant de la nécrose narcissique et des grands effets de la subjectivité qui détourne le réel des personnes et les personnes du réel et les sentiments des personnes et le réel des sentiments. Quand on aime c’est toujours la même danse, oui, la lutte cruelle du corps, de l’âme et du monde peuplé de femmes.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage, #Réflexion, #Je est un Blog, #amour, #liste

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Publié le 20 Novembre 2014

Aimer, c'est s'attacher et être attaché, dans le sens d’un attachement émotionnel positif - si tant soit peu que l'on puisse être attaché de manière positive - mais c'est aussi la mise en liens au sens de l'aliénation, aimer c'est aliéner son libre arbitre, sa liberté, son indépendance au nom d'une cause supposée supérieure à soi : l'amour, le bien nommé grand amour ; juge de paix qui est censé être le seul à pouvoir nous donner l'aval de la sexualité, comme s'il y avait, quelque part, une entité seule habilitée à dire oui, vous pouvez baiser, sans quoi on s’attirerait les foudres d'une punition. L'amour, grand supermarché des lieux communs dans lequel chaque individu a l'impression de découvrir un secret, un trésor, un mystère oubliant qu'avant lui des milliard de personnes ont déjà défloré ce secret et qu'après lui d'autres milliard viendront éprouver la même sensation fallacieuse et galvaudée d'être un unique découvreur. L'amour se mensonge, l'amour se traitre inféodé aux états, aux églises, aux religions qui se prétend avec orgueil le plus intime de nos sentiments mais qui se dévoile comme le plus consensuel des traits de nos ressentis intimes, il ne fait pas le poids l’amour devant une pulsion, un fantasme, une peur, une folie, tous plus ancrés et archaïques en nous ; l'amour c'est un passeport, une formalité, c'est usuel et administratif, c'est réglementé est égalitaire dans son expression, bref c'est inhumain et tout ce qui se déroule d'intense pour soi et pour l'autre relève d'autre chose que de l'amour et cela même si des personnes adeptes de raccourcis viendront vous dire que c'est de l'amour. Mais l'amour est l'amour, il n'est pas la passion, le désir, la folie, la joie, la pulsion, la connivence, la complicité, la dualité, l'unicité, l'amour devrait et doit assumer ce qu'il est : l'amour et pour le reste allons chercher ailleurs ce que le monde et les femmes et les hommes ont à offrir de mieux.

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Publié dans #Digression, #amour, #Réflexion, #recyclage

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Publié le 9 Mai 2014

Les ordinateurs aiment-ils les gens ? Les gens dans les ordinateurs s’aiment, parfois, un peu, se croisent, se rencontrent, se baisent, s’ignorent, se flirtent, s’effleurent de leur présence, se haine, mais les machines, oui les machines en elles-mêmes sont elles là pour nous aimer ? Puis-je faire confiance à mon ordinateur s’il ne m’aime pas ? Et s’il ne m’aime pas puis-je l’aimer en retour ? Et si je ne peux pas l’aimer en retour parce que l’amour à sens unique est toujours une roue qui conduit à la torture ? Et si je ne peux pas l’aimer comment est-ce que je pourrais justifier de passer autant de temps avec lui ? Alors oui, je le redemande, les ordinateurs peuvent-ils aimer les gens ? Et ne me riez pas au nez parce que cette question est fondamentale si vous y réfléchissez bien. S’ils ne nous aiment pas alors nous sommes des masochistes qui passent une part substantielle de leur vie avec des cyniques et psychopathes sans affects et l’on ne peut pas construire une vie, une société et une civilisation sur ce rapport inégal. Et ne croyez pas que l’amour que vous pouvez mettre dans les ordinateurs change la donne ; ils n’ont pas de cœur, ils ont des processeurs et les processeurs jusqu’à preuve du contraire ne sont pas capables d’émotions. Vous allez me dire que nous non plus humains nous ne sommes pas toujours capables d’émotions et pourtant nous nous aimons parfois les uns les autres, mais c’est parce que l’humanité est irrationnelle et nous ne pouvons et ne devons pas souhaiter des ordinateurs irrationnels parce qu’à créer des ordinateurs irrationnels autant se rencontrer entre humains et faire des enfants !

Alors oui, les ordinateurs aiment-ils les gens ?

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Publié dans #Digression, #Divagations diverses, #Réflexion, #amour, #SF

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Publié le 6 Mai 2014

On peut dire tout ce que l’on veut, mais une femme qui fume après l’amour, c’est toujours, je dis bien toujours, d’un érotisme ravageur qui à lui seul justifie tous les efforts que l’on déploie dans l’espoir de coucher avec une fumeuse.

et pourtant l’auteur était non fumeur, même dans son autofiction …

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Publié dans #autofiction, #amour, #punchline, #Prose, #pornographie, #Sexualité

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