Je n'aime pas l'amour

Publié le 8 Mars 2016

Sur le fil d’une relation faut-il devenir nihiliste plutôt que de choisir les choses de l’amour ? C’est la question qu’elle se pose. Je suis qui pour lui répondre ? Moi, l’insensible chronique, épuisé du battement cardiaque et trop poli pour être amoureux je n’ai aucune légitimité à dire qui de l’amour ou du nihilisme il faudrait embrasser. Pourtant comme un insecte romantique je me suis brûlé aux ampoules des relations nihilistes plus d’une fois ; j’étais même assez jeune et bien assez con pour m’être convaincu qu’aimer c’était se nier ; l’amoureux nihiliste, le grand con, celui qui a léché jusqu’à s’en ouvrir la langue en deux comme un serpent laissant sa peau sur les milles bitumes de la colère et autant de fois sur ceux de la passion. Aujourd’hui, demain, j’ai traversé cette zone de turbulence en restant en vie, assez en vie pour croire que des deux concepts alambiqués de la vie, c'est l'amour qui est le plus le nihiliste et ceux qui s'y refusent ou ceux qui en réchappent ils sont simplement vivants ; attendre, espérer, être suspendu à sa corde sensible c’est éprouver la sensation de la vie et si l’amour est nihiliste c’est que l’amour il crame tout, il phagocyte et formate et réduit à un carcan douloureux l’expression protéiforme de la vie, de nos visions de vies. Je n’aime pas l’amour, je ne crois pas en lui, je ne crois même pas en l’existence de ce concept ; je sais qu’il existe parce que je sais que des millions de personnes s’en remettent à lui et par ce fait ils font de ce concept une réalité ; pourtant ils ne font pas l’amour, ils rendent réel une chose qui ne l’est pas, ils permettent à l’improbable de prendre forme mais ça ne rend pas l’amour chose plus probable.

C'est ça l'amour, une fille inaccessible qui pleure. Une fille que l'on n'aura jamais, quand elle pleur, quand on suppose qu'elle pleur d'amour ça la rend plus proche de nous, plus réelle. C'est juste ça l'amour, la perception d'une vie soudainement plus accessible que l'instant d'avant.

C'est ça l'amour, une fille inaccessible qui pleure. Une fille que l'on n'aura jamais, quand elle pleur, quand on suppose qu'elle pleur d'amour ça la rend plus proche de nous, plus réelle. C'est juste ça l'amour, la perception d'une vie soudainement plus accessible que l'instant d'avant.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #amour

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