Amour - Nuit - Noir

Publié le 24 Février 2017

L’amour n’a pas de frontière, de religion, de sexe, de couleur. Les lieux communs non plus.

C’est avec ce genre de pensées que l’on fabrique des machines à brasser du vide.

Je ne suis pas méchant, je ne suis pas trop con, je ne suis pas un monstre mais je ne suis pas amour. Je dis cela comme un athée qui n’est pas amour comme dieu prêtant l’être. Je dis aussi cela comme les personnes qui avant moi ont choisi de dire qu’elles n’étaient Charlie. Moi je me cantonne à prétendre que je ne suis pas amour.

Si l’amour est réellement ce qu’il est censé être, c'est-à-dire l’expression la plus intime, la plus subjective et la plus personnelle de l’âme d’un individu alors l’amour ne devrait pas pouvoir être nommé, délimité afin de pouvoir entrer dans une phrase. L’amour serait un peu comme la physique quantique, il devrait être un concept permettant d’englober une infinité de nuances, de variations et de conceptions différentes. Mais si à l’inverse l’amour est nommé, délimité et s’il peut entrer dans une phrase en même temps que dans un lieu commun alors l’amour est une chose sans intérêt.

Les lieux communs ont le mérite d’être honnêtes. Certainements faux mais honnêtes.

Ce n’est pas une chute, juste une idée en forme de constant.

Voilà.

Nuit.

Fondu au noir.

Luka Isaak & Kate Moss - W Magazine (March 2017) - photo Mert & Marcus

Luka Isaak & Kate Moss - W Magazine (March 2017) - photo Mert & Marcus

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #amour, #aphorisme à la con

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