Publié le 20 Juin 2015

Il y a des jours

Des nuits qui coulent à flot

Il y a l’ancre qui lâche

Jeté par dessus bord

Par delà la rive

Il y a l’ivre des hommes en laisse

Et toute la liesse des idées folles

Je croule sous cette liesse

J’embrasse le for des intérieurs

Je tiens le lien de cuir

Les branches d'oliviers et l’aubépine

Je nacre les seins de la gonzesse

Celle qui nage dans le fond du verre

La crasse au creux

Des yeux dans le dos

Un âne moins amoureux que toi

Et l’honnête fidélité des amnésiques

Il y a des jours

Des jours comme lui

Des crépuscules comme ça

Et le feu au coin des yeux

Les recoins des rivières

Et les âmes mortes

Charniers qui dérivent

Les ballastes vidés

Chemin d’herbes fourragères

Les foins des chambres psychiatriques

Le pouvoir délié - qui ne se tient plus

Retient les puits de tes amours propres

Préférer l’amour sale

La morale du mouchoir

Et le charme des dames de classe

Petites pièces dans le fond des poches

Sous ton pantalon la lingerie des antiques

Le gros cœur des arcs

Les petits culs des anges

Et la voix qui déraille

Trahison  des faiblesses

Tu te coiffes sous des écrans de fumées

Le talent égrainé

Chapelet de prouesses

Aux commissures des gueules de la Terre

Aimer serrer les saints

Et secouer tout l’or des mondes

Pluie le matin chagrin

Et puis rien

Du lard au fond des yeux

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Publié dans #poésie, #Prose, #Pictogranimation

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Publié le 19 Juin 2015

Haut coeur régime par le corps d’orage.

Je gronde à tes oreilles comme le vent gueule sous ta jupe.

Le mistral entre dans la tête et le muscle tétanisé.

Organe libre comme le solo du jazzman.

Le tartare des plats du soir et le menu du jour.

Avec un supplément des mensonges en cols blancs.

Parce qu’une femme en robe longue ça ne peut pas mentir.

Le mensonge ça se voit sous le tissu tendu.

Et c’est comme cela depuis le nu de Marilyn.

Deux yeux qui tombent sous la fatigue.

Et le barrage des grandes eaux entre en résonance.

Demain le sol qui tremble et hier Paris.

La ville des lumières dans le sac des touristes.

Une palpitation au coin de la tête.

Choc à venir, ivresse du sommeil.

Il n’y a pas de choix à faire.

Juste des comptes à rendre.

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Publié dans #retard

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Publié le 18 Juin 2015

Parfois sans s'en souvenir on se rappelle archaïquement que la lingerie c'est un des attributs de la prostituée et alors on bande en secret en souillant la sympathie de la mode de nos mères, de nos filles ou de notre femme. C’est comme cela que ce réveille le cerveau des hommes, et en eux celui du serpent. Alors les hommes attendent que les femmes viennent mordre à leur pomme, ou à défaut de fruits, qu’elles viennent goûter à leur meilleur substitue phallique, leur sexe, leur gland et c’est pour cela que les hommes qui réveillent leur instinct reptilien pensent à la lingerie qui habille le corps des prostituées. C’est un cycle infernal, une boucle non fermé, de l’homme à la femme et de la femme à la pute et que la prostituée pense à sa condition de misère malgré l’argent qu’elle glisse dans le haut de sa botte en plastique. Et pendant qu’ils se regardent tous les trois en chien de fusil le serpent quitte la scène et peut-être la ville et bientôt la région. C’est un drôle de jeu pour eux trois, et moi, si j’étais riche je renterai dans la danse, je prendrai ma part de la valse des hésitations.

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Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 17 Juin 2015

Ce soir je n’écrirai pas.

Ce soir c’est repos, pause, c’est le soir où je n’écris rien parce que je n’ai rien à dire.

Je repose ma tête, cervelle en état de repos cérébral.

Comme toujours c’est pareil.

Comme pareil je fais toujours la même chose.

Alors bonne nuit.

Ne rien avoir à dire permet de mettre une image

Ne rien avoir à dire permet de mettre une image

ou deux ...

ou deux ...

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Publié dans #divagations

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Publié le 16 Juin 2015

Un monde fantastique. Des hommes, des nains, des elfes, le peuple nuisible et quelques héros. Un monde où seuls les oiseaux sont doués pour la magie, il n’y a pas de magicien, seulement des dresseurs qui parlent aux oiseaux. Il a été dit que des héros viendraient pour renverser l'ordre du monde pour qu’il entre dans une ère nouvelle …

Un monde page - 1 -

Pour commencer, il faut que meneur et joueurs possèdent un compte Twitter actif avec plusieurs followers. Il faut aussi que la partie se déroule dans un lieu où les participants ont accès à internet. Le jeu commence. Le meneur mène, il décrit le contexte, l’adversité et les personnages non-joueurs et les joueurs réagissent.

 

Pour agir un personnage doit écrire un tweet exprimant son action dans la limite des 140 caractères. C’est en fonction du nombre de réponses, favoris et retweet que le meneur estime si l’action réussi ou pas (un succès par notification). Le meneur est invité à pondérer la difficulté par rapport au nombre de followers du joueur ainsi que le moment où le tweet est envoyé.

- Tweet rédigé en roleplay bonus de +1 -

- Tweet avec des hastags génériques (#JDR, etc.) malus de -1 -

- Tweet avec des demandes de notifications, (#RTplease, etc.) malus de -2 -

Notification + roleplay = 2 succès

Notification + roleplay = 2 succès

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Publié dans #jdr, #jeux de rôle, #ébauche

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Publié le 15 Juin 2015

Sans rien dessus et tout dessous 

Une douche elle adore 

Et de la mousse, la bière sous la pression et la trompe des moustiques - tigres -

J’en éjacule de la poésie, au mètre, comme avec mon sexe

Et j’en cache aussi de la poésie, là où elle ne devrait pas être

Dans les toilettes des dames

Et sous l’eau des chiottes

De la poésie sous-marine

J’en balance dans les dessous des fronts nationaux

De la poésie comme des grenades, prose exotique et juteuse

J’en jette à tour de bras, à la louche j’en balance bien deux cents grammes à chaque fois

Et j’en perds aussi en même temps que du poids

Mince comme une feuille blanche, maigre comme une rime de pauvre

C’est bien dommage pour les pauvres qu’ils ne puissent être de - vrais - poètes

Parce que la coke ça coûte trop cher et les restos du cœur n’en donne pas

Les dealers sont rarement des gens généreux, mais souvent des poètes

C’est curieux, comme moi, comme quoi j’aurai pu être dealer et donner mes mots contre de l’argent

Un échange de mauvaise presse, de mauvais procédés

Un truc éventé, un autre éventré et le poète qui reste debout sur les décombres encore tièdes

 

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Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 14 Juin 2015

Vous êtes là, aventurier devant l’aventure, au pied du mur et du plus dangereux de vos projets. L’adversité se tient devant vous menaçante et sans pitié, marionnette entre les mains retorses du maître du monde, gouverneur des grandes conspirations. L’aventure ne vous fait pas peur, la mort non plus, heureusement car elle rôde, elle vous attends au tournant, implacable, certaine. Vous partez conscient que vous allez mourir mais que vous pourrez ressusciter, réessayer et mourir encore jusqu’à réussir ou apprendre. Sans péril on triomphe sans gloire, soyez certains que si vous triomphez la gloire jaillira.

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Publié dans #ébauche, #recyclage, #jdr

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Publié le 13 Juin 2015

Dans le calme relatif d’une nuit partisane je regarder tomber. La pluie tombe. Le chat pourrait tomber si sa maîtresse jeune et mince ne lui disait pas de faire attention avec sa voix rauque. Par le vent frais et l’air humide je regarder tombe les heures et les gouttes d’eau de pluie qui dessinent comme des traits obliques dans la lumière des réverbères. Je la regarde tomber, la pluie qui tombe, mais je l’écoute aussi la pluie, je l’écoute tomber, avec patience et minutie je tends l’oreille à chuchotement irrégulier qui dit quelque chose comme la voisine disait calmement à son chat de ne pas se pencher ou il risquerai de tomber. Savait-elle que les chats n’écoutent personne et qu’au cas où le sien, plus propice à l’attention sociale que les autres, l’avait écouté il n’aurai rien comprit parce que lui est chat et elle est femme. Et moi, est-ce que je sais que le bruit que fait la pluie en tombant n’a de sens que pour les souvenirs que cela évoque en moi et qu’aucune raison ne pourrait décrypter le moindre souvenir dans le vacarme silencieux d’une ville sous la pluie. Oui, je le sais, on sait tous des choses que l’on ignore volontairement. Et après ? Et avant ? La vie n’est que question de cela.

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Publié dans #écrire, #Divagations diverses

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Publié le 12 Juin 2015

Ton corps est comme dieu, c'est une guerre perdue d'avance.

La quête du Graal n’aura pas lieu

J'aime ton cul même si c'est mon Waterloo, et tes seins mon Samothrace et ton corps le contraste de mes échecs.

Nos corps perdus dans le champ de bataille

Les jeunes filles et les jeunes femmes ont de grandes faiblesses qu'elles dévoilent quand elles cessent de s'autodétruire.

Oxymore au féminin

Pour un jour sans ta culotte sous ta jupe je donnerai volontiers deux jours entiers de ma vie à la grande horloge de ma durée.

Un regard volé

Est-il possible de jouir sans paranoïa ?

Parce que les hommes devraient toujours douter de leurs queues

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Publié dans #autofiction, #citation

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Publié le 11 Juin 2015

Je n'en avais jamais vu de pareille avant, le long de la route qui mène Montpellier à Sète, presque nue la prostituée en bord de route. Derrière elle le blond des blés et au devant d'elle le bitume des routiers et des voitures de famille. En pleine journée, plein soleil, elle debout droite dans ses bottes, mince et raide comme une plante ayant grandie sans eau dans la rudesse des rocailles, plantée sur ses pieds le regard dur qui passe au travers de la route, au travers des vitres baissées, au travers de soi et qui se perd loin derrière entre l'horizon et le néant. Ce n'est pas la première fois que je croise le corps campé d'une pute au bord d'une route ou d'un boulevard, mais encore aucune comme elle, comme elles, ses collègues assises en bas de la ligne du regard et les autres que le reste du long de la route. Peut-être est-ce la lumière du jour qui me donne cette impression étrange, plus sûrement le fait qu'elle se tenait droite, digne ne portant qu'un soutiens-gorge et qu'une petite culotte, culotte de petite fille blanche rayée de rose avec des cerises en guise de décoration ou peut-être des coeurs ou des Hello Kitty mais quelque chose que je ne suis pas sûr d'avoir identifié mais qui a inscrit dans mon non conscient une impression juvénile dérangeante, contrastant avec la duretée de la scène. Une scène de quelques secondes échangées en roulant, je ne suis qu'une paire d'oeil parmi le flot de dix-sept heure à se braquer sur cette paire de sein à vendre. Un échange fugace, tout au plus une impression imaginaire, une incertitude évoquée comme une dame blanche du zénith avec un peu moins de vêtements mais pas moins de mort.

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