Publié le 10 Juin 2015

Vous appartenez à une caste très rare, aussi discrète que puissante. Votre caste est généralement au service des puissants pour qui vous assurez dans un rôle de - divertissement -. En effet, vous êtes un Regardeur, vous avez le pouvoir de capturer l’essence vitale d’un personnage, d’une créature ou d’un paysage et de la retranscrire à votre tableau. Si vous prenez le temps de déployer votre art, et cela coûte cher en matériaux et en temps, alors vous pouvez vider le réel de certains éléments pour les recomposer au sein d’une toile. Une fois à l’intérieur d’une de vos oeuvres alors les personnages que vous aurez transférés peuvent vivre, interagir, mourir et recommencer infiniment dans une minuscule boucle temporelle. Les puissants se disputent vos tableaux qui trônent fièrement dans les bâtisses les plus luxueuses où ils offrent un divertissement sans fin. Mais votre art, votre pouvoir, peut aussi se mettre au service de la guerre. Une simple esquisse infligera des dommages à votre sujet, un dessin précis le videra de ses desseins et si vous avez le temps de mettre de la couleur à votre tableau alors le corps tout entier de la personne quittera le plan de la réalité pour prendre vie dans le plan si petit de votre toile, votre prison. On ne prête jamais attention au peinture, au dessinateur, le frêle troubadour qui s’assoie dans un coin de la scène. Mais si vous lui laissez du temps alors il pourra vous capturer et créer une saynète absurde, tragique ou comique que de riches nobles s'arracheront pour se divertir. Regardez bien autour de vous que personne ne tienne un fusain.

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Publié dans #ébauche, #esquisse, #jdr

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Publié le 9 Juin 2015

Extérieur nuit. Alors que le calme règne une personne court. Elle parait déterminée. De l’ombre sort une silhouette qui l'interpelle  ...

  • Arrête-toi et dis-moi qui tu es ?
  • Je m’appelle            , je suis           de profession.
  • Pourquoi est-ce que tu cours ?
  • Je fuis la menace représentée par              !
  • Qu’est-ce qui motive ta fuite ?
  • Je désire             .
  • As-tu les aptitudes pour réussir ?
  • Oui, je suis           , je sais            ,            et          .
  • As-tu des objets avec toi ?
  • Je possède            et           .
  • Tu as raison de courir, ils sont sur tes talons alors fuis !
La fuite - un jeu de rôle en 250 mots

Les joueurs décident ensemble d’un cadre pour la partie, puis ils décident d’une menace. Elle peut être commune ou chaque personnage peut en avoir une différente. Dans tous les cas la menace frappe les personnages individuellement.

Quand une action nécessite un jet le joueur lance un dé six : paire l’action réussie, impaire c’est un échec. Quand le jet concerne sa profession, sa motivation ou ses aptitudes il ajoute un dé supplémentaire par trait concerné. Si l’action échoue la jauge de menace augmente d’une case, mais si le joueur obtient deux succès elle diminue d’une case. Quand la jauge est pleine le personnage est confronté à sa menace et s’il rate son prochain jet il meurt. Un personnage peut agir contre une menace qui n’est pas directement la sienne. Si l’action réussit alors la jauge de menace de son camarade diminue d’un cran mais la sienne augmente d’un cran.

Illustration non contractuelle, tout comme cette légende qui ne se trouve pas dans la version finale du jeu de rôle parce que rien que cette légende c’est vingt-neuf mots.

Illustration non contractuelle, tout comme cette légende qui ne se trouve pas dans la version finale du jeu de rôle parce que rien que cette légende c’est vingt-neuf mots.

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Publié dans #jeux de rôle, #jdr

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Publié le 7 Juin 2015

Survolant les plaines qui jouxtent la forêt vous voyez un groupe d’elfes associé avec des barbares qui combattent une manticore rugissante. Quels instants après, par-delà la montagne où les nains bâtissent des citées, vous survolez une ruine où les chamans des hommes loups invoquent les forces sauvages pour mettre en déroute le sorcier qui commande à une horde de gobelins furibonds. La nature en contrebas défie rapidement quand vous croisez ce dragon et que son souffle magique endommage votre vaisseau qui s’écrase dans un tumulte de métal froissé. Après diagnostique il faudra rapporter beaucoup d’or au mécano pour espérer réparer le vaisseau et repartir sur votre planète.

Vous êtes un alien à peau rouge, avec une petite tête ronde sans poils ni oreilles et un nombre aléatoire de tentacules à la place des jambes. Ce monde n'hésitera pas à se montrer hostile avec votre différence et vos besoins en or ...

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Publié dans #jdr, #ébauche

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Publié le 7 Juin 2015

Aujourd’hui j’y vais. Je balance mon déséquilibre dans la rue, mon corps chancelant ouvre la ville en deux, il titube sous le linceul de chaleur et de température écarlate qui suinte par les pores dilatés de ma peau et par ce ciel bleu livide qui surplomb la scène de son désespoir monochrome. C’est une ville libérée qui zigzag sous mes pas, je marche en elle, boulevards ouverts et soulagés des culs ambulants des bêcheurs et bêcheuses restés prostrés à l’intérieur des armatures de béton où ils se réservent, bien à l'abri dans leurs conditions prisonnières climatisées. Des rues vides où je ne frôle que les fils de fer des silhouettes accablées dont l’image des corps a été comme aspirée par un subit appel d’air ; trop de lumière pour qu’il n’y ai que des ombres, le zénith blanchi jusqu’au bitume des routes et les autruis dont je croise la présence s’agitent mollement comme des formes délavées et flasques, fruits d’un jeu d’eau qui gondole l’aquarelle aux coins de mes yeux. La sueur en rivières verticales se perd en moi ; la canicule comme une pluie d’orage purge les villes des corps superflus contre des trottoirs rendus libres jusqu’à l’heure où les lueurs artificielles viendront éclairer les pas des putes et des clients

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Publié dans #Je est un Blog, #écrire

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Publié le 6 Juin 2015

Qui es-tu Walters Dixon ? Je suis Walters Dixon. Et d'où viens tu Walters ? Je viens de la ville, j'ai laissé derrière moi une vie d'agent de sécurité. Mais pourquoi cours tu ainsi ? Je fuis la menace constituée par les extraterrestres qui viennent d'arriver hier. Je ne sais pas pourquoi mais ils semblent en vouloir à ma vie. Walters Dixon tu cours mais que sais tu faire d'autre ? Je suis ceinture noire de karaté, je suis amateur de mécanique et je manie régulièrement la batte et le couteau. Alors cours Walters Dixon, ils arrivent, j'entends venir au loin les pas de tes ennemis.

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Publié le 5 Juin 2015

La guerre sociale n’aura pas lieu. La guerre, sa mère, n’aura lieu, non, parce que derrière nos casques, nos lunettes et derrière le reflet vachement swag de nos écrans la guerre nous l’avons déjà mené et nous la menons encore - au présent - oppressante - postmoderne cette guerre - et dorénavant il n’y a plus de poste avancé, pas d’éclaireurs des avant-gardes, plus d’avant poste, plus d’avant-garde, même plus un gardien ou un troufion pour protéger nos culs de l’embourgeoisement qui rôde.

 

Elle était belle cette guerre diront les mioches issus de nos testicules désargentés et d’utérus dont ne saura bientôt plus s’ils sont reliés à des vagins et à des femmes ; et sans mentir, sans déconner, ils diront bien la vérité car elle l’est putain de belle cette guerre - même si la guerre c’est une sale race qui ne dit pas son nom, nuisible ou rampante, elle est putain de belle et belle comme un putain qui s’est fardée pour sortir au bal du lycée - et pour 50 euros de plus elle porte ta fleur en boutonnière et vide tes couilles dans la voiture -.

 

Il ne faut pas compter sur les rebuts de la télé pour faire autre chose que le décompte politique d’une frigide apocalypses qui ne se lassent pas d’annoncer sans jamais sanctifier d’un gros titre son avènement achevé - le nez dedans - la tête en dessous - dé-zonage de lieux communs pour déminer un no man’s land de la pensée ; peser chaque mot pour ne payer qu’au poids d’âme présent dans le-dit mot.


Demain la vermine grouillera dans vos rues, elle dégueulera de toutes ces pages que vous avez laissé blanches un jour chez vous pensant qu’un jour peut-être il sera temps de. Il est déjà trop tard, de la vermine plein les doigts, de la vermine plein les yeux.

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Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 4 Juin 2015

J'arrive, je viens, j'adhère et j'éjacule et tout cela dans l'ordre ou le désordre - je souscris à cette idée de révolte révolution de la génération d'en bas qui s'en va botter les culs de la génération d'en haut, de ceux qui sont la bourgeoise d'une littérature qui fleure bon la stagnation et la matière sédimentée.
 

Alors que fait-on ? Nous réunissons nos maigres économies pour aller racheter ces têtes de gondoles qui vendent tant de merdes et nous allons voir si elles flottent ces têtes sans leurs gondoles quand on les lâches au milieu d'un étang un peu glauque où elles pourront sédimenter en paix ? Parce que c'est bien cela qu'elle veut cette littérature de gondole non ? La paix, le calme et la tranquillité, le lieu commun et l'approbation fidèle de son consommateur. Et c'est cette perspective que l'on offre aux graines d'écrivants qui voudraient s'envisager écrivains ? Si j'avais l'audace du lieu commun et du poncif je rappellerai que dans écrivain il y a écrits et vains mais ça serait faire offense à ceux qui en leurs temps ont su faire de l'écrivain une figure honnête et enviable ; mais c'était dans un temps qui révolus. Et dans un temps révolu il y a les bases d'une révolution et d'une révolte.

 

Alors oui, je dis oui, allons droit dans le mur, si on y va assez vite et assez nombreux je ne doute pas que l'on fera tomber le mur et nous verrons enfin ce qu'il y a de l'autre côté, une ville sombre ou un désert brûlant, qu'importe nous serons enfin de l'autre côté il y sera bien temps de réfléchir à nouveau à quelles pulsions exprimer ...

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Publié dans #révolution, #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 3 Juin 2015

Je ne pensais pas pouvoir un jour retrouver et revoir Martina Hingis jouer sur un terrain de tennis. C’est inespéré et rien que pour cela je pourrais pardonner à France Télévision sa modeste diffusion du tournoi sur la télé, mais en offrant à l’internaute le moyen de voir les matchs qu’il désir. Et moi je désir voir, revoir, jouer Martina Hingis. Hingis c’est mon amour de jeunesse, mon premier coup de foudre sportif, érotique, émotionnel et narratif. Ce n’était pas la première championne à être imbue d’elle-même, chieuse, prétentieuse et émotionnellement expressive sur le terrain. Ce n’était pas la première adolescente à briller au sommet de son art ni à créer de la narration sur le terrain et autour d’elle. Mais c’est la première que j’aime aimer, et comme je suis un homme fidèle à ses émotions originelles c’est celle que j’aime toujours même si ça ne m’a pas empêcher d’aimer d’autre chieuse. Je ne sais pas pourquoi j’éprouve cette tendresse érotique pour ces sportives qui dans l’effort on cette impudeur de la prétention, cette impudeur émotionnelle à sortir d’elles-mêmes et de distribuer cette énergie hors d’elles. Quand je revois cette image, je ressens au fond de moi tout ce que j’aimais déjà sans bien parvenir à l’identifier en moi. Le regard, la prétention et l’égo qui se mêlent à l’impudeur et à la fragilité, l’impudeur d’exprimer cette audace et cette fragilité en même temps.

Martina Hingis 1999

Martina Hingis 1999

Ce cocktail-là à la fois si subtil et si vulgaire qui fait d’une sportive une idole intime à mes yeux et que j’ai retrouvé quelques années plus tard à Osaka dans le regard et le visage de la perchiste Silke Spiegelburg. Tout cela pour dire que je suis heureux, sincèrement heureux même si c’est superficiel, de revoir Martina Hingis, plus de 15 ans après sa finale perdue, disputer une quart de final. J’ai tendance dans ce moment-là à croire que les sportifs, même s’ils ont tous les défauts du monde, sont des personnages sincères, je veux dire qu’ils aiment sincèrement leur rôle, leur personnage. C’est peut-être pour cela que je me sens - parfois - en phase avec eux. A 34 ans il y a moins de morve chez Martina Hingis, plus de sourires, peut-être plus de plaisir à jouer aussi ; le sien et le mien et le tennis aussi je suis sûr est heureux de voir cela.

Martina Hingis 2015

Martina Hingis 2015

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Publié dans #Sport, #Je est un Blog, #nostalgie, #érotisme

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Publié le 2 Juin 2015

Je ne vous connais pas mais j'admire vos œuvres, dessins et encres qui sont toujours comme des coups de poings dans le visage et dans le ventre. Je ne sais pas ce qui meut vos pulsions de création mais moi lorsque je regarde vous regarde au travers des jets de votre inspiration de je coule de vos vibrations, j’en mouille des litres d’émotions viscérales. Alors si j’étais une muse de vos sordides expressions d’art je ne serai pas étonnée. Et si je ne suis votre muse soyez assuré que je suis votre putain, une putain de groupie, une admiratrice secrète qui sera secrètement déçue de ne pas être votre inspiratrice mais à un poète maudit je comprend qu’il ne convient qu’une une pute maudite en guise de muse qui prend la place des étoiles. Comme le pare-brise qui explose à l’impact de l’arbre j’ai sous ma poitrine dénudée un cœur constellé d’étoiles qui bat à l'unisson vos tableaux, vos poèmes, votre prose et vos tueries qu’elles soient autorisées ou non. Laissez moi chancelante sur le sol, comme une victime, comme le cadavre de vos inspirations que le mien soit exquis ou suant, laissait mon cadavre avec juste une petite signature, signalement argenté de ce que vous aurez modelé en moi.

Les mots d'une muse inconsolable

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Publié dans #autofiction, #Je est une autre

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Publié le 1 Juin 2015

Par où commencer ? Par où finir ?

 

 

Le contenu ordurier de ma pensée suinte comme une coulée de boue. Jusqu’où ira t elle ? Vers la mer, un dépotoir ou simplement le fond de la vallée, d’une vallée recueillant ma parole sédimentaire. C’est peut être cela qu’être une coulée de boue, un torrent, un flux de déchet ou un flot d’eau boueuse ; quelque chose comme un chercheur d’or ou un écologiste - un idéaliste - et là, et moi, et ce soir, et la fenêtre dans mon dos et la ville par delà la fenêtre et la nuit par delà la ville, je rédige les quelques lignes de cet énième article comme des bâtisseurs pourraient construire des barrages pour canaliser les torrents, comme les sapeurs pourraient creuses des montagnes pour canaliser les coulées.

 

 

Où est-ce que je vais finir ? Par où vais-je commencer le début de ma fin ?


L’homme qui s'astreint à écrire s’oblige à ne jamais finir, ne jamais s’arrêter sous peine de prétention parce que celui qui cesse se voit rapidement convaincu d’avoir fait le tour des choses et d’en avoir vu la révolution et même à plusieurs reprises. Alors je tourne, et retourne les doigts dans la bouche, les mots sur le clavier et je continu de disperser mon essence vitale comme un pyromane en rut.

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Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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