Jour # 705 les cookies ont toujours raison

Publié le par Cheval de bois

c'est un drôle de drame ; la dame derrière la porte du garage joue à la balle dans sa belle crinoline, jouer à la balle dans les odeurs de gasoils et les traces de cambouis ; elle joue à la balle avec dans la bouche comme le gout du chocolat, celui de la gourmandise qui couvre à peine l'arrière goût de culpabilité et le gouffre amère que rien de comble alors quand sa bouche béante pareil au vilain puits sans fond où elle jetait ses poupées derrière la maison de son oncle s'affame elle s'enferme dans le garage et jongle avec des balles - métalliques et bruyantes - qui clament la fureur à grand coup de morsures d'acier et d'odeur de pondre ; tir à vu entre la corde et la boite de fer blanc et l'épouvantable félin et la poupée survivante jusqu'à midi cinq où elle sortira pimpante sentant un peu le foin et l'essence et la pimprenelle aussi un peu parce qu’à la fin c’est toujours la même danse, le rideau rouge et on passe le générique en mangeant des cookies ; elle le fera aussi

Publié dans Divagations diverses

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article