Aux mots d'une muse sans consolation

Publié le 2 Juin 2015

Je ne vous connais pas mais j'admire vos œuvres, dessins et encres qui sont toujours comme des coups de poings dans le visage et dans le ventre. Je ne sais pas ce qui meut vos pulsions de création mais moi lorsque je regarde vous regarde au travers des jets de votre inspiration de je coule de vos vibrations, j’en mouille des litres d’émotions viscérales. Alors si j’étais une muse de vos sordides expressions d’art je ne serai pas étonnée. Et si je ne suis votre muse soyez assuré que je suis votre putain, une putain de groupie, une admiratrice secrète qui sera secrètement déçue de ne pas être votre inspiratrice mais à un poète maudit je comprend qu’il ne convient qu’une une pute maudite en guise de muse qui prend la place des étoiles. Comme le pare-brise qui explose à l’impact de l’arbre j’ai sous ma poitrine dénudée un cœur constellé d’étoiles qui bat à l'unisson vos tableaux, vos poèmes, votre prose et vos tueries qu’elles soient autorisées ou non. Laissez moi chancelante sur le sol, comme une victime, comme le cadavre de vos inspirations que le mien soit exquis ou suant, laissait mon cadavre avec juste une petite signature, signalement argenté de ce que vous aurez modelé en moi.

Les mots d'une muse inconsolable

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #autofiction, #Je est une autre

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