Profession de foi

Publié le 4 Juin 2015

J'arrive, je viens, j'adhère et j'éjacule et tout cela dans l'ordre ou le désordre - je souscris à cette idée de révolte révolution de la génération d'en bas qui s'en va botter les culs de la génération d'en haut, de ceux qui sont la bourgeoise d'une littérature qui fleure bon la stagnation et la matière sédimentée.
 

Alors que fait-on ? Nous réunissons nos maigres économies pour aller racheter ces têtes de gondoles qui vendent tant de merdes et nous allons voir si elles flottent ces têtes sans leurs gondoles quand on les lâches au milieu d'un étang un peu glauque où elles pourront sédimenter en paix ? Parce que c'est bien cela qu'elle veut cette littérature de gondole non ? La paix, le calme et la tranquillité, le lieu commun et l'approbation fidèle de son consommateur. Et c'est cette perspective que l'on offre aux graines d'écrivants qui voudraient s'envisager écrivains ? Si j'avais l'audace du lieu commun et du poncif je rappellerai que dans écrivain il y a écrits et vains mais ça serait faire offense à ceux qui en leurs temps ont su faire de l'écrivain une figure honnête et enviable ; mais c'était dans un temps qui révolus. Et dans un temps révolu il y a les bases d'une révolution et d'une révolte.

 

Alors oui, je dis oui, allons droit dans le mur, si on y va assez vite et assez nombreux je ne doute pas que l'on fera tomber le mur et nous verrons enfin ce qu'il y a de l'autre côté, une ville sombre ou un désert brûlant, qu'importe nous serons enfin de l'autre côté il y sera bien temps de réfléchir à nouveau à quelles pulsions exprimer ...

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #révolution, #écrire, #Je est un Blog

Repost 0
Commenter cet article