Articles avec #punchline tag

Publié le 5 Mai 2017

Heureusement qu’il reste la poésie. Oui, fort heureusement il nous reste encore de la prose pour se départir de la médiocrité.

Une envolée lyrique bruisse dans le sous-bois et soudain elle jailli de derrière la futaie pour traverser le ciel avec célérité.

Les candidats sont de pauvres polémistes. Ils ont joué ce soir et à fleurets rouillés la pantomime des fous galvaudant à loisir la valeur du pamphlet.

Cela n’est grave. Je ne suis qu’un oiseau. Je possède un clavier et dans le crépuscule idiot d’une journée raturée je frappe mon ventre gonflé.

L’orge et le houblon fauchés par les mains d’artisans étrangers ne coulera pas dans ma gorger. Je suis l’enfant pauvre, un artiste fauché de la bière générique.

Mais j’ai l’encre délesté d’une amertume banale dans mes veines de papier. Au grand soir du grand vide je fantasme sur les figures idiotes dont je pourrais faire la nique.

Rouvrez donc la roche qui obture l’antre gutturale où la terre renferme l’amour. Pour les gardiens des urnes soyez sûrs que la galaxie regarde.

Rouvrez donc la plaie pour que vos cordes sensibles retrouvent une résonance. C’est une vibration comme une onde cosmique dont les rayons vous dardent.

Il reste la prose posée ici, et le temps qui efface. Il reste l’entièreté de nos âmes et la beauté des femmes. Il ne reste plus qu’une poignée de jours.

Par le désastre encordé au destin désarmé  j’applique l’extrême onction à la doxa docile que je vois danser dans la lucarne qui me fait une fenêtre sur cour.

Allons dormir sur les champs d’une bataille.

Pour une nuit entière espérer un conseil de taille.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose, #punchline, #Réflexion

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Publié le 27 Février 2017

Vas y monsieur, fais toi aussi ton communicant.

Racole donc un peu, c’est cool, c’est chic, c’est soft, c’est porn, c’est hype, c’est cool, c’est normal.

Recolle petit à petit les morceaux d’attention dispersée. Ce n’est pas cool, les gens sont de vraies pies, des volées de moineaux qui tournent en vrac comme des étourneaux.

Et toi, étourdis créateur, créature créatrice, tu avais oublié qu’après les tunnels il y a la chasse.

Tu disais que la récolte ce n’était pas pour toi, mais reconnais ton erreur.

Il y en a qui font ça si bien. Je récolte, tu racoles, nous recollons les ailes des oiseaux.

Pas la plume assassine, peut-être quelque chose de plus proche d’une patte, d’un style.

Collecte, c’est parti ! Collectionne. Ponctionne. Pinaille et ne prélève que le meilleur avant de le punaiser dans la partie blanche des livres comme un herbier pour petits insectes.

Soulèves les jupes des filles et colle ta pub dessous.

Colle ta pub dans le dos des messieurs et dans le revers des vestes des hommes sérieux.

Glisse quelques publicités dans la couche des bébés, et dans le fard des midinettes trop maquillées.

Il reste de la place à la surface des serviettes hygiéniques et dans le réservoir à gazoline.

Marketing de proximité ils disaient, marketing de peau à peau, tamponne, tatoos, tracte !

Ne tergiverse pas le terrain est déjà conquis il faudra le reprendre.

Il n’y a qu’ici que tu es le roi.

 

La perspective de racole avec la vue d'une paire de fesse est souvent un pari serein posé sous les jupes des filles

La perspective de racole avec la vue d'une paire de fesse est souvent un pari serein posé sous les jupes des filles

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Digression, #punchline, #publicité

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Publié le 3 Février 2017

Elle s’est assise sur une rose.

Elle avait gardé sa culotte mais elle s’est assise sur une rose.

Pétales et épines disparaissent sous son cul serré par une culotte bleue.

Elle lui a soulevé le cœur dans les draps ravagés.

Elles étaient nues, les corps liés.

Leurs bouches bées livraient aux lèvres de salive close la sainte guerre.

Rapide, son corps scindé dans une vrille hurlait dans sa sueur.

Deux fois

Percée d’impudeur puérile elle tiraille son décolleté.

Et la vie qu’à un fil devient à son sein le trouble d’être dévoilée.

Ses mamelles mordorées pèsent sa vie d’une histoire révoquée.

Et le métro passe. Et les portes qui s’ouvrent et il repart sans elle.

Au jardin d’une vision son visage flou laisse entendre le reproche urinaire.

Mais elle cède à la satisfaction d’un ruissellement lacrymal sans pleur.

La cascade en dentelles poursuit la ligne de mire où fuite l’horizon.

Boum. Boum.

Aux sommets des culs orfèvres tremblent les feuilles onusiennes.

Des sans-culottes et fesses tendues vers le ciel attendant la trame bombardière.

Embrasser vos missiles sur la moquette usée et rouge.

Le temps viendra où les sommets sonneront le glas de vos dessous disparates.

Lorsque sonne la fin le monde s’ouvre et s’enroule les tentacules.

Téton dardé par le vice d’un appendice visqueux.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #poésie, #Prose, #punchline, #érotisme

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Publié le 1 Janvier 2017

Outrance, outrecuidance, les orbes de ta peau en enfilade désuètes sur le charnier des dentiers. Diantre, la dinde rugie d’entre les morts, et elle marche molle depuis le four en remontant votre œsophage et s’il lui avait fallu rentrer encore par votre anus elle n’aurait pas hésité à le faire, jusqu’à renaître deux fois en faisant tomber de votre bouche un œuf fraîchement pondu.

Les hérités nés des charniers n’attendent plus que vous. Ils prendront vos papiers en guirlandes de dentelles et le brasero chantera l’hymne merdique des lendemains qui déchantent des jours qui suivent les cuites. Vins cuits entre tes cuisses ombragées et le transformiste qui urine contre la porte cochère. Il y a comme le cri d’un violon qui comble son ennui dans les vapeurs d’hier.

Une armée s’est levée. Elle convoite l’aube annuelle qui s’étend depuis la commissure de jour. Et je ferais d’un plissement de sourcil allégeance à la cadence et aux plombs qui tétinent en pluie fine sous les mamelles d’un drone, anonyme et aveugle jusqu’à ce qu’il tourne au coin de la rue et claque ses talons comme les talons des dames qui je paie cent sous pour téter à leurs bouches écarlates les regards arthritiques des pendaisons nocturnes.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #punchline

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Publié le 17 Octobre 2016

Une page blanche – acte de combat

Quelques dés lancés à leurs propres hasards – zone de guérilla

J’ai l’univers dans le dos comme l’œil d’un sniper narquois qui s’est fondu en nuage, en ciel, ou en la lumière de l’automne couchante – un dormeur dans un val

Matière grise vaporisée – le casque résonne et les balles tonnerre contre le kevlar

Tu sens la poudre et foutre noir lyophilisé gicle en traînée – lumière d’obus couleur de feu

Jusqu’au bout des doigts l’encre, graffiti sauce rouge, piquante – le cloaque de tes enfants

Pas un syndrome ne pourra te faire taire – tu es déjà malade à blanc

Livide comme ta camisole tu te renfermes – deuxième peau d’aluminium

Tu n’étais pas déjà que le napalm dictait sa légende – et ton sexe ne sort pas de la jungle

D’autres sont oins et toi ta chaire pour le canon – tu relances les dès pour rouler ton destin

Le chrome a cramé et tes neurones pleurent – terrain miné pour ne rien gâcher

Et déjà l’aube rouge – la rosée perle de sang

Poisseux comme la brume qui enveloppe tes cadavres – matin gris des pas dans la boue

Et les millions n’ont plus de décompte devant toi  - soustraction solitaire

Mettre en joue – tu ne seras pas sous leur joug

Poésie des guerres

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Prose, #poésie, #guérilla, #punchline

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Publié le 2 Mars 2015

La colère le dévore. Contre elle, contre lui, et tout compte fait, contre ce qu’il est devenu inapte à éviter, la source de sa colère. Il est en colère, il ne lui reste plus qu’un pas avant de tomber dans l’amertume. Alors les cloisons raisonnent du bruit de ses mains quand il frappe avec vigueur la présence rude et violente des murs ; à défaut de hurler, il exulte ainsi en martelant ce qui pourrait être sa cage.

Page 2076 de l’autofiction d’un lion en cage

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #autofiction, #citation, #punchline

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Publié le 16 Février 2015

Je suis la vulgarité, le va et viens obsessionnel où mes désirs sont des pulsions

Je suis l'outrance cuite et recuite, outrecuidance des temps nouveaux car je déploie et je dévoile la substance noire de mon cerveau

Elle est poisseuse et elle est rance, elle colle au cul des demoiselles qui ont l'audace d’asseoir leurs fesses sous arborescence de mon jardin secret

Cette substance noire c’est le terreau et puis la sève de ce territoire intime où je deviens le roi d'un paysage de stupre

J'ai mes lubies et mes passions, mes obsessions sont récurrentes mais écœurantes pour sous d’autres crânes

Et sous les jets dorés j'inonde mon roi et son surmoi de fluides immondes que je recueille au calice des dames et des brebis qui s'égarent en mes terres délétères

Je suis poète et pornographe à cœur ouvert sur un grand vide, il y a une porte qui se dérobe et derrière des câbles fous

Voyez donc comment je mime des fellations à des marionnettes qui par moi urinent entre les arbres, accroupies dans la rue elles alimentent le mouvement de Pygmalion dans mes yeux fous

J'ai le plus doux pelage des animaux de cette faune de sauvages

Mais je garde l'aigre-doux comme une croyance lorsque je croque dans la chair vive de celles qui n'ont pas quittées leurs chaises

C’est un destin qui peut m’échoir  quand je deviens le roi des rois, le loup des loups, poète du prince et prédateur de filles aux bustes minces

Sous la plume la dent est croc et sur son sein le croc effleure à la pression des cannibales l’aréole qui affleure à la surface comme un navire évanescent que l’on distingue sur l’horizon

Je suis poète de ma vulgarité parce qu’une vulve reste toujours béante et qu’une plume voudra toujours brusquer la surface féminine des choses de son symbole phallique  

J'ai le plus doux pelage des animaux de cette faune de sauvages

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #poésie, #Prose, #pipi, #punchline, #Pictogranimation, #Je est un autre

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Publié le 13 Février 2015

Un jour je vais mourir de me disperser alors que d'autres meurent puis sont dispersés qu'ensuite

page 2059 d'une autofiction de soi

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #citation, #punchline, #autofiction

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Publié le 27 Janvier 2015

Je ne sais même pas ma mort, j'ai juste de la fièvre
La réalité ma foutu ses germes
De la grippe à la tête et des palpitations
Je suis un ogre pamplemousse acide sous le sucre
Qu'ils mettent dans les médocs pour les rendre moins amers

Je est toujours le prémisse d'un retour

Page 2042 de l'autifiction d'un virus

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Publié dans #retard, #recyclage, #autofiction, #punchline

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Publié le 16 Janvier 2015

L'homme qui ne s'est jamais tenu debout, dans la nature, le regard levé vers le ciel ou les étoiles pour pisser tout le saoul de sa vessie n'a jamais été un homme libre.

Autofiction de l'auteur qui pisse sur ses mots

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Publié dans #punchline, #citation, #autofiction, #pipi

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