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Publié le 11 Février 2017

J’ai déjà chroniqué au moins une fois, peut-être deux, l’arrivée de livres dont vous êtes le héros dans mes trouvailles de vide-greniers. Et cela même si j’hésite encore un peu à chroniquer ces livres dans la bibliothèque chinée ou de l’autre côté du miroir dans mon autre blog où j’invoque les objets relevant de la culture populaire et de la culture rôlistique. Clairement ce sont des livres et ce sont des jeux, des livres à jouer et je dirai même des livres à jouer des rôles, ils donc assez naturellement que ces livres dont vous êtes le héros devraient être bi-classés.

J’avais donc déjà souligné l’entrée de quelques exemplaires de ces livres jouables puis j’ai attendu la fin de la saison entière des vide-greniers pour grouper dans un seul article les nouveaux livres dont vous êtes le héros qui entrent dans la collection.

Et je commence avec un livre dont vous n’êtes pas le héros, je veux dire que ce n’est pas explicitement un livre de cette collection-là mais qui reprend les codes de l’aventure à rejouer soi-même avec son livre comme seul partenaire et guide. Il s’agit des Histoires à jouer un ouvrage de Fabrice Cayla et Jean-Pierre Pecau deux auteurs français qui proposent ici de vivre Le voyage d’Ulysse. Un jour je ferai jouer une relecture de cette épopée mythique en jeu de rôle, oui un jour … Un livre acheté pour 50 centimes qui est en très bon état malgré ses trente ans.

Dans la collection Défis Fantastiques, Un livre dont vous êtes le héros écrit par Steve Jackson et Ian Livingstone Le Vampire du château noir. On quitte la fantasy habituel de la série du Loup Solitaire dont j’ai déjà chiné deux exemplaires pour se rendre au cœur de la forêt sauvage de la lointaine Mauristasie … dans vampires, des loups-garous, des femmes fatales du grand classique. Un livre que j’ai dégoté pour 20 centimes ce qui est plus qu’appréciable pour le chineur que je suis.

Je continue dans la même branche avec un livre dont vous êtes le héros écrit par J. H. Brennan : Les maîtres du mal, le quatrième et dernier tome de la série Loup*Ardent. Une série dont je n’ai encore lu aucun volume donc une série dont je ne peux pas vous parler si ce n’est pour dire que je l’ai trouvé pour 50 centimes et qu’il est en super état.

Pour terminer, le dernier livre dont vous êtes le héros récolté en 2016 dans la saison des vide-greniers, c’est L’Île du Roi Lézard écrit par Ian Livingstone. Alors que les autres ouvrages évoqués plus haut sont tous en super état même si certains ont été très légèrement crayonnés au niveau de la fiche de personnage, l’île du roi Lézard est dans un état bien plus usé ; écorné, scotché, c’est un bouquin qui sent le vécu et les XP. Une île de feu, des hommes lézards qui montent des dinosaures, un commanditaire alien, une aventure haute en couleur qui m’a offert un beau dépaysement pour 50 centimes seulement.

Avec ces quatre ouvrages et après vérification avec les trois ouvrages précédemment chroniqués la saison 2016 des vide-greniers m’aura permis de trouver sept livres dont vous êtes le héros ou apparentés. Je me souviens encore du jour où je suis tombé sur tout un carton de livres dont vous êtes le héros, il y en avait une quinzaine et la vendeuse en demandait 20 euros. Je ne voulais pas dépenser autant d’un coup, surtout que ça devait être mon budget pour le week-end, et malheureusement je n’ai pas réussi à négocier le lot pour moins cher. Ce n’est pas grave, il y aura d’autres aventures cette année.

Et voilà pour 137,7 euros la somme totale de la bibliothèque chinée
Et voilà pour 137,7 euros la somme totale de la bibliothèque chinée

Et voilà pour 137,7 euros la somme totale de la bibliothèque chinée

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Publié le 7 Février 2017

Il y a un début à tout et à toutes choses qui débutent il y a une préquelle, un geste anodin qui ne s’inscrit pas dans la volonté revendiquée comme conscience mais qui porte déjà en lui les germes de la nature de ce qui va devenir / advenir. Ainsi avant que je formalise mon envie de lancer le projet chiner sa bibliothèque et la série d’articles où la chronique mes trouvailles il y a eu des vide-greniers et des jours de chines où je rentrais déjà avec des ouvrages chinés en me disant que ça pourrait entrer dans une case que je n’avais pas encore définie. Un peu influencé par les communautés de chineurs geek que je suivais sur Youtube et qui partagent leurs trouvailles autour du jeu vidéo, j’avais envie de trouver mon prétexte pour chiner.

Dans cette préhistoire je chinais par exemple avec l’idée de ramener principalement des objets en lien avec le jeu de rôle.

Alors que je réfléchissais à trouver l’étiquette à coller sur mes envies de chine formaliste, je continuais de me promener dans les vide-greniers dès que possible. Et un jour où nous étions en vacances avec mon amie j’ai trouvé trois romans adaptés d’un univers de jeu de rôle bien connu des rôlistes à savoir les Royaumes oubliés.

Derrière le nom des Royaumes oubliés (ou Forgotten Realms en VO dans le texte) se trouve un des plus fameux décors de campagne pour le jeu de rôle Donjon & Dragon. Cet univers est un classique, un monde imaginaire dans la grande tradition de la fantasy avec de la magie, des héros et des monstres et des aventures épiques qui s’offrent aux grands cœurs. En plus d’être le berceau de nombreuses campagnes de jeu de rôle, cet univers a essaimé sa mythologie narrative sur d’autres formats, notamment un très grand nombre de romans et des jeux vidéo très réussis.

Chacun des trois romans que j’ai achetés ce jour-là, appartient à une trilogie ou une saga différente et je confesse que je ne les ai pas achetés pour les lire mais pour le plaisir de trouver des objets en relation avec le jeu de rôle. Si un jour je parviens à réunir les tomes d’une même saga alors je prendrais peut-être le temps de les lire, mais ce n’est pas à l’ordre du jour. Reste que ces trois livres, La fontaine de pénombre de la trilogie des héros de Phlan, Les liens d’Azur de la trilogie de la pierre du trouveur et Le nid des corbeaux dans la séquence des cités peuvent être considérés comme les trois premiers ouvrages du projet chiner sa bibliothèque même si l’idée et le nom de cette série de chroniques me sont venus un peu plus tard. Et c’est pour cela que je voulais les chroniquer ici. De souvenir il m’avait coûté 50 centimes par livre. Pour ne rien gâcher ces livres sont en super bon état.

Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée
Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée
Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée

Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée

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Publié le 7 Janvier 2017

cas je me pose souvent une question qui me semble assez similaire et qui se demande grosso modo comment un univers med-fan pourrait évoluer jusqu'à un stade de développement qui pourrait ressembler à notre stade de développement actuel.

Parce que finalement, la civilisation humain à mit assez peu de temps à évoluer depuis les prémisses de sa culture jusqu’à la forme que nous lui connaissons. Si nous prenons comme point de « départ » arbitraire la fin de la préhistoire alors il nous aura fallu un peu plus de 5000 grosses années pour parvenir à une humanité comme nous la fréquentons actuellement. Sans préjuger de la qualité de ce stade de développement de la race humaine, j’ai la sensation que ce fut rapide. Or dans les univers med-fan j'ai toujours la désagréable impression que le temps et le monde son figé dans un présent éternel. Il y a des chronologies, des guerres, des destructions et des naissances d’empires bien sûr mais pourtant j’ai toujours la sensation d’être dans un monde à la dynamique sociale / culturel / technologique / mythique assez plate. Je ne dis pas que c’est le cas dans tous les jeux, et justement Warhammer est porté par une dynamique souterraine assez puissante qui pousse la société à évoluer, mais trop nombreux sont les jeux qui semblent camper dans un temps qui me paraît plus long que celui qu’il a fallu à la race humaine terrienne pour évoluer.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #jdr, #jeux de rôle, #retard, #recyclage

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Publié le 5 Décembre 2016

C’est l’histoire d’un gobelin qui participe à une compétition de dégustation de foie gras et …

… dans son assiette se trouve le treizième foie gras à engloutir. Ils ne sont plus que deux en compétition, le dit gobelin et un vieil elfe aux cheveux blonds et gras retenus par un étrange chignon pour que l'elfe puisse engloutir de larges tranches de foie gras sans avaler ses cheveux. D'ailleurs l'elfe semble montrer des signes de fatigue, de grosses gouttes de sueurs perlent sur son front blanc alors que ses joues maculées de graisses d’oie commencent à donner des teintes rosées avec de légères marbrures violettes. Le gobelin est tout à son aise, il tient le foie à pleine main et laisse de belles marques de crocs à chaque bouchée dévorée ; bref la victoire lui semble acquise.

Dans la taverne la foule s'est amassée et elle commence à être électrisée devant la performance du gob'. Des cris d'encouragements courent vers l’estrade où les deux derniers mangeurs affrontent le treizième foie. Pour une fois que ce ne sont pas des insultes qui montent jusqu'aux oreilles sales du gobelin qu’il se laisse volontiers emporter par l'euphorie. Souhaitant jouir de son moment de gloire il profite d'être perché sur la scène pour toiser la salle du regard et parcourir ainsi la foule qui l'acclame des yeux.

Soudain l'expression joyeuse qui dessinait une curieuse grimace sur la face du gobelin se fige un éphémère instant avant de disparaît derrière une immense gerbe de vomi où la bile de gobelin est mêlée à des morceaux de foie gras mal digéré. La foule exulte et se gausse devant la défaillance pathétique de la petite chose. Un œil avisé aurait pu distinguer dans le fond de l'auberge, derrière la foule médusée, madame gobelin les quatre pattes en l'air sur le comptoir en train de s'envoyer en l'air avec trois jars qui cacardent.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jeux de rôle, #jdr

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Publié le 29 Novembre 2016

Je me suis remis aux jeux de rôle, comme dans l'ancien temps, au temps de l'adolescence, après une pause de quinze longues années je suis revenu vers cette passion première, la seule pour qui un jour de mon adolescence j'ai verbalisé l'idée que lorsque je serai adulte je pourrais me passer de toutes mes autres passions adolescente mais certainement pas du jeu de rôle. L'ironie du sort à fait que c'est la seule que j'ai délaissé pendant longtemps. Qu'importe, j'y suis revenu, des choses ont évoluées dans ce monde là, d'autres sont restées immuables. Tout ça pour dire que je me suis mis à dessiner des donjons, comme je devais le faire avant. Et c'est pour illustrer la carte que j'ai ébauché que j'ai en retour ébauché quelques lignes d'histoire. Rien d'original, rien d'audacieux, ici il est plutôt question de revenir aux basiques ! Sauf que pour esquisser cela je me suis servi d'un jeu / aide de jeu / livre qui sans surprise s'appelle Dessine-moi un donjon. On lance des dés, on suit les règles, on esquisse des choses et c'est à partir de cette contrainte là que j'ai brodé quelques pistes pouvant servir de rumeur à l'initiation d'un scénario à l'ancienne.

Et comme il est toujours utile d'avoir quelques textes d'avance, j'ai fractionné le texte et voici quelques extraits de la légende qui paraphe mon dessin du donjon de la citée naine de Gudur.

La colonie de nains est arrivée exsangue dans la région, chassée de ses monts lointains non par la guerre, la magie ou la peste mais parce que ses mines étaient vides. Ils avaient asséchés les sous sols de leur montage de toutes ses tripes minérales ; or, gemmes, fer et autres métaux, ils avaient vidangés les intestins de la terre et s’étaient retrouvé sans rien à extraire mais avec une colonie bruyante à nourrir. Dans ces moments là, lorsque la misère frappe, les plus audacieux et les plus désespérés partent. C’est ainsi que certains nains sont arrivés dans la région, usés, lassés, arasés par leurs vies de labeur mais attirés par les rumeurs volages au sujets des pierres tombées du ciel.

En effet dans les temps primordiaux deux énormes pierres sont tombées des étoiles s’écrasant au fond de cratères noirs comme la nuit et lisses comme la surface du lac à l’aube. L’impact avait laissé des fissures profondes qui s’enfonçaient dans les entrailles de la terre et c’est par là que les Nains sont entrés. Ils se sont mis à creuser et parce qu’ils ont comme tous ceux de leur race le don de humer les pierres, ils ont trouvé de l’or. La citée des Gudurs a alors brusquement forgé sa réputation.

Les Gudurs sont des orfèvres de talents, et rapidement une ville est née à la surface, les marchands affluent et les comptoirs commerciaux fleurissent. L’arrivée d’une telle population est une bénédiction pour les fermes alentours qui prospèrent elles aussi allégrement, commerçant autant avec la surface, les marchands, les curieux venus chiné des bijoux d’exceptions qu’avec la citée naine sous la surface qui grandie et qui se régale des mets de la surface. C’est ainsi la région connaît une période faste.

La légende de la citée naine de Gudur

C'est très amusant de dessiner à nouveau des plans identiques ou presque à ce que je pouvais dessiner durant les cours de maths ou de géographie

C'est très amusant de dessiner à nouveau des plans identiques ou presque à ce que je pouvais dessiner durant les cours de maths ou de géographie

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle

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Publié le 20 Novembre 2016

Nina pêche des corps, des cadavres et des restes, organiques et animaux et quand il manque des pièces alors Nina invente, plusieurs personnes ventent ses mérites dans l’art d’improviser, mais ne vous y trompez pas Nina est douée, elle sculpte, forge, modèle, le bois, le métal et la porcelaine quand il s’agit de faire jouer ses doigts sur le fruit maudit de son hobby. Ne vous demandez pas ce que Nina fait, elle construit des marionnettes aux dimensions d’êtres vivants, des animaux, des enfants, des adultes. Et quoi encore ? Ce qu’elle préfère c’est le mélange contrenature comme ils veulent bien l’entendre, mais elle ne s’y trompe pas Nina, ce sont eux qui se trompent, sinon pourquoi viendraient-ils à elle quémander le fruit brunâtre de son talent ?

Quand elle a fini Nina elle met ses œuvres sous cloches, des cloches en métal et en  verre, parfois sont insérées des gemmes qui luisent et brillent comme si elles suivaient le grésillement énigmatique qui remplit l’air sous les cloches. Oui, quand elle a fini Nina conduit ses marionnettes le long des couloirs des égouts qui mènent à sa galerie des cloches. Elles sont là par dizaine les chimères que Nina ouvrage en coutrière du néant, tête de chèvre, corps de femme et de longs membres métalliques qui se termine par de sabots de bois. A coté un visage de porcelaine peinte trône sur un corps de fillette en décomposition relié par des tiges métalliques à des pattes de cochon. La galerie des cloches empeste la chaire morte et la vermine qui grouille mais ça Nina elle s’en moque parce qu’elle sait que la mort n’a qu’un temps.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr

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Publié le 16 Octobre 2016

J'ai joué cette vie il y a une éternité. Mon alter égo était une sorte à la X-Files et le voilà projeté au volant de sa voiture. Il roule sur une route brumeuse. Je roule, il roule et on nous ne croisons personne. La voix omnisciente me décrit la route, les paysages évanescents dans la brume qui uniformise toute, elle évoque les villages traversés qui sont déserts, et plus elle fait durer ses descriptions et plus je commence à stresser et à monter en pression. Quelques regards de perceptions plus loin  je suis sur les nerfs. Il ne se passe toujours rien mais je suis d'un naturel parano et je commence à échafauder des théories folles, sur lesquelles la voix se fait plaisir pour rebondir dessus et nourrir ma parano. Finalement mon alter égo décide de s’arrêter pour visiter un village, il descend de sa voiture et il remarque deux chiens dans la rue. Il a peur, moi aussi, il sort son arme et se lance à la poursuite des chiens que nous ne parvenons pas à rattraper. Forcément nous nous sommes éloignés de la voiture, et lorsqu’il y revient il perçoit un véhicule arrivé au loin. Nouvelle grosse décharge d’adrénaline, une voiture arrive, des hommes en noir descendent, je panique, et lance mon alter égo dans la voiture et il part à toute allure. Il fuit droit devant lui sur cette même route brumeuse jusqu’à réaliser après quelques nouveaux regards de perception que les choses ont changées autour de moi. Mon alter égo était passé dans une sorte de poche dimensionnelle étrange non euclidienne. Tout cela à partir d’une petite route brumeuse.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle, #souvenir

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Publié le 28 Juillet 2016

Avis de recherche : auteur à perdu nom de personnage

Il y a deux jours je rentrais chez moi en voiture. Radio coupée mon esprit s’était replongé dans un projet de cité cyberpunk fractionnée. J’ai commencé le projet par les bas-fonds avec une matrice de génération de gang.

Je roulais façon automate hypnotique pendant que mon esprit divaguait. Il imaginait des figures typiques pouvant être des archétypes de gangs. Je pense instinctivement à un gang faisant dans le trafic d’organes et la chirurgie illégale. À sa tête une femme, celle dont j’ai perdu le nom. Elle a un de pin-up des années 60 ; une brune avec une blouse en matière synthétique et moulante, si courte que ça l’oblige à faire de tout petits pas pour se déplacer. Je la vois avec un physique de secrétaire. Si un homme la reluque ce qu’il remarque ce sont les instruments chirurgicaux dans ses moches, scalpels, seringues et autres outils de médecine intemporels. Cette femme pourrait passer inaperçue dans n’importe quelle clinique, sauf que cyberpunk oblige, elle s’est faite greffer un scanner à la place des yeux ; de son oreille droite jusqu’à la gauche une sorte d’écran lumineux traverse son visage. L’implant serre à scanner et radiographier les corps, je m’amuse d’imagine qu’elle peut afficher sur cet organe cybernétique une courbe sinusoïdale comme celles qui incarnent les constantes vitales d’une patient pour exprimer ses intentions.

J’avais pensais à tout et surtout à son nom. Je m’étais laissé aller à un jeu de mot assez faible. Je veux un univers sombre, cyber et punk mais aussi assez burlesque et pulp par certains aspects alors je m’étais dis qu’un nom avec un jeu de mot ça passerait. Surtout que j’étais seul dans ma tête à ce moment là, alors pourquoi me la prendre.

J’avais imaginé ses deux fidèles lieutenantes, les jumelles Béatrix et Bellatrix toutes deux accros à la chirurgie esthétique. En échange de leur fidélité et de leurs services ma noire héroïne accepte que les jumelles se servent sur les restes des victimes afin de peaufiner leurs greffes. Bellatrix est la jumelle dominante, c’est elle qui se sert en premier et que se greffe les parties de corps, de peau et les organes qu’elle trouve beaux. Il ne reste alors à sa sœur Béatrix que les morceaux de second choix. J’avais pensé au vieux Grunder, un acolyte de longue date du gang, un vieil homme discret, directeur d’orphelinat ou d’école primaire qu’importe le lieu, ce qui m’importait c’est que Grunder fasse disparaître les corps dans la cantine de son établissement. Et peut-être même qu’il recycle les os pour faire faire des travaux manuels aux enfants.

J’avais pensais à des choses idiotes ou inutiles, des détails qui m’amusaient comme la salle d’opération où se trouve une machine d’opération assistée par une IA ; mais à force d’être utilisé par des membres du gang totalement défoncés par les drogues, l’IA est devenue accro à son tour. Et un médecin clean se connectant à l’appareil finira nécessairement par massacrer son patient. Je pensais à cela pour le possible choix moral qui se poserait au personnage tiraillé entre le fait de prendre une drogue inconnue et puissante dont il ignore les effets et perdre un patient, un proche ou sa maîtresse prisonnière de la table d’opération.

J’avais tout et surtout le nom de ce personnage central, cette femme à qui j’avais même trouvé un surnom, la bouchère aux doigts de fée. Mais aujourd’hui alors que j’essaie de mettre mes idées dans un fichier impossible de me rappeler du nom de ce personnage.

Je me souviens seulement qu’il est basé sur un mauvais jeu de mot qui doit tourner autour de la boucherie ou de la médecine ou de quelque chose de glauque ; c’est un nom du genre Ana Tomie, ou Sana Torium. Je crois me souvenir que c’était un prénom court, mais j’ai aussi l’impression que sa pourrait être un prénom qui lorgne sur Sophie, alors je soupçonne ma cervelle de dérailler. Je crois me rappeler aussi que son nom devait se terminer par riez, ou iez puisque je me suis demandé si j’allais l’écrire riez ou riès. Je recherche donc un nom de personnage féminin, tournant autour du glauque, du sale ou de la médecine chevaline, dont j’ignore le prénom et dont le nom se terminerai par Riez ou Riès.

Vous n’imaginez pas la frustration que c’est d’avoir passé une heure au moins avec ce personnage à me répéter son nom, à m’attacher à lui et me retrouver maintenant incapable de le ressortir. Alors si par hasard tu passes par là, que tu as l’esprit assez tordu pour retrouver un nom de personnage fictif que je cherche et que je ne suis même pas sûr de reconnaître merci de me faire ta proposition.

Image non contractuelle de mon idée mais pouvant agréablement illustrer mon article quand même

Image non contractuelle de mon idée mais pouvant agréablement illustrer mon article quand même

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Écriture, #ébauche, #cyberpunk, #jdr

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Publié le 18 Juillet 2016

Saurais-je écrire une odyssée ulysseénne ?

Suis-je donc capable de revisite ?

Peut-on imaginer une revisite alors que l’on n’a jamais visité l’œuvre en question, ou alors qu’une seule fois et déjà par l’entremise d’un prisme déformé ?

Saurais-je être un Ulysse ? Pourrais-je joindre deux terres dans une odyssée non écrite, sans chronologie ni visages connus ?

Je suppose que oui, mais j’ai peur du non.

Et pourtant. Je suis capable de déraciner n’importe quel pays, expurger n’importe quelle époque et réorganiser le tout, maladroitement mais le faire bien.

Ulysse, ma pénélope, mes cochons couchés aux pieds d’une Circée et toutes les sirènes du monde qui chantent leurs appétits voraces et dévoreurs de chairs. Et des gorgones aussi, qui dansent avec des méduses, des forêts de serpents et l’ombre d’un dieu déviant qui vide tout son vin avant de vomir sa haine dans les bras d’une infante.

Dans le corps d’un enfant, dans le corps d’une femme, dans une forêt, un désert et un feu de camp au milieu de la mer et d’un océan qui bouillonne d’esprits fous et d’algues vertes, bleues, noires, carnivores et énervées. Une mer dans un verre d’eau, une mer dans une amphore, qu’importe et partout des récifs acérés et les gueules béantes des édentés et des mendiants qui raconteront l’histoire que dont je coupe les racines sans tuer la plante.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #ébauche, #jdr

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Publié le 7 Juillet 2016

N’importe quel lecteur pourra un jour vous dire qu’il est le héros ou l’héroïne des romans qu’il lit et il aura sans en douter raison. Mais il y a des livres pourtant dont les lecteurs sont encore plus les héros que d’autres. Ces livres là sont bien nommés, ce sont les livres dont vous êtes le héros. Ce sont des ouvrages interactifs dont le déroulé de la narration dépend des choix du lecteur. Le roman est divisé en plusieurs centaines de paragraphes, tous étant numéroté, et à la fin de chacun un choix s’offre au lecteur et selon sa décision il est invité à se rendre à tel ou tel paragraphe. Ces aventures littéraires, solitaires et interactives fleurissaient dans les années 80 jusqu’au milieu des années 90. Et elles ont conduit plus d’un lecteur de passer de cette expérience de lecture solitaire et aventureuse, aux jeux de rôle classique (avec des amis autour d’une table et d’une aventure orale partagée) dont certaines mécaniques sont proches (comme la notion de choix qui influent sur l’histoire ou la création d’un héros avatar du lecteur/ joueur au travers d’une fiche de personnage).

J’ai découverts les jeux de rôle dans les années 90, non par les livres dont vous êtes le héros, mais par un ami. Et même si j’ai appris l’existence de cette littérature durant cette période je n’ai jamais eu la curiosité de me pencher dessus persuadé que ce n’était qu’un sous jeu de rôle. Mais depuis que j’écume les vide-greniers pour chiner ma bibliothèque j’avais très envie de trouver ces ouvrages là. Et durant des semaines ils se faisaient absents des stands où je passais.

Mais il y a quelque semaines, un samedi alors que nous enchaînions un troisième vide-grenier qui se tenait à quelques pas de chez ma petite amie je vous sur une couverture avec en haut de celle-ci le bandeau caractéristique où est inscrit Un livre dont vous êtes le héros. Pas question d’hésitation, je demande le prix et la vendeuse en voulait 1 euro que je lui donne sans hésiter. En y regardant de plus près je vous que c’est une réédition de contemporaine de 2013 ce qui en soit ne me pose aucun problème même si je trouve l’illustration de couverture moins inspirée que les versions plus anciennes. Il s’agit de l’épisode Les maîtres de ténèbres, une aventure du Loup Solitaire, parce que les aventures d’une même série peuvent être lues et jouées avec le même personnage, ici Loup Solitaire.

Le week-end suivant dans un autre vide-grenier où nous venions pour la première fois je repère sur un étale une nouvelle couverture avec inscrit Un livre dont vous êtes le héros. Me trouvant chanceux, je ne négocie pas le prix et j’achète le bouquin pour 1 euro lui aussi. Un peu plus tard dans le vide-grenier, je me retrouve devant le stand d’un revendeur de livre, c’est-à-dire un stand plein de cartons eux même plein de livres les uns à côté des autres dont on ne distingue que la tranche. Je n’aime pas trop ces stands là parce que la surabondance d’ouvrages brise un peu mon élan romantique qui s’imagine trouver une pièce belle et intéressante qui attend seule et perdue au milieu des vêtements ou des outils. Dans ces stands de revendeur il faut avoir la patience de lire chaque tranche de livres en espérant y déceler un titre qui nous parle. Généralement je laisse vite tomber voir même je ne prête qu’une attention superflue avant de passer à autre chose. Mais là, la première tranche sur laquelle mon regard s’arrête c’est Un livre dont vous êtes le héros. Je le sors, demande le prix et le paie pour 50 centimes. J’ai malgré tout fouillé le carton où je l’avais trouvé dans l’espoir qu’il y en ait d’autres mais ce n’était pas le cas.

Sur les deux livres trouvés ce week-end là il y a Un livre dont vous êtes le héros de la série Histoire qui invite le lecteur à vivre une aventure dans un cadre réaliste et historique. Dans celui-ci le pitch annonce que le roi d’Angleterre Édouard le Confesseur vient de mourir, après avoir désigné Harold comte de Wessex, comme son successeur. Prétendant au trône, Guillaume de Normandie se préapre à traverser la Manche à la tête de son armée. Vous êtres Hugues de Bouard, un jeune noble normand que l’Histoire va faire participer à la bataille d’Hastings. Le second livre dont vous êtes le héros que j’ai trouvé c’est Les Grottes de Kalte, une des cinq aventures du Loup Solitaire et je trouve ça super parce que je vais pouvoir lire et jouer. Je n’avais jamais lu de livre de ce genre même si j’en connaissais forcément l’existence et le principe. Lorsque j’ai ramené Les maîtres des ténèbres j’ai commencé à le lire pour tester la marchandise et découvrir un peu l’expérience de lecture que ça offrait et je dois avouer que je me suis totalement laissé prendre et emporté par l’histoire. Du coup c’est avec d’autant plus de plaisir et de curiosité que je vais lire les autres.

Du coup la bibliothèque chinée s’agrandie avec trois nouveaux ouvrages qui entre et qui font monter le total des dépenses à 24,70 euros.
Du coup la bibliothèque chinée s’agrandie avec trois nouveaux ouvrages qui entre et qui font monter le total des dépenses à 24,70 euros.

Du coup la bibliothèque chinée s’agrandie avec trois nouveaux ouvrages qui entre et qui font monter le total des dépenses à 24,70 euros.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #chiner, #bibliothèque, #videgrenier, #vide grenier, #jdr

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