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Publié le 10 Mars 2016

Sans pouvoir observer le ciel vous ne savez plus depuis combien de temps vous avez pénétrés sous terre. Sûrement des heures, peut-être même une journée entière tant il est difficile de jauger la durée d’une progression pénible dans ce milieu sombre et poisseux ; vous marchez dans les boyaux étroits et humides de ce réseau de grottes souterraines, parfois à la lueur des lumières vacillantes vous devez ramper. Vous êtes sales, boueux, humides et arasés par cette avancée difficile. Vous vous êtes arrêtés soudainement quand les boyaux sont devenus plus larges et maintenant vous avancez avec prudence sans distinguer les parois ni le plafond. Petit à petit vous croyez distinguer devant vous, dans la pénombre, une forme étrange qui ressemble à un cœur dont les contours palpitent faiblement. Vous prenez le temps d’accommoder vos yeux à cet nouvel espace d’obscurité et vous réalisez que cette forme énigmatique est en fait une ouverture taillée dans le flan d'une bâtisse lugubre qui se tient dressée devant vous au fond de cette caverne.

Ce que vous avez cru prendre pour une palpitation c'est le rougeoiement des lueurs à l'intérieur de cette bâtisse ; elle est habitée, peut-être vivante et aussi incongru soit le fait de la trouver ici vous vous dites que c’est sûrement le meilleur refuge que vous pourrez trouver. Vous parvenez à vous rapprocher en suivant un petit chemin qui serpente entre des racines torturées, vous jugeriez que celle ci vient de bouger et qu'elle vous suit du regard, pourtant les plantes n'ont pas d'yeux ... A mesure que vous progressez vous réalisez la taille impressionnante de ce château enterré. Vous voyez maintenant que le chemin que vous venez de suivre pénètre dans le ventre de la bâtisse par une imposante porte en forme de coeur dont l'ouverture est entravée par des barreaux énormes. Vous pouvez sans problème vous glisser entre si vous le désirez, mais s'ils ne sont pas faits pour des humains qu'est-ce que ces barreaux peuvent bien retenir ? Que faites-vous ?

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #ébauche, #jdr

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Publié le 19 Janvier 2016

Je suis venu au jeu de rôle étant jeune adolescent timide et introverti, très introverti et timide. Et si je n’avais pas eu la chance d’être initié par mon meilleur ami qui découvrait le jeu de rôle et qui m’a fait jouer la campagne Baron Samedi à Ins / MV je pense que je n’aurai jamais osé de moi-même me tourner vers ce loisir. Cette première expérience a été un vrai calvaire pour moi, je ne savais pas quoi faire, comment le faire et quoi dire. Pourtant, le jeu de rôle s’est imposé à moi comme une passion, quelques années plus tard je me souviens avoir dit avec le plus grand sérieux que dans le futur je pourrais me passer de tout ce qui faisait ma jeunesse sauf du jeu de rôle. L’ironie du sort c’est que la vie, l’éloignement de mon groupe de joueur et ma timidité à en rencontrer d’autres à la fac m’a amené à ne plus pratiquer le jeu de rôle. Durant cette traversée du désert j’ai pourtant continué à imaginer des jeux, des univers, des décors. Et je suis sûr que sans le savoir cette activité secrète et silencieuse à nourrit mon envie d’écrire. Le temps a passé, j’ai grandi, surmonté ma timidité, et au hasard des rencontres j’ai retrouvé le jeu de rôle et le plaisir de jouer. C’est étonnant de renouer avec une passion après avoir évolué, déroutant parfois, passionnant toujours. Entre temps j’avais embrassé aussi le désir d’écrire et j’avais oublié qu’à une époque j’écrivais dans ma tête des univers de jeux de rôle. Parce que l’univers est fait de cycle, aujourd’hui je me tourne de nouveau vers la création de jeu de rôle, j’essaie de penser cette démarche avec plus de maturité et de recule qu’à l’époque où ce n’était qu’une rêvasserie nostalgique. Et là, ce soir, ce jour, aujourd’hui, j’ai la sensation que créer autour du jeu de rôle est le geste créatif le plus stimulant que je n’ai jamais connu. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, mais c’est ce que je ressens. Paradoxalement si mes idées foisonnent je n'ai pas encore délimité avec précision le chant de ma prochaine et première création de cette nouvelle époque, mais l'élan qui me porte est épique.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #jdr, #jeux de rôle, #créer, #Je est un Blog

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Publié le 17 Janvier 2016

Vous avez réussi à naviguer plusieurs heures dans votre minuscule barque sans tomber à l’eau ni croiser les horribles crocodiles dont vous avez parlez l’homme à qui vous avez acheté la carte. Et là au milieu de la jungle étouffante vous arrivez sur les ruines d’une civilisation disparues. La nature sauvage colonise les énormes blocs de pierre taillée. Pas besoin de faire un jet de perception pour percevoir la beauté du lieu. Vous vous sentez en sécurité, l’air semble plus frais, les bruits plus doux, vous oubliez presque la jungle oppressante quand vous contemplez cet endroit. Il n’y a que les robes chatoyantes des membres de ce culte de cannibales démonistes que vous traquez depuis des semaines qui vous rappellent que nous n’êtes pas en vacances. Que faites-vous ?

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #jdr

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Publié le 10 Janvier 2016

Les odes à la ville n'étant jamais assez juste dans les coloris et la noirceur des goudrons maculés il est important de s'imposer seul le devoir de décrire le noir des villes que j'aime. Raides comme les rues et les réverbères érectiles, je travaille avec une prose mal adaptée. Mais peut-être qu'au contraire ma prose raide est bien calibrée pour cette description , comme le sont les revolvers automatiques et fantasmés que des passants non visibles promènent dans les rues anonymes pour se défendre d'un mal non nommé. Il n'y a pas de ville sans citadins car les villes fantômes sont de fantômes plus que des villes. Les villes sont des corps et les humains des viscères et des globules, cellules et sous organismes inter dépendant des dites villes, parfois même ils en sont les cancers, concepts mourants et contre productifs vis à vis de leurs créations car les villes sont des créations des hommes qui les habitent pour sortir du regard des dieux. On construit des villes pour ne plus creuser des grottes mais toujours pour échapper à dieu. Je me demande ce qu'il adviendrait si dieu incarnait sa conscience folle des les réseaux et les regards d'une villes incubateur gargantuesque des destinées humaines.

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Publié dans #ébauche, #jdr

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Publié le 8 Janvier 2016

Imaginons une situation plutôt banale dans un jeu de rôle, deux personnages joueurs pénètrent ensemble dans un temple aux dimensions gigantesques. Ce sont deux guerriers humains, un homme et une femme réputés pour leurs prouesses athlétiques. Une fois qu’ils ont suffisamment avancé dans l’interminable vestibule de ce temps ils décident de retirer leurs équipements pour folâtrer, à l’intérieur de ce temps ils se sentent à l’abri des regards indiscrets, enfin bref. La guerrière accroche son épée sur un statut et cela déclenche un piège mortel. Le maître de jeu annonce que dans 10 secondes des pics empoisonnés vont sortir des murs et empaler les personnages s’ils ne sont pas sortis de là et bien évidemment pour les besoins de l’exemple l’entrée du temple se trouve à 100 mètres. Ni une ni deux les personnages décident de courir vers la sortie.

 

Les joueurs lancent leurs dés et là, hasard des exemples encore, les deux joueurs obtiennent deux réussites critiques, qu’importe le système ils obtiennent la meilleure réussite améliorée possible. Comme ce sont deux humains aux caractéristiques athlétiques très développées et que nous sommes dans un jeu où le système différentie les caractéristiques des hommes et des femmes, le maître de jeu décide de prendre les records mondiaux pour étalon. Résultat le guerrier arrive en moins de dix seconde à la sortie et il quitte le temple indemne tandis que la guerrière ne parvient pas à atteindre la sortie à temps et elle se fait embrocher à quelques mètres de la sortie. D’accord, ça pourrait amener quelque chose de dramatique ou d’épique à la scène, mais mourir sur une réussite critique c’est idiot quand même. En plus si on imagine que les deux personnages n’avaient fait qu’une réussite « normale » on suppose qu’ils seraient morts tous les deux parce qu’aucun n’aurai couru assez vite.

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Publié dans #jdr, #jeux de rôle, #Réflexion

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Publié le 5 Janvier 2016

Les pilleurs de données ; des gangs au service de différentes intelligences artificielles qui contrôlent, dirigent, commandent, maîtrisent, le développement de la ville selon des intérêts qui leurs sont propres ; même si parfois ces intérêts sont en contradiction avec les intérêts de la société, la communauté et les intérêts individuels. En réalité il n'y a qu'une seule intelligence artificielle qui domine, elle a une main mise abstraite, numérique, impalpable et officieuse sur tout ce qui a trait à cette cité. Elle est connexion humaine avec le gratin, les pontes, la poignée de personnes réellement influentes, politique, mafia, divertissement. L’intelligence artificielle n’opère pas selon une morale anthropomorphe pourtant elle est comme la conscience de la ville et sa priorité est d'assurer le développement de cette cité qu’elle gère comme un organisme vivant. Elle contrôle tous les flux énergétiques, elle écoute, espionne, filtre, trie, recoupe, analyse toutes les données échangées et surveille chaque appareils connectés au réseau ; elle contrôle aussi les plans de développement urbains, l'ensemble des services d'entretien, ainsi que les forces automatiques de sécurités. Il existe des avatars, des ersatz de cette conscience ainsi que des versions antérieures avec des intentions différentes ; il arrive que des hackers avec suffisamment de talent parviennent à développer des interfaces de contrôle ou de communication pour échanger avec ces consciences globales. Alors naissent des interactions, des collaborations, les intelligences utilisent les hommes comme des outils, et visent à faire avancer leurs pions et leurs plans au travers des supports qu’elles offrent aux hommes ; ces personnes capables de travailler avec les intelligences invisibles forment les gangs de pilleurs de données.

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Publié dans #ébauche, #jdr, #trame

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Publié le 30 Décembre 2015

Une autoroute aérienne qui surplomb déjà d’autres autoroutes et des bretelles d’insertion qui s’enroulent verticalement vers le sol au travers de la brume de pollution ; cinq voies dans un sens, cinq voies dans le sens contraire, c’est un torrent mécanique aux heures de pointes ; parfois le calme qui précède les tempêtes.

Une ville

Le quai métallique d’une station métro aérien ; la population se presse au travers des scanners de sécurité pour ne pas être en retard. On avance avec peine au milieu de ces cadres engoncés derrière leurs réalités augmentés, appliqué à ne rien voir de la réalité miséreuse de cette station ; une famille mendie sous les lumières d’un écran de publicité ciblée.

Une ville

Le hall grandiose d’un immeuble de standing, tous les murs, les plafonds, le sol sont couvert de parements en pierre de synthèse, les holo fenêtres laissent croire aux visiteurs qu’ils surplombent un lagon bleu aux éclats d’océan exotique. Au centre du hall sous le lustre vertigineux suspendu plusieurs étages plus haut trône la réceptionniste derrière un îlot de métal et de verre fumé.

une ville

Les abords d’une église de l’illumination évangéliste, c’est un édifice de plein pied qui semble minuscule coincé entre d’immenses tours, pourtant, partant depuis le sol les lumières dessinent des ornements complexes et compliqués qui encadrent les larges portes du bâtiment puis s’élancent vers le ciel en formant des toits, des fenêtres, des sculptures qui dansent au dessus de la tête de croyants en rejouant les scènes qui illustrent la prêche qui à lieu dans la salle.

Une ville

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Publié dans #Une ville, #ébauche, #jdr

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Publié le 28 Décembre 2015

Un parking souterrain la nuit dans un étage inférieur vide, des lumières blafardes dessinent des contre-jours artificiels. Quand on marche les pas raisonnent ; depuis plus profond encore remontent des sons mécaniques et électriques étouffés. Dans le lointain des bruits de moteurs se font entendre.

Une ville

Un passage souterrain qui mène à un parc, la nuit, le lieu est désert, idéal pour une rencontre, une transaction, les réverbères du parc accentuent l’obscurité dans le passage, à l’arrière plan, au-delà du lac qui trône au centre du parc le périphérique fait défiler les feux des voitures

Une ville

Un mur d’écrans plats en pleine rue, véritable cacophonie visuelle, chaque censeur calibre une image ou une vidéo ciblant un passant ; publicité, information, sport, porno, le grand zapping perpétuel que chaque passant ignore pas plus qu’ils ne remarquent les glitchs que s’amusent à coder quelques hackers de rue.

Une ville

Le toit d’un building en construction, poutrelles métalliques, bétons, verres, outils et les robots qui travaillent jour et nuit à édifier une de ces tours écrins tant chérie par les grandes corporations et les entreprises qui aiment tout ce qui brille. Depuis ce point de vu on ne parvient pas à voir la fin de la ville qui s’étend semble t il à vers tous les horizons.

Une ville

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Publié dans #une ville, #jdr

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Publié le 25 Décembre 2015

Je les ai vu sortir d’une médicabine dont la porte donnait dans une ruelle sombre et humide à deux pas du vieux marché flottant, mais si vous savez, là où l’on trouve toutes ces babioles électroniques à bas prix dont les led luminescentes colorent le bras du canal en fluo irisé. Ils étaient trois, une femme, un homme et une drôle de personne à la peau verte ; je suis sûr que c’est encore un de ces gangs des rues, les mecs avaient l’air complètement perchés, ils venaient sûrement de se faire un fix à la Dédacokadose la nouvelle drogue de synthèse qui ouvre les portes du paradis à votre âme. Enfin c’est ce qu’on dit, vous savez moi je ne touche pas à ces merdes là. La femme avait la peau très blanche, presque transparente, et si je peux vous dire ça c’est qu’elle portait une sorte de robe ultra courte, mais pas un dans un tech-tissu hyper fibré, non c’était un vieux truc avec modèle unique, aucunes nuances, aucun mouvement, mais putain elle était bonne la petite. Ces deux potes eux ils étaient dans un trip carrément baroque avec de la peau de bête sur le corps, slip en cuir et pieds nus. Franchement dans cette ville nous sommes libres sous le regard des tech-loi dont les oeils nous scrutent en permanence et moi ça me va bien. Chacun fais mène sa vie comme il l’entend et je juge pas ce que font les autres. Mais ces trois individus, eux ils sont partis en vrille, ils ont sortis des arcs et des épées et avec leurs tronches de toxicos hébétés ils se sont rués sur les passants et baragouinant un truc que je n’ai pas compris. Et quand ils ont vu débarquer la sacro-sainte intervention des robots de la loi ils ont fondus leurs derniers neurones, ils avaient les yeux exorbités, ils avaient vraiment l’air terrifiés quand ils ont attaqué les armures avec leurs armes archaïques. Enfin pas tant que ça parce qu’à un moment la meuf j’ai pas vu ce qu’elle avait dans les mains mais elle a commencé à balancé du feu sur les robots de l’ordre. C’est là qu’ils se sont fait descendre, comme ils le méritaient et moi c’est là que je vous ai appelé, je sais que vous aimez ce genre de bouffes les journaleux de la rue.

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Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle

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Publié le 8 Novembre 2015

Est-ce qu’il est possible qu’une œuvre d’art soit juste une expérience de l’imagination ? Plus précisément, si un créateur, auteur, concepteur de game design de jeu de rôle met en place un contexte d’expérience ludique dédié à l’art est-ce que la partie pourra être considérée comme une œuvre d’art ? Suis-je en mesure de créer / inventer un jeu de rôle qui soit une œuvre d’art. Pas le jeu en lui-même, pas l’objet libre qui porte le jeu, mais créer un jeu de rôle dont l’expérience soit une œuvre d’art ? C’est ma question. C’est aussi mon ambition. Pousser certains curseurs du jeu de rôle assez loin pour créer un jeu expérimental, un jeu d’expérience, une expérience qui soit une œuvre d’art ; vous êtes une couleur, vous avec la capacité de vous déplacer et de contaminer par votre couleur une matière, un objet, un bâtiment et vous voilà projeté au cœur d’une ville moderne. Ce n’est même pas un exemple, juste une ébauche de pensée. Jouez donc l’expérience de cette couleur, bleue, verte, mauve, jouez dans l’espace urbain et cela créer une œuvre d’art, une œuvre sans preuve. Vous êtes une lumière filante dans l’univers, non, vous êtes au volant d’une voiture lancée à vive allure sur l’autoroute. Personne devant, personne derrière, la nuit défile à vive allure, vous êtes libre de gérer votre conduite, prisonnier ou non des railles de sécurité et soudain au loin des phares viennent dans votre direction, et soudain au loin, vous supposez une silhouette sur la route, que faites vous ? Une expérience de jeu en tant qu’œuvre, l’expérience comme une œuvre, le ressenti comme une œuvre. Est-ce possible ? Est-ce plausible ? Est-ce que je vais y arriver ?

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Publié dans #jdr, #écrire, #créer, #art

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