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Publié le 5 Mars 2015

Amusée, ou excitée par l’honnêteté de l’homme, le démon se levait et s’approchait du voleur qui tremblait comme une feuille quand le vent d’automne souffle ses rafales folles sur les vallées de Canifest. Il s’attendait à être dévoré, tué ou torturé, c’était ainsi qu’il allait finir, seul, loin de chez lui, sans personne, sans famille pour le pleurer, conduit à la mort par ses pulsions cambrioleuses. Mais au lieu de découper l’homme en deux avec les griffes longues et noires qu’il ne remarquait que maintenant, le démon à corps de femme proposait un marché ; si l’humain lui donnait un bel enfant alors le succube consentirait à épargner la vie du futur père. Mais, en revanche, si l’enfant qu’il lui donnerait n’était pas à son goût alors le futur père serait exécuté. Burherd voyait là une occasion de survivre et cela lui suffit pour accepter le marché, sans même savoir ce que pouvait être un bel enfant pour un démon. Aussitôt le marché conclu, le démon, sous ses attraits de femme lascive, rejoignait son lit de pierres et invitait Burherd à le rejoindre. S’accrochant à la perspective de sa survie, l’homme se laissait emporter dans une danse charnelle. Ses plus bas instincts le submergeaient, le vice enfoui en lui revenait à la surface de ses désirs et peu à peu la peur et le dégout laissaient place aux plaisirs. Ainsi, à mesure qu’il copulait entre les bras du démon, il s’apercevait que la pièce était remplie d’autres créatures démoniaques qui les regardaient en ricanant. Il réalisait bientôt qu’il entendait toute une vie grouiller dans ce palais, ses sens s’ouvraient à la réalité du plan de Karnoksy. Burherd était au bord de la folie, emporté par des pulsions noires il s’accouplait avec vigueur à ce démon et dans un dernier coup de reins il ensemençait la créature. Aussitôt, d’un violent revers de main, la créature rejetait le corps de l’homme hors de son lit et elle ordonnait à ses valets démoniaques de le mettre en cage. Le voleur avait perdu connaissance et quand il revenait à lui il réalisait qu’il était prisonnier d’une cage suspendue dans la chambre de son amante infernale. […]

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Publié dans #jdr, #ébauche, #jeux de rôle

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Publié le 4 Mars 2015

La nuit, froide et ventée, était tombée sur la petite province de Canifest. Dans le ciel sombre balayé par un vent violent, la pleine lune montait inexorablement, une énorme lune rousse qui dessinait au firmament un œil unique aux lueurs rougeoyantes. Cette nuit était idéale pour lancer un sortilège, celui-là même qui pourrait ouvrir un portail vers un plan inferieur, un de ces plans où les lunes noires, rousses ou diaboliques, sont légions dans des cieux corrompus. Dans une chaumière à l’écart de toutes habitations, Burherd préparait le rituel qui lui permettrait de franchir le seuil de la réalité et ainsi changer de dimension. Pourtant Burherd n’était pas mage, c’était un modeste voleur sans envergure, cupide par passion, audacieux par nécessité et égocentrique à l’excès. Quand un mage interlope lui avait proposé de se glisser dans un plan inferieur afin de dérober à un démon une pierre précieuse aux pouvoirs légendaires le voleur n’avait pas hésité longtemps. S’il parvenait à déposséder l’entité démoniaque de son puissant artefact c’était sa propre légende qu’il écrirait, offrant à sa réputation une subite plu value. Cette perspective gonflait les voiles de son amour propre d’un orgueilleux pareil à un souffle chaud qui l’envoutait.

Cette nuit-là donc le voleur franchissait d’un pas sûr le portail qu’il venait d’ouvrir sur une dimension démoniaque. Il se retrouvait projeté dans un vaste palais taillé dans la pierre rugueuse d’une imposante montagne. Aux salles sombres et lugubres dont les fenêtres étaient couvertes de lourds voilages usés, succédaient des coursives et des ponts aériens qui brillaient comme s’ils étaient ciselés dans une roche acérée et polie comme le métal. Au-dessus de lui le ciel rouge de feu et noir de cendre était dominé par un lourd soleil dont les éclats palpitaient d’une lueur malade. Deux lunes noires habitaient elles aussi les cieux projetant sur la lande désertique alentour leurs ombres lugubres. Ne voulant pas s’attarder trop longtemps dans ses terres étrangères Burherd se déplaçait avec prestance. Le palais était curieusement vide, silencieux, et à mesure qu’il progressait dans ces lieux inconnus le voleur gagnait la conviction qu’il était le seul être vivant sur ce plan. Son imagination commençait à échafauder des légendes pour s’expliquer cela, une armée de paladins en armures étincelantes avaient peut-être éradiqué les sales races d’ici, à moins qu’une étrange maladie ait décimé les habitants de ce plan. Plus son esprit se perdait en conjectures délirantes, plus sa confiance grandissait et moins sa concentration était opérante.

C’est pourquoi, en pénétrant dans une nouvelle pièce, un sentiment violent de surprise et de peur saisissait la gorge du voleur et faisait échapper à Burherd un cri étranglé. Il était nez à nez avec un démon. C’était une créature de genre féminin, très belle, lascive mais menaçante. Les cornes qu’elle portait hautes sur son crâne, sa peau mauve et luisante comme des écailles ainsi que sa queue reptilienne qui fendait l’air nerveusement ne laissaient planer aucun doutes quant à sa nature démoniaque. Elle était allongée, nue, sur ce qui semblait être un lit de pierre. La créature regardait l’homme qui venait d’entrer comme si elle l’attendait depuis des siècles. Ses yeux séducteurs révélaient la convoitise autant que le désir mais on pouvait aussi lire en eux l’expression paradoxale que l’on éprouve lors de retrouvailles, un soulagement embrasé et apaisé pareil à ce que ressentent deux amants séparés trop longtemps. Il y eu un long silence avant que d’une voix perçante et pleine d’assurance la créature s’adresse au voleur et lui demande ce qu’il faisait ici en Karnoksy. La sueur coulait à grands flots sur le front de Burherd, il avait perdu sa belle assurance. Essayant de se reprendre il passait en revue les différents mensonges qu’il supposait pouvoir le sortir de ce mauvais pas. Mais la situation ne prêtait guère à la réflexion et, se surprenant lui-même, il avouait au démon qu’il avait été mandaté pour voler une pierre magique. […]

Sur des terres de démons

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Publié dans #jdr, #jeux de rôle, #ébauche

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Publié le 28 Février 2015

Tu es pire qu’une bête à corne hurlait mon vieux professeur en désignant dans le champ voisin un troupeau de vaches. Mais moi je suis moi et surtout un homme cornu ; oui moi aussi mais pas pareil, je suis le fils d’une femme cornues dressée fièrement sur ses sabots et drapée dans la plus pure des beautés démoniaque, je ne suis pas comme ceux animaux asservis, je suis un homme avec des cornes, un être éprit de liberté. J’ai les dents coupantes comme les rasoirs suffisamment tranchantes pour me libérer de tous les liens. Même si je garde à l’abri des regards trop envieux du peuple des Terres autochtones qui savent bien que les gens comme nous sont des êtres supérieurs, le pouvoir de mon âme, je ne peux m’empêcher d’en utiliser les effets. Derrière ma peau rouge bats un cœur fier de ses racines comme les grands arbres qui puisent dans les sols des Terres millénaires la sève qui fait pousser les apparats verdoyants qu’ils imposent au monde comme la certitude de leur solennité. Sous mes cornes enroulées sur mon crâne ma chevelure ondoie quand je convoque la force entre mes mains précieuses ; je convoque toutes sortes de choses pour le plaisir du pouvoir, je ressens en mon être ce qui fait la noblesse de ma race, supérieur en tout point aux peuples inférieurs qui eux même présuppose que je suis moi-même un être des plans inférieurs mais je ris à entendre leurs maladresses pathétiques car même s’ils n’osent se l’avouer moi je sais qu’ils savent que la lave qui coule dans mes veines et fait rougir yeux désigne un être supérieur.

Je suis une bête à cornes

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Publié le 31 Janvier 2015

Grant, vieux déjà dans le paysage, a la mâchoire à angles terres recouverte d’une barbe brune comme la nuit de l’hiver qui recouvre tant bien que mal le paysage chaotique de sa peau burinée. D’en haut de son corps il surplomb la land. Il scrute l’air d’un oeil mauvais et quand personne ne voit rien de plus que la brume qui se lève il élance son point comme s’il avait persuadé son esprit de voir dans l’air vide les vieux démons d’une féerie mauvaise. Il cogne l’air, bat les bras à la mesure de la rage contenue dans ses gestes comme l’étalon fougueux l’est par ses brides. Il boxe, points habillés d’aciers dans le froid glaçant, animal pilote comme la sauvagerie des hommes des îles déchirées d’angles rocailleux. Mouvements d’actes de jambes, frappes du genoux et coudes tranchants, les ombres vacillent désorientées par la fulgurance déployée par ces exécutions. Au son du sang qui bat dans ses tempes il fait de ses articulations des gueules carnassières capables de briser des os et dévorer les souffles. Les deux points huppercutent avec charge des ennemis invisibles, hanche circulaire et les membres qui sectionne les muscles plus sûrement que l’hiver cherche à le cerner. Le vieux Grant Dercott sera un jour un grand boxeur au firemement des tournois.

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Publié dans #jdr, #écrire, #Je est un autre

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