Articles avec #ecriture tag

Publié le 28 Juillet 2016

Avis de recherche : auteur à perdu nom de personnage

Il y a deux jours je rentrais chez moi en voiture. Radio coupée mon esprit s’était replongé dans un projet de cité cyberpunk fractionnée. J’ai commencé le projet par les bas-fonds avec une matrice de génération de gang.

Je roulais façon automate hypnotique pendant que mon esprit divaguait. Il imaginait des figures typiques pouvant être des archétypes de gangs. Je pense instinctivement à un gang faisant dans le trafic d’organes et la chirurgie illégale. À sa tête une femme, celle dont j’ai perdu le nom. Elle a un de pin-up des années 60 ; une brune avec une blouse en matière synthétique et moulante, si courte que ça l’oblige à faire de tout petits pas pour se déplacer. Je la vois avec un physique de secrétaire. Si un homme la reluque ce qu’il remarque ce sont les instruments chirurgicaux dans ses moches, scalpels, seringues et autres outils de médecine intemporels. Cette femme pourrait passer inaperçue dans n’importe quelle clinique, sauf que cyberpunk oblige, elle s’est faite greffer un scanner à la place des yeux ; de son oreille droite jusqu’à la gauche une sorte d’écran lumineux traverse son visage. L’implant serre à scanner et radiographier les corps, je m’amuse d’imagine qu’elle peut afficher sur cet organe cybernétique une courbe sinusoïdale comme celles qui incarnent les constantes vitales d’une patient pour exprimer ses intentions.

J’avais pensais à tout et surtout à son nom. Je m’étais laissé aller à un jeu de mot assez faible. Je veux un univers sombre, cyber et punk mais aussi assez burlesque et pulp par certains aspects alors je m’étais dis qu’un nom avec un jeu de mot ça passerait. Surtout que j’étais seul dans ma tête à ce moment là, alors pourquoi me la prendre.

J’avais imaginé ses deux fidèles lieutenantes, les jumelles Béatrix et Bellatrix toutes deux accros à la chirurgie esthétique. En échange de leur fidélité et de leurs services ma noire héroïne accepte que les jumelles se servent sur les restes des victimes afin de peaufiner leurs greffes. Bellatrix est la jumelle dominante, c’est elle qui se sert en premier et que se greffe les parties de corps, de peau et les organes qu’elle trouve beaux. Il ne reste alors à sa sœur Béatrix que les morceaux de second choix. J’avais pensé au vieux Grunder, un acolyte de longue date du gang, un vieil homme discret, directeur d’orphelinat ou d’école primaire qu’importe le lieu, ce qui m’importait c’est que Grunder fasse disparaître les corps dans la cantine de son établissement. Et peut-être même qu’il recycle les os pour faire faire des travaux manuels aux enfants.

J’avais pensais à des choses idiotes ou inutiles, des détails qui m’amusaient comme la salle d’opération où se trouve une machine d’opération assistée par une IA ; mais à force d’être utilisé par des membres du gang totalement défoncés par les drogues, l’IA est devenue accro à son tour. Et un médecin clean se connectant à l’appareil finira nécessairement par massacrer son patient. Je pensais à cela pour le possible choix moral qui se poserait au personnage tiraillé entre le fait de prendre une drogue inconnue et puissante dont il ignore les effets et perdre un patient, un proche ou sa maîtresse prisonnière de la table d’opération.

J’avais tout et surtout le nom de ce personnage central, cette femme à qui j’avais même trouvé un surnom, la bouchère aux doigts de fée. Mais aujourd’hui alors que j’essaie de mettre mes idées dans un fichier impossible de me rappeler du nom de ce personnage.

Je me souviens seulement qu’il est basé sur un mauvais jeu de mot qui doit tourner autour de la boucherie ou de la médecine ou de quelque chose de glauque ; c’est un nom du genre Ana Tomie, ou Sana Torium. Je crois me souvenir que c’était un prénom court, mais j’ai aussi l’impression que sa pourrait être un prénom qui lorgne sur Sophie, alors je soupçonne ma cervelle de dérailler. Je crois me rappeler aussi que son nom devait se terminer par riez, ou iez puisque je me suis demandé si j’allais l’écrire riez ou riès. Je recherche donc un nom de personnage féminin, tournant autour du glauque, du sale ou de la médecine chevaline, dont j’ignore le prénom et dont le nom se terminerai par Riez ou Riès.

Vous n’imaginez pas la frustration que c’est d’avoir passé une heure au moins avec ce personnage à me répéter son nom, à m’attacher à lui et me retrouver maintenant incapable de le ressortir. Alors si par hasard tu passes par là, que tu as l’esprit assez tordu pour retrouver un nom de personnage fictif que je cherche et que je ne suis même pas sûr de reconnaître merci de me faire ta proposition.

Image non contractuelle de mon idée mais pouvant agréablement illustrer mon article quand même

Image non contractuelle de mon idée mais pouvant agréablement illustrer mon article quand même

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Écriture, #ébauche, #cyberpunk, #jdr

Repost 0

Publié le 25 Mai 2016

Je suis écrasé, opprimé, mélancolique, je me sens ahuri de l'intérieur ; chaotique triste, je me sens comme un puits sans fond, puissante boîte vide hermétique où résonne le creux dans l'absolu d'un silence. J'éprouve en mon for intérieur un drame minuscule qui n'a pas de nom, qui n'a pas d'âme, un indicible drame silencieux qui m'enserre dans une gangue misérable. J'ai l'émotion miséreuse, sensation mal acquise qui piétine à l'intérieur de moi sans être pourtant pressée de sortir.


Idiot !
Vieux con !
Misérable !
Et tu n'as pas honte ?


Espère de pompe à merde, ce n'est pas un cœur dans ta poitrine mais une pompe à fiel, une pompe foute qui répand en giclées poisseuses son fiel merdique partout à l'intérieur de toi ; à l'intérieur de moi.


Il y a les poisseux, tu n'es qu'un poissard, un péquenaud pathétique tout juste bon à faire bander les gamines incongrues des réseaux sociaux ; psychopathe de bas étage, tu n'est même pas assez narcissique pour que ta perversion soi un sujet de controverse. Tu es le fétu de paille que l'on renverse comme le chirurgien mouche le marmot mort-né d'un avortement. Comme tes idées toutes avortées, comme ta peau déjà ridée, tu n'es pas larmoyant, mais tu pues l’entropie. Alors tant pis, aux chiottes la philanthropie je ne vais pas te traîner dans mes bagages alors dégage moi de là.

Homme atomique - ils étaint un

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Homme atomique, #écriture

Repost 0

Publié le 19 Novembre 2014

Il est le roi lombric, un poète et un punk de la campagne, forcément provincial et toujours agricole avec ses dépendances vautrées dans la terre. Poète il parcourt le sol hystérique et creuse le sol foulé par le pas de l’homme humus maltraitant ; punk il s’est fait seul, a creusé son trou et depuis il y reste comme Diogène dans son tonneau. Il traverse à sa manière d’une transcendance insectoïde la matière merdique pour en tirer le meilleur, mais le meilleur de la merde ça reste une substance viscérale décatie, dégradée par un homme ou une femme puis ré enchantée par le roi lombric. Avec son excroissance blanchâtre à une extrémité qui lui serre de bouche, de sexe et d’œil il avance dans le gras de l’argile et digère à l’extérieur ce que l’on a vite fait d’évacuer hors de nous. Comme l’écrivain ou comme la pute, le lombric œuvre pour le salut public, dans l’ombre et avec la part poisseuse de l’homme ; en silence, la campagne, battue, rebattue, comme la prose, perdue, rabattue avec mes obsessions névrotiques que je dégage dans la brouette avec les gravas en espérant que le roi lombric viendra y foutre sa présence visqueuse. Je suis las et j’attends d’être visités, dieu ou le lombric même espoir, même combat, même croyance, l’espoir pèse mais vivant dans la terre je respire, je reviens, je m’en vais chercher et grouiller, fouiller et digérer, onduler et m’enrouler entre les 1963 brins.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #écriture, #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 14 Novembre 2014

Dieu était heureux. Il y avait des centaines d’adolescentes, nues, avec leurs petits seins effleurant qui étaient  inscrites, tissées et imprimées sur la tapisserie intérieure de son salon et cela donnait une ambiance particulièrement déroutante, pensante et suave comme les photographie de David Hamilton et malgré tout malsaine parce que justement se dégageait de cet intérieur un érotisme idoine mais hybride qui parlait à la perception archaïque que les hommes gardent toujours quelque part au fond d’eux. Des centaines de jeunes filles, des milliers, il avait commencé à compter jusqu’à dépasser les 1958, certaines filles semblaient inscrire dans leurs poses la fierté d’être ainsi dévoilées mais souvent, on pouvait percevoir dans le visage et la pose et l’expression confuse générale la gêne d’être vue nue. Pourquoi donc Dieu avait des adolescentes nues sur son papier peint ? La question se posait d’elle-même, comme une impression lancinante de curiosité qui parvenait à lui faire oublier qu’il était là pour rencontrer Dieu. Dieu lui-même, en personne, acceptait de le recevoir et de lui ouvrir les portes de son intérieur. C’est que Dieu était prêt à se dévoiler, sous-entendu à dévoiler sa nature profonde. Mais autant de jeune fille nue en guise de décoration intérieure, qu’est-ce que cela pouvait signifier de sa nature ? Dieu était-il un pervers, profitait-il de sa puissance omnisciente pour se rincer l’œil et alimenter de sulfureux fantasmes ? Fallait-il en conclure que Dieu fantasmait sur la girl next door, l’oie blanche, adolescente candide et vierge, fallait-il voir l’expression de son complexe d’Œdipe ? Il tournait en rond, regardant partout, comme s’il cherchait quelqu’un de connue sur les murs de ce salon, et pour raison, il recherchait sa fille. Et si Dieu avait été en possession de photos dénudées de sa propre fille comment allait-il réagir ? Fallait-il l’engueuler, monter sur ses grands chevaux et vitupérer devant l’instance suprême de la vie et risque de perdre ses bonnes grâces. En même temps, démontrer un vrai sens moral devant un Dieu lui-même immoral offrait peut-être une place de choix dans le paradis prochain. Il était ulcéré par ce questionnement dont les réponses lui paraissaient inaccessibles quand la porte s’ouvrit et que Dieu entra.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #écriture, #Dieu, #érotisme

Repost 0

Publié le 7 Novembre 2014

La littérature tue encore ; à supposer beaucoup, en tout cas autant qu’elle sauve, qu’elle archive et qu’elle achève net de croire en la résurrection des êtres, des sentiments et de ses ambitions. La littérature, oui, tue encore bien sûr, les balles aussi d’ailleurs mais elles ne restent pas, sauf peut-être dans certains corps, cadavres et survivants, là où la littérature s’attache à rester en disponibilité d’être lue, réactivée, ressuscitée. Et c’est sûrement pour cela qu’elle bande encore. Parfois elle opine du chef et branle un peu de la ligne en solitaire parce que si elle tue, elle ne tue que ceux qui s’y exposent et on ne vient pas à la littérature de manière involontaire, sauf peut-être ceux qui s’essaient à l’écriture, le lecteur lui, évite de se mettre en danger de mort littéraire, sauf s’il est consentant ; consternant constat de savoir que les véritables victimes, celles qui mériteraient plus que la mort ou tout du moins une mort nécessairement cruelle, eux se tiennent loin des mots et de la culture nécessaire pour révéler en eux le virus mortel qui s’y loge, tapit entre la virgule et la plume. Littérature et branlée, littérature et baffe, littérature et gifle, coup de poing, coup de boule, littérature et passage à tabac, je m’en fous si c’est moi que l’on tabasse puisque je suis médiocre et que je n’ai rien à perdre comme une secrétaire en 1951 je sais taper sur la machine qui écrit des mots, mais juste deux doigts, tout comme elle.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #écriture

Repost 0

Publié le 31 Octobre 2014

Et finalement ça donne quoi ?

Quelle forme cela peut prendre ?

Une mutation, une hybridation, l’expression d’un franchissement d’un passage mental, comment cela peut s’incarner ? Parce qu’en soi il est difficile de jauger de ce qui transgresse l’expression d’une limite d’un auteur. Et pour moi ? Alors oui ?

Alors quoi ?

À quoi bon ?

À bon quoi ?

À bon port ?

À mes tords défendant ? Défendus ?

La vérité,  c’est que j’ai envie d’écrire, non, la vérité c’est que j’ai envie de créer quelque chose de publié, livre, fanzine, autre chose, qu’importe j’ai envie de produire quelque chose qui soit inscrit dans de la matière et qui s’inscrive dans l’air du temps, les outils de la modernité, envie de tirer profit des modes d’édition, de propagation, de communication que permet l’univers du web ; blog, autoédition, crowdfunding et réseaux de ; communications, d’influences, de relations, etc.

Profiter de son temps, écrire pour son temps. Cela fait longtemps que j’en parle. Ecrire un livre c’est bien, c’est ce que je fais, j’y travaille, j’y parviendrai, mais je l’avoue, je le reconnais, j’écris ce livre à l’ancienne ; nécessité que j’ai éprouvé pour avoir la sensation de m’inscrire dans une tradition. Mais cela ne m’a jamais empêché de réfléchir et désirer chercher une forme neuve d’écriture et de propagation d’écriture, de discours, de soi. Je vais donc me confronter à cela et écrire dans cette optique ; pour entrer dans le temps, pour entrer dans l’histoire au sens d’entre au chapitre du présent, ou du futur, nous frôlons les avant-gardes.

Entrons en ce jour 1944 du blog dans une nouvelle ère.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #écrire, #écriture, #egotrip, #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 18 Octobre 2014

Une rencontre, à deux, toi et moi ou lui et elle, enfin eux, bref une personne et une personne parce qu'il en faut au moins deux pour une rencontre impersonnelle, un one shot, toi et moi pour une fois, juste une fois, un hasard, toi et moi par hasard, je ne me suis jamais imaginé notre rencontre, pas par manque d'ambition, ni parce que tu m'impressionnes, seulement pour ne pas avoir une idée préconçue de ce que cela pourrait être. Mais voilà que cette perspective romanesque me donne un début d'érection, enfin l'envie naissante qu'un frémissement de pénis, comme si la perspective romanesque d’une rencontre sollicitait en moi le potentiel érotique d’une rencontre parce que tout est toujours potentiellement érotique dans le rapport humain et par extension dans le rapport de forces. Et maintenant qu’il faut l’envisager, la suite logique, c'est une rencontre dans un aéroport avec une femme qui s'ennuie dans un aéroport, elle s’ennuie dans un lieu fascinant d'être impersonnel, immense et creux, une zone de transite qui n’est pas soumise aux mêmes règles morales et éthiques que l'urbanité courante. C'est comme les aires d'autoroute, les embarcadères de ports, les zones industrielles, tous ces lieux sont comme vidés d'une part d'humanité et offrent donc une page vierge pour celui qui osera y projeter son désir. C'est une vision toute personnelle, une émotion toute personnelle, j'en conviens, mais une rencontre dans un aéroport, c'est l'affranchissement de conventions et de normes, et même si ceux-là peuvent être affranchis ailleurs que dans un aéroport, l’action est absolue dans un tel lieu. Cela convoque l'urgence, rend les choses plus libres, plus intenses, et provoque une déconstruction des habitudes pour conduire chacun à exprimer une incandescence, érotique ou sexuelle, spirituelle ou je ne sais quoi. Pour les détails, cela dépendra du plan de vol n°1933

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Digression, #écriture, #érotisme

Repost 0

Publié le 16 Octobre 2014

Et la colère qui remplissait ton cœur devient alors cette tapisserie, plus de 1931 points de croix pour former l’image édifiante de ta colère tumultueuse, allégorie et métaphore, toi tu sais faire fort, toi tu es douée pour faire monter la soupe et la moutarde et faire chauffer les écheveaux ; transformation transcendantale, la joie en plomb, et la colère en plomb, l’amour en nickel et le désir en zinc, la peur en pyrite et l’exultation en or, toi t’es une usine chimique, une mine de rien à ciel ouvert, la fournaise de la forge et la pression des hauts-fonds, tu es la magicienne, empirique alchimiste et plombière en chef et je ne serais pas étonné si tu aimais plus que moi les pompiers, comme moi plus qu’eux j’aime le feu et les sushis - bien que le poisson n’y est pas cuits, sauf peut-être quand ils sont frits ce que me semble toujours un non-sens, une direction alambiquée -. Sous la toile tissée de ce qui tapisse tes intestins et ton crâne s’ébattent les amants et galopent les hordes et toi, sauvage, irisée comme une aube sur un lac, tu transe seule là où te mènent tes mots sortent de ta logorrhée et moi je n’y peux rien, je trouve toujours terriblement érotique ta logorrhée, et même la logorrhée en elle-même, avec ses deu R et son H en tant que concept, comme je doit pouvoir aimer dieu en tant que concept, comme je dois pouvoir m’estimer moi en potentiel, en tant que concept de moi-même, concept car ou concept art.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #écriture, #Logorrhée, #Divagations diverses, #Dieu

Repost 0

Publié le 4 Octobre 2014

Et si les poètes plutôt que de gloser l'amour avaient pris le temps de gloser le goût fragile de la fellation, l'improbable équilibre des arômes qu'une langue sait faire naître sur une queue bénie raide, alors peut-être que le monde vivrait un peu au-dessus de l'immonde puritanisme de son peuple.

Autofiction de la fellation ; extrait du jour 1921 de ce blog bien glorieux

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #autofiction, #écriture, #Sexualité, #érotisme, #Fantasmagorie, #fellation

Repost 0

Publié le 2 Octobre 2014

Le plus beau meurtre est un meurtre de merde ... euh pardon, je voulais dire un meurtre d'amour, mais tu excuseras, je suis sûr, mon lapsus car comme tout le monde, tu sais que les deux termes sont très proches. Tu voulais donc, curieuse demande, que je te raconte une histoire de meurtre (et cette fois je ne me suis pas trompé) … Je pourrais alors te raconter comment un homme libre a commis le meurtre d'une femme amoureuse parce qu’il a voulu sauver sa liberté, car un homme amoureux ne peut que haïr les chaînes qui l’entravent. C’est sûrement pour cela que les hommes, amoureux et non amoureux, préfèrent les chiennes, métaphoriques et animales, aux femmes amoureuses. Mais cette légende de l'homme amoureux insoumis est fausse, pure légende pour faire mouiller les petites filles par les yeux. En plus, l’homme est un homme donc lâche par nature et quand il doit commettre un crime, un meurtre, il ne fait jamais preuve d’assez de courage pour tuer une personne qui l'aime parce que cela supposerait de la tuer de visu, tête à tête ou nez à nez.

Et puis, pour être franc, même si je suis capable d’imaginer l'histoire d'un meurtre pendant que l'homme et la femme font l'amour, parce que raconter cela collerait à mon personnage, je ne voudrais vraiment pas te raconter cela parce que en réalité, maculer la sexualité de la mort, cela me couperait, à vie, toute libido, et je ne veux pas me séparer d’elle. Alors ça sera une autre histoire.  

Bref si je devais - et ceci est purement hypothétique si jamais des incompétents des services secrets, de la DST, ou des paresseuse de la NSA qui liraient cet article - commettre un meurtre sur une personne haïe, je tuerai à l'arme à feu, donc à distance. J'attendrai que ma victime se rende dans une ville ou un lieu qui ne lui est pas familier et je le ou la suivrait pendant quelques temps, la nuit, en voiture, pour être sûr que l'autre conducteur conductrice soit seul ou seule. J'aurai changé les plaques d’immatriculation de ma voiture, j'aurai attendu l'hiver pour camoufler mon visage sous une échappe et un chapeau. Quand je serai sûr qu'elle ou il est seule ou seul et que nous sommes dans une zone urbaine où personne ne devrait nous voir, je porterai ma voiture à sa hauteur, je baisserai la vitre passager et je braquerai mon arme à feu dans sa direction et avant qu'il ou qu'elle ai eu le temps de me reconnaître et réaliser ce qu'il se passe je tirerai à plusieurs reprises, visant la tête et le buste à travers sa vitre.

Je ne prendrais pas le temps de jubiler de ma barbarie, ni le temps de jouir de mon ignominie d'avoir supprimé la personne haïe, et après quelques secondes de contemplation, je continuerai ma route, calmement, naturellement, avec dans l'habitacle l'odeur de la poudre imprégnant mon âme imprégnée de froideur, imprégnant mon crâne d'un revêtement étanche à l'humanité. Et comme un lâche, un pleutre, sans gloire ni honneur, à peine le soulagement d'avoir banni du vivant la source d'une haine.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #écrire, #écriture, #ébauche, #meurtre, #recyclage

Repost 0