Chronique de jeux olympiques

Publié le 22 Août 2016

La France héroïque, la France équipe vaincue et perdant magnifique ; la gloire de mes héros s’inscrit parfois en larmes salées et en défaites amères. Quoi de mieux pour terminer les jeux qu’une dernière finale ; et hier soir boxe, basket, handball nous offraient les dernières incertitudes d’émotions métalliques avant que ne se clôture pour quatre années la valse des quinze jours olympiques. Comme c’était déjà le cas depuis déjà huit ans, l’équipe de France de handball entrait en finale afin d’y écrire sa légende. Je suis un fervent supportaire de ce sport, croyez donc à mes yeux de Chimène mais ne niez pas que si Usain Blot est entré en légende en glanant trois titres olympiques sur 100 mètres alors nos handballeurs pouvaient parapher le même contrat de légende s’ils parvenaient à accomplir eux aussi, tous ensemble, la conquête d’un troisième titre olympique.

Hier malheureusement l’équipe de France de handball a perdue. Comme les filles inespérées d’argent la veille, les garçons ont perdus. Ils sont tombés de leurs piédestal pour s’échouer sur la seconde place du podium, félicités d’argent et glorifiés d’être seconds. Mais peut-on se glorifier d’une simple seconde place lorsque l’on est habitué à remporter l’or et les titres ? Peut-on se réjouir d’une défaite lorsque l’on est tenu par l’attente d’un public de supportaires et un second de néophytes passionnés à briller au firmament ? Je suppose que non et pourtant j’affirme que oui.

La grandeur de cette génération de handballeurs, et plus généralement la grandeur de ces  d’équipe de France successives dont le liant passe par les mains du gardien Thierry Omeyer et par les mains de la légende Daniel Narcisse qui dans un ultime coup de rein est parvenu à qualifier la France en finale comme quinze ans en arrière l’iconique Jackson Richardson qualifiait l’équipe de France pour la finale du championnat du monde que les français allaient gagner en battant déjà les allemands d’un but venu d’ailleurs, oui la grandeur de cette équipe là, multiple, fractale et unique dans la dominance de ses victoires s’est aussi écrite dans la défaite olympique des jeux de Rio.

Il n’y a pas de grandeur sans décadence, il n’y a pas de héros sans crépuscule et on ne fait pas de légende sans l’affront de farouches adversaires. Les allemands en demi-finale ont voulu être ses adversaires virulents qui parviennent à défaire l superbe de l’équipe de France. Mais nous avons un contentieux avec eux depuis une demi-finale de championnat du monde en 2007 chez eux où le but qui Michael Guigou qui permettait à la France de poursuivre le match au-delà des prolongations nous a été volé par des arbitres partisans et nous ne pouvions pas laisser les allemands gagner cette fois ci et endosser le beau rôle du chasseur avec son trophée olympique. Les allemands ne pouvant jouer ce rôle il ne nous restait plus que les guerriers danois pour nous terrasser et jouer avec la France la partition d’une légende écrite à quatre mains. Il nous fallait perdre, chuter si proche d’une victoire légendaire pour devenir une équipe de légende.

Entre l’équipe de France de handball et Usain Blot il n’y a qu’une seule différence et cette différence c’est Mikkel Hansen. On ne pouvait pas choisir meilleur bourreau pour enflammer le ciel crépusculaire de notre équipe de France. Usain Bolt partira un jour comme il est venu, seul, avec ses titres, ses gimmicks, ses slogans et ses chronomètres laissant dans les tablettes de l’athlétismes des nombres qui finiront par devenir énigmatiques, irréels et déshumanisés comme sont les records laissés par les athlètes des pays de l’Est dans une époque où les murs cachaient tant bien que mal l’histoire affolante du dopage. Mais l’équipe de France de handball laissera une histoire dont le dernier chapitre s’est ouvert hier soir dans la défaite honnête offerte par les danois, un dernier chapitre dont on a laissé à l’esthète Mikkel Hansen le luxe de le parapher de sa marque. Dans quelques mots les championnats du monde de handball se dérouleront les France, et à coups sûr le crépuscule de cette équipe de France se parachèvera, je l’espère par un feu d’artifice mémorable qui précédera la nuit.

Hier soir à Rio se sont les prémices de ce crépuscule qui sont apparus dans le ciel de l’équipe de France de handball et même si c’est un peu triste je ne peux pas m’empêcher de trouver ça beau.  

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Rio2016, #Jeux Olympiques, #Sport

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