Au temps d'un instant inutile

Publié le 23 Août 2016

Une aube et un crépuscule c’est tout ce qu’il me reste d’hier et nous somme déjà demain.

Le grand vide, il sera ta présence. MAIS ne te presses pas. De toutes les façons tu sens le papier à mille mètre, comme une hôtesse qui s’envoie en l’air. Sauf qu’elle, elle sent un peu la pisse chimique et le mauvais tabac froid qui parfum la clim.

Sens interdit. Sans interdits. T’as un cancer à couper au couteau ; des tranches fines comme de la charcuterie italienne.

  • Il te l’a dit ?
  • Oui, il me l’a dit.
  • Tu en es sûre ?
  • Non nous ne sommes jamais sûres de rien.

Tu va m’en ficher des néons plein la gueule et faire quoi après ? M’ironiser aux vitrines d’Amsterdam ? Tu as la bouche dans d’une danseuse adipeuse et je n’en fais pas tout un fromage.

_ Dépeceur _ Dépuceler _ Décérébré _

 

Ton aura est diaphane, je couve en toi le doré d’une aube, humide et moite de ta rosée parcellaire ; il y a un dormeur mort dans ton val mordoré et je te l’ai dis, il ne dort pas. Il crève, doux comme un agneau de pâque pour une fête païenne.  

Toi aussi tu as chaud ?

Retire donc tes vêtements et laisse-toi voir dans la peau de ton dieu. Il sera temps ce soir de compter les déments, je m’enjoins à ton geste car j’ai la tête chauve qui tangue sous ma crâne barbare ; elle crache des appelles belliqueux pour que ça finisse en sexe, l’orgie rougeoyante d’une catharsis qui se décoince l’anus après s’être libérée du vagin. Et sous un ciel d’avril, lorsque le blé reviendra verdir dans le sillage de te reins je me ferai roi travesti en reine pour séduire une dernière fois la destinée fugace.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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