Articles avec #sport tag

Publié le 17 Août 2017

Au rang de mes quelques passions j’espère que j’aurai su vous transmettre que j’aime le sport du côté du spectacle. A ce titre là les jeux olympiques tiennent une place importante dans ma mythologie personnelle et dans la mythologie familiale. Alors forcément lorsque c’est possible j’essaie de chiner des ouvrages sur les JO. Ce n’est pas très utile, c’est rarement cher et c’est souvent pour moi des madeleines tendres et sucrées. Ma culture olympique commence réellement en 1992 avec les jeux de Barcelone et ceux d’hiver à Albertville. Mais cela ne m’empêche pas d’aller chercher des items plus anciens parce que l’histoire olympique a peu à peu était transmise.

Il y a quelques semaines j’ai pu chiner un livre sobrement titré Les jeux olympiques, lettrage doré sur couverture marron. Je n’ai pas trouvé la date d’édition précise de ce livre, mais c’est un ouvrage qui a été édité pour faire la promotion des jeux olympiques de Grenoble de 1968. Mais toute la curiosité de ce livre ce n’est pas tant son âge mais plutôt sa nature. C’était un livre qui était fourni nu, c’est-à-dire sans illustrations et pour obtenir les illustrations, le possesseur du livre devait acheter des produits Cemoi et Lustucru afin de gagner des points et avec ces points il pouvait commander des sets d’images permettant peu à peu de compléter les illustrations du livre. On peut donc dire que ce livre c’est un peu l’ancêtre des albums Panini de notre époque.

Pour ma chance j’ai chiné cet ouvrage qui a été complété avec minutie ; toutes les images sont présentes et elles ont été collées avec doigté. J’adore ce qui se dégage de ce genre de livre, nous sommes dans les années 60 et autan les images que les propos exhalent une douce odeur de désuétude mixée à un charme certain. Ce n’est pas le premier livre promotionnel autour des jeux olympiques que je chine, mais le premier de ce type là à compléter soi-même. Je pourrais très facilement éprouver l’envie de les collectionner.

Acheté pour 2 euros, ce livre fait monter la somme totale dépensé à 68.5 euros
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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #Sport, #videgrenier, #vide grenier, #livre

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Publié le 9 Août 2017

Au soir du 08 aout la France découvrait la figure atypique de Pierre-Ambroise Bosse. Et depuis hier soir aux alentours de 22:40 la France frissonne de l’exploit réalisé par cet athlète qui est devenu champion du monde du 800 mètres lui qui n’était avant cela seulement champion de l’interview d’après course lunaire et singulier. Si tout le monde parle de Pierre-Ambroise Bosse alors pourquoi pas moi ? Je ne suis pas moins légitime qu’un autre pour y aller de ma diatribe sur cette course.

Moi aussi hier soir j’ai vibré.

Moi aussi hier soir j’ai crié.

Moi aussi hier soir j’ai sauté.

Moi aussi hier soir j’étais devant ma télé.

Si le 100 mètres incarne toujours l’épreuve reine des réunions d’athlétisme, le temps passant j’apprécie de mieux en plus les distances plus longues et les courses en peloton qui offrent à mon goût une scène idéale pour exprimer la dramaturgie de l’athlétisme que j’aime tant. Bien sûr je ne renie pas ma fascination pour le 100 mètres qui lui aussi propose la trame d’une dramaturgie digne de la tragédie grecque mais c’est parce que le 100 mètres est une épreuve qui commence bien en amont du coup de feu qui lance le départ et qui se poursuit au-delà de la ligne d’arrivée.

Pour revenir au 800 mètres d’hier j’attendais cette course avec impatience pas tant pour l’espoir d’une victoire, mais dans la perspective d’assister à la finale du format le plus épique. Et comme tout le monde j’ai été cueilli par le panache de Pierre-Ambroise Bosse. Il y a deux choses qui ont forgé mon émotion durant cette course. La première c’est que Pierre-Ambroise Bosse a mis en œuvre d’une stratégie de course à contre temps de la trame dramatique / narrative de la course. Au lieu de porter son attaque en fin de course là où nous atteignions le paroxysme de notre tension de supporter, il a porté son attaque plus tôt, saisissant ainsi ses adversaires et les spectateurs dans une forme de sidération. J’ai la sensation qu’une fois passé le sentiment de sidération, nous nous sommes retrouvés avec une conscience plus aigüe de l’audace de sa course parce que nous n’étions pas encore aveuglés par l’émotion générée par le paroxysme de la tension. C’est manière calculée ou instinctif qu’il a eu de briser les codes en menant sa course sur une forme de contre temps c’est une des choses qui m’a donné mon premier frisson.

Mon second frisson, le plus intense et le plus subtil m’est venu durant le dernier virage que Pierre-Ambroise Bosse a entamé en tête. Lorsqu’il sort du virage il passe tout proche de Renaud Lavillenie qui était alors en plein milieu de la finale de son concours de perche. Lorsque le coureur de 800 mètres passe à sa hauteur on voit à la caméra le perchiste français, recordman du monde et champion olympique se diriger vers le couloir, se pencher vers son compatriote et l’encourager avec vigueur. Et à ce moment-là, en voyant cette figure majeure de l’athlétisme, celui-là même qui à effacer le record de Sergueï Bubka, vibrer, s’investir, vibrer, soutenir, exulter son énergie pour la transmettre à Pierre-Ambroise Bosse de la même manière que je le faisais devant ma télé. Et c’est à ce moment-là que j’ai eu la sensation qu’il se passait une chose épique ; un instant important de sport.

Alors même si en dehors de la piste le personnage de Pierre-Ambroise Bosse m’insupporte au plus haut point, ce qu’il a réalisé sur la piste avec brio et panache me renverse entièrement. Je n’avais pas grand-chose à dire, mais au moins moi aussi je l’ai dit.

Moi aussi je peux parler de Pierre-Ambroise Bosse #PAB

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sport

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Publié le 7 Août 2017

Le temps d’un soir encore, un soir enfin, le temps d’une vie à laquelle j’aime emprunter des instants je regarde les championnats du monde d’athlétisme sur France Télévision. J’ai connu l’athlétisme avec la télévision et les commentaires théâtraux qui jalonnaient les épreuves. Bien sûr je parle d’une époque où Stéphane Diagana nous donnait des frissons sur la piste et où Christine Arron batailler contre les chronomètres mondiaux mais Patrick Montel était déjà là, Nelson Monfort aussi. Dans mon souvenir il était bon, mais j’étais un enfant et les souvenirs d’un enfant sont toujours embellis par le temps.

Aujourd’hui Patrick Montel sévit toujours sur le service public et Nelson Monfort aussi. Dans mon souvenir leur numéro de duettiste tragicomique apportait un folklore que je trouvais agréable ; je me souviens de l’emphase qui transmettait une émotion au spectateur néophyte que j’étais. Mais maintenant je n’entends plus que les approximations, les maladresses, les réflexions malaisantes et cette sensation désagréable que le commentateur tombe toujours à côté de la plaque et que l’essence même de ce qu’il se passe sous ses yeux lui échappe.

C’est triste.

Pourtant j’entends toujours dans la musique de Patrick Montel la musique de mon enfance. Mais lorsque j’écoute ses paroles mon innocence s’écroule et l’exaspération prend le relais. Mais ça ne m’empêche pas de regarder les championnats du monde d’athlétisme. Ni d’écouter Stéphane Diagana se débattre avec les informations, Patrick Montel commenter à contre temps et Christine Arron dormir paisiblement jusqu’aux instants où l’on entend ses paraphrases de manière subreptice.

Aujourd’hui je me demande si je pourrais tomber amoureux de l’athlétisme si je le découvrais seulement aujourd’hui en allumant ma télé. Et je doute. Je doute. Je doute. Et c’est triste oui, parce que ça me laisse imaginer que malgré cette diffusion de l’athlétisme en prime time il n’y aura peut-être pas de nouvelles générations de supporters qui tomberont amoureux par l’entremise d’un commentaire passionné.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sport, #Réflexion

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Publié le 6 Août 2017

Il y a vingt ans Stéphane Diagana devenait champion du monde de 400 mètres haies à Athènes. Il y a vingt années de cela je me trouvai dans le stade olympique d’Athènes et j’assistais à ce sacre. C’était la première fois que je me trouvais dans un stade pour être spectateur d’un événement sportif de cette ampleur. Vingt ans … mon dieu que c’est long vingt ans. Pourtant à l’échelle de mes souvenirs ce championnat du monde c’était hier, ces vingt années  disparaissent en un clin d’œil lorsque je me souviens du vertige ressenti en entrant dans le stade. Ce séjour en athlétisme dans le pays qui fut le berceau des jeux olympiques a été et reste comme une expérience merveilleuse.

Nous n’étions pas en voyage, nous étions en pèlerinage de l’hôtel au métro, du métro au stade et du stade  au bonheur. De la Grèce nous n’avions rien vu, mais nous n’en avions pas besoin. Ce qui comptait c’était d’y être ; nous ne manquions rien. Dès le matin se plonger dans la session du matin, les séries, les moments volés aux coulisses du sport, rester jusqu’à la fin, à midi, à plus tard, sous le soleil de Grèce qui frappe à son zénith.

Puis sortir du stade, chercher un coin d’ombre et s’installer dans un coin, pique-niquer puis somnoler sur un carton pour se gorger de l’ambiance, de l’atmosphère et ne rien manquer jusqu’à ce que l’athlétisme reprenne pour la session du soir. C’était il y a vingt ans, et pour moi c’était hier. Pourtant lorsque je réfléchis un  peu je réalise pour que pour toute une génération dans la vingtaine, vingt ans c’est une éternité, c’est leur vie, c’est long, mais à l’échelle de ma vie, ces championnats du monde à Athènes c’était hier et si c’était hier alors vingt ans dans ma vie vingt ans ce n’est qu’une étape et si vingt ans c’est une étape alors c’est qu’aujourd’hui je commence à devenir vieux.

C’est ça de grandir ? Est-ce cela de vieillir ? Est-ce qu’oublier la distance entre le passé et le présent c’est ce qui fait de nous un vieux con ? Mon hier c’était il y a vingt ans alors je ne peux plus le nier : je suis vieux.

Et c’est le sport qui me révèle tout cela.

Merci au sport de jalonner ma vie.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #Sport

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Publié le 5 Août 2017

Une course à me faire mentir ; une course à m’en faire aimer Justin Gatlin le sprinteur honni. J’aime le sport quand il m’écrit des histoires inattendues. Usain Blot au crépuscule de sa carrière battu par sa némesis, par un sprinteur de 35 ans, suspendu 4 ans pour dopage et hué par le stade. Sublime. J’en ai rêvé, je l’ai espéré, je l’ai voulu et ce soir ça c’est passé. Usain Bolt n’a pas gagné, il n’a pas perdu, il est juste troisième. C’est une magnifique défaite ! La plus belle des troisièmes places. Certains me diront qu’il fallait qu’il puisse perdre pour écrire sa légende. Peut-être qu’ils auront raison, je m’en moque. Ce soir Usain Bolt a perdu, battu par Gatlin, on ne pouvait pas espérer un  meilleur twist à cette histoire.

Ce soir j’exulte, j’ai crié, j’ai sauté, j’ai ressenti l’émotion folle d’une victoire inattendue et tellement discutable. Or qu’est ce qu’il y a de mieux que de pouvoir discuter des choses ? Ce soir contre toutes attentes je remercie Justin Gatlin, son dopage et son abnégation d’avoir pu faire tomber l’idole. Et tandis que le jamaïcain prend sa pause marketing réglementaire au milieu de la piste déserte alors qu’il a perdu de mon côté je jubile de retrouver cette dramaturgie épique du 100 m. Et même s’il aura fallu pas loin de 10 ans pour arriver à ce dernier chapitre, dieu que je suis content de la tournure des choses !!!

à Londres en 2017 c'est Justin Gatling qui gagne, c'est Usain Bolt qui perd, mais c'est la némesis qui se prosterne devant son héros

à Londres en 2017 c'est Justin Gatling qui gagne, c'est Usain Bolt qui perd, mais c'est la némesis qui se prosterne devant son héros

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sport

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Publié le 5 Août 2017

Dans 45 minutes nous seront enfin soulagé de la présence d’Usain Bolt dans le sprint mondial. Depuis près de dix ans je souffre et je supporte la présence et les victoires du sprinteur jamaïcain. Je sais, mon ressentiment n’a pas de support rationnel ; depuis qu’Usain Bolt gagne des courses, depuis qu’il prend des poses navrantes avant, pendant et après ses courses, depuis qu’Usain Bolt a atomisé le record du monde du 100 m je peste contre sa présence.

Je pourrais me montrer bileux et sous-entendre que les victoires du jamaïcain c’est juste dopage et compagnie. Mais je n’en ferai rien. Nous sommes à quelques minutes de la dernière course de la légende Usain Bolt et je suis impatient. C’est ma dernière chance d’espérer une défaite du maître des cents mètres.

Bien sûr je pourrais me satisfaire que l’encombrante carcasse médiatique d’Usain Bolt sorte du cadre et du stade, mais je suis un supporter de sprint aigri et plus encore que son départ, c’est la défaite d’Usain Bolt qui me rendrait heureux. Si je pouvais le voir perdre sa finale, sa dernière finale, je connaîtrais un vrai sentiment de délivrance.

Mais il n’y a pas de raison qu’Usain Bolt perde, alors ce soir comme depuis dix ans les soirs de 100 mètres, je vais manger mon pain noir sauf que cette année je me permets d’espérer me passionner à nouveau pour les prochains championnats. L’omniprésence outrancière de Bolt sur les podiums prenait tellement de place … nous allons retrouver un sprint d’un nouveau monde qui ressemblera chronométriquement parlant à l’ancien monde.

Je ne vous aime pas Usain Bolt.

Je ne vous ai jamais aimé monsieur Bolt.

Vous ne me manquerez pas Usain Bolt.

Usain Bolt après son faux départ à Daegu 2011

Usain Bolt après son faux départ à Daegu 2011

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sport

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Publié le 13 Juin 2017

La finale NBA vient de se terminer, il est 06 :15 heure de la France et j’ai les yeux mouillés. Ce n’est pas la fatigue, c’est l’émotion. C’est pour cela que j’aime regarder le sport. Je ne suis pas américain, je ne suis pas d’Oakland, je ne suis pas de Cleveland non plus, j’aime ce sport en spectateur plus qu’en partisan et pourtant j’ai eu les yeux mouillés en regardant la cérémonie qui célébra les vainqueurs. Ici le basket, ailleurs le tennis, le handball, le volley, l’athlétisme, partout le sport, toujours l’émotion.

Cette émotion qui me traverse c’est ce que je recherche, c’est ce que je trouve. Au-delà d’un goût d’esthète ou de passionné pour la nature technique et physique d’un sport, il y a cette émotion des hommes qui le pratique. C’est elle qui est contagieuse, transmissible à n’importe qui possédant un cœur et un peu d’empathie. Alors oui je verse quelques larmes pour les histoires individuelles qui se nouent et se résolvent dans le sport, la victoire et la défaite.

Vous pouvez bien vous moquer des supporters en ostracisant leur passion passive pour des pousseurs de ballons et des générateurs de sueurs. Mais il est bel et bien question d’émotion, d’humanité et d’histoires qui s’écrivent par et pour le sport. C’est ce que j’aime. Vous le savez vu que je me répète. Mais c’est normal il est très tôt et je n’ai pas encore dormi. Bonne nuit et merci à cette finale NBA.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Sport

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Publié le 9 Mars 2017

C’est pour cela que nous aimons regarder le football, pas pour le score, ni la victoire ou la défaite mais pour avoir des histoires à raconter. Qu’importe la réalité du résultat car la véritable portée d’un match historique comme celui qui a eu lieu hier entre le PSG et le Barça c’est de transmettre à ceux qui ont vu le match une histoire. C’est une narration, un drame ou un miracle selon le côté mais dans les deux cas une page historique qui s’est écrite. Et comme toutes les grandes histoires elle ne peut vivre qu’en étant transmise, partager, propagée de siège à siège dans le stade, de canapé en canapé devant les télés, de bouche à oreille par la suite, emphase en rhétorique du pathos.

C’est pour cette raison-là que nous aimons le sport. Pour se sentir investi d’une légende à raconter et à chaque fois que l’on peut retranscrire ce moment de sport avec nos propres mots nous nous approprions une toute petite part de cette histoire. Nos narrations individuelles autour de cet événement sport construisent la légende de ce match de football autant que la légende de ce match construit nos narrations. Avoir assisté à ce match nous investit d’une parole et d’un élan à la partager qui font de nous des prophètes, ou, pour le dire autrement des messies avançant avec une voix porteuse de la légende.

Et c’est exactement pour ce cela, pour ressentir ce souffle, que j’aime regarder le sport.

Du genre historique

Du genre historique

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sport, #Chronique chaotidienne

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Publié le 18 Octobre 2016

1991 l’athlétisme entre dans ma vie par le biais du petit écran, des championnats du monde d’athlétisme et de la passion électrique, électrique et contagieuse qui anime la famille autour de ce rituel télévisuel fiévreux. Je ne dois pas encore avoir treize ans mais je tombe dans cette passion de spectateur, la ferveur et le plaisir qui se partagent autour des noms, des corps et des chiffres qui codent les performances et que l’on apprend avec ma sœur comme d’autres enfants ont sûrement appris des prières sacrées. L’année d’après la passion se confirme avec les jeux olympiques de Barcelone qui ouvre cette drôle de religion sportive à d’autres saints que ceux de l’athlétisme. C’est à cette époque toujours que j’entre dans la culture du supporter du foot, la première vraie coupe du monde que j’ai suivie avec l’assiduité d’un jeune supporter c’est celle de 90. Bien sûr j’ai de vagues et lointains souvenirs de la main de dieu en 86 et de mon père qui regardait le match avec des cousins plus âgés. De la même manière j’ai découvert l’olympisme avec Barcelone mais j’ai des bribes de souvenirs du 100 mètres de Séoul sacré et salie par la Ben Johnson.

 

Tout s’est joué là, à l’entrée de la dernière décennie du siècle. Ces graines de la passion de supporter n’ont jamais démenties leur force. C’est avec cette force, cette fougue, cette envie d’en voir, d’en percevoir et d’en ressentir toujours plus que je me suis retrouvé dans des stades d’athlétisme pour palpiter au rythme des championnats du monde à Séville, à Athènes, à Paris, à Osaka. Si je voulais parfaire mon introduction je devrais aussi parler de ma naissance à la photographie, ma passion pour les images et pour la réflexion, le savoir, la culture et la culture des images, mais si j’entre dans ce genre de détail mon introduction finira par avoir des allures d’autobiographie alors que je ne suis là que pour vous chroniquer l’entrée de quelques ouvrages dans la bibliothèque chinée.

 

Le premier de ces livres c’est Séoul 88, les 24es Jeux Olympiques au jour le jour et vous comprenez je suppose un peu mieux l’angle de mon introduction. C’est un joli livre de photos aux éditions Solar et France Loisir qui date sans surprise de 1988. Et comme son titre est très honnête, il relate jour par jour le déroulement de ces jeux olympiques, bien sûr en préférant les images chocs ou marquantes comme le plongeur Greg Louganis connu pour s’être ouvert la crâne sur le plongeoir en ratant un saut, qui reviendra avec ses points de sutures pour remporter le titre. Nageurs, sprinteurs, et tous les autres sont là, des noms que j’ai connus et d’autres que je redécouvre. J’aime beaucoup faire cette lecture rétroactive du sport, observer les corps trente années en arrière, regarder les équipements, les mouvements et voir comment l’émotion d’un moment se transporte dans le temps. Qui imaginait en 1988 que Jean-françois Lamour cet escrimeur champion olympique deviendrait ministre et député ? Un livre avec surtout des images, et ces images me parlent, elles me parlent du sport et elles parlent à ma nostalgie comme elles parlent à mon regard ; livre acheté pour 1 euro. Je suis très content de cet achat.

 

Le second ouvrage est sobrement intitulé Athlétisme Dieux et Déesses. Je crois que cette fois nous sommes en plein dedans. Sur la couverture avant la silhouette emblématique de Carl Lewis. Sur la couverture arrière la silhouette sculpturale de Merlene Ottey, le ton est donné ; ce sont là deux figures intimes élevées au rang de mythe, le titre n’était pas mensonger.  C’est un ouvrage édité aux éditions Messidor en mai 1991, quelques semaines avant les championnats du monde d’athlétisme de Tokyo. Ce livre se présente comme un menu de ces championnats à venir, pour chaque discipline il présente les grands noms, les stars, les possibles vainqueurs. Pour chaque épreuve, pour chaque sportif, un texte, des photos et tellement de souvenir qui me reviennent. Il y a ceux que j’ai vu courir, ceux dont j’ai entendu le nom, ceux que je découvre et il y a ceux qui n’étaient pas encore devenus les légendes qu’ils deviendront. Le livre n’est pas épais mais il est généreux en noms, en photos et en émotions qu’il me procure. Lui aussi je l’ai acheté pour 1 euro, ce qui me paraît être un très bon prix au regard des émotions que j’y retrouve. En plus ces deux ouvrages qui ont plus de 25 ans sont dans un parfait état, intérieur et extérieur.

 

Je pourrais arrêter cet article ici parce que je n’ai pas chiné d’autres livres de sport ce week-end, mais pour évacuer la possibilité d’un retard je vais continuer en trouvant un drôle de fil conducteur. Ce fil c’est Barcelone, berceau de ma rencontre avec l’olympisme et terre d’expression d’un architecte que j’ai découvert lors de mes dernières vacances avec ma petite amie : Antoni Gaudi. Et donc ce week-end j’ai rencontré un petit livre qui s’appelle Gaudi, une introduction à son architecture chiné pour 2 euros. Le prix n’est pas la meilleure affaire que j’ai faite, mais après avoir pris une très grosse claque en rencontrant l’architecture de ce personnage hors norme, architecte et artiste et assurément immense génie de son temps et des temps futurs, je n’avais pas envie de négocier le prix, je voulais juste repartir avec l’ouvrage. Il contient un essai de Juan-Eduardo Cirlot sur l’œuvre de Gaudi illustré par de nombreuses et très belles photographies de ses réalisations. Avec ce livre je vais pouvoir poursuivre la découverte du travail fascinant et renversant de force et de modernité de Gaudi et c’est là une perspective qui me réjouis parce que j’ai vraiment eu un coup de foudre pour l’esprit de cet homme dont je pressens la grandeur.

Le jeune Segueï Bubka respire cette nostalgie que j'aime retrouver comme la féline Merlenne Ottey
Le jeune Segueï Bubka respire cette nostalgie que j'aime retrouver comme la féline Merlenne Ottey
Le jeune Segueï Bubka respire cette nostalgie que j'aime retrouver comme la féline Merlenne Ottey

Le jeune Segueï Bubka respire cette nostalgie que j'aime retrouver comme la féline Merlenne Ottey

Séoul prémince d'une passion que je ne connaissais pas encore en direct mais dont j'ai reçu l'aura
Séoul prémince d'une passion que je ne connaissais pas encore en direct mais dont j'ai reçu l'aura
Séoul prémince d'une passion que je ne connaissais pas encore en direct mais dont j'ai reçu l'aura

Séoul prémince d'une passion que je ne connaissais pas encore en direct mais dont j'ai reçu l'aura

 Voilà 4 euros bien dépensés qui font monter la somme totale des dépenses pour chiner sa bibliothèque à 78 euros.
 Voilà 4 euros bien dépensés qui font monter la somme totale des dépenses pour chiner sa bibliothèque à 78 euros.

Voilà 4 euros bien dépensés qui font monter la somme totale des dépenses pour chiner sa bibliothèque à 78 euros.

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Publié le 22 Août 2016

La France héroïque, la France équipe vaincue et perdant magnifique ; la gloire de mes héros s’inscrit parfois en larmes salées et en défaites amères. Quoi de mieux pour terminer les jeux qu’une dernière finale ; et hier soir boxe, basket, handball nous offraient les dernières incertitudes d’émotions métalliques avant que ne se clôture pour quatre années la valse des quinze jours olympiques. Comme c’était déjà le cas depuis déjà huit ans, l’équipe de France de handball entrait en finale afin d’y écrire sa légende. Je suis un fervent supportaire de ce sport, croyez donc à mes yeux de Chimène mais ne niez pas que si Usain Blot est entré en légende en glanant trois titres olympiques sur 100 mètres alors nos handballeurs pouvaient parapher le même contrat de légende s’ils parvenaient à accomplir eux aussi, tous ensemble, la conquête d’un troisième titre olympique.

Hier malheureusement l’équipe de France de handball a perdue. Comme les filles inespérées d’argent la veille, les garçons ont perdus. Ils sont tombés de leurs piédestal pour s’échouer sur la seconde place du podium, félicités d’argent et glorifiés d’être seconds. Mais peut-on se glorifier d’une simple seconde place lorsque l’on est habitué à remporter l’or et les titres ? Peut-on se réjouir d’une défaite lorsque l’on est tenu par l’attente d’un public de supportaires et un second de néophytes passionnés à briller au firmament ? Je suppose que non et pourtant j’affirme que oui.

La grandeur de cette génération de handballeurs, et plus généralement la grandeur de ces  d’équipe de France successives dont le liant passe par les mains du gardien Thierry Omeyer et par les mains de la légende Daniel Narcisse qui dans un ultime coup de rein est parvenu à qualifier la France en finale comme quinze ans en arrière l’iconique Jackson Richardson qualifiait l’équipe de France pour la finale du championnat du monde que les français allaient gagner en battant déjà les allemands d’un but venu d’ailleurs, oui la grandeur de cette équipe là, multiple, fractale et unique dans la dominance de ses victoires s’est aussi écrite dans la défaite olympique des jeux de Rio.

Il n’y a pas de grandeur sans décadence, il n’y a pas de héros sans crépuscule et on ne fait pas de légende sans l’affront de farouches adversaires. Les allemands en demi-finale ont voulu être ses adversaires virulents qui parviennent à défaire l superbe de l’équipe de France. Mais nous avons un contentieux avec eux depuis une demi-finale de championnat du monde en 2007 chez eux où le but qui Michael Guigou qui permettait à la France de poursuivre le match au-delà des prolongations nous a été volé par des arbitres partisans et nous ne pouvions pas laisser les allemands gagner cette fois ci et endosser le beau rôle du chasseur avec son trophée olympique. Les allemands ne pouvant jouer ce rôle il ne nous restait plus que les guerriers danois pour nous terrasser et jouer avec la France la partition d’une légende écrite à quatre mains. Il nous fallait perdre, chuter si proche d’une victoire légendaire pour devenir une équipe de légende.

Entre l’équipe de France de handball et Usain Blot il n’y a qu’une seule différence et cette différence c’est Mikkel Hansen. On ne pouvait pas choisir meilleur bourreau pour enflammer le ciel crépusculaire de notre équipe de France. Usain Bolt partira un jour comme il est venu, seul, avec ses titres, ses gimmicks, ses slogans et ses chronomètres laissant dans les tablettes de l’athlétismes des nombres qui finiront par devenir énigmatiques, irréels et déshumanisés comme sont les records laissés par les athlètes des pays de l’Est dans une époque où les murs cachaient tant bien que mal l’histoire affolante du dopage. Mais l’équipe de France de handball laissera une histoire dont le dernier chapitre s’est ouvert hier soir dans la défaite honnête offerte par les danois, un dernier chapitre dont on a laissé à l’esthète Mikkel Hansen le luxe de le parapher de sa marque. Dans quelques mots les championnats du monde de handball se dérouleront les France, et à coups sûr le crépuscule de cette équipe de France se parachèvera, je l’espère par un feu d’artifice mémorable qui précédera la nuit.

Hier soir à Rio se sont les prémices de ce crépuscule qui sont apparus dans le ciel de l’équipe de France de handball et même si c’est un peu triste je ne peux pas m’empêcher de trouver ça beau.  

Chronique de jeux olympiques
Chronique de jeux olympiques
Chronique de jeux olympiques
Chronique de jeux olympiques

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Rio2016, #Jeux Olympiques, #Sport

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