Soir de match

Publié le par Rémy

Les sports qui savent mettre en scène leurs tragédies, ces sports qui savent créer les contextes nécessaires à faire émerger des scènes propices à jouer des actes tragiques sont des sports qui possèdent une avance par rapport à ceux qui n’ont pas su le faire. Ce soir il y a deux matchs sept en NBA, deux matchs qui au bout de leurs suspens vont tisser un dénouement qui sera forcément épique parce que c’est un match sept. C’est comme ça et c’est en cela que la NBA a pour moi un temps d’avance sur d’autres sports qui n’ont pas encore été capable de transcender leurs parquets en unité théâtrale antique. Bien sûr il aura fallu une saison de 82 matchs avant d’en arriver là, et même avant ce soir, il aura fallu avoir une première série au meilleur des sept matchs et même un match à quatre prolongations ; les dieux de l’incertitude s’étaient bel et bien penchés sur le berceau de cette saison.

C’est ce que j’aime. La beauté du sport dans la grandeur d’une narration tragique prompt à tisser les lauriers des héros. Le résultat sera presque secondaire si l’épique l’emporte et que la promesse est tenue. Pour le moment la promesse tient mon sommeil en respect.

Soir de match
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article