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Publié le 19 Juillet 2016

Elle la lune et l’autre terre.

Comme en terre, un sacrement très chronophage.

Tourne page, chapeau de paille et bout de filet.

Je ne suis pas ton merlu, ni même adepte d’une magie blanche.

Drôle de fouille merde, les vers blancs sources et solutions.

Dévergonder la poubelle et traire le mange frais.

La lune est ronde, et l’ombre sur le tertre.

Tes petits morceaux, ronde labiale, me tournent autour.

Tandis qu’en maquereau je manteau blanc et bottes aussi.

Ma prostituée, ton addiction, Detox uvale dans tes veines bleues.

Ma drame clame haut très fort, les moustaches de ses lauriers.

Hier très drôle comme une pierre qui roule.

Ne cherche pas la mine, ton crayon me traque.

Impasse à la manque sur une corde à nœud.

Y’a de l’oiseau dans les colis piégés.

Et une étrange silhouette de contre-braquage.

T’as beau être gauche, avec ta drôle de trogne.

Que t’es même pas belle, et puis navrante sans plus.

Un grand verre de rien, des glaçons mais pas d’olive.

Et moins de deux minutes à suivre avec que suinte l’heure.

Comme c’est idiot, j’étais un peu trop proche de tes deux doigts.

La gâchette givre le bout de tes phalanges.

Demain le temps de tes menstruations viendra ouvrir le temps.

Pas à l’orage des organiques, mais la colère d’avant l’automne.

J’ai tissé une tapisserie étroite.

Un tapis pas rouge pour tes pas qui le sont.

Et puis le doux sommeil des idiots pour sourire à tes dents.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #poésie, #recyclage, #révolution

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Publié le 20 Octobre 2015

Qu’est ce qu’ils croyaient vraiment ?

 

J’ai grandi si longtemps ostracisé par la doxa et la pesanteur puante de son maniérisme acculturé qu’aujourd’hui je ne peux que faire semblant de jouer à leurs jeux. Je n’en partage ni la conviction ni la croyance. Je n’ai aucune loyauté envers vos règles qui ne sont  bonnes qu’à alimenter le brasero de mes rages. On porte tous un masque, je n’en suis pas dupe et derrière le mien je suis un radicalisé. C’est ce qui arrive aux âmes que l’on a trop longtemps tenues à l’écart du dogme que se partage le plus grand nombre. Je n’ai pas rompu d’avec le monde, seulement j’ai prit assez de recul pour le tenir dans ma ligne de mire.

 

Alors qu’est ce qu’ils espèrent maintenant ?

 

Que je courbe le dos et que je baisse les yeux pour leur servir la soupe et que j’huile les rouages auxquels ils s’enchaînent feignant de ne pas voir l’abysse qui les bouffe ?  Non, je n’ai pas oublié l’amère des morsures et le savant dosage de leurs indifférence. Je vous salue messieurs, je vous salue mesdames, mais viendra le jour où vos maisons seront en feu et où il vous faudra vous rappeler de moi. Je suis un agent libre, vous m’avez poussez si profond dans mes retranchements que j’ai rompu les chaînes de mon déterminisme, mais pas celles de ma colère.

 

Mon âme à échappé à vos dieux et elle s’est échouée au-delà de la frontière que vous avez tracé entre vos normes et vos monstres. Je ne suis pas si loin, à peine un pas au-delà, vous pouvez me voir comme je vous vois mais sachez que cette frontière je l’ai franchi sans bagages, laissant de votre côtés l’éthique, la morale, et les raisons idiotes que je pourrais avoir de me laisser asservir par votre société. J’ai échappé à vos traques névrosées, et si vous avez cessé de me poursuivre c’est qu’au fond de vous vous savez que j’ai aussi échappé à votre statut de proie. J’ai sorti mes couteaux et s’il fallait se faire la guerre, de vous à moi ça sera d’homme à homme, chasseur contre chasseur, démiurge contre démiurge. N’oubliez pas, je suis allégé de morale et d’éthique … Mon âme a brûlée tant de fois dans le lyrisme des romantismes noirs que je me fond dans vos nuits comme la mort dans votre subconscient.

 

Pendant que dans ce monde, quelque part des tours tombent, des ruines s’embrassent, vous glapissez comme des oies blanches dans une basse-cour de fer blanc. Moi dans ces moments j’éprouve une forme d’empathie. Je ne l’ai pas choisi, c’est l’héritage que vous m’avez légué. Je suis un radical, je ne partage ni les causes ni les ambitions des radicaux qui tiennent le haut de vos peurs mais cette part de moi échouée après la frontière de vos normes éprouve pour leurs outils une certaine tendresse. Continuez de crier aux monstres, fermez les yeux et priez pour que ceci relève de l’inhumanité. Mais si vous avez tord et que c’est moi qui ai raison, si je suis un homme alors vous avez perdus. Je suis l’échec de vos modèles de pensées. Encore faudrait-il que vous en ayez eu.

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Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #révolution

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Publié le 4 Juillet 2015

Il y a toujours plus profond que le fond ; toujours plus prétentieux que la prétention ; il n’y a pas de talent partout mais de l’ambition dans tous les yeux.

 

On a craché sur ma vie, des mollards plus gros que toi ; et depuis la tanière des fauves reclus j’ai enflammé le monde. Cocktail Molotov

 

J’en ai brûlé des croix, des pavillons de banlieue, des routières familiales et des appartements cosy ; j’ai brûlé tant de fois les culs des bourgeois.

 

Mais je n’étais personne. Issu du substrat non légitime. J’ai raclé ma gorge, et j’ai tourné en rond comme le lion en cage.

 

Pas de mentor. Pas de guide, ni de révélation. J’ai lutté à la sueur du désespoir le droit d’ambitionner un truc. Poésie arme de poings.

 

Tous les autres sont des cons et quand ils ne le sont pas ce sont des minables auxquels je ne peux donner aucun respect.

 

C’est trop intense pour être juste comme ressenti. Mais c’est le seul, celui qui rend n’importe quel con comme moi en auteur légitime.

 

Dieu n’est rien et les autres sont des cons et écrire, alors écrire, la seule solution. Pas même une alternative. Une solution finale.

 

Auteur qui doute de lui mais qui n’a aucun doute quand à l’aspect douteux, pathétique et minable des autres ; la vie c’est oxymore.

 

On défonce les lieux communs et les portes ouvertes ; et si je ne suis pas écrivain je suis un survivant. Défenseur de celui qui respire encore en moi.

 

Survivre, écrivain par l’usure des autres, la résistance au doute et la force de son abnégation. Crevez tous et demain quand je serai seul je serai qui je veux.

Molotov

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Publié dans #poésie, #Prose, #révolution, #Molotov

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Publié le 4 Juin 2015

J'arrive, je viens, j'adhère et j'éjacule et tout cela dans l'ordre ou le désordre - je souscris à cette idée de révolte révolution de la génération d'en bas qui s'en va botter les culs de la génération d'en haut, de ceux qui sont la bourgeoise d'une littérature qui fleure bon la stagnation et la matière sédimentée.
 

Alors que fait-on ? Nous réunissons nos maigres économies pour aller racheter ces têtes de gondoles qui vendent tant de merdes et nous allons voir si elles flottent ces têtes sans leurs gondoles quand on les lâches au milieu d'un étang un peu glauque où elles pourront sédimenter en paix ? Parce que c'est bien cela qu'elle veut cette littérature de gondole non ? La paix, le calme et la tranquillité, le lieu commun et l'approbation fidèle de son consommateur. Et c'est cette perspective que l'on offre aux graines d'écrivants qui voudraient s'envisager écrivains ? Si j'avais l'audace du lieu commun et du poncif je rappellerai que dans écrivain il y a écrits et vains mais ça serait faire offense à ceux qui en leurs temps ont su faire de l'écrivain une figure honnête et enviable ; mais c'était dans un temps qui révolus. Et dans un temps révolu il y a les bases d'une révolution et d'une révolte.

 

Alors oui, je dis oui, allons droit dans le mur, si on y va assez vite et assez nombreux je ne doute pas que l'on fera tomber le mur et nous verrons enfin ce qu'il y a de l'autre côté, une ville sombre ou un désert brûlant, qu'importe nous serons enfin de l'autre côté il y sera bien temps de réfléchir à nouveau à quelles pulsions exprimer ...

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Publié dans #révolution, #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 2 Janvier 2015

Il est comme mort le pauvre, pas à la rue mais sans argent, sans finance fixe, le SFF parce que ça sonne comme RSA mais en plus pauvre ; en plus d’être pauvre il est pingre ; et s’il est pauvre le pauvre c’est justement parce qu’il flambe, parce il dilapide sa misère dans la consommation usuelle et l’autre consommation, la consommation conne, détonante comme la déco d’une émission de télé, parce qu’il est comme cela le pauvre, sans goût, à peine celui de la vie et surtout pas celui des grands arts parce qu’il est con ; certainement, le pauvre, comme le SDF il le cul vissé à sa chaise - de maison - et comme le penseur d’un Rodin il convoque l’image du clochard qui enfonce ses pas dans le goudron, mais seulement l’été parce que l’hiver le goudron c’est comme le béton et le trottoir, c’est dur, aride, raide comme un coup de trique, c’est âpre et râpeux ; et ainsi prostré dans cette posture d’esthète de la chaise, le pauvre sans envie ni argent, il ne brille que par l’indifférence qu’il offre à sa condition et dans l’esprit commun de la doxa il est mort comme une statue dans les églises ; un symbole vite oublié où les ivrognes viennent uriner et les femme éveuvées viennent pleurer ; c’est pourtant de saison, on met tous les gens dans le même sac, télévisés par caste puis étiquetés avec promptitude pour ne pas s’y perdre dans les cases et voilà comment on arrive par mettre tous les pauvres dans la même rue, sans manifestation de manifestation, juste des cons, pauvres, marginaux des centres villes posés là, comme des mots modestes balbutiés par une société analphabète

Un jour nous serons tous des pingouins roux

Un jour nous serons tous des pingouins roux

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Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #révolution, #écrire, #pauvre

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Publié le 20 Décembre 2014

Poésie rebelle, prose en 140 caractères, on se lance comme d'autres se lassent du sel et de l'acide d'une conscience ; ouverte

Ou verte, ou noir, art de rien, mine d'étain et les corps des hommes sont soumis à la démence de la misère ; dans les mines on y meurt.

Et toi avec ta face blanche de mime maladif, tu ne me fais ni chaud, ni froid, ni la peur, ni l'envie ; sort de là ton crayon carbone.

Il faut noircir le pays sage, révéler la couleur sombre pour y voir quelque chose dans ce merdier des mièvreries. 

Et seulement mi-février, une fois passé le summum du misérabilisme sentimentale que l'on pourra établir des listes de noms.

Tous au trou, tous au train, au four ou au moulin, risible résistance aux grands airs que se prennent les pâles figures d'idiots. 

Ces figures que l'on érige en maître et dieu dans l'anarchie de nos désaffections du monde. Con nous resterons aux frais du rap bourgeois

Bien sagement étiquetés, nous serons des soldats pour la conquête du sexe, missionnaires misérables des lits conjugaux.  

Et l’aporie vaincra - tiens-toi bien mon ami, je ne t'aime plus, l’aporie fait de moi un apparatchik

Le monde 2.0 fait de nous des hommes d'appareils, c'est partout la même mélasse brune, un brin de dépression pour le brainwashing

Ne cherche pas le sens de la rime, la prose se fait poésie de contre-sens, je suppose et tu supputes et tu t'en doutes,  

Je vais convoquer les diverses des rues que l'on paie pour accéder à leur con, bouche et anus horrifiques de ceux qui n'en parlent pas ; 

Créateurs de tabous pour leurs femmes, ils enculent dans la rue les putes comme la prose, force l'orifice de la poésie. 

C'est le prix à payer pour lui faire connaître l'ivresse de la rébellion, le bâillon pour contraindre son flow, écarter ses fesses

Et toujours toucher au but rebelle. 

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Publié dans #poésie, #Prose, #révolution

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Publié le 29 Mai 2014

La belle Alice ne mouillait pas pour le prolétariat, pourtant la vénus faisait bander le patronat autant que le petit peuple. Mais la lutte est classe et classée X et celle de l’Alice était de fourrer dans son lit les dignitaires du pouvoir pour pouvoir à son tour tenir le pouvoir par la queue et pourvoir à se progression. Le libéralisme voulait couper les couilles des prolétaires, car ces branleurs armés de leurs bites bandées voulaient couper la tête des détenteurs du pouvoir, patrons, patriarches, politiciens, comme dans les livres d’école où n’étaient pas allés bien longtemps tous ces prolos-là. Et l’Alice, délicieuse comme l’ondine du lac, se délectait de remonter le courant, c’est ce qu’elle pensait en parcourant la queue épaisse de son supérieur qu’elle suçait d’une fougue révolutionnaire parce qu’elle savait mieux que quiconque qu’il était vain de couper la tête des puissants si on les tient par les couilles.

L’auteur croyait dans le capital fantasmatique de son autofiction

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Publié dans #autofiction, #citation, #Fantasmagorie, #Fantasme, #Lutte des classes, #Alice, #révolution

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Publié le 25 Mai 2014

Avec l'avènement des réseaux sociaux et leur envahissement [envilissement] par le piaillement décontracté de ceux que l'on nomme les jeunes nous nous trouvons dans un système où la parole adolescente est à la porté de tous, toi et moi y comprit. 

Ces mêmes jeunes nous conchient volontiers dessus en pensant que passé 30 ans on oubli ce qu'a été notre jeunesse ; détrompez vous, moi, je vous écoute et j'essai de comprendre, sous entendu de mettre en perspective votre jeunesse et toutes les autres jeunesses - la mienne y compris -. Aujourd'hui des gamines à peine pubères revendique très fièrement une vie de sexe, de drogue et de vodka ; déjà c'est remarquable, le rock n roll a été viré de l'équation. Autrement dit les jeunes ont viré la culture du slogan sex drugs and rock and roll. Plus de vodkas - à coup sûr frelatées - et moins de culture, cela peut sembler con, mais c'est important ... On entend donc cette jeunesse revendiquer le sexe, la drogue et la mise à sac de la conscience par l'alcool parce que c'est cool. 

Petits cons !

Ne croyez pas que je reproche à la jeunesse de vouloir baiser à orgasme rabattu, il est question de leur cul et ils en font ce qu'ils veulent, pareils pour la drogue et l'alcool je ne suis pas là pour jouer les chastes rabat-joie. Mais ce qui me met en colère, ce qui me déçoit et me fait pisser froid c'est que cette jeunesse idiote pense qu'ils sont les premiers et les seuls à avoir conquit ce mode de vie. Ils ignorent jusqu'à la caricature la beat génération 1950, les hippies 1960, les libertins du 16ème siècle ou encore les surréalistes 1920. Notre jeunesse, baise, bois et re-baise et re-bois sans but, sans logique, sans épaisseur, sans ambition. 

Baiser et se dévergonder sans ambition, des orgies sans ambitions, petits cons vous êtes donc si vides ? 

Ils sont tristes ? 

Ils pensent que baiser, boire et se conforter aux images médiatiques savamment orchestrées par les publicitaires, c'est ça être libre ou être révolter ou vivre intensément. Mais quand on baise comme dans la télévision, quand on boit comme dans internet on est toujours qu'un mouton. Et quand le système à recycler le foutre de l'insoumission pour en faire de la bonne soupe qu'il sert à la jeunesse qui croit que cette soupe au foutre a le goût de l'irrévérence alors le système a gagné et l'individu à perdu. 

J'ai longtemps fantasmé sur la sexualité prétendue débridée de cette jeunesse, parce que je crois que la sexualité porte en elle les germe de la révolution, la sodomie et la fellation sont des gestes aussi révolutionnaires que de balancer un cocktail Molotov sur un fourgon de CRS. Mais je réalise à l'entendre que la sexualité de la jeunesse n'est pas empreinte d'envergure, d'idéologie, d'ambition, de valeur, de panache, de politique, ce sont juste des pénis des dans cons et des langues dans des culs. 

Mais qu'est-ce qu’une société peut espérer si sa jeunesse ne la fait plus bander ? Je suis sûr qu'aujourd'hui les pucelles et les puceaux, les jeunes femmes et les jeunes hommes baisent comme des vieux, je suis sûr qu'ils baisent comme des vieux le samedi soir entre Patrick Sébastien et Ruquier. Cette jeunesse ne cherche pas l'extase ou la transcendance par le sexe ou par la drogue. Ils ne cherchent même pas à exorciser leurs démons. Non, ils baisent. Point à la ligne. Rien de plus.

Cette jeunesse qui ouvre grand sa gueule et ses cuisses n'est qu'une machine à banaliser la révolution, à tuer dans l’œuf, la couille ou l'ovaire la conquête de soi, de l'extase et de la révolution. Quelle tristesse. 

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Publié dans #Sexualité, #Réflexion, #révolte, #jeunesse, #révolution, #recyclage, #bite, #con, #pucelle

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