J’ai assez de recul pour tenir le monde dans ma ligne de mire.

Publié le 20 Octobre 2015

Qu’est ce qu’ils croyaient vraiment ?

 

J’ai grandi si longtemps ostracisé par la doxa et la pesanteur puante de son maniérisme acculturé qu’aujourd’hui je ne peux que faire semblant de jouer à leurs jeux. Je n’en partage ni la conviction ni la croyance. Je n’ai aucune loyauté envers vos règles qui ne sont  bonnes qu’à alimenter le brasero de mes rages. On porte tous un masque, je n’en suis pas dupe et derrière le mien je suis un radicalisé. C’est ce qui arrive aux âmes que l’on a trop longtemps tenues à l’écart du dogme que se partage le plus grand nombre. Je n’ai pas rompu d’avec le monde, seulement j’ai prit assez de recul pour le tenir dans ma ligne de mire.

 

Alors qu’est ce qu’ils espèrent maintenant ?

 

Que je courbe le dos et que je baisse les yeux pour leur servir la soupe et que j’huile les rouages auxquels ils s’enchaînent feignant de ne pas voir l’abysse qui les bouffe ?  Non, je n’ai pas oublié l’amère des morsures et le savant dosage de leurs indifférence. Je vous salue messieurs, je vous salue mesdames, mais viendra le jour où vos maisons seront en feu et où il vous faudra vous rappeler de moi. Je suis un agent libre, vous m’avez poussez si profond dans mes retranchements que j’ai rompu les chaînes de mon déterminisme, mais pas celles de ma colère.

 

Mon âme à échappé à vos dieux et elle s’est échouée au-delà de la frontière que vous avez tracé entre vos normes et vos monstres. Je ne suis pas si loin, à peine un pas au-delà, vous pouvez me voir comme je vous vois mais sachez que cette frontière je l’ai franchi sans bagages, laissant de votre côtés l’éthique, la morale, et les raisons idiotes que je pourrais avoir de me laisser asservir par votre société. J’ai échappé à vos traques névrosées, et si vous avez cessé de me poursuivre c’est qu’au fond de vous vous savez que j’ai aussi échappé à votre statut de proie. J’ai sorti mes couteaux et s’il fallait se faire la guerre, de vous à moi ça sera d’homme à homme, chasseur contre chasseur, démiurge contre démiurge. N’oubliez pas, je suis allégé de morale et d’éthique … Mon âme a brûlée tant de fois dans le lyrisme des romantismes noirs que je me fond dans vos nuits comme la mort dans votre subconscient.

 

Pendant que dans ce monde, quelque part des tours tombent, des ruines s’embrassent, vous glapissez comme des oies blanches dans une basse-cour de fer blanc. Moi dans ces moments j’éprouve une forme d’empathie. Je ne l’ai pas choisi, c’est l’héritage que vous m’avez légué. Je suis un radical, je ne partage ni les causes ni les ambitions des radicaux qui tiennent le haut de vos peurs mais cette part de moi échouée après la frontière de vos normes éprouve pour leurs outils une certaine tendresse. Continuez de crier aux monstres, fermez les yeux et priez pour que ceci relève de l’inhumanité. Mais si vous avez tord et que c’est moi qui ai raison, si je suis un homme alors vous avez perdus. Je suis l’échec de vos modèles de pensées. Encore faudrait-il que vous en ayez eu.

Rédigé par Ceci est un blog

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