Rattaché par le milieu et une ficelle

Publié le 19 Juillet 2016

Elle la lune et l’autre terre.

Comme en terre, un sacrement très chronophage.

Tourne page, chapeau de paille et bout de filet.

Je ne suis pas ton merlu, ni même adepte d’une magie blanche.

Drôle de fouille merde, les vers blancs sources et solutions.

Dévergonder la poubelle et traire le mange frais.

La lune est ronde, et l’ombre sur le tertre.

Tes petits morceaux, ronde labiale, me tournent autour.

Tandis qu’en maquereau je manteau blanc et bottes aussi.

Ma prostituée, ton addiction, Detox uvale dans tes veines bleues.

Ma drame clame haut très fort, les moustaches de ses lauriers.

Hier très drôle comme une pierre qui roule.

Ne cherche pas la mine, ton crayon me traque.

Impasse à la manque sur une corde à nœud.

Y’a de l’oiseau dans les colis piégés.

Et une étrange silhouette de contre-braquage.

T’as beau être gauche, avec ta drôle de trogne.

Que t’es même pas belle, et puis navrante sans plus.

Un grand verre de rien, des glaçons mais pas d’olive.

Et moins de deux minutes à suivre avec que suinte l’heure.

Comme c’est idiot, j’étais un peu trop proche de tes deux doigts.

La gâchette givre le bout de tes phalanges.

Demain le temps de tes menstruations viendra ouvrir le temps.

Pas à l’orage des organiques, mais la colère d’avant l’automne.

J’ai tissé une tapisserie étroite.

Un tapis pas rouge pour tes pas qui le sont.

Et puis le doux sommeil des idiots pour sourire à tes dents.

Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #poésie, #recyclage, #révolution

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

c'était hier 22/07/2016 23:08

Comme c'est beau une tapisserie (de bas-yeux), en plus tu trouves le temps pour écrire, vraiment je t'admire. Pour une vilaine dame en plus ! Tu as un côté saint Sisyphe j'imagine.
Remy, tu sais, tu as l'air revanchard, colérique, presque méchant. A mon humble avis, tu devrais penser autrement, cesser de vouloir faire le mal. Le mal que l'on fait ou que l'on voudrait faire nous rattrape. Et rien de religieux là-dedans. Tu vas rire, mais TOUS les mauvais qui m'ont fait du mal n'ont pas eu de chance. Je ne l'explique pas. Sûrement le hasard. Je ne te souhaite pas de mal, tu n'as pas l'air si méchant. Il ne fallait pas commencer, Tout est est là.
Peut être que demain, qui sait, on m'aura poussée au suicide ou au tricot, au macramé, au blog d'écriture ou de photo. Cela ne représente rien sur internet. Juste des abrutis avec un trophée de plus, sans doute. Mais aussi peut être des suites. Des fuites, des tuiles aux amendes.