Articles avec #jeux de role tag

Publié le 8 Janvier 2016

Imaginons une situation plutôt banale dans un jeu de rôle, deux personnages joueurs pénètrent ensemble dans un temple aux dimensions gigantesques. Ce sont deux guerriers humains, un homme et une femme réputés pour leurs prouesses athlétiques. Une fois qu’ils ont suffisamment avancé dans l’interminable vestibule de ce temps ils décident de retirer leurs équipements pour folâtrer, à l’intérieur de ce temps ils se sentent à l’abri des regards indiscrets, enfin bref. La guerrière accroche son épée sur un statut et cela déclenche un piège mortel. Le maître de jeu annonce que dans 10 secondes des pics empoisonnés vont sortir des murs et empaler les personnages s’ils ne sont pas sortis de là et bien évidemment pour les besoins de l’exemple l’entrée du temple se trouve à 100 mètres. Ni une ni deux les personnages décident de courir vers la sortie.

 

Les joueurs lancent leurs dés et là, hasard des exemples encore, les deux joueurs obtiennent deux réussites critiques, qu’importe le système ils obtiennent la meilleure réussite améliorée possible. Comme ce sont deux humains aux caractéristiques athlétiques très développées et que nous sommes dans un jeu où le système différentie les caractéristiques des hommes et des femmes, le maître de jeu décide de prendre les records mondiaux pour étalon. Résultat le guerrier arrive en moins de dix seconde à la sortie et il quitte le temple indemne tandis que la guerrière ne parvient pas à atteindre la sortie à temps et elle se fait embrocher à quelques mètres de la sortie. D’accord, ça pourrait amener quelque chose de dramatique ou d’épique à la scène, mais mourir sur une réussite critique c’est idiot quand même. En plus si on imagine que les deux personnages n’avaient fait qu’une réussite « normale » on suppose qu’ils seraient morts tous les deux parce qu’aucun n’aurai couru assez vite.

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Publié dans #jdr, #jeux de rôle, #Réflexion

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Publié le 25 Décembre 2015

Je les ai vu sortir d’une médicabine dont la porte donnait dans une ruelle sombre et humide à deux pas du vieux marché flottant, mais si vous savez, là où l’on trouve toutes ces babioles électroniques à bas prix dont les led luminescentes colorent le bras du canal en fluo irisé. Ils étaient trois, une femme, un homme et une drôle de personne à la peau verte ; je suis sûr que c’est encore un de ces gangs des rues, les mecs avaient l’air complètement perchés, ils venaient sûrement de se faire un fix à la Dédacokadose la nouvelle drogue de synthèse qui ouvre les portes du paradis à votre âme. Enfin c’est ce qu’on dit, vous savez moi je ne touche pas à ces merdes là. La femme avait la peau très blanche, presque transparente, et si je peux vous dire ça c’est qu’elle portait une sorte de robe ultra courte, mais pas un dans un tech-tissu hyper fibré, non c’était un vieux truc avec modèle unique, aucunes nuances, aucun mouvement, mais putain elle était bonne la petite. Ces deux potes eux ils étaient dans un trip carrément baroque avec de la peau de bête sur le corps, slip en cuir et pieds nus. Franchement dans cette ville nous sommes libres sous le regard des tech-loi dont les oeils nous scrutent en permanence et moi ça me va bien. Chacun fais mène sa vie comme il l’entend et je juge pas ce que font les autres. Mais ces trois individus, eux ils sont partis en vrille, ils ont sortis des arcs et des épées et avec leurs tronches de toxicos hébétés ils se sont rués sur les passants et baragouinant un truc que je n’ai pas compris. Et quand ils ont vu débarquer la sacro-sainte intervention des robots de la loi ils ont fondus leurs derniers neurones, ils avaient les yeux exorbités, ils avaient vraiment l’air terrifiés quand ils ont attaqué les armures avec leurs armes archaïques. Enfin pas tant que ça parce qu’à un moment la meuf j’ai pas vu ce qu’elle avait dans les mains mais elle a commencé à balancé du feu sur les robots de l’ordre. C’est là qu’ils se sont fait descendre, comme ils le méritaient et moi c’est là que je vous ai appelé, je sais que vous aimez ce genre de bouffes les journaleux de la rue.

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Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle

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Publié le 2 Juillet 2015

Non, je ne voudrais pas faire de l'ombre au Disque Monde ; mais je si je devais répondre, contraint et forcé alors je ferai l'ébauche d'un minuscule multivers, l'histoire d'un monde qui un jour explose. Boum ! Il répand dans le rien de minuscules fragments contenant l'essence vitale du monde qui est mort. Comme des atomes dans une tempête électromagnétique ces fragments se percutent, explosent, se recombinent, se mélangent, s'insèrent les uns dans les autres et les autres dans les uns encore. Et puis une fois le calme revenu il n'y a plus dans l'univers qu'une pièce qui flotte nulle part et dans rien. Elle est dans le rien mais si on pousse la porte l'intérieur de cette pièce est un univers à part entière avec ses règles et peut-être ses habitants, un univers grand comme une pièce. Mais dans un coin de celle-ci il y a quelques gemmes posées sur une étagère, la personne qui est là dit de ne pas y toucher mais quelqu'un prend la gemme verte comme les bois, en regardant dedans elle voit un petit univers, une clairière minuscule entourée d'une forêt mince, et en quelques instant elle s'y trouve projetée. Dans cette univers de forêt règne un roi fleur sur les arbres alentours, il explique à la personne qu'elle peut quitter son monde si elle trouve d'autres gemmes, impossible pour elle de franchir quelques mètres de forêt, elle doit fouiller sous les feuilles pour trouver d'autres gemmes qui l'envoient dans d'autres mondes minuscules, parfois elle remonte vers la pièce initiale, parfois elle descend, elle va et vient d'un monde à l'autre pouvant si elle veut recombiner les autres. Un jour elle trouvera sa gemme, son univers, elle y sera roi ou reine ou dieu ou tyran et pourra essayer de régner ...

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Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle

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Publié le 27 Juin 2015

Dans un temps ancien, bien antérieur à l’époque actuelle, dans une terre arable et prospère à la croisée des mondes un jeune garçon est né ; fils de son père, un noble chevalier frère du seigneur de cette terre et fils de sa mère une paysanne sublime, jeune et sulfureuse comme la beauté des fleurs sauvages ; ce jeune garçon fut bientôt le cousin de l’héritier du trône, un enfant de quelques mois son cadet. Mais bien vite une rumeur se mit à ruiseler entre les pierres de cette maison noble ; il se dit que le garçon, cousin ainé de l’héritier du trône, était en vérité le fils premier du roi ; que le seigneur, marié à une noble dame pour forger une alliance entre deux terres, n’avait pas su résister aux charmes ensorcelants de la jouvencelle paysanne et que de cette union était né son premier fils, bâtard illégitime pouvant mettre en péril l’alliance fragile des deux familles unis par le mariage. Dès que la jeune fille vu enceinte, dans le secret d’une alcôve le roi demandait à son frère, vieux chevalier solitaire rompu à la rudesse des batailles plus qu’à l’union des jeunes filles de sacrifier sa solitude pour épouser la demoiselle et endosser le rôle du père. La rumeur était prolixe, dans les murs des demeures de tout le royaume chaque anfractuosités résonnaient d’un détail plus ou moins un scabreux pour voulait faire grossir la vérité de cette accusation confuse. On regarder les deux enfants, cousins joueurs et joyeux et se portait sur eux des regards scrutateurs qui ne se retenaient pas de persifler sur leurs passages. Et de peur qu’un démenti donne du crédit à ce que le seigneur appelait un mensonge lancinant, il fut décidé que le jeune garçon soit exilé, envoyé dans une maison voisine pour y être éduqué, formé, enseigné et que sa terre natale finisse par oublier son visage, son nom et ce qui aurai pu rappeler les traits de son père. Heureusement pour lui, il avait hérité de la beauté fascinante de sa mère et ces traits séduisants ne laissaient que peu de place à l’héritage d’un père. Quand on est un enfant on ne peut supposer les querelles d’adultes, encore moins s’imaginer que l’on se déchire pour une vérité fuyante, dès que leurs percepteurs ont le dos tournés les enfants passent leurs temps à construire des histoires auxquelles ils aiment croire et ils ne peuvent comprendre que les adultes se battent pour de vrai pour les mêmes raisons. Alors quand il fut arracher aux bras de sa mère, éloigné des joies qu’ils construisaient avec son cousin l’héritier, ce jeune garçon se senti trahi, abandonné et se promis dans le secret de son  cœur de ne jamais trahir les seins comme lui avait été trahi, il promit fidélité à ses plus intimes sentiments. Un jour il reviendrait et il se fera aimer par les seins …

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Publié dans #ébauche, #jeux de rôle, #jdr, #retard

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Publié le 21 Juin 2015

Réunir des personnes. Lancer des dés. Recommencer si c’est nécessaire jusqu’à ce quelqu’un identifie une logique. Celui-là devient maître du jeu, les autres deviennent joueurs. Le maître distribue plusieurs dés aux joueurs.

Naître

Ensuite chacun prend un papier et y inscrit un nom. Vous êtes cette personne même si personne ne sait encore qui est cet individu. Esquissez votre personnage avec des mots, des traits, des détails, jusqu’à ce que les autres comprennent qui vous êtes.

Définir

Ensuite, mettez-vous d’accord sur un lieu où vous êtes réunis. Voici les graines, arrosez ce substrat jusqu’à récolter les fruits. Le maître va poser des questions, sans restrictions. Où se trouve ce lieu ? Qui l’a créé ? Que s’y passe-t-il ? Qu’est qui le menace ? Soyez curieux !

Débuter

Vous jouez déjà ... Maître du jeu donnez des miettes aux joueurs. Laissez les tisser un tableau puis coupez leurs fils et laissez les chercher pourquoi. S’ils évoquent une théorie ils ont raison mais ne peuvent pas le prouver. Concevez un chemin dangereux qui offre aux joueurs ce qu’ils désirent vivre. La mort est possible, elle flirt avec eux comme une allumeuse. S’ils le méritent ils inscrivent d’autres détails sur leurs feuilles. Faites leurs comprendre qu’ils ne sont que cette feuille mais laissez-les vous prouver le contraire.

Machination

Quand il faut lancer les dés le joueur jette ses dés, pour réussir il doit identifier une logique dans le résultat. S’il n’en trouve pas c’est raté.

Savoir faire

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Publié dans #jeux de rôle, #jdr, #ébauche

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Publié le 16 Juin 2015

Un monde fantastique. Des hommes, des nains, des elfes, le peuple nuisible et quelques héros. Un monde où seuls les oiseaux sont doués pour la magie, il n’y a pas de magicien, seulement des dresseurs qui parlent aux oiseaux. Il a été dit que des héros viendraient pour renverser l'ordre du monde pour qu’il entre dans une ère nouvelle …

Un monde page - 1 -

Pour commencer, il faut que meneur et joueurs possèdent un compte Twitter actif avec plusieurs followers. Il faut aussi que la partie se déroule dans un lieu où les participants ont accès à internet. Le jeu commence. Le meneur mène, il décrit le contexte, l’adversité et les personnages non-joueurs et les joueurs réagissent.

 

Pour agir un personnage doit écrire un tweet exprimant son action dans la limite des 140 caractères. C’est en fonction du nombre de réponses, favoris et retweet que le meneur estime si l’action réussi ou pas (un succès par notification). Le meneur est invité à pondérer la difficulté par rapport au nombre de followers du joueur ainsi que le moment où le tweet est envoyé.

- Tweet rédigé en roleplay bonus de +1 -

- Tweet avec des hastags génériques (#JDR, etc.) malus de -1 -

- Tweet avec des demandes de notifications, (#RTplease, etc.) malus de -2 -

Notification + roleplay = 2 succès

Notification + roleplay = 2 succès

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Publié dans #jdr, #jeux de rôle, #ébauche

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Publié le 9 Juin 2015

Extérieur nuit. Alors que le calme règne une personne court. Elle parait déterminée. De l’ombre sort une silhouette qui l'interpelle  ...

  • Arrête-toi et dis-moi qui tu es ?
  • Je m’appelle            , je suis           de profession.
  • Pourquoi est-ce que tu cours ?
  • Je fuis la menace représentée par              !
  • Qu’est-ce qui motive ta fuite ?
  • Je désire             .
  • As-tu les aptitudes pour réussir ?
  • Oui, je suis           , je sais            ,            et          .
  • As-tu des objets avec toi ?
  • Je possède            et           .
  • Tu as raison de courir, ils sont sur tes talons alors fuis !
La fuite - un jeu de rôle en 250 mots

Les joueurs décident ensemble d’un cadre pour la partie, puis ils décident d’une menace. Elle peut être commune ou chaque personnage peut en avoir une différente. Dans tous les cas la menace frappe les personnages individuellement.

Quand une action nécessite un jet le joueur lance un dé six : paire l’action réussie, impaire c’est un échec. Quand le jet concerne sa profession, sa motivation ou ses aptitudes il ajoute un dé supplémentaire par trait concerné. Si l’action échoue la jauge de menace augmente d’une case, mais si le joueur obtient deux succès elle diminue d’une case. Quand la jauge est pleine le personnage est confronté à sa menace et s’il rate son prochain jet il meurt. Un personnage peut agir contre une menace qui n’est pas directement la sienne. Si l’action réussit alors la jauge de menace de son camarade diminue d’un cran mais la sienne augmente d’un cran.

Illustration non contractuelle, tout comme cette légende qui ne se trouve pas dans la version finale du jeu de rôle parce que rien que cette légende c’est vingt-neuf mots.

Illustration non contractuelle, tout comme cette légende qui ne se trouve pas dans la version finale du jeu de rôle parce que rien que cette légende c’est vingt-neuf mots.

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Publié dans #jeux de rôle, #jdr

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Publié le 21 Avril 2015

Il y a quelque part un monde primordial.

Quelques pages de magazine qui un jour m’ont dévoilé l’impromptue existence de ce monde imaginaire. Une évocation, presque une nouvelle, trois pages, trois fois rien et pourtant si j’en parle comme d’un monde primordial c’est que dans ces quelques lignes j’ai perçus et découverts l’essence d’une pulsion. J’ai vu, lu, perçus un monde qui 20 ans après me marque toujours, encore. Une empreinte de science-fiction folle, datée, débridée, hybridée, délirante et précise comme un monde plausible. C’était surtout d’une liberté folle, un vent qui m’a parlé, nuée radioactive qui a certainement déclenché une mutation en moi.

Vingt ans après j’y repense, j’en reparle et par miracle j’ai gardé ce magazine et parfois je m’y replonge comme l’homme rassure sa foi en caressant ses reliques.

Il y a un monde primordial qui m’échappera toujours parce qu’il est en anglais, anglophone, jamais traduit ; c’est peut-être cette barrière entre ce noyau primordial et mon inaccessible esprit qui a attisé mon attention. Peut-être pas.

Mais de ce fossé entre ce monde primordial est moi et sûrement né un désir. La seule possibilité d’épouser ce monde est donc de le réécrire, de me le réécrire, d’en réécrire un comme moi, comme je le désir, comme je le fantasme. Je cours sûrement depuis 20 ans après ce monde qui n’existe que dans mes fantasmes. C’est peut-être ça oui qui a conduit mon esprit à prendre le courage d’écrire.

D’abord en se mentant à lui-même et ensuite à acceptant de reconnaître le manque de son monde primordial et la nécessité de se l’écrire pour soi - ensuite peut-être pour les autres. 

Il y a un monde primordialIl y a un monde primordialIl y a un monde primordial

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Publié le 14 Avril 2015

Dans la lenteur d’enfer vert l’homme à la tête céphalement surdéveloppée essayait de se connecter à l’antique réseau interconnectant les mondes inexistant du temps d’avant. Ces mondes, sans réalité observable par les multiples yeux des survivants avaient curieusement réussis à perdurer par-delà la fin du premier monde. L’homme céphale utilisait un équipement noir qui devenait bouillant sous les effets des rayonnements gamas, pourtant il maintenait sa main posée sur l’interface brûlante avec laquelle il creusait le système l’empêchant d’entrer dans le monde virtuel. Au travers de la fenêtre de verre où il voyait se dérouler les actions misent en œuvre pour son entrer il essayer de voir comment déclencher les mécanismes ouvreurs. Son encéphale gonflait légèrement dessinant des veines palpitantes sur son front en sueur. Le temps ne le pressait pas, il vivait au temps de la nature, légion luxuriante avançant à son rythme épique de lenteur presque invisible. Peut-être que bientôt à l’échelle des plantes, l’interface synthétique allait disparaître, mais à l’échelle de l’homme rien de pressant, surtout que l’effort et la chaleur rayonnante ambiante son cerveau se mettait à produire des vagues d’ondes psyoniques entrant en interaction avec la porte mécanique jusqu’à la mettre en branle. Le céphalique allait pouvoir entrer, il aurait pu entrer en tout cas s’il ne s’était pas écroulé sur lui-même tombant dans un coma habituel quand son cerveau sur développé surproduisait de l’énergie.

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Publié dans #micro-nouvelle, #ébauche, #jdr, #jeux de rôle, #écrire, #Divagations diverses

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Publié le 27 Mars 2015

Pendant longtemps le monde a été le monde. Et le monde a perduré dans son état jusqu’au jour où le monde a cessé d’être le monde. L’essence du monde c’est inexplicablement concentrée dans certains objets fractionnant l’essence du monde jusqu’à ce que le monde cesse d’être et explose. Le monde est donc mort et il a laissé à sa place un infini désert de cendres grises et blanches, formant un paysage désolé. Les fragments d’essence du monde se sont dispersés et ont disparus de par le nouveau monde de désolation silencieuse. Un jour, un temps indéterminé après la fin du monde parce qu’il n’y avait plus rien ni personne pour le compter, des hommes sont apparus. Ils ne savaient pas où ils étaient, ce qu’ils faisaient et où se rendre. Ils se sont réunis en tribus, en groupe, en horde, en meute, en troupeau, en famille, de petits nombres d’hommes unis pour une errance commune ; manger des racines et tuer les créatures mange-pierre pour se nourrir de leur chair. Et parfois tuer d’autres groupes d’errants pour se nourrir de leur chair. C’est ce qu’il restait du monde, des hordes désœuvrées en errance dans le gris et le blanc essayant de survivre dans un monde qui n’en était plus un ; le non-monde, l’absence de monde, le vide monde. Certainement qu’un jour après un jour après des jours un non-homme a découvert un fragment du monde d’avant. Il l’a pris dans ses mains et le monde autour du lui a changé. Le monde est né, petite parcelle de monde, de couleur et d’odeur et des choses sont nées des cendres grises et blanches, maisons sortant du vent, des piliers naissant du sol et des êtres sont venus habiter ce lieu interlope. Le non-homme est devenu un dieu, détenant dans ses mains le pouvoir de cette bulle monde. Un jour la fille sortie du ventre de la femme qu’il avait couvert est devenue assez grande pour arracher à l’homme son père le fragment du monde. Et le monde bulle est mort, les êtres qui y vivaient sont redevenus la poussière, maison morte, pilier enfouie, plus rien. Et puis un nouveau monde est sorti de sa tête, tentacule incestueuse et torpeur noir sous la lumière d’un soleil sans teint.

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Publié dans #introduction, #jdr, #jeux de rôle, #Je est un autre, #Brainstorming

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