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Publié le 19 Mars 2017

Il fut donné une sépulture décente aux corps calcinés dévorés par le feu et outrager par l’horreur d’indicibles bandits. Dès lors notre petite troupe de voyage était sur le qui vive redoublant de méfiance et de vigilance. Nous ne voulions pas faire chemin  arrière mais nous redoutions que la barbarie des individus ayant commis ces crimes s’abattent sur nous. Nous progression dans un silence épais et la lumière des jours peinait à étreindre nos cœurs d’un peu de chaleur. Declan Harpe faisait œuvre de toutes ces techniques de ruse pour nous guider entre les ombres pesantes des arbres de la forêt et le péril lancinant de la terreur qui nous harcelait lorsque nous fermions les yeux.

Après une nouvelle journée de progression nous arrivions en vue d’une bicoque reculée connue dans la région comme un relais pour des voyeurs éreintés comme nous. L’idée de passer une nuit avec un toit au dessus de la tête me réjouissait d’avance et j’aurai eu tendance à baisser ma garde si notre ami et guide le demi-indien n’avait pas mobilisait notre attention nous exhortant à quelques instants encore de prudence ; des chevaux attachés indiquaient la présence d’autres voyageurs. Nous étions descendu de nos chevaux et progressions à pas prudents sur le sentier tracé par les nombreux les voyageurs qui avant nous étaient venus trouver une nuit de paix ici.

Chacun de nous sentait palpiter con cœur si fort dans sa poitrine que le battement était perceptible jusque dans les paumes de nos mains qui tenaient fermement les crosses de nos armes. Dans le ciel crépusculaire le soleil s’apprêtait à disparaître laissant se répandre dans les cieux la lumière rouge de son sang. Avant que nous ayons le temps d’héler les occupants pour annoncer notre venue la porte volait en éclats et quatre hommes furieux comme des chiens enragés jaillissaient de la baraque en hurlant. Avec une frénésie d’aliénés ils courraient sur nous, certainement ivres de haine et d’alcool, en tirant sur nous une pluie de balles mortelles.

Tout c’est alors passé très vite. Les canons de nos armes crachèrent leurs plombs dans des gerbes de poudre. Dans le chaos de la fusillade les chevaux hennissaient en s’enfuyant. Autour de nous les impacts soulevaient la poussière. L’air devenait irrespirable. La fusillade a duré quelques secondes mais l’intensité outrancière de cette confrontation donnait l’impression que nous traversions une longue guerre. Quelques secondes plus tard, le voile poisseux d’un silence interlope recouvrait pourtant de nouveau le parvis de la bicoque. Nos premiers mots furent pour compagnons afin de voir si nous étions tous en vie. Evidemment nous n’avions pas pu échapper aux morsures violentes des plombs dans nos chairs mais tous nous étions vivant ce qui n’était pas le cas de nos agresseurs.

Nous pourrions croire que c’est la main d’un dieu de miséricorde et de vengeance qui a guidé nos gâchettes pour défendre nos vies, mais je crois plus prosaïquement que si nous nous en sommes sortis c’est parce que nous avions bien plus à perdre que nos assaillants. L’homme qui sait ce qu’il peut perdre sait ce qui le raccroche à la vie et dans les moments où la faucheuse est sur le point de faire basculer le plateau où elle tient votre âme du côté des enfers cela peut vous sauver.

C’était une erreur d’appréciation, tous nos assaillants n’étaient pas morts. L’un deux pourtant blessé à mort à la poitrine continuait de vitupérer contre sa pitoyable fatalité. Nous avons voulu offrir à ce pauvre homme l’opportunité d’une ultime rédemption mais alors que nous cherchions à recueillir sa dernière confession l’homme fulminait toujours. Sur son flanc nous pouvions voir le sang buller depuis la plaie béante qui le déchirait. Au lieu de demander pardon l’homme a revendiqué son sort en avouant que c’était lui et ses frères qui avaient commis l’attaque du prospecteur ainsi que le meurtre et le viol de sa famille.

Si la mort n’avait pas emporté ce rejeton du diable à ce moment précis je suis sûr qu’il aurait continué d’avouer et de revendiquer d’autres barbaries. Je suis convaincu qu’aujourd’hui ces monstres ne manquent à personne. Lorsque fut venu le moment de rassembler les biens, panser nos blessures et reprendre le voyage nous avons découvert les actes de propriétés qui avaient été usurpés au prospecteur. Une famille morte pour quelques feuilles de papier …

Nous avons aussi réalisé que les quatre corps étendant devant nous qui se vidaient de leurs sangs par les trous que les balles avaient laissés dans leurs entrailles n’étaient autre que le gang des frères Jeffret. Sans surprise malheureusement leurs têtes étaient mises à prix. Avant de devenir les bandits odieux qu’ils étaient devenus les frères Jeffret ont connu et commis la guerre. Cette implacable guerre qui avait fait tressaillir tellement de familles dans notre pays, cette irrémédiable guerre qui avait déchiré tellement d’âmes dans notre pays. Si longtemps après, si loin du front, nous payons encore pour les horreurs de cette guerre civile. Combien d’hommes, de soldats, de mercenaires, de jeunes garçons enrôlés, ont été marqués et façonnés par les drames incessants de la guerre et aujourd’hui errent comme des âmes torturées inadaptées à la vie moderne qui nous offre une seconde chance ? Combien de temps allons-nous souffrir des blessures de guerre comme les Jeffret ? Seul l’avenir nous le dira.

Fin.

Ray Nilwood

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle, #recyclage, #Deadlands

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Publié le 18 Mars 2017

Cela faisait quelques semaines que je travaillais à un dossier susceptible de déboucher sur un scoop. Mais mon papier piétinait. Je me résolvais à quitter Portland et ses faubourgs où tout avait commencé afin de me rendre à Crimson Bay dans l’idée que la petite bourgade recelait des éléments qui pourraient débloquer mon article.

 Je conseille à tous les hommes désireux de réellement connaître un lieu et sa population de s’y rendre à cheval et non en train. Certes le confort et la modernité du chemin de fer vous permettra d’y arriver plus vite et plus frais. Mais si vous n’entreprenez pas un véritable périple éreintant et difficile qui vous imprégnera de la poussière et de la sueur sous la chaleur étouffante des jours, de l’insécurité des nuits sous les étoiles d’un ciel glacé, ou de l’imperceptible étrangeté de la nature sauvage qui a formé ce décor alors vous passerez à côté de l’objet de votre quête. Si vous souhaitez vraiment entrer dans l’esprit d’une personne rappelez-vous que c’est son environnement qui a façonné son esprit et qu’en vous imprégnant de l’expression sous jacente du paysage vous serez en mesure d’acquérir le meilleur outil de compréhension.

C’est pour cela que je décidais de me rendre à Crimson bay à cheval. J’embauchais un guide, un certain Declan Harpe à moitié indien et à moitié américain. Il acceptait de me conduire jusqu’à Crimson Bay en  passant par les chemins de traverses. Nous nous mîmes en  route accompagnés de deux autres voyeurs préférant comme moi le souffle de la nature à celui charbonneux de la locomotive. Les premiers jours de voyages étaient sereins, Declan Harpe aussi bon guide que trappeur menait le trajet sans heurts.

Arrivés à mi-chemin les sens de notre guide furent  alertés par un sombre présage ; un peu à l’Ouest de notre route une colonne chancelante de fumée grisâtre défigurait le ciel. Il fut décidé de nous dérouter afin  d’identifier la nature de ce mauvais augure. En nous approchant avec prudence nous eûmes l’horreur de découvrir un charriot renversé et le spectacle terrifiant de quatre corps sans vie auxquels quelqu’un avait mit le feu. Le brassier malhabile n’avait pas encore dévoré toutes les chairs et nous pouvions reconnaître les cadavres profanés et en parti calciné d’un homme, de sa femme et de ce que je supposais être leurs deux filles.

Il faut déjà avoir accepté de réveiller le monstre qui sommeil en chacun de nous pour rançonner d’honnêtes gens et jouir sans remords de leurs biens. Mais il faut avoir abandonné tous espoirs en la nature humaine et avoir consommé la chair sanguinolente du monstre errant dans notre âme pour s’adonner au meurtre, au viol et à la torture d’innocentes personnes.

 

à suivre ...

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr, #recyclage, #jeux de rôle, #Brainstorming, #Deadlands

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Publié le 11 Février 2017

J’ai déjà chroniqué au moins une fois, peut-être deux, l’arrivée de livres dont vous êtes le héros dans mes trouvailles de vide-greniers. Et cela même si j’hésite encore un peu à chroniquer ces livres dans la bibliothèque chinée ou de l’autre côté du miroir dans mon autre blog où j’invoque les objets relevant de la culture populaire et de la culture rôlistique. Clairement ce sont des livres et ce sont des jeux, des livres à jouer et je dirai même des livres à jouer des rôles, ils donc assez naturellement que ces livres dont vous êtes le héros devraient être bi-classés.

J’avais donc déjà souligné l’entrée de quelques exemplaires de ces livres jouables puis j’ai attendu la fin de la saison entière des vide-greniers pour grouper dans un seul article les nouveaux livres dont vous êtes le héros qui entrent dans la collection.

Et je commence avec un livre dont vous n’êtes pas le héros, je veux dire que ce n’est pas explicitement un livre de cette collection-là mais qui reprend les codes de l’aventure à rejouer soi-même avec son livre comme seul partenaire et guide. Il s’agit des Histoires à jouer un ouvrage de Fabrice Cayla et Jean-Pierre Pecau deux auteurs français qui proposent ici de vivre Le voyage d’Ulysse. Un jour je ferai jouer une relecture de cette épopée mythique en jeu de rôle, oui un jour … Un livre acheté pour 50 centimes qui est en très bon état malgré ses trente ans.

Dans la collection Défis Fantastiques, Un livre dont vous êtes le héros écrit par Steve Jackson et Ian Livingstone Le Vampire du château noir. On quitte la fantasy habituel de la série du Loup Solitaire dont j’ai déjà chiné deux exemplaires pour se rendre au cœur de la forêt sauvage de la lointaine Mauristasie … dans vampires, des loups-garous, des femmes fatales du grand classique. Un livre que j’ai dégoté pour 20 centimes ce qui est plus qu’appréciable pour le chineur que je suis.

Je continue dans la même branche avec un livre dont vous êtes le héros écrit par J. H. Brennan : Les maîtres du mal, le quatrième et dernier tome de la série Loup*Ardent. Une série dont je n’ai encore lu aucun volume donc une série dont je ne peux pas vous parler si ce n’est pour dire que je l’ai trouvé pour 50 centimes et qu’il est en super état.

Pour terminer, le dernier livre dont vous êtes le héros récolté en 2016 dans la saison des vide-greniers, c’est L’Île du Roi Lézard écrit par Ian Livingstone. Alors que les autres ouvrages évoqués plus haut sont tous en super état même si certains ont été très légèrement crayonnés au niveau de la fiche de personnage, l’île du roi Lézard est dans un état bien plus usé ; écorné, scotché, c’est un bouquin qui sent le vécu et les XP. Une île de feu, des hommes lézards qui montent des dinosaures, un commanditaire alien, une aventure haute en couleur qui m’a offert un beau dépaysement pour 50 centimes seulement.

Avec ces quatre ouvrages et après vérification avec les trois ouvrages précédemment chroniqués la saison 2016 des vide-greniers m’aura permis de trouver sept livres dont vous êtes le héros ou apparentés. Je me souviens encore du jour où je suis tombé sur tout un carton de livres dont vous êtes le héros, il y en avait une quinzaine et la vendeuse en demandait 20 euros. Je ne voulais pas dépenser autant d’un coup, surtout que ça devait être mon budget pour le week-end, et malheureusement je n’ai pas réussi à négocier le lot pour moins cher. Ce n’est pas grave, il y aura d’autres aventures cette année.

Et voilà pour 137,7 euros la somme totale de la bibliothèque chinée
Et voilà pour 137,7 euros la somme totale de la bibliothèque chinée

Et voilà pour 137,7 euros la somme totale de la bibliothèque chinée

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Publié le 7 Février 2017

Il y a un début à tout et à toutes choses qui débutent il y a une préquelle, un geste anodin qui ne s’inscrit pas dans la volonté revendiquée comme conscience mais qui porte déjà en lui les germes de la nature de ce qui va devenir / advenir. Ainsi avant que je formalise mon envie de lancer le projet chiner sa bibliothèque et la série d’articles où la chronique mes trouvailles il y a eu des vide-greniers et des jours de chines où je rentrais déjà avec des ouvrages chinés en me disant que ça pourrait entrer dans une case que je n’avais pas encore définie. Un peu influencé par les communautés de chineurs geek que je suivais sur Youtube et qui partagent leurs trouvailles autour du jeu vidéo, j’avais envie de trouver mon prétexte pour chiner.

Dans cette préhistoire je chinais par exemple avec l’idée de ramener principalement des objets en lien avec le jeu de rôle.

Alors que je réfléchissais à trouver l’étiquette à coller sur mes envies de chine formaliste, je continuais de me promener dans les vide-greniers dès que possible. Et un jour où nous étions en vacances avec mon amie j’ai trouvé trois romans adaptés d’un univers de jeu de rôle bien connu des rôlistes à savoir les Royaumes oubliés.

Derrière le nom des Royaumes oubliés (ou Forgotten Realms en VO dans le texte) se trouve un des plus fameux décors de campagne pour le jeu de rôle Donjon & Dragon. Cet univers est un classique, un monde imaginaire dans la grande tradition de la fantasy avec de la magie, des héros et des monstres et des aventures épiques qui s’offrent aux grands cœurs. En plus d’être le berceau de nombreuses campagnes de jeu de rôle, cet univers a essaimé sa mythologie narrative sur d’autres formats, notamment un très grand nombre de romans et des jeux vidéo très réussis.

Chacun des trois romans que j’ai achetés ce jour-là, appartient à une trilogie ou une saga différente et je confesse que je ne les ai pas achetés pour les lire mais pour le plaisir de trouver des objets en relation avec le jeu de rôle. Si un jour je parviens à réunir les tomes d’une même saga alors je prendrais peut-être le temps de les lire, mais ce n’est pas à l’ordre du jour. Reste que ces trois livres, La fontaine de pénombre de la trilogie des héros de Phlan, Les liens d’Azur de la trilogie de la pierre du trouveur et Le nid des corbeaux dans la séquence des cités peuvent être considérés comme les trois premiers ouvrages du projet chiner sa bibliothèque même si l’idée et le nom de cette série de chroniques me sont venus un peu plus tard. Et c’est pour cela que je voulais les chroniquer ici. De souvenir il m’avait coûté 50 centimes par livre. Pour ne rien gâcher ces livres sont en super bon état.

Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée
Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée
Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée

Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée

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Publié le 7 Janvier 2017

cas je me pose souvent une question qui me semble assez similaire et qui se demande grosso modo comment un univers med-fan pourrait évoluer jusqu'à un stade de développement qui pourrait ressembler à notre stade de développement actuel.

Parce que finalement, la civilisation humain à mit assez peu de temps à évoluer depuis les prémisses de sa culture jusqu’à la forme que nous lui connaissons. Si nous prenons comme point de « départ » arbitraire la fin de la préhistoire alors il nous aura fallu un peu plus de 5000 grosses années pour parvenir à une humanité comme nous la fréquentons actuellement. Sans préjuger de la qualité de ce stade de développement de la race humaine, j’ai la sensation que ce fut rapide. Or dans les univers med-fan j'ai toujours la désagréable impression que le temps et le monde son figé dans un présent éternel. Il y a des chronologies, des guerres, des destructions et des naissances d’empires bien sûr mais pourtant j’ai toujours la sensation d’être dans un monde à la dynamique sociale / culturel / technologique / mythique assez plate. Je ne dis pas que c’est le cas dans tous les jeux, et justement Warhammer est porté par une dynamique souterraine assez puissante qui pousse la société à évoluer, mais trop nombreux sont les jeux qui semblent camper dans un temps qui me paraît plus long que celui qu’il a fallu à la race humaine terrienne pour évoluer.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #jdr, #jeux de rôle, #retard, #recyclage

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Publié le 5 Décembre 2016

C’est l’histoire d’un gobelin qui participe à une compétition de dégustation de foie gras et …

… dans son assiette se trouve le treizième foie gras à engloutir. Ils ne sont plus que deux en compétition, le dit gobelin et un vieil elfe aux cheveux blonds et gras retenus par un étrange chignon pour que l'elfe puisse engloutir de larges tranches de foie gras sans avaler ses cheveux. D'ailleurs l'elfe semble montrer des signes de fatigue, de grosses gouttes de sueurs perlent sur son front blanc alors que ses joues maculées de graisses d’oie commencent à donner des teintes rosées avec de légères marbrures violettes. Le gobelin est tout à son aise, il tient le foie à pleine main et laisse de belles marques de crocs à chaque bouchée dévorée ; bref la victoire lui semble acquise.

Dans la taverne la foule s'est amassée et elle commence à être électrisée devant la performance du gob'. Des cris d'encouragements courent vers l’estrade où les deux derniers mangeurs affrontent le treizième foie. Pour une fois que ce ne sont pas des insultes qui montent jusqu'aux oreilles sales du gobelin qu’il se laisse volontiers emporter par l'euphorie. Souhaitant jouir de son moment de gloire il profite d'être perché sur la scène pour toiser la salle du regard et parcourir ainsi la foule qui l'acclame des yeux.

Soudain l'expression joyeuse qui dessinait une curieuse grimace sur la face du gobelin se fige un éphémère instant avant de disparaît derrière une immense gerbe de vomi où la bile de gobelin est mêlée à des morceaux de foie gras mal digéré. La foule exulte et se gausse devant la défaillance pathétique de la petite chose. Un œil avisé aurait pu distinguer dans le fond de l'auberge, derrière la foule médusée, madame gobelin les quatre pattes en l'air sur le comptoir en train de s'envoyer en l'air avec trois jars qui cacardent.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jeux de rôle, #jdr

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Publié le 29 Novembre 2016

Je me suis remis aux jeux de rôle, comme dans l'ancien temps, au temps de l'adolescence, après une pause de quinze longues années je suis revenu vers cette passion première, la seule pour qui un jour de mon adolescence j'ai verbalisé l'idée que lorsque je serai adulte je pourrais me passer de toutes mes autres passions adolescente mais certainement pas du jeu de rôle. L'ironie du sort à fait que c'est la seule que j'ai délaissé pendant longtemps. Qu'importe, j'y suis revenu, des choses ont évoluées dans ce monde là, d'autres sont restées immuables. Tout ça pour dire que je me suis mis à dessiner des donjons, comme je devais le faire avant. Et c'est pour illustrer la carte que j'ai ébauché que j'ai en retour ébauché quelques lignes d'histoire. Rien d'original, rien d'audacieux, ici il est plutôt question de revenir aux basiques ! Sauf que pour esquisser cela je me suis servi d'un jeu / aide de jeu / livre qui sans surprise s'appelle Dessine-moi un donjon. On lance des dés, on suit les règles, on esquisse des choses et c'est à partir de cette contrainte là que j'ai brodé quelques pistes pouvant servir de rumeur à l'initiation d'un scénario à l'ancienne.

Et comme il est toujours utile d'avoir quelques textes d'avance, j'ai fractionné le texte et voici quelques extraits de la légende qui paraphe mon dessin du donjon de la citée naine de Gudur.

La colonie de nains est arrivée exsangue dans la région, chassée de ses monts lointains non par la guerre, la magie ou la peste mais parce que ses mines étaient vides. Ils avaient asséchés les sous sols de leur montage de toutes ses tripes minérales ; or, gemmes, fer et autres métaux, ils avaient vidangés les intestins de la terre et s’étaient retrouvé sans rien à extraire mais avec une colonie bruyante à nourrir. Dans ces moments là, lorsque la misère frappe, les plus audacieux et les plus désespérés partent. C’est ainsi que certains nains sont arrivés dans la région, usés, lassés, arasés par leurs vies de labeur mais attirés par les rumeurs volages au sujets des pierres tombées du ciel.

En effet dans les temps primordiaux deux énormes pierres sont tombées des étoiles s’écrasant au fond de cratères noirs comme la nuit et lisses comme la surface du lac à l’aube. L’impact avait laissé des fissures profondes qui s’enfonçaient dans les entrailles de la terre et c’est par là que les Nains sont entrés. Ils se sont mis à creuser et parce qu’ils ont comme tous ceux de leur race le don de humer les pierres, ils ont trouvé de l’or. La citée des Gudurs a alors brusquement forgé sa réputation.

Les Gudurs sont des orfèvres de talents, et rapidement une ville est née à la surface, les marchands affluent et les comptoirs commerciaux fleurissent. L’arrivée d’une telle population est une bénédiction pour les fermes alentours qui prospèrent elles aussi allégrement, commerçant autant avec la surface, les marchands, les curieux venus chiné des bijoux d’exceptions qu’avec la citée naine sous la surface qui grandie et qui se régale des mets de la surface. C’est ainsi la région connaît une période faste.

La légende de la citée naine de Gudur

C'est très amusant de dessiner à nouveau des plans identiques ou presque à ce que je pouvais dessiner durant les cours de maths ou de géographie

C'est très amusant de dessiner à nouveau des plans identiques ou presque à ce que je pouvais dessiner durant les cours de maths ou de géographie

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle

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Publié le 16 Octobre 2016

J'ai joué cette vie il y a une éternité. Mon alter égo était une sorte à la X-Files et le voilà projeté au volant de sa voiture. Il roule sur une route brumeuse. Je roule, il roule et on nous ne croisons personne. La voix omnisciente me décrit la route, les paysages évanescents dans la brume qui uniformise toute, elle évoque les villages traversés qui sont déserts, et plus elle fait durer ses descriptions et plus je commence à stresser et à monter en pression. Quelques regards de perceptions plus loin  je suis sur les nerfs. Il ne se passe toujours rien mais je suis d'un naturel parano et je commence à échafauder des théories folles, sur lesquelles la voix se fait plaisir pour rebondir dessus et nourrir ma parano. Finalement mon alter égo décide de s’arrêter pour visiter un village, il descend de sa voiture et il remarque deux chiens dans la rue. Il a peur, moi aussi, il sort son arme et se lance à la poursuite des chiens que nous ne parvenons pas à rattraper. Forcément nous nous sommes éloignés de la voiture, et lorsqu’il y revient il perçoit un véhicule arrivé au loin. Nouvelle grosse décharge d’adrénaline, une voiture arrive, des hommes en noir descendent, je panique, et lance mon alter égo dans la voiture et il part à toute allure. Il fuit droit devant lui sur cette même route brumeuse jusqu’à réaliser après quelques nouveaux regards de perception que les choses ont changées autour de moi. Mon alter égo était passé dans une sorte de poche dimensionnelle étrange non euclidienne. Tout cela à partir d’une petite route brumeuse.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle, #souvenir

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Publié le 10 Février 2016

Le jeu de rôle semble être resté un loisir intellectuel et je mets le terme en italique comme je pourrais l’enfermer de guillemets parce que j'utilise ce terme avec des pincettes ; c'est certainement idiot mais il me semble évident que le jeu de rôle est un loisir lié au livre (et au pdf mais c’est du pareil au même). Et un livre ça nécessite d’être lu. Ensuite pour pouvoir jouer à un jeu de rôle il faut avoir prit le temps de s’être un minimum approprié l’objet culturel et s’impliquer dans les ramifications imaginaires liées à cette pratique. Et dans notre société contemporaine où le terme intellectuel est en train de devenir une insulte c’est peut-être un frein au développement de ce loisir créatif. Je sais que l’émergence de jeux de rôle sans préparation et sans meneur de jeu changent un petit peu la donne. Je ne suis pas sûr de ce que j’avance, mais je me pose la question. Certes ça n’empêche pas les gens qui s’y intéressent d’y venir, mais si on imagine toucher un public plus grand encore il faudra peut-être revaloriser la place de l’intellect dans la société.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #jeux de rôle

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Publié le 19 Janvier 2016

Je suis venu au jeu de rôle étant jeune adolescent timide et introverti, très introverti et timide. Et si je n’avais pas eu la chance d’être initié par mon meilleur ami qui découvrait le jeu de rôle et qui m’a fait jouer la campagne Baron Samedi à Ins / MV je pense que je n’aurai jamais osé de moi-même me tourner vers ce loisir. Cette première expérience a été un vrai calvaire pour moi, je ne savais pas quoi faire, comment le faire et quoi dire. Pourtant, le jeu de rôle s’est imposé à moi comme une passion, quelques années plus tard je me souviens avoir dit avec le plus grand sérieux que dans le futur je pourrais me passer de tout ce qui faisait ma jeunesse sauf du jeu de rôle. L’ironie du sort c’est que la vie, l’éloignement de mon groupe de joueur et ma timidité à en rencontrer d’autres à la fac m’a amené à ne plus pratiquer le jeu de rôle. Durant cette traversée du désert j’ai pourtant continué à imaginer des jeux, des univers, des décors. Et je suis sûr que sans le savoir cette activité secrète et silencieuse à nourrit mon envie d’écrire. Le temps a passé, j’ai grandi, surmonté ma timidité, et au hasard des rencontres j’ai retrouvé le jeu de rôle et le plaisir de jouer. C’est étonnant de renouer avec une passion après avoir évolué, déroutant parfois, passionnant toujours. Entre temps j’avais embrassé aussi le désir d’écrire et j’avais oublié qu’à une époque j’écrivais dans ma tête des univers de jeux de rôle. Parce que l’univers est fait de cycle, aujourd’hui je me tourne de nouveau vers la création de jeu de rôle, j’essaie de penser cette démarche avec plus de maturité et de recule qu’à l’époque où ce n’était qu’une rêvasserie nostalgique. Et là, ce soir, ce jour, aujourd’hui, j’ai la sensation que créer autour du jeu de rôle est le geste créatif le plus stimulant que je n’ai jamais connu. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, mais c’est ce que je ressens. Paradoxalement si mes idées foisonnent je n'ai pas encore délimité avec précision le chant de ma prochaine et première création de cette nouvelle époque, mais l'élan qui me porte est épique.

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