Articles avec #jeux de role tag

Publié le 20 Juin 2017

Le lendemain de la fusillade les hommes de Crimson Bay pansaient leurs blessures pendant les mercenaires à la solde de l’ignoble Wainegrow se faisaient dévorer par les vers. Mais nous pouvions parier que d’autres crapules sous le contrôle du général renégat rôdaient autour de la ville comme des vautours qui lorgnent sur le cadavre d’un canasson. Forcément lorsque l’on apprenait la disparition du fils Jensen les soupçons se sont immédiatement portés sur la horde de hors-la-loi qui traînait aux alentours. Jerry Jensen est un gamin adorable et quiconque est déjà venu se restaurer à la table du Washington connaît sa bouille malicieuse. Le jeune garçon est un proche de Declan Harp le trappeur indien qui lui transmettait son enseignement quotidiennement. Le métis indien s’est installé en ville en même temps que votre serviteur et il s’est rapidement intégrer à la prospère communauté. En apprenant la disparition de son protéger il sollicitait le soutien d’hommes de confiance tel que Cullen Bohnen, Ben Wayde et moi-même et nous sans attendre pour partions à la recherche de l’enfant. Nous étions convaincus que la piste allait nous mener vers les bandits maraudant dans les parages de Crimson Bay mais elle nous conduisait vers la paisible communauté d’Abraham installée au sud de la ville. La nuit était déjà avancée lorsque nous arrivions au milieu des demeures endormies et nous décidions d’attendre l’aube pour obtenir une explication pouvant justifier de la présence de l’enfant disparu.

 

Ce matin là lorsque la communauté s’éveillait nous retrouvions la trace du jeune garçon qui était en train d’être conduit vers un temple où une cérémonie allait être donnée afin le convertir aux croyances de la communauté. Nous interpellions alors le révérant en faisant valoir la volonté légitime des parents de Jerry de retrouver leur fils. Mais ce révérant réfutait avec véhémence nos injonctions à libérer l’enfant en nous opposant une prétendue volonté divine. Le jeune garçon ne semblait pas dans son état normal, il était visiblement sous l’effet d’une drogue qui inhibait sa volonté. Il parvenait à peine à marcher sans être fermement soutenu et lui d’habitude si volubile était incapable de s’exprimer. La situation était tendue mais nous ne voulions pas user de la force pour la résoudre le problème avec cette communauté religieuse. Nous assistions avec stupéfaction à une cérémonie grotesque mais malgré l’effet de la drogue qui embrumait son esprit Jerry exprimait son désaccord avec  les volontés du révérant et de son dieu. Le révérant refusant toujours de libérer l’enfant la tension montait d’un cran et à tout moment elle risquait de basculer dans la violence. Nos doigts posés sur les gâchettes de nos armes étaient prêts à nous défendre. C’est à ce moment là que Cullen Bohnen fit preuve d’une grande force de caractère. Il prenait la parole et avec sa présence il parvenait à faire entendre à l’assembler la sagesse de libérer l’enfant. Et malgré l’hostilité qui régnait dans le temple nous parvenions à repartir avec le jeune Jerry. Nos cheveux claquaient des sabots en repartant vers Crimson Bay en laissant derrière nous une communauté aux pratiques interlopes et discutables.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle

Repost 0

Publié le 19 Juin 2017

Au soir du quatre Avril 1876, certains habitants de Crimson Bay avaient encore des doutes sur l’imminence du drame qui couvait dans la citée. Mais la fusillade sanglante qui éclatait devant le Gold Digger après le tour de chant de Katherine Williams la nouvelle charmante chanteuse, finissait de les convaincre. En effet ce soir là un groupe de truands à la bâtardise sans limite attendait tapis dans l’ombre, les mains crispées sur leurs Colts. Leurs yeux de coyotes perfides scrutaient chaque personne qui sortait du luxueux saloon à la recherche de leurs cibles. Ces mercenaires sans cœur ni honneur étaient en traque. Lorsque Cullen Bohnen et ses compagnons (dont votre fidèle serviteur) quittaient le Gold Digger les bandits puants déchaînaient les foudres d’une funeste fusillade. D’un bord à l’autre de la rue centrale de Crimson Bay les balles fusaient.

Les corps frappés par les morsures du métal fumant chancellent mais les hommes se cramponnent à leurs crosses. Les armes crachent de nouvelles salves de balles et dans cette nuit empestée par l’odeur de la poudre les silhouettes tombent les unes après les autres. Les corps sont meurtris et depuis leurs plaies béantes des gerbes de sang brûlant giclent et maculent le sol. Les survivants respirent fort et l’air qui s’engouffre dans leurs poumons laisse un goût de métal dans leurs bouches.

Les armes avaient finies par se taire, et après que la fumée se soit dissipée nous pouvions contempler l’ampleur du massacre et décompter les cadavres de ces vauriens qui avaient mordus la poussière. Des hommes de notre noble ville s’étaient impliqués dans la fusillade et eux aussi avait choppés du plomb dans la couenne. Heureusement pour eux que ce bon docteur Lightgow et que son assistante la sémillante mademoiselle Lili Brown sont toujours disposés à sauver la vie des héros et des vauriens au grand cœur. Mais ils ne pouvaient rien pour sauver leur ville, Crimson Bay venait d’entrer dans un état d’inquiétude et de danger exacerbé.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #Nouvelles, #jdr, #jeux de rôle

Repost 0

Publié le 12 Juin 2017

Voilà des semaines que je me traine une virgule dans la somme totale dépensée pour cette saison de vide-grenier. Je ne sais pas trop quelle place tient l’argent lorsque je chine ; ma pauvreté initiale me conduit à chiner sans trop dépenser mais ma passion pour la chine me pousse à chiner beaucoup. Et puis une fois l’objet déniché, acheté, approprié, nettoyé, je cherche toujours un peu à estimer sa valeur. Jamais la valeur supposé d’un objet n’entre en ligne de décision lorsque je chine, mais lorsque l’achat est effectué et que je découvre que l’objet vaut plus que je ne l’ai payé je ne résiste pas à la sensation grisante d’avoir fait une bonne affaire.

Si je mets en bas de page la somme totale dépensée pour chiner cette seconde saison de bibliothèque chine ce n’est pas par prétentieux ou par volonté de m’as-tu-vu ; c’est juste un moyen de jauger le prix d’une bibliothèque et démontrer que l’on peut s’en constituer une sans se ruiner. Bien sûr j’ai conscience que 33 euros c’est une somme lorsque l’on n’a rien. Mais en même temps pour cette sommes j’ai acquis plus d’une cinquantaine d’ouvrages en tout genre, photographie, science-fiction, roman, BD et poésie ce qui me semble plus que raisonnable.

Bref tout cela pour parler de deux ouvrages chinés pour la modique somme de 10 centimes ! Soi 5 centimes pièces ! En réalité ce sont des livres gratuits qu’un vendeur proposait aux gens de prendre. Pour ce prix défiant toutes concurrences j’ai choisi deux livres, deux livres seulement pour ne prendre que des ouvrages qui m’intéressent vraiment. J’utilise ces livres gratuits comme variable d’ajustement pour arrondir cette fameuse somme totale dépensée à un chiffre sans virgule.

J’ai donc prit un livre de Terry Pratchett un auteur de SF très réputé pour Les annales du disque-monde. Le livre que j’ai choisi c’est Le sauveur de l’humanité mais ne connaissant pas ce livre je ne peux rien vous en dire pour le moment à part qu’il est édité en Pocket Junior et qu’il parle d’un jeune garçon jouant à un jeu vidéo où il faut détruire des vaisseaux extra-terrestre jusqu’au moment où l’écran affiche « nous nous rendons. Ne tirez pas. ». Le second titre que j’ai pris gratuitement à cette personne qui offrait des livres c’est un roman tiré de l’univers de jeu de rôle Earthdawn. Je suis content et un peu surpris de trouver un roman tiré de ce jeu de rôle que je pensais trop marginal pour avoir inspiré des éditeurs à développer une gamme de roman. La voix de la sorcière est le second tome du cycle L’éveil de la magie.

Enfin un chiffre rond ! 33 euros dépensés

Enfin un chiffre rond ! 33 euros dépensés

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 31 Mai 2017

Lors de mes sessions en vide-grenier je n’avais pas encore eu l’occasion de chiner des lots et je chinais ma bibliothèque au coup par coup, livre après livre. Bien sûr quand je repère un livre, un jeu ou un objet qui m’intéresse sur un stand j’essaie de voir s’il n’y a pas d’autres items que je pourrais acheter pour essayer de négocier le prix. Concrètement je n’étais pas encore reparti d’un vide-grenier avec un carton ou une caisse de livres par exemple. Mais dernièrement, par deux fois, j’ai eu l’opportunité de chiner des lots de livres plus ou moins important en quantité.

C’était vers la fin d’un assez gros vide-grenier dans un village. Je m’étais levé tôt, j’avais chiné pas mal de choses qui pesaient dans mon sac lorsque j’ai repéré sur un coin de stand quelques livres issus des royaumes oubliés l’univers de campagne tiré du jeu de rôle Donjons et Dragons. Et comme je continu de rechercher des objets en liens avec le jeu de rôle je me suis penché sur le carton où se trouvaient les livres. Il y avait là cinq titres parmi les 88 édités chez Fleuve Noir et par chance cinq titres qui se suivent dans la collection ; La guerre des sorciers (64), L’épine dorsale du monde (65), Le nid des corbeaux (66), La colline du temple (67) et Le joyau du Turmish (68). Lorsque j’ai commencé le projet chiner sa bibliothèque je me souviens d’être allé chiner avec ma copine à qui je faisais découvrir le monde des vide-greniers et j’avais acheté deux ouvrages tirés des royaumes oubliés du coup cette série à un petit goût de double symbolique pour moi.

Voyant que j’étais intéressé par les livres la vendeuse me dit qu’ils sont vendus 10 centimes pièce. Forcément ça fait tilt dans ma tête et je fouille un peu plus pour voir s’il n’y a pas d’autres livres intéressants histoire d’en prendre dix et ne payer qu’un seul euro. Il n’y a rien qui me saute aux yeux mais je repère des ouvrages de science-fiction avec de jolies couvertures naïves et désuètes comme j’aime. J’en prends cinq et avec mes dix ouvrages je tends 1 euro à la vendeuse. Elle me regarde, fait une pause et elle me dit « vous savez ce que l’on va faire ? Vous allez prendre tous les livres pour 1 euro, moi ça me débarrasse et j’aime les gens qui lissent ». Sur ces mots elle attrape un sac et mets tous les livres qu’elle vendait. En tout une vingtaine de titres ; la dizaine qui m’intéressait et une autre dizaine que je n’avais pas retenu. Mais une vingtaine de livres pour 1 euro c’est un prix défiant toute concurrence.

C’est ainsi que j’ai pu acquérir neuf titre de la collection Jeunesse Poche dont les couvertures m’avaient attirées. Éditée chez Hatier et G. T. Rageot dans les années 70 cette collection est à priori une des premières collections de livres de « poche ». On trouve dans cette collection quatre thématiques abordant des genres distincts : l'anticipation (autrement dit la science-fiction), le policier, l'aventure et l'espionnage. A priori je ne connais pas les auteurs qui ont été édités dans cette collection, je ne peux donc pas vous parler des œuvres. Mais je peux vous dire que ce lot de neuf ouvrages est en très bon état et que ce détail me fait plaisir. Le reste du lot était constitué de livres jeunesses qui ne m’intéressaient pas du genre Hannah Montana, Phénomène Raven ou Harry Potter. Par chance ma mère cherche à récupérer des livres jeunesses pour les amener à Madagascar lors d’un prochain voyage du coup les livres que je ne garde pas iront continuer leurs vies de romans pour ado dans ce lointain pays. Pour ceux que je conserve il y a dans la collection Jeunesse Poche Aventure L’insaisissable contrebandier de Hugo Kocher édition de 1971, Les naufragés de l’arctique de Arthur Catherall édition de 1972, dans la collection jeunesse poche policier Sans-atout contre l’homme à la dague de Boileau Narcejac de 1971, L’affaire Mister John de François Vernières de 1971 et L’inconnu à la Houppelande de Sorensen édition de 1971. Dans la collection jeunesse poche anticipation il y a Pionniers des ténèbres de Hugh Walters édité en 1973, de Pierre Pelot Une autre terre édition de 1972, Gil revient sur Terre de A. Martel de 1971 et Le secret de Saturn de D. Wollheim édition de 1971.

Au final je garde quatorze livres chinés pour 1 euro le lot ce qui fait moins de 8 centimes pièce ce qui est un lot à un prix défiant tout. Le prochain lot dont je chroniquerai l’entrée plus tard comprends 32 livres … rien que pour les photographier ça va être long.

Encore un problème pour 10 centimes, la somme totale s'élève à 28,90 euros
Encore un problème pour 10 centimes, la somme totale s'élève à 28,90 euros

Encore un problème pour 10 centimes, la somme totale s'élève à 28,90 euros

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 25 Mai 2017

Il se trouve dans le pays où vivent les aventuriers une région importante, une ville à teneur de capitale régionale qui prospérait sous la protection d’une créature emblématique de type dragon, géant, ou n’importe quelle figure mythique suffisamment imposante pour imposer la paix. Les aventuriers, qu’ils se connaissent ou pas, se trouvent dans la ville au moment où elle porte le deuil (à priori naturel) de leur créature protectrice. Dans la ville se succèdent célébrations et cérémonies mortuaires qui marquent la fin de ce cycle. Il n’y pas à douter que des aventuriers sauront trouver un intérêt à cette situation.

Mais là où les choses pourraient devenir intéressantes c’est lorsque la rumeur enflent dans la ville et qu’elle prétend que l’âme de la créature protectrice s’est fractionnée et que les fragments se sont incarnés chez différentes personnes présentes en ce moment en vile. Le hasard faisant les choses avec doigté il est probable que nos aventuriers soient tous ou en parti possiblement porteurs d’une parcelle de l’âme du protecteur de la ville.

Que va-t-il se passer ? Une guilde ou une secte plus ou moins bienveillante peut désirer réunir les fragments de l’âme dispersée pour qu’un nouveau protecteur prenne la ville sous son aile membraneuse. Faut-il pour cela passer par un sacrifice ou un exorcisme ? Peut-être qu’une faction politique, officielle ou dissidente, veut  éviter qu’une colossale créature aux valeurs rigoristes ne reviennent faire peser sur la ville un ordre improductif et que l’organisation souhaiterai supprimer les porteurs d’âmes pour éviter qu’un nouveau cycle s’entame. Peut-être encore que cette âme procure des pouvoirs, des dons, des maladies, des symptômes qu’il va falloir trouver comment soigner, apaiser, cacher, contrôler … Nos héros pourraient-ils s’unir et contrôler la ville ? Comment gérer le vent de folie et de panique que la rumeur fait souffler dans les rues ; comment discerner les vrais des faux prophètes quand tous le monde revendique posséder une part de l’âme du protecteur ? Et si cette rumeur venait aux oreilles des royaumes voisins, que feraient-ils en apprenant que la ville n’est plus sous protection mythologique ?  

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle

Repost 0

Publié le 19 Mars 2017

Il fut donné une sépulture décente aux corps calcinés dévorés par le feu et outrager par l’horreur d’indicibles bandits. Dès lors notre petite troupe de voyage était sur le qui vive redoublant de méfiance et de vigilance. Nous ne voulions pas faire chemin  arrière mais nous redoutions que la barbarie des individus ayant commis ces crimes s’abattent sur nous. Nous progression dans un silence épais et la lumière des jours peinait à étreindre nos cœurs d’un peu de chaleur. Declan Harpe faisait œuvre de toutes ces techniques de ruse pour nous guider entre les ombres pesantes des arbres de la forêt et le péril lancinant de la terreur qui nous harcelait lorsque nous fermions les yeux.

Après une nouvelle journée de progression nous arrivions en vue d’une bicoque reculée connue dans la région comme un relais pour des voyeurs éreintés comme nous. L’idée de passer une nuit avec un toit au dessus de la tête me réjouissait d’avance et j’aurai eu tendance à baisser ma garde si notre ami et guide le demi-indien n’avait pas mobilisait notre attention nous exhortant à quelques instants encore de prudence ; des chevaux attachés indiquaient la présence d’autres voyageurs. Nous étions descendu de nos chevaux et progressions à pas prudents sur le sentier tracé par les nombreux les voyageurs qui avant nous étaient venus trouver une nuit de paix ici.

Chacun de nous sentait palpiter con cœur si fort dans sa poitrine que le battement était perceptible jusque dans les paumes de nos mains qui tenaient fermement les crosses de nos armes. Dans le ciel crépusculaire le soleil s’apprêtait à disparaître laissant se répandre dans les cieux la lumière rouge de son sang. Avant que nous ayons le temps d’héler les occupants pour annoncer notre venue la porte volait en éclats et quatre hommes furieux comme des chiens enragés jaillissaient de la baraque en hurlant. Avec une frénésie d’aliénés ils courraient sur nous, certainement ivres de haine et d’alcool, en tirant sur nous une pluie de balles mortelles.

Tout c’est alors passé très vite. Les canons de nos armes crachèrent leurs plombs dans des gerbes de poudre. Dans le chaos de la fusillade les chevaux hennissaient en s’enfuyant. Autour de nous les impacts soulevaient la poussière. L’air devenait irrespirable. La fusillade a duré quelques secondes mais l’intensité outrancière de cette confrontation donnait l’impression que nous traversions une longue guerre. Quelques secondes plus tard, le voile poisseux d’un silence interlope recouvrait pourtant de nouveau le parvis de la bicoque. Nos premiers mots furent pour compagnons afin de voir si nous étions tous en vie. Evidemment nous n’avions pas pu échapper aux morsures violentes des plombs dans nos chairs mais tous nous étions vivant ce qui n’était pas le cas de nos agresseurs.

Nous pourrions croire que c’est la main d’un dieu de miséricorde et de vengeance qui a guidé nos gâchettes pour défendre nos vies, mais je crois plus prosaïquement que si nous nous en sommes sortis c’est parce que nous avions bien plus à perdre que nos assaillants. L’homme qui sait ce qu’il peut perdre sait ce qui le raccroche à la vie et dans les moments où la faucheuse est sur le point de faire basculer le plateau où elle tient votre âme du côté des enfers cela peut vous sauver.

C’était une erreur d’appréciation, tous nos assaillants n’étaient pas morts. L’un deux pourtant blessé à mort à la poitrine continuait de vitupérer contre sa pitoyable fatalité. Nous avons voulu offrir à ce pauvre homme l’opportunité d’une ultime rédemption mais alors que nous cherchions à recueillir sa dernière confession l’homme fulminait toujours. Sur son flanc nous pouvions voir le sang buller depuis la plaie béante qui le déchirait. Au lieu de demander pardon l’homme a revendiqué son sort en avouant que c’était lui et ses frères qui avaient commis l’attaque du prospecteur ainsi que le meurtre et le viol de sa famille.

Si la mort n’avait pas emporté ce rejeton du diable à ce moment précis je suis sûr qu’il aurait continué d’avouer et de revendiquer d’autres barbaries. Je suis convaincu qu’aujourd’hui ces monstres ne manquent à personne. Lorsque fut venu le moment de rassembler les biens, panser nos blessures et reprendre le voyage nous avons découvert les actes de propriétés qui avaient été usurpés au prospecteur. Une famille morte pour quelques feuilles de papier …

Nous avons aussi réalisé que les quatre corps étendant devant nous qui se vidaient de leurs sangs par les trous que les balles avaient laissés dans leurs entrailles n’étaient autre que le gang des frères Jeffret. Sans surprise malheureusement leurs têtes étaient mises à prix. Avant de devenir les bandits odieux qu’ils étaient devenus les frères Jeffret ont connu et commis la guerre. Cette implacable guerre qui avait fait tressaillir tellement de familles dans notre pays, cette irrémédiable guerre qui avait déchiré tellement d’âmes dans notre pays. Si longtemps après, si loin du front, nous payons encore pour les horreurs de cette guerre civile. Combien d’hommes, de soldats, de mercenaires, de jeunes garçons enrôlés, ont été marqués et façonnés par les drames incessants de la guerre et aujourd’hui errent comme des âmes torturées inadaptées à la vie moderne qui nous offre une seconde chance ? Combien de temps allons-nous souffrir des blessures de guerre comme les Jeffret ? Seul l’avenir nous le dira.

Fin.

Ray Nilwood

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle, #recyclage, #Deadlands

Repost 0

Publié le 18 Mars 2017

Cela faisait quelques semaines que je travaillais à un dossier susceptible de déboucher sur un scoop. Mais mon papier piétinait. Je me résolvais à quitter Portland et ses faubourgs où tout avait commencé afin de me rendre à Crimson Bay dans l’idée que la petite bourgade recelait des éléments qui pourraient débloquer mon article.

 Je conseille à tous les hommes désireux de réellement connaître un lieu et sa population de s’y rendre à cheval et non en train. Certes le confort et la modernité du chemin de fer vous permettra d’y arriver plus vite et plus frais. Mais si vous n’entreprenez pas un véritable périple éreintant et difficile qui vous imprégnera de la poussière et de la sueur sous la chaleur étouffante des jours, de l’insécurité des nuits sous les étoiles d’un ciel glacé, ou de l’imperceptible étrangeté de la nature sauvage qui a formé ce décor alors vous passerez à côté de l’objet de votre quête. Si vous souhaitez vraiment entrer dans l’esprit d’une personne rappelez-vous que c’est son environnement qui a façonné son esprit et qu’en vous imprégnant de l’expression sous jacente du paysage vous serez en mesure d’acquérir le meilleur outil de compréhension.

C’est pour cela que je décidais de me rendre à Crimson bay à cheval. J’embauchais un guide, un certain Declan Harpe à moitié indien et à moitié américain. Il acceptait de me conduire jusqu’à Crimson Bay en  passant par les chemins de traverses. Nous nous mîmes en  route accompagnés de deux autres voyeurs préférant comme moi le souffle de la nature à celui charbonneux de la locomotive. Les premiers jours de voyages étaient sereins, Declan Harpe aussi bon guide que trappeur menait le trajet sans heurts.

Arrivés à mi-chemin les sens de notre guide furent  alertés par un sombre présage ; un peu à l’Ouest de notre route une colonne chancelante de fumée grisâtre défigurait le ciel. Il fut décidé de nous dérouter afin  d’identifier la nature de ce mauvais augure. En nous approchant avec prudence nous eûmes l’horreur de découvrir un charriot renversé et le spectacle terrifiant de quatre corps sans vie auxquels quelqu’un avait mit le feu. Le brassier malhabile n’avait pas encore dévoré toutes les chairs et nous pouvions reconnaître les cadavres profanés et en parti calciné d’un homme, de sa femme et de ce que je supposais être leurs deux filles.

Il faut déjà avoir accepté de réveiller le monstre qui sommeil en chacun de nous pour rançonner d’honnêtes gens et jouir sans remords de leurs biens. Mais il faut avoir abandonné tous espoirs en la nature humaine et avoir consommé la chair sanguinolente du monstre errant dans notre âme pour s’adonner au meurtre, au viol et à la torture d’innocentes personnes.

 

à suivre ...

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr, #recyclage, #jeux de rôle, #Brainstorming, #Deadlands

Repost 0

Publié le 11 Février 2017

J’ai déjà chroniqué au moins une fois, peut-être deux, l’arrivée de livres dont vous êtes le héros dans mes trouvailles de vide-greniers. Et cela même si j’hésite encore un peu à chroniquer ces livres dans la bibliothèque chinée ou de l’autre côté du miroir dans mon autre blog où j’invoque les objets relevant de la culture populaire et de la culture rôlistique. Clairement ce sont des livres et ce sont des jeux, des livres à jouer et je dirai même des livres à jouer des rôles, ils donc assez naturellement que ces livres dont vous êtes le héros devraient être bi-classés.

J’avais donc déjà souligné l’entrée de quelques exemplaires de ces livres jouables puis j’ai attendu la fin de la saison entière des vide-greniers pour grouper dans un seul article les nouveaux livres dont vous êtes le héros qui entrent dans la collection.

Et je commence avec un livre dont vous n’êtes pas le héros, je veux dire que ce n’est pas explicitement un livre de cette collection-là mais qui reprend les codes de l’aventure à rejouer soi-même avec son livre comme seul partenaire et guide. Il s’agit des Histoires à jouer un ouvrage de Fabrice Cayla et Jean-Pierre Pecau deux auteurs français qui proposent ici de vivre Le voyage d’Ulysse. Un jour je ferai jouer une relecture de cette épopée mythique en jeu de rôle, oui un jour … Un livre acheté pour 50 centimes qui est en très bon état malgré ses trente ans.

Dans la collection Défis Fantastiques, Un livre dont vous êtes le héros écrit par Steve Jackson et Ian Livingstone Le Vampire du château noir. On quitte la fantasy habituel de la série du Loup Solitaire dont j’ai déjà chiné deux exemplaires pour se rendre au cœur de la forêt sauvage de la lointaine Mauristasie … dans vampires, des loups-garous, des femmes fatales du grand classique. Un livre que j’ai dégoté pour 20 centimes ce qui est plus qu’appréciable pour le chineur que je suis.

Je continue dans la même branche avec un livre dont vous êtes le héros écrit par J. H. Brennan : Les maîtres du mal, le quatrième et dernier tome de la série Loup*Ardent. Une série dont je n’ai encore lu aucun volume donc une série dont je ne peux pas vous parler si ce n’est pour dire que je l’ai trouvé pour 50 centimes et qu’il est en super état.

Pour terminer, le dernier livre dont vous êtes le héros récolté en 2016 dans la saison des vide-greniers, c’est L’Île du Roi Lézard écrit par Ian Livingstone. Alors que les autres ouvrages évoqués plus haut sont tous en super état même si certains ont été très légèrement crayonnés au niveau de la fiche de personnage, l’île du roi Lézard est dans un état bien plus usé ; écorné, scotché, c’est un bouquin qui sent le vécu et les XP. Une île de feu, des hommes lézards qui montent des dinosaures, un commanditaire alien, une aventure haute en couleur qui m’a offert un beau dépaysement pour 50 centimes seulement.

Avec ces quatre ouvrages et après vérification avec les trois ouvrages précédemment chroniqués la saison 2016 des vide-greniers m’aura permis de trouver sept livres dont vous êtes le héros ou apparentés. Je me souviens encore du jour où je suis tombé sur tout un carton de livres dont vous êtes le héros, il y en avait une quinzaine et la vendeuse en demandait 20 euros. Je ne voulais pas dépenser autant d’un coup, surtout que ça devait être mon budget pour le week-end, et malheureusement je n’ai pas réussi à négocier le lot pour moins cher. Ce n’est pas grave, il y aura d’autres aventures cette année.

Et voilà pour 137,7 euros la somme totale de la bibliothèque chinée
Et voilà pour 137,7 euros la somme totale de la bibliothèque chinée

Et voilà pour 137,7 euros la somme totale de la bibliothèque chinée

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 7 Février 2017

Il y a un début à tout et à toutes choses qui débutent il y a une préquelle, un geste anodin qui ne s’inscrit pas dans la volonté revendiquée comme conscience mais qui porte déjà en lui les germes de la nature de ce qui va devenir / advenir. Ainsi avant que je formalise mon envie de lancer le projet chiner sa bibliothèque et la série d’articles où la chronique mes trouvailles il y a eu des vide-greniers et des jours de chines où je rentrais déjà avec des ouvrages chinés en me disant que ça pourrait entrer dans une case que je n’avais pas encore définie. Un peu influencé par les communautés de chineurs geek que je suivais sur Youtube et qui partagent leurs trouvailles autour du jeu vidéo, j’avais envie de trouver mon prétexte pour chiner.

Dans cette préhistoire je chinais par exemple avec l’idée de ramener principalement des objets en lien avec le jeu de rôle.

Alors que je réfléchissais à trouver l’étiquette à coller sur mes envies de chine formaliste, je continuais de me promener dans les vide-greniers dès que possible. Et un jour où nous étions en vacances avec mon amie j’ai trouvé trois romans adaptés d’un univers de jeu de rôle bien connu des rôlistes à savoir les Royaumes oubliés.

Derrière le nom des Royaumes oubliés (ou Forgotten Realms en VO dans le texte) se trouve un des plus fameux décors de campagne pour le jeu de rôle Donjon & Dragon. Cet univers est un classique, un monde imaginaire dans la grande tradition de la fantasy avec de la magie, des héros et des monstres et des aventures épiques qui s’offrent aux grands cœurs. En plus d’être le berceau de nombreuses campagnes de jeu de rôle, cet univers a essaimé sa mythologie narrative sur d’autres formats, notamment un très grand nombre de romans et des jeux vidéo très réussis.

Chacun des trois romans que j’ai achetés ce jour-là, appartient à une trilogie ou une saga différente et je confesse que je ne les ai pas achetés pour les lire mais pour le plaisir de trouver des objets en relation avec le jeu de rôle. Si un jour je parviens à réunir les tomes d’une même saga alors je prendrais peut-être le temps de les lire, mais ce n’est pas à l’ordre du jour. Reste que ces trois livres, La fontaine de pénombre de la trilogie des héros de Phlan, Les liens d’Azur de la trilogie de la pierre du trouveur et Le nid des corbeaux dans la séquence des cités peuvent être considérés comme les trois premiers ouvrages du projet chiner sa bibliothèque même si l’idée et le nom de cette série de chroniques me sont venus un peu plus tard. Et c’est pour cela que je voulais les chroniquer ici. De souvenir il m’avait coûté 50 centimes par livre. Pour ne rien gâcher ces livres sont en super bon état.

Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée
Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée
Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée

Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 7 Janvier 2017

cas je me pose souvent une question qui me semble assez similaire et qui se demande grosso modo comment un univers med-fan pourrait évoluer jusqu'à un stade de développement qui pourrait ressembler à notre stade de développement actuel.

Parce que finalement, la civilisation humain à mit assez peu de temps à évoluer depuis les prémisses de sa culture jusqu’à la forme que nous lui connaissons. Si nous prenons comme point de « départ » arbitraire la fin de la préhistoire alors il nous aura fallu un peu plus de 5000 grosses années pour parvenir à une humanité comme nous la fréquentons actuellement. Sans préjuger de la qualité de ce stade de développement de la race humaine, j’ai la sensation que ce fut rapide. Or dans les univers med-fan j'ai toujours la désagréable impression que le temps et le monde son figé dans un présent éternel. Il y a des chronologies, des guerres, des destructions et des naissances d’empires bien sûr mais pourtant j’ai toujours la sensation d’être dans un monde à la dynamique sociale / culturel / technologique / mythique assez plate. Je ne dis pas que c’est le cas dans tous les jeux, et justement Warhammer est porté par une dynamique souterraine assez puissante qui pousse la société à évoluer, mais trop nombreux sont les jeux qui semblent camper dans un temps qui me paraît plus long que celui qu’il a fallu à la race humaine terrienne pour évoluer.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #jdr, #jeux de rôle, #retard, #recyclage

Repost 0