1793 ème jour d'écriture : Plus de vodka et moins de culture

Publié le par Ceci est un blog

Avec l'avènement des réseaux sociaux et leur envahissement [envilissement] par le piaillement décontracté de ceux que l'on nomme les jeunes nous nous trouvons dans un système où la parole adolescente est à la porté de tous, toi et moi y comprit. 

Ces mêmes jeunes nous conchient volontiers dessus en pensant que passé 30 ans on oubli ce qu'a été notre jeunesse ; détrompez vous, moi, je vous écoute et j'essai de comprendre, sous entendu de mettre en perspective votre jeunesse et toutes les autres jeunesses - la mienne y compris -. Aujourd'hui des gamines à peine pubères revendique très fièrement une vie de sexe, de drogue et de vodka ; déjà c'est remarquable, le rock n roll a été viré de l'équation. Autrement dit les jeunes ont viré la culture du slogan sex drugs and rock and roll. Plus de vodkas - à coup sûr frelatées - et moins de culture, cela peut sembler con, mais c'est important ... On entend donc cette jeunesse revendiquer le sexe, la drogue et la mise à sac de la conscience par l'alcool parce que c'est cool. 

Petits cons !

Ne croyez pas que je reproche à la jeunesse de vouloir baiser à orgasme rabattu, il est question de leur cul et ils en font ce qu'ils veulent, pareils pour la drogue et l'alcool je ne suis pas là pour jouer les chastes rabat-joie. Mais ce qui me met en colère, ce qui me déçoit et me fait pisser froid c'est que cette jeunesse idiote pense qu'ils sont les premiers et les seuls à avoir conquit ce mode de vie. Ils ignorent jusqu'à la caricature la beat génération 1950, les hippies 1960, les libertins du 16ème siècle ou encore les surréalistes 1920. Notre jeunesse, baise, bois et re-baise et re-bois sans but, sans logique, sans épaisseur, sans ambition. 

Baiser et se dévergonder sans ambition, des orgies sans ambitions, petits cons vous êtes donc si vides ? 

Ils sont tristes ? 

Ils pensent que baiser, boire et se conforter aux images médiatiques savamment orchestrées par les publicitaires, c'est ça être libre ou être révolter ou vivre intensément. Mais quand on baise comme dans la télévision, quand on boit comme dans internet on est toujours qu'un mouton. Et quand le système à recycler le foutre de l'insoumission pour en faire de la bonne soupe qu'il sert à la jeunesse qui croit que cette soupe au foutre a le goût de l'irrévérence alors le système a gagné et l'individu à perdu. 

J'ai longtemps fantasmé sur la sexualité prétendue débridée de cette jeunesse, parce que je crois que la sexualité porte en elle les germe de la révolution, la sodomie et la fellation sont des gestes aussi révolutionnaires que de balancer un cocktail Molotov sur un fourgon de CRS. Mais je réalise à l'entendre que la sexualité de la jeunesse n'est pas empreinte d'envergure, d'idéologie, d'ambition, de valeur, de panache, de politique, ce sont juste des pénis des dans cons et des langues dans des culs. 

Mais qu'est-ce qu’une société peut espérer si sa jeunesse ne la fait plus bander ? Je suis sûr qu'aujourd'hui les pucelles et les puceaux, les jeunes femmes et les jeunes hommes baisent comme des vieux, je suis sûr qu'ils baisent comme des vieux le samedi soir entre Patrick Sébastien et Ruquier. Cette jeunesse ne cherche pas l'extase ou la transcendance par le sexe ou par la drogue. Ils ne cherchent même pas à exorciser leurs démons. Non, ils baisent. Point à la ligne. Rien de plus.

Cette jeunesse qui ouvre grand sa gueule et ses cuisses n'est qu'une machine à banaliser la révolution, à tuer dans l’œuf, la couille ou l'ovaire la conquête de soi, de l'extase et de la révolution. Quelle tristesse. 

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