La grande Exile

Publié le 22 Février 2016

Quelques parts, dans une dimension non parallèle et non euclidienne, une fêlure à couru le long du le chant des possibles et une bulle de réalité s’en est échappée pour constituer un globe de réalité orphelin. Il se trouve en nul lieu identifiable par la science, qu’elle soit avancée ou traditionnelle, ni par aucuns des mythes et des légendes des magiciens et des sorciers. Aucune être doué de conscience ne sait où se trouve cette bulle de réalité, non aucun. Parmi les voyageurs interdimensionnels et parmi ceux qui mènent leurs avatars entre les plans d’existence quantique personne n’est capable de percevoir ni de ressentir la présence et l’emplacement de ce globe de réalité orphelin.

Et pourtant il existe. Hors de tout, il existe.  

Il arrive que ce globe de réalité orphelin provoque des failles, des tunnels, ou des entonnoirs statistiques qui déchirent la surface d’autres réalités définies dans des plans et des dimensions identifiés et qui mènent de manière éphémère jusqu’à lui. Les failles qui s’ouvrent sont à sens uniques, d’ailleurs vers ici. Un point c’est tout. Elles fonctionnent comme des trous noirs dans lesquels on peut être aspiré mais d’où l’on ne peut pas en ressortir. C’est un fait établi empiriquement par tous les êtres pensants qui ont échoués ici. Tout le temps passer par une personne douée d’intelligence qui reste en vie pour consacrer son temps à l’étude, la recherche, la science et la magie ne suffit pas pour comprendre comment quitter le lieu ; sorcier, dieu, machine, homme de science et de lettres, aucun savoir, aucune magie n’est en mesure de percer les ténèbres qui nimbent ce mystère lui-même drapé dans le secret.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #SF, #ébauche

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