De mon imagination

Publié le 21 Février 2016

Nous pourrions penser que l’imagination est une chose acquise. Telle personne en possède, telle autre personne en est dépourvue ; nous voudrions pouvoir penser comme cela par c’est facile, simple et ça déculpabilise ceux qui n’en n’ont pas de ne pas en avoir. L’imagination pourrait donc être une forme de fatalité. En réalité je ne sais pas ce qu’il en est de l’imagination. Je suis un écrivain, j’ai la prétention d’être créatif, et pourtant je suis incapable de dire ce qu’est l’imagination. Je ne sais même pas si j’en possède, ni en qualité ni en quantité.

Comme tout le monde mon esprit a ses lubies ; dans l’imaginaire j’ai des zones de conforts. Je n’en ai pas qu’une seule, je n’en ai pas mille et aucune n’est réellement fixe. Mais je sais qu’il y a des thèmes, des sujets, des détails à l’intérieur de thème, des variations au sein des sujets, sur lesquels mon imaginaire vient et revient.  Je peux dire cela, mais cela ne dit pas l’imagination.

Je me dire mes lubies comme d’autres diraient leurs névroses. J’y vais parce que c’est agréable et parce que c’est facile. Et si je me demande si cela est bien de l’imagination c’est que je n’invente rien, je n’innove pas. J’envoie mon esprit sur un détail et je le laisse broder. J’envoie mon esprit là où il est bien et je le laisse rejouer encore et encore les mêmes choses, tous les soirs par exemple, toutes les nuits d’insomnies, durant tout mes trajets en voiture, je ressasse le même concept, de la même manière, avec mon  unique outil, celui qu’est mon esprit.

Dit ainsi ça semble stérile et vain, mais vu de l’intérieur, je sais qu’émergent des nuances, des brèches et que je vois cela comme de l’imagination. Mais ai-je raison ?

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #Réflexion

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