Et si la poésie ?

Publié le 6 Mai 2015

Les dieux eux aussi - s’excusent ? - ne dérogent pas à la règle.

Là où il n’y a qu’une seule loi, ou une loi solitaire.

Eux comme moi et moi comme dieu, un dieu repenti sans aura ni auréole.

Les gens sont athées de moi, et moi - moi dans l’entier du moi - je suis atterré.

J’écris des lignes de couteau, d’autres écrivent des lignes de balles.

Il y a des révolvers pour les rebelles, juste des mots pour les pauvres clowns.

Je suis un clown - dieu est un clown aussi -.

Je n’écris pas j’aboie.

Je n’aboie pas je creuse.

Je n’ai aucune arme chargée ; et moi je creuse.

Une croisade de l’intérieur ; comme commettre un crime de haine à l’encontre de soi.

Les canonniers cryptiques tirent des salves de fumée et se cachent derrière.

Qu’importe les lignes de front, elles sont toujours devant la fumée.

Et les auteurs derrière.

Les canonniers au milieu ; c’est la loi du milieu - l’écriture une mafia de soi -.

Et à la fin il reste toujours la même chose, un homme qui retire ses chaussettes.

Une queue de poisson dans le ventre du porc ; Namazu porcin pour singer la force de la nature qui passe sous mes pieds.

Namazu

Namazu

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Publié dans #poésie, #Namazu, #Je est un Blog

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nicole 07/05/2015 07:35

pleurer parce que c'est beau et parce qu'il y a du desespoir

nicole 07/05/2015 07:34

il fait pleurer ton texte, peut être parce que je suis ta mère

Ceci est un blog 07/05/2015 09:46

Il ne faut jamais pleurer quand je fais de la poésie, ma poésie n'est que posture, elle creuse l'air du temps et singe ce que je suppose être poétique. Sérieuse, je fais de la poésie empirique, de la poésie de position et non de la poésie de ressenti ; enfin si ça te fait pleurer ça fait dire que même sans le ressenti je suis plutôt doué pour singer ce que je suppose être poétique :)