Je suis à l'heure

Publié le 10 Avril 2017

J'aime beaucoup le ressenti général laissé par la lecture de la poésie. Si j'étais pointilleux à rechercher à tout prix à formuler une critique pour faire réfléchir l’auteur ou le lecteur alors ma critique se porterait sur l'image au fronton d’un poème. En couverture ou en couvercle, il y a des créateurs qui dans le sens de ma stupeur clouent au pilori de leurs poésies une image, une photo, un dessin, une illustration. Quelque soit sa forme graphique en règle générale je trouve la présence illustrative d’une poésie redondante et au fond parfaitement inutile. L’auteur de poésie, le poète ou la poétesse, doivent avoir un peu plus de confiance dans les mots de leurs poésies. Car ce sont eux, les mots, qui portent seuls et très bien l'émotion que le poète cherche à véhiculer. Ils n'ont pas besoin de ces images pour être plus fort les mots. Je vais jusqu’à penser que l’image en incipit d’une poésie est une flaque d’eau insipide, je trouve qu'elle agit à l'inverse du mouvement poétique en préparant le lecteur à ce qu'il faut lire rendant sur le coup le lecteur moins apte à être cueilli par l'émotion. Et ici, en mes pages de blog, lorsque j’ai l’impression de déposer une verve poétique je l’expurge toujours d’images et à l’inverse lorsque je sens la médiocrité de la publication devenir menaçante j’ajoute alors une image. Et peut-être que je pinaille mais l’image qui vient après le texte n’a pas le même danger et pas le même impact que l’image de couverture qui agit comme un couvercle qui ferme la poésie sur un pilori souvent mal choisi.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #poésie

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