Jour # 1083 je suis un cochon

Publié le 12 Juin 2012

la mélodie du bonheur, horreur et malheur en petite musique, à la bonne heure mes petites dames c’est l’heure du loup et des grandes dents ; le quai des édentés grouille de gueules cassées, de femmes casées et de tête de con, le nez de cochon et la queue en tire-bouchon, le train partira bientôt embarquant tout ce petit monde des halloweens vers les bas fonds d’une ville fourmilière ou ça grouille et ça grouille et encore ça grouille parce que les villes ont toujours des entrailles à alimenter en chaire humaine ; le train des intestins, train-train gastrique dont les rails raisonnent de borborygmes gloussants - il est délicieux d’être libre pour pouvoir écrire borborygme - dont l’écho remontre jusqu’au fenêtres bourgeoises de la ville, petite mélodie organique dont la source onanique vient du fond du centre, du ventre sous le cœur ; le cœur n’est qu’un effet de façade qui comme l’arbre cacher nos forêts intérieur, organique, orgasmique, je suis une ville pleine de tête de cochon, je suis un île qui ma mangé Circé et qui transforme ces habitants en cochon et moi-même aussi un peu, cochon ou cochonnaille je fais du gras plus que le porc, je fais l’esthète et l’hédoniste, je fais du cuir et de la couenne, je fais le cochon mais jamais le phacochère, je suis le cochon hédoniste et esthète qui sait comme se satisfaire de ce qui n’est pas la fange mais la couche des autres, je suis une ville de cochon, un élevage porcin, je suis le lisier et le roi tonnerre ; je suis à toi, je suis à moi et un petit peu atmosphérique parfois aussi

 

# cochon # boucherie # et poésie

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