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Publié le 22 Février 2017

[...]

J’étais la petite fille qui jouait à la marelle

Elles disaient que je n’irai pas au ciel

Menteuses ! Je n’en étais qu’à quatre degrés d’y être.

Mon paradis pour leurs enfers ! Foutaises simiesques !

Je me rappelle de la colère que je minais.

Le chien aboyait.

Les passants ne nous regardaient même pas.

Nous jouions dans la rue avec personne pour soudoyer nos jupes.

Personnes pour regarder nos cheveux.

Nous aurions pu partir en fumer.

D’ailleurs mon amie Sophie apportait quelques fois des cigarettes tirées dans le paquet de sa grand-mère.

Nous avions l’âge des marelles et nous ne cachions même pas pour allumer nos cigarettes.

Nos quintes de toux prenaient des tours de fous rires.

Nos ballerines roses écrasaient ces cigarettes à peine consumées.

Et nous reprenions notre conquête de l’enfer ou du paradis.

Cela dépendait des secrets que nous voulions camoufler.

Le futur c’était trop loin pour nous inquiéter.

Nous n’imaginions pas devenir des femmes, notre présent c’était l’éternité.

Nous n’imaginions pas qu’il fallait croire en dieu non plus.

Nous étions les seules du monde dans cette rue, avec juste un univers de craie.

Et tout à basculé dans l’instant d’après.

Les pneus qui crissent au coin du boulevard.

La taule qui se déforme, la mécanique qui rompt lorsque le mur intervient.

Le corps démembré ensanglanté qui nous regarde d’un air mort.

Une flaque d’urine danse sous la jupe.

Je suis stupéfaite de voir la mort en face.

Elle entre dans nos jeux comme le chien qui marche sans voir la marelle.

[...]

Fiction à une aile

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #Fiction

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Publié le 26 Mai 2015

Elle s’était mise nue, sur la plage, comme le font tous ces naturistes impudiques et un peu vulgaires qui témoignent régulièrement dans les émissions de télévision pseudo sérieuses et prétendues non voyeuristes. Se retrouver nue devant son père ce n’est pas censé être problématique quand on est enfant, petite fille au bain ou gamine qui porte encore des couches. Mais son père elle ne l’avait jamais connu, jamais avant ses 16 ans et son irruption impromptue dans sa vie. Elle n’avait jamais été nue avant cela devant lui et lui n’avait jamais nu devant elle. En retirant le bas de son maillot elle se demandait si ce père nouveau, du fait de l’avoir engendrée dans le vagin de sa mère, avait par nature les bases non érotiques du rapport père fille, ou bien n’était-il rien d’autre qu’un autre homme nu devant elle nue aussi dans une tension érotique des corps attirés ? Elle avait voulu détourner son regard du sexe de son père quand l’homme sans chichi c’était mis nu sur cette plage déserte. Mais ces quelques secondes de refus lui avait semblaient être d’une tension énorme et étouffante alors elle avait regardé en face l’enjeu de cet inceste d’impudeur. Elle avait regardé le membre viril de l’homme disant être son père, son corps nu était tanné par le soleil, pas une parcelle de peau qui ne soit pas frappée et usée par le soleil, il était comme une poupée de cuir. Cela l’avait rassurée, elle se sentait un peu plus à son aise en déployant son corps à la nudité, comme si elle était cette petite fille que son père conduit sous la douche, sans arrière-pensée. Elle était rassurée oui, mais naissait presque instantanément une frustration. Que faire quand on est nu à nu avec un homme presque un étranger qui ne soit pas l’expression d’une lutte érotique ?

Dans l'ombre du père

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Écrire, #extrait, #autofiction, #fiction

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