Articles avec #videgrenier tag

Publié le 15 Septembre 2016

Cette fois c’est la bonne, l’introduction que je voulais écrire hier c’est transformée en article fleuve sur l’avant, sur l’après, et sur le plaisir de mener ce projet. Jusqu’à présent je faisais généralement les chroniques d’entrées de livre dans l’unité de temps d’un vide-grenier, parfois je scindais en deux quand j’avais fais beaucoup d’achats le même jour mais là je vais faire l’inverse. Je réuni quatre achats éparses et je fais ici la chronique de quatre nouvelles entrées, pour cinq livres chinés cet été au hasard d’août ou de juillet et qui, les jours où je les ai trouvés, étaient mes seuls achats de livre.

Pour commencer parlons du livre Réseaux D’ombres de Rémy. Pas besoin d’en dire plus, je crois que tout est dit, tout est là. Mais comme je suis d’un naturel prolixe je vais quand même en dire plus. Ce jour là c’était un grand vide-grenier, beaucoup d’exposant, beaucoup de soleil, beaucoup de chaleur et j’avais déjà fais quelques achats côté jeux vidéo et jouets. J’étais loin d’être bredouille, mais j’avais ce sentiment d’incomplétude de revenir d’un vide-grenier sans un livre pour le projet chiner sa bibliothèque. Je fouinais donc avec plus d’attention dans l’espoir de trouver un ouvrage qui m’interpelle à un bon prix et ce jour là curieusement les vendeurs avaient des prix audacieusement hauts pour des livres. Je fini par tomber sur cette couverture et là directement j’y ai vu un message. Rémy réseaux d’ombres, Rémy, avec un i grecque comme le mien, comme les vrais Rémy. Je ne savais rien de l’ouvrage mais m’étant senti concerné j’ai demandé le prix. Enfin un livre à 50 centimes, un livre que j’ai pu acheter. Sans me faire plus bête que je ne suis avec son titre et ses empreintes digitales bleues et rouges je supposais un roman sur la résistance. Certes, je n’ai pas été non plus très malin puisque j’ai cru que le Rémy sur la couverture faisait parti du titre, non c’était l’auteur, colonel Rémy, héros de la résistance. Je n’ai même pas acheté le livre pour sa couverture, ni pour sa tranche rouge rosie par le temps et l’eau, non je l’ai acheté pour son titre et donc je n’en connais pas le contenu. Pour ce que j’en ai feuilleté ça semble être une forme de témoignage biographique du colonel Rémy.

Comme vous pouvez le voir Rémy Réseaux d'ombres contient pas mal de code et de documents en plus du texte

Comme vous pouvez le voir Rémy Réseaux d'ombres contient pas mal de code et de documents en plus du texte

Chiner sa bibliothèque #23

Autre jour, autre lieu, mais encore un livre à la tranche rouge. Cette fois un livre de poésie. C’est devenu ma lubie, ma quête et mon jeu, revenir le plus souvent possible avec de la poésie. J’ai du retard à la lecture des classiques et des autres poètes, et maintenant que j’ai fais la paix avec la poésie j’ai plaisir à rattraper ce temps passé à la maudire ou à la détester. Est-ce que Mallarmé est un classique ou un autres je vous laisse seuls juges. Je l’ai un peu étudié à la fac, surtout son poème Jamais un coup de dés n’abolira le hasard qui m’avait laissé un sentiment de sidération positif. J’étais donc en joie de tomber sur du Mallarmé en vide-grenier pour 1 euro. Il s’agit de l’ouvrage Poésies, Anecdotes ou Poèmes, Pages diverses. En feuilletant la page de garde je lis que l’ouvrage ne comporte pas Un coup de dés, c’est une toute petite déception vite oubliée, je dois même dire que ça m’a fait sourire parce que même si Mallarmé est un fameux poète je n’avais lu que ce poème de lui, et me voir notifier noir sur blanc que le seul poème que je connaissais n’était pas de le livre j’y ai vu une amusante ironie.

Troisième ouvrage on change de registre. J’ai acheté un livre qui se nomme Lara Croft les carnets secrets aux éditions Albin Michel. Je ne sais pas s’il faut encore faire les présentations, mais au cas où, les gens voici Lara Croft une des premières icônes du jeu vidéo à dépasser son média d’origine, Lara voici les gens qui n’ont peut-être jamais joué à un de tes jeux Tomb Raider mais qui te connaissent sûrement de nom. La première chose que j’ai regardé en feuillant l’ouvrage c’est son année d’édition, parce que si dans l’absolu je ne suis pas un grand fan des jeux vidéo Tomb Raider je suis plutôt fasciné par les figures de la culture populaire. Et je crois pouvoir dire sans trop faire d’erreur qu’en France Lara Croft est la première figure du jeu vidéo à transcender son rôle de star du jeu vidéo pour devenir durant quelques temps star à part entière, une vedette. C’est à cette époque que Lara Croft personnage devenue star faisait de la publicité pour d’autres produits que le jeu vidéo. En 1998 & 1999 nous pouvions voir Lara Croft nous vendre des voitures Seat. Bien sûr les pubs reprenaient les codes du jeu vidéo mais c’était quand même un signe que l’aura de Lara avait dépassé le cadre de la Playstation. Et justement ce livre date de 1999. C’est ce qui m’a convaincu de le prendre pour 2 euros, il est le témoignage d’une époque et l’on a cherché à créer une personnalité médiatique de toutes pièces à partir d’un personnage de jeu vidéo. Aujourd’hui si l’on veut une starlette bon marché il suffit de piocher dans le vivier de la télé réalité, mais au début du siècle notre société culturelle a piochée dans le jeu vidéo. Le livre Lara Croft les carnets secrets se lit comme un dictionnaire, à chaque lettre sont associés six entrées qui sont autant d’accroches pour de petits paragraphes rédigés comme si Lara répondait elle-même. Les visuels peuvent prêter à sourire, le concept même de faire parler Lara comme une personne peut mettre mal à l’aise tant on se demande quelle était la cible de cette ouvrage, mais si on regarde cela comme une œuvre d’art, une tentative unique dans le temps je trouve ce livre parfaitement intéressant.

Les poses choisies pour Lara sont toujours assez tendancieuse même si dans le texte Lara dit détester être vue comme un sex-symbol

Les poses choisies pour Lara sont toujours assez tendancieuse même si dans le texte Lara dit détester être vue comme un sex-symbol

Avec ces derniers achats j'ai dépensé 46,4 euros pour la bibliothèque

Avec ces derniers achats j'ai dépensé 46,4 euros pour la bibliothèque

Un jour mon regard a été attiré par les couvertures noires et mauves aux aspects polardisantes de deux livres assez minces. Je ne connaissais pas l’auteur, je ne connaissais pas les titres mais l’esthétique de la couverture et la quatrième de couv’ assez laconiquement orientée polard m’a poussé à demander le prix. C’était 20 centimes le livre, 40 centimes pour Sous influence et pour Ultime voyage de Christopher Pike. J’ai cessé de réfléchir, j’ai payé et je suis parti. Je pensais avoir acheté de la littérature de gare, du polard de salle d’attente que je comptais mettre aux toilettes et c’est d’ailleurs ce que j’ai fais. D’ailleurs les livres ne sont pas mauvais, et se lisent sans difficultés ; s’il doit y avoir un petit hic c’est que l’auteur, Christopher Pike fait dans la littérature post jeunesse, ce sont donc de bonnes petites histoires tendance noires pour ado, ce qui n’est pas en soi une critique d’ailleurs mais ça explique parfois la minceur de l’intrigue.

Avec cette chronique des retours éparses de l’été je suis presque à jour dans mon projet chiner sa bibliothèque. Il me reste à faire une chronique groupée sur les livres dont vous êtes le héros trouvé tout au long de l’été et une fois que cela sera fait je n’aurai plus que mon dernier vide-grenier à vous chroniquer pour être à jour. Si je suis capable de faire ça dans la semaine c’est guinguette !

En bonus je vous laisse avec les pub Seat où Lara Croft jouait.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #brocante, #videgrenier, #vide grenier

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Publié le 14 Septembre 2016

Lorsque j’ai débuté le projet chiner sa bibliothèque j’avais une idée assez précise de ce que je voulais que ce soit et en même temps je ne savais pas trop à quoi cela allait ressembler ; et cela nécessairement car un des plaisirs de ce genre de projet c’est que je ne sais pas quels livres je vais rencontrer. Je ne voulais pas décider à l’avance d’une ligne éditoriale et me restreindre à un genre, une époque voir à une maison d’édition. Je savais qu’avec les temps de grandes lignes émergeraient et permettraient de dresser un portrait plus précis de ce projet de bibliothèque chinée. C’est vrai que c’était aussi pour moi un prétexte pour me permettre d’avoir une bonne raison de me lever les samedis et les dimanches matins pour arpenter les vide-greniers et y chiner des ouvrages ce qui est une chose que j’adore faire.

Se lever tôt, avant la chaleur écrasant de l’été, parfois avec le soleil, parfois avant lui et prendre des routes désertes pour se rendre dans des villages voisins et des villes voisines que j’ai souvent jamais pris le temps d’explorer avant ; chercher, fouiner, discuter, bref chiner autour de livre que je n’attendais pas. C’est vraiment, mais alors vraiment, un grand plaisir pour moi. Dès le départ mon projet n’est pas celui d’une collection, d’une part parce que l’on ne peut pas collectionner tous les livres, ni ceux du monde, ni ceux de France, ensuite parce que l’important dans mon projet de départ c’était de montrer que la culture est là, accessible avec très peu d’argent, en tout cas je ne sais pas si le très est juste selon vos critères, donc je vais dire accessible avec peu d’argent, voir accessible avec un peu d’argent. Actuellement le projet chiner sa bibliothèque m’a coûté 42,5 euros  pour soixante ouvrages achetés et recensés : à mes yeux c’est très raisonnable.

En plus quand je dis que la culture est là, accessible proche de nous est à bon marché, j’essaie de ne pas caricaturer une culture chiante, épaisse et lourde. Certes j’aime la poésie et je fais entrer beaucoup d’ouvrages de poésies dans cette bibliothèque, mais je en me cantonne pas à cela, il y a des classiques, de la science-fiction, des classiques de la science-fiction, des livres jeux avec les livres dont on est le héros (je mets hors catégorie les jeux de rôle chinés en vide-greniers) et quelques livres OVNI autour de ce qui me tient à cœur c'est-à-dire la pop culture. Et mine de rien, ce projet là m’a permis de renouer avec une forme de lecture, une forme moins solennelle, mais ne cherchez pas le sens de cette phrase, je crois qu’elle ne parle qu’à moi ; chiner un livre, le découvrir, le nettoyer, lui découvrir ou lui imaginer une histoire ça instaure avec l’ouvrage un lien en amont de la lecture et ce lien très instinctif chez-moi exacerbe le plaisir à lire le livre en question. C’est différent d’un ouvrage qui arrive chez soi en un clic de chez Amazon.

Je disais tout à l’heure que je ne cherche pas à faire une collection, mais je crois qu’en parti je me trompe un peu. Bien entendu je ne recherche pas les livres pour leurs valeurs de collection, ce qui m’importe toujours en premier c’est son contenu et son prix ; et je n’achète jamais un livre en me disant que je vais faire une bonne affaire ou en me disant que je pourrais toujours le revendre derrière sur internet, ça non. Mais j’avoue que je n’ai pas de mal à acheter un livre que j’ai déjà parce que l’édition est plus jolie ou juste parce que j’aime justement cette idée d’accumuler quelques même livres dans des éditions différentes et cette chose là ressemble à de la collection. Mais jusqu’à présent je crois que je n’ai que trois éditions Baudelaire avec Les Fleurs du mal, dont une que j’ai donnée, et deux éditions du Horla du Maupassant.

Voilà quatre mois déjà que j’ai commencé à chiner ses livres. Et le plaisir ne s’essouffle pas, bien au contraire il grandi à mesure que la bibliothèque se précise. Il grandi aussi à mesure que je deviens plus exigeant avec les ouvrages que j’achète. Il y a quatre mois il y avait nécessairement une part d’empirisme parce que je ne savais pas ce que j’allais trouver ni ce que je voulais trouver. Mais de coups de cœur en coups de cœur de poésies en poètes, de classiques en figures et d’éditions en éditions j’affine mon goût et donc mon plaisir de chiner. C’est sûrement idiot mais il y a une chose que j’ai du mal à retranscrire dans le plaisir que j’éprouve à faire les vide-grenier, c’est le plaisir de donner une seconde vie aux objets, ici les livres, en leur donnant une seconde attention. L’objet livre a toujours une histoire, réelle ou fantasmée, et souvent je me dis qu’arriver dans un vide-grenier c’est pour l’objet un coup d’arrêt dans son histoire. En l’achetant, en éprouvant du plaisir à le détenir et en trouvant du sens à le posséder j’ai la sensation de lui redonner cette nouvelle dose d’attention qui lui permet de continuer d’écrire son histoire. C’est sûrement pour cela que j’aime les ouvrages qui portent en eux les traces de leurs vécus, souvent ce sont des notes sur les pages ou une dédicace avec le nom ou l’année, parfois des antisèches inscrites par un collégien anxieux, ou les gribouillis de la main d’un enfant ayant échappé la vigilance de ses parents qui me permettent de me raconter d’imaginer la vie du livre, parfois l’âge de l’ouvrage suffit à imaginer le reste ; un recueil de poésies de Châteaubriant dans une édition de 1831 (teaser de fou pour un livre dont je n’ai pas encore chroniqué l’entrée dans la bibliothèque) a nécessairement eu une vie romanesque et rocambolesque d’achats en héritages, des étagères d’une bibliothèque à la poussière d’un grenier avant ‘arriver jusqu’à moi par l’entremise d’un vide-grenier. Cette histoire, supposée et imaginaire c’est la cerise sucrée sur mon plaisir de chiner.

Et pour ne rien gâcher à travers ce projet il y a le plaisir des mots, cette fois je parle de ceux dont je suis l’auteur au travers de mes articles. Je me suis souvent demandé si je devais continuer ce blog parce qu’y avoir de l’inspiration quotidiennement est une épreuve hasardeuse et compliquée. Mais lorsqu je dois faire la chronique d’un livre qui entre dans la bibliothèque chinée les mots facilement et en quantité ; parfois dès l’achat, dès que je repère un livre qui me fait de l’œil sur un stand de vide-grenier j’ai déjà une ébauche des mots que je trouverai pour raconter le moment, déjà les mots à la bouche en quelques sortes.

J’étais parti pour faire une introduction avant de parler de trois livres orphelins achetés séparément durant cet été mais cette introduction est déjà trop longue. Je vais donc m’arrêter là et il faudra revenir demain pour voir quelques livres vont entrer dans le projet chiner sa bibliothèque. Re teaser de ouf ! J’ai bien l’occasion encore de vous parler de ce sujet, parce qu’il m’inspire, parce que je me sens bien avec, le soir lorsque je rédige mes articles et les matins tôt lorsque je me lève pour chiner. Allez, c’est bon, cette fois j’arrête.

 

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Publié le 6 Septembre 2016

Retour au milieu du mois d’Aout, aux alentours du 15, un dimanche matin lendemain de mariage pour la seconde fois de l’été. Et avant de nous rendre au plus ou moins traditionnel brunch de lendemain de mariage ma petite amie et moi décidons de prendre le temps de visiter un vide-grenier local sous un soleil de plomb et une chaleur ardente. Ce petit sacrifice de température n’a pas été vain puisque nous en sommes revenus avec quelques livres que je suis heureux de faire entrer dans le projet chiner sa bibliothèque.

Deux figures d’autorité et d’histoire

Au milieu d’un stand surchargé de bazar en tout genre je suis surpris par une caisse de livre où je remarque en premier le buste de Marc-Aurèle empereur de l’empire Romain et philosophe stoïcien. Je ne connais pas vraiment l’homme, ni l’empereur ni le philosophe, mais l’ami de ma mère, figure militaire emprunte de réflexion et de philosophie avec qui nous avons de passionnant échanges de pensées fait souvent référence à l’homme Marc-Aurèle et j’ai déjà vu souvent dans sa bibliothèque ou sur son bureau l’unique ouvrage de Marc-Aurèle, pensées pour moi-même. C’est pourquoi en découvrant l’ouvrage dans ce vide-grenier j’ai tout de suite su que j’allais l’acheter. C’est une édition de 1964, l’époque où Flammarion signait ses couvertures avec un cadre reprenant le nom de la maison d’édition en filigrane ; ce n’est pas grand-chose mais j’aime beaucoup ces couvertures. Je demande le prix des livres et les personnes me répondent 1 euro les deux. Tant mieux, ça me permet de fouiller encore la caisse de livre.

J’entrevoie alors un autre visage lui aussi porteur d’une figure d’autorité réputée. Il s’agit de Lénine dont le visage trône sur l’ouvrage L’état et la révolution, la doctrine rédigée par Lénine lui-même lors de son retour en Russie en 1917. J’ai d’abord été très émoustillé par l’idée de trouver ce livre de propagande idéologique. Mais rapidement j’ai été tiraillé, certes la dépense était minime mais je savais très bien que si j’achetais cet ouvrage je ne prendrais jamais le temps de le lire parce que je ne me sens pas intéressé par ce genre de littérature. Mais en même temps c’est un livre dont Lénine est l’auteur, une édition en langue étrangère de 1966 imprimé en République de Chine et ça fait de ce livre un objet de curiosité qui m’a convaincu que l’acheter.

Deux classiques sans revisite

Entre le chineur et le collectionneur il n’y qu’une infra mince frontière qui est franchi cent fois par vide-grenier, j’étais donc devant une caisse de livre, c’était 1 euro les deux, j’avais déjà deux ouvrages en main et je fouillais encore. J’ai déjà trouvé Le Horla de Guy de Maupassant. J’en ai déjà fait le compte rendu ici et j’ai déjà expliqué pourquoi j’avais envie de le lire pour enrichir mon imaginaire autour d’un jeu de rôle. La première version que j’ai achetée est une édition commentée pour lycéen, très pratique mais sans beaucoup de cachet. Et donc en voyant cette édition de poche de 1979, je me suis décidé à racheter Le Horla de Guy de Maupassant même si je le possède déjà. Il fallait que je prenne un second livre pour avoir un compte rond, et en voyant en grasses lettres s’afficher Ray Bradbury je n’ai pas hésité et pas réfléchi non plus. Je n’ai même pas pris la peine de lire le titre, me contentant de regarder avec une gourmandise rétro la couverture délicieusement désuète. J’aurai mieux fait de prendre le temps de lire le titre ou la quatrième de couverture, ça m’aurait permis de remarquer que c’est une édition anglo-saxonne et que je parle pas l’anglais, à fortiori je ne le lis pas non plus. Je possède donc le recueil de nouvelle The Illustrated Man que je ne peux pas lire. Mais au moins je trouve la couverture jolie.

Et de la poésie …

C’est devenu une habitude, un plaisir et une démarche accentuée, je ne peux pas revenir de vide-grenier sans poésie. Et ce jour là nous avons eu le plaisir de tomber sur un livre d’Arthur Rimbaud. Il s’agit de Œuvre de Arthur Rimbaud – vers et proses – dans édition de 1946 aux éditions Mercure de France. C’est une édition brochée aux pages non coupées, cela laissait aux lecteurs le plaisir d’ouvrir son livre et d’avoir l’honneur de couper ses pages avec son coupe papier. Et avec cet ouvrage d’Arthur Rimbaud il y a quelque chose qui m’interpelle ; à partir de la page 129 (sur 318 pages) les pages ne sont plus massicotées ce qui me fait comprendre que la personne que possédait ce livre n’en a lu qu’un tiers et que depuis plus d’un demi-siècle personne n’a voulu ouvrir ces pages. C’est une édition de 1946 mais vous pourriez penser que le livre n’a été acheté ou offert que plus tard mais il y a à l’intérieur de l’ouvrage une dédicace à la plume datant du 21 juin 1946 et du coup je m’interroge sur le pourquoi de cet arrêt de lecture. Est-ce que la personne a cessé d’aimer la poésie, a-t-elle cessée de vivre ? Est-ce la seconde guerre mondiale qui est passée par là et qui a enlevée à cette personne le goût de la poésie en vers et en prose ? Mais le livre a continué de vivre, de passer de main en main, d’héritage en don, je ne sais pas, mais depuis Paris en 1946 quand il a été édité jusqu’à ce vide-grenier de province où je l’ai acheté des gens ont eu ce livre en main et personne n’a désiré déchirer ses pages pour en libérer la prose. Je trouve ça terriblement étrange et à la fois très impressionnant. Et du coup j’hésite moi-même à ouvrir ses pages. Est-ce que le livre a plus de valeur à demi massicoté ? Je ne sais pas, et puis je ne suis pas sûr d’avoir acheté cet ouvrage pour sa valeur mais pour son contenu d’Arthur Rimbaud. Quoi qu’il en soit ce livre de poète, avec une histoire que je fantasme autour de lui m’aurai couté 3 euros et je suis vraiment très content de le faire entrer dans ma bibliothèque.

Et après ces achats le projet chiner sa bibliothèque peut revendiquer n'avoir mobiliser que 42,5 euros
Et après ces achats le projet chiner sa bibliothèque peut revendiquer n'avoir mobiliser que 42,5 euros
Et après ces achats le projet chiner sa bibliothèque peut revendiquer n'avoir mobiliser que 42,5 euros
Et après ces achats le projet chiner sa bibliothèque peut revendiquer n'avoir mobiliser que 42,5 euros

Et après ces achats le projet chiner sa bibliothèque peut revendiquer n'avoir mobiliser que 42,5 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #vide grenier, #videgrenier

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Publié le 28 Août 2016

Retour dans le temps

 

J'ai connu l'existence du cycle de Dune lorsque j'étais au collège, jeune adolescent timide. C'est à cet âge je crois que l'on commence à s'émanciper de la culture familiale pour conquérir la sienne. Le même âge où j'ai découverts le jeu de rôle et la culture de l'imaginaire au sens très large ; il y avait dans ma jeune bande de rôlistes un garçon qui avait tout vu, tout lu et à qui cela conférait une forme de légitimité à guider les autres. En vérité je n'ai jamais cherché à savoir s'il avait réellement lu ces livres et vu ces films dont il nous parlait, qu'importe, c'est par lui que j'ai connu de manière très élogieuse et déjà culte le cycle de Frank Herbert.

 

Alors, en bon petit soldat du groupe cherchant à s'intégrer en respectant les conseils de lecture du leader j'ai essayé de lire Dune mais le livre m'est tombé des mains bien avant la fin du premier tome. En même temps à cet âge là je ne lisais pas et il aurait fallu que notre prof de français mette Dune au programme pour qu'il soit plausible que je le lise en entier. Je suis donc passé à côté de cette première rencontre avec l’œuvre mythique.

 

Plus tard j'ai manqué ma seconde rencontre avec Dune lorsque ce même ami m'a prêté le film en VHS. Déjà que le texte est touffu, dense et baroque, mais le film, celui de 1984, réalisé par David Lynch est carrément barré et presque inaccessible à un jeune adolescent dont la culture n'est pas encore forgée. De ce premier visionnage je n'ai gardé que peux de souvenirs précis, des corps boursouflés, des discours sceptiques et un sentiment de malaise. Ce n'est que l'année dernière que j'ai réessayé de voir ce film et qu'il m'a laissé un sentiment différent.

 

Pourtant le cycle de Dune, ses maisons Atréides et Harkonnen, le désert infini d’Arrakis peuplé des Fremen et des vers des sables géants, l’épice tout puissant j'en ai connaissance sans avoir lu les livres ni vu le film parce qu'au début des années 90 aussi j'ai découverts le jeu vidéo Dune II sur Megadrive. Il y avait tout dans ce jeu mêlant stratégie militaire et exploration.

 

Et tout ça pour quoi ? Tout ça pour justifier mon achat de ce matin en vide-grenier. Même en vacances au bord de l'eau je ne manque pas une occasion de chiner ma bibliothèque. Sur un stand de bouquiniste je vois un coffret cartonné contenant trois ouvrages du cycle de Dune ; Dune, Le messie de Dune et Les enfants de Dune. Après une infime négociation d'usage je suis parti avec mes trois livres et leur coffret carton fatigué, c'est-à-dire légèrement déchiré et usé pour 2€50. Et cet après-midi, sans plus attendre je me suis replongé dans le cycle de Frank Herbert. J'avais les pieds dans le sable de la plage, ça pouvait me faire songer à Arrakis et j'ai succombé rapidement à la prose baroque du roman. Il faut croire que je suis enfin prêt à conquérir cette œuvre. Le seul petit souci c’est que je n’ai pas bien fait attention, en regardant le coffret, il y a bien trois ouvrages pour les trois épisodes du cycle de Dune, par contre je n’avais pas fais attention que Dune, le premier roman du cycle avait été découpé en deux tomes dans cette édition et qu’il me manque le premier tome. Mais je suis sûr que je dois pouvoir le retrouver en vide-grenier, seul, sinon je pourrais toujours aller chiner sur internet cette moitié de premier tome pour compléter le coffret.

 

C'est ainsi que je rattrape mon temps perdu et que je fais grandir ma bibliothèque chinée même en vacances au bord de l’eau.

Article cent pour cent rédigé depuis mon téléphone

Article cent pour cent rédigé depuis mon téléphone

Chiner sa bibliothèque #21
37,5 euros ont été dépensés pour constituer la bibliothèque chinée jusqu'à présent

37,5 euros ont été dépensés pour constituer la bibliothèque chinée jusqu'à présent

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Publié le 3 Août 2016

Je ne possède personne ça coûte trop cher mais voilà je possède des livres que j’achète pas cher en vide-grenier. Tu parles d’une intro. Ce n’est pas de la grande littérature, je ne suis pas Homère et mes escapade en vide-grenier quelques sous à la main ne sont pas des odyssées, mon âme en errance n’est pas Ulysse et mon chez moi n’a rien d’Ithaque et ça tombe bien parce qu’en vérité je n’ai jamais tiré à l’arc. Pas de retour contrarié chez-moi, seulement un retour de brocante avec des livres glanés un 14 juillet.

 

Et si maintenant tu ne vois pas où je veux en venir, si tu te contente de voir d’où je reviens c’est que tu es moins malin que je ne l’imaginais. Le premier ouvrage que je rapporte comme un précieux trésor est un livre d’André Massepain illustre inconnu pour moi qui a écrit un ouvrage intitulé Les plus belles légendes de l’Odyssée. Et maintenant j’espère que tu comprends mieux. Vous savez je suis un enfant de 1978, un an après été édité Les plus belles légendes de l’Odyssée, pourtant ce qui a forgé le socle de ma culture odysséenne c’est le dessin animé Ulysse 31, autant dire que ma culture sur le sujet antique est lacunaire. Mais il y a peu j’ai découverts un tout petit jeu de rôle dans un monde post apocalyptique forestier et hanté qui propose de rejouer une version post forestière de l’odyssée d’Ulysse et cette idée m’a beaucoup plue, sauf qu’elle m’a rappelé que je connaissais mal la chronologie, les lieux et les personnages du texte d’Homère. Et en voyant cet ouvrage je me suis rendu compte qu’en plus de faire un bel ouvrage dans mon projet chiner sa bibliothèque parce que le livre est joliment illustré, ça serait une bonne occasion de combler ma culture. Le prix de ce livre je vais le définir à 40 centimes, la vendeuse faisait un euro les trois livres mais il n’y en a que deux qui ont suscité mon intérêt, pourquoi pas 50 centimes me direz-vous, la réponse est simple, pour que le montant de la bibliothèque forme un compte rond.

 

Me voilà donc à arpenter le vide-grenier en expliquant à ma petite amie à quel point je me perdais dans la mythologie, comme ma culture était bancale sur le sujet lorsque je vois sur un stand un livre intitulé 100 personnages clés de la Mythologie, sous-titré Biographies et arbres généalogique des dieux, déesses et héros. Si j’avais été croyant, mystique ou superstitieux j’aurai tout de suite vu cet ouvrage non pas comme une bonne affaire mais comme un signe des dieux m’indiquant le chemin à suivre pour me rapprocher d’eux. Pour dire vrai ce qui à motivé mon achat c’est surtout l’aspect généalogique du livre parce que les lignées divines et mythologiques sont affreusement complexes, curieuses et croisées. Évidemment cet ouvrage en plus d’entré dans ma bibliothèque chinée entre aussi dans mon apprentissage mythologique en vue d’en jouer des rôles ou juste de combler ma culture générale. Le prix ? 1 euro, modique et juste à mon goût.

Sur ces photos prises en plein air je peux conclure l'article comme d'habitude en vous donnant le montant total du projet chiner sa bibliothèque qui s'élève à 35 euros
Sur ces photos prises en plein air je peux conclure l'article comme d'habitude en vous donnant le montant total du projet chiner sa bibliothèque qui s'élève à 35 euros

Sur ces photos prises en plein air je peux conclure l'article comme d'habitude en vous donnant le montant total du projet chiner sa bibliothèque qui s'élève à 35 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #brocante, #vide grenier, #videgrenier

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Publié le 27 Juillet 2016

Dimanche matin le 26 juillet à Alès, il est environ dix heures lorsque l’on arrive sur ce vide-grenier. Nous sommes là pour le plaisir, la chine, le soleil et se promener en quête d’un hasard, un hasard dont j’espère qu’il puisse écrire un nouveau chapitre de mon projet chiner sa bibliothèque. Avec quoi ? Des livres évidemment ! Quels livres ? Ceux que je croise et qui me parlent, me plaisent, me séduisent, ou autre. Je ne force rien, je n’attends rien, j’ouvre les yeux et j’observe. Soudain impossible de ne pas voir la couverture de ce livre de poche. Impossible de la décrire, je la laisse donc se présenter en image.

Recto et verso Gargantua donne dans la démesure visuelle
Recto et verso Gargantua donne dans la démesure visuelle

Recto et verso Gargantua donne dans la démesure visuelle

En esquissant un mauvais jeu de mot j’ai eu envie de dire : géant ! Généreux ! Génial ! Avec ses couleurs vives, presque crues, ses personnages grotesques et naïfs et cette manière d’inscrire le titre Gargantua, et l’auteur, Rabelais dans des bulles comme si la page était extraite d’une bande dessinée cette couverture concentre et exprime déjà tout Gargantua ; un coup de foudre immédiat. Au fil des  vide-greniers je commence à prendre quelques réflexes, le plus naturel est de se dire que si un bel objet se trouve sur un stand, peut-être que d’autres le suivent au même endroit. Alors je chine un peu plus sur ce stand et de façon plutôt logique je trouve Pantagruel. Bim ! Encore une couverture intéressante et très explicite de l’univers du géant fils de son père Gargantua. Le père et le fils, les deux premières œuvres de François Rabelais. La couverture de Pantagruel me semblant un peu moins exubérante que celle de Gargantua sur le moment je me suis imaginé que les deux éditions ne devaient pas dater de la même période. Après observation, à priori 1972 pour l'une et 1983 pour l'autre.

Petit plaisir supplémentaire, une pure surprise de vide-grenier, à l’intérieur de Gargantua, sur la page de garde on peut observer une petite biographie de François Rabelais écrite assez maladroitement au stylo bic. J’imagine que ce sont là de petites anti-sèches pour l’élève qui pouvait porter son livre pour son épreuve de dissertation ; c’est cela ou autre chose, je ne sais pas bien, mais ça donne à ce livre une touche un peu plus personnelle encore, presque intime. Peut-être que je pense cela parce que les seuls souvenir de Rabelais et de Gargantua que j’ai me vienne d’un lointain cours de français …

Il ne me restait plus qu’à demander le prix, le vendeur me répond 1 euro, j’ai essayé et espérer payer 1 euro pour les deux, mais avec le sourire, un sourire qu’il a voulu me vendre, et en me faisant remarquer que les livres étaient beaux, il a insisté pour 1 euro pièce. Et me voilà avec ces deux ouvrages.

Chiner sa bibliothèque #19
Chiner sa bibliothèque #19
et avec ce livre à la tranche bleue la somme totale de la bibliothèque chinée montre à 33,6 euros

et avec ce livre à la tranche bleue la somme totale de la bibliothèque chinée montre à 33,6 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #brocante

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Publié le 25 Juillet 2016

Pour en terminer avec les livres chinés pour ma bibliothèque le 14 juillet je dois vous parler des deux ouvrages que j’avais déjà repérés sur le stand où j’avais déjà attrapé trois ouvrages. Il en restait deux qui m’intéressaient, deux ouvrages assez particuliers. Sur la couverture du premier des sprinteurs blancs semblent courir un 100m en dessous d’un titre bleu Histoire des jeux olympiques. En bas à droite de la couverture je vois Thomson que je ne connaissais pas comme éditeur mais comme constructeur de matériel vidéo. Cela peut vous paraître maladroit que je précise que ce sont des hommes blancs qui courent sur la couverture, pourtant en voyant cela je me dis que cette Histoire des jeux olympiques est assez ancienne. Je pensais trouver des photos à l’intérieur, mais à mon étonnement c’est une plutôt une forme de bande dessinée ; chaque chapitre comme par un petit texte pour contextualiser les jeux en question en commençant par les plus anciens, puis quelques planches de bande dessinées qui illustrent en mettant en image des faites ou des anecdotes olympiques. Parfois une photo d’époque vient s’ajouter à la BD pour donner plus de réalisme.  Je viens d’une famille où l’on partage une passion pour le sport, et une passion pour les jeux olympiques, alors avec ce livre je m’amuse de voir comment cet ouvrage explore et écrit cette Histoire des jeux olympiques. Mais pour en revenir aux hommes blancs un peu désuets sur la couverture, c’est que l’ouvrage date de 1980. Il a été publié par Thomson avant les jeux de Moscou en 1980. C’est tout à fait fascinant de se plonger dans ce regard et cette manière de raconter l’histoire. C’est à mon goût une super trouvaille. Peut-être la meilleure même s’il y a concurrence avec le dernier livre que j’ai trouvé sur ce stand. Sur la couverture il y avait écrit South Park scénars et compagnie ! J’ai feuilleté l’ouvrage et il s’agit bien d’un livre regroupant 5 scénarios assez fameux de la série South Park, enfin en 1999. Et oui, l’ouvrage date un peu. Dedans on trouve extrait de story board, et l’intégralité des dialogues. C’est cru, c’est con, c’est hilarant, c’est idiot, c’est transgressif, bref c’est South Park.

Je suis donc là avec mes 5 livres en mains et je demande à la vendeuse si elle me ferait un bon prix pour ce lot. Elle hésite quelques secondes et me répond 3 euros. Cinq ouvrages, des livres qui me plaisent et que j’ai très envie de rapporter, pour seulement 3 euros ? Je ne vais pas la faire dans le suspens, j’ai souris, j’ai dis d’accord et je suis rentré avec mes livres.

Et avec cet article qui boucle les achats du 14 juillet le montant de la bibliothèque chinée augmente de 2 euros pour Divergences 001 et 3 euros pour les 5 derniers ouvrages, les deux Asimov, le Horla, Histoire des jeux olympiques et South Park scénars et compagnie !

J'adore, tout simplement j'adore !
J'adore, tout simplement j'adore !
J'adore, tout simplement j'adore !
J'adore, tout simplement j'adore !
J'adore, tout simplement j'adore !

J'adore, tout simplement j'adore !

Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.
Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.
Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.
Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.

Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #bibliothèque, #brocante, #chiner, #videgrenier, #vide grenier, #Sport

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Publié le 24 Juillet 2016

Il m’en fallait un troisième article pour continuer de présenter les livres récoltés lors du vide-grenier du 14 juillet. Remise en contexte, j’étais là tôt, les gens déballaient et j’avais déjà trouvé de la poésie autant dire que déjà j’étais satisfait de mon réveil. Après un tour, puis un second, je faisais une pause croissant avant de repartir en errance pour visionner une dernière fois ce que les vendeurs avaient sortis.

En passant devant le stand joyeusement chaotique d’une famille déballant des objets appartenant à toutes les générations, du jouet aux instruments de cuisine en passant par les livres et les jeux vidéo. Je repère une couverture, Divergences 001. Au premier passage, au premier regard j’ai pensé que c’était un des bouquins ayant inspiré la trilogie de science-fiction adolescente Divergente et je n’avais pas poussé plus loin. Au second passage, je chasse de mes yeux endormis ma dyslexie et je relis pour cette fois bien lire Divergences 001 et non Divergente. Je regarde les noms sur la couverture, Fabrice Colin, le nom me parle et me met sur le bon chemin ; j’ai connu cet auteur d’abord comme créateur de jeux de rôle, plus tard comme écrivain de romans de science-fiction et de fantasy. Divergences 001 est un recueil de nouvelles autour du thème de la dystopie. Vu comme cela le livre m’attire, je demande son prix, le vendeur m’en demande 2 euros. J’ai essayé de négocier, mais finalement je craque et je reparts avec. Lecture commencée, mais on en parle dans une version divergente de notre réalité.

Chiner sa bibliothèque #17
Chiner sa bibliothèque #17

Plus tard je repasse par le stand où la femme disposait des livres de manières plus ou moins organisée et à qui j’avais déjà acheté Verlaine et Saint-Exupéry. Et parmi les livres qu’elle avait sortis en mon absence je repère un nom sur deux couvertures, Isaac Asimov. Et tout le monde devrait le savoir Isaac Asimov a surtout, disons beaucoup écrit sur les robots au point que ses trois lois sur la robotique s’appliquant à régir le comportement des robots dans son œuvre sont depuis longtemps sortis du cadre « restreint » de ses nouvelles et romans pour s’appliquer à la culture populaire et à la pensée scientifique. Je trouve donc I, Robot et Tout sauf un homme d’Isaac Asimov. Enfin c’est un peu plus complexe, ces deux romans sont inspirés de nouvelles d’Asimov, mais les deux œuvres présentées ensuite sont des écrits hybrides. Pour I, Robot au départ il s’agit d’un recueil de nouvelle du maître Asimov qui s’appelle Les robots. Un jour la Warner achète les droits de l’œuvre dans le but de l’adapter et c’est Harlan Ellison autre auteur de SF habitué à travailler pour la télévision qui va collaborer avec Asimov afin de rédiger le script de ce qui aurait dû le film tiré de son œuvre. Mais au vu de la tournure de ma phrase vous devinez que le film n’a jamais vu le jour et I, robot est donc le script rédigé à quatre mains de ce qui selon Asimov (et Wikipédia) aurait dû être le premier film de science-fiction mature et adulte. Pour ce qui est de Tout sauf un homme son histoire est un peu moins contrariée mais tout aussi hybride. Au départ il y a encore une nouvelle d’Asimov, L’homme bicentenaire.  Alors que le maître se fait vieux, un éditeur lui propose de tirer un roman de sa nouvelle et avec l’accord d’Asimov il confit à Robert Silverberg auteur prolifique de fantasy et de SF l’écriture de ce roman. Ainsi Tout sauf l’homme est un roman de Robert Silverberg inspiré et respectant l’esprit et le style d’une nouvelle d’Asimov.

Ce sont donc ces deux livres que je repère en premier, à côté d’eux un recueil de nouvelles que je cherchais depuis quelques temps : Le Horla de Guy de Maupassant. Pourquoi ? Parce que je depuis quelques temps le suis les créations d’un auteur de jeu de rôle qui a créé un univers de post-apocalypse amnésique et forestier et dans son univers une partie des avatars horrifiques et fantastiques se nomment les Horla et sont inspirés de la nouvelle de Maupassant. Et c’est pour cela que je voulais relire ces deux nouvelles. À ce moment là j’ai donc trois livres en mains et j’en repère encore deux autres. Mais à mon premier achat j’avais eu la sensation que le prix était un peu élevé, enfin 1,50 euro pour deux livres ce n’était pas si cher, mais là j’appréhender le prix. Pourtant, avant de demander le prix j’attrape ces deux ouvrages qui m’intriguaient. Il me faudra un quartième et dernier article pour terminer mes retours de littérature.

Le Horla et les deux Asimov entrant dans un lot, j'actualiserai le montant de la biblothèque chinée dans le prochain article.
Le Horla et les deux Asimov entrant dans un lot, j'actualiserai le montant de la biblothèque chinée dans le prochain article.

Le Horla et les deux Asimov entrant dans un lot, j'actualiserai le montant de la biblothèque chinée dans le prochain article.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #bibliothèque, #brocante, #chiner, #videgrenier, #vide grenier, #SF

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Publié le 22 Juillet 2016

Suite du vide-grenier de ce 14 juillet ; c’est toujours le petit matin et je marche dans l’air frais avec déjà deux livres de poésie dans ma besace. Autour de moi les exposants déballent encore leurs secrets et les fonds de leurs greniers déplacés dans de gros sacs de supermarché. Une dame, doucement, étale des livres sur sa table. Je m’arrête, j’observe ses livres et son petit manège ; je pensais qu’elle étalait machinalement ses livres sur sa table trop petite, mais non, elle n’étale pas, elle dispose, elle place, essaie et recommence jusqu’à je suppose trouver la disposition idéale qui lui permettra de vendre ses livres comme les petits pains de la boulangerie derrière elle.

Sans attendre la fin de sa savante disposition je saisi un livre, c’est Verlaine, j’ai envie de dire encore Verlaine parce qu’il y a quelques semaines j’ai déjà trouvé un très beau recueil de ses poèmes. Ici je pose la main sur la couverture peinte de Poème Saturniens. Il s’agit du premier recueil du poète, des poésies qui ont été rédigée au lycée par le génie précoce de se poète. Il ne m’en faut pas plus pour faire mon bonheur dans l’air froid de ce 14 juillet. Je regarde un peu mieux la couverture, j’y vois que le recueil est présenté par Léo Férré, je ne sais pas ce qu’il a à dire sur l’adolescent Verlaine, poète rhétorique de génie, mais le nom de Férré résonne dans mon esprit comme un gage de hype des années 80 et j’ai ça. Je ce que j’aime chez Férré c’est que je sais que mon père l’écoutait chanté à une époque que je n’ai pas connu. Mais ce n’est pas tout ce que la couverture me raconte, je continu de l’observer, la lire et je vois que derrière Poèmes saturniens se trouvent Fêtes galantes le second recueil du poète. Fêtes galantes est basé sur un premier projet de Verlaine, Les Amies qui se compose autour de scène d’amour saphiques. Est-ce qu’il m’en fallait plus ? Non, c’était déjà parfait.

Avant de demander le prix, je vois la dame disposer un livre de Saint-Exupéry. Il s’agit de Terre des hommes. Je crois bien que je n’ai jamais lu de Saint-Exupéry, pourtant c’est un auteur qui m’est proche parce que ma maman longtemps nous racontait l’histoire du petit Prince. Sans même l’avoir lu j’ai fini par en connaître des extraits par cœur. Je sais que ma mère continue de lire l’œuvre et la vie de Saint-Exupéry, alors il me semblait naturel de prendre le livre pour elle. C’était surtout un clin d’œil mais par chance elle ne le possédait pas.

Je demande donc à la vendeuse le prix pour ces deux livres, elle me répond 1,50 euro. Venant d’acheter deux livres pour 40 centimes j’ai essayé de négocier mais la femme n’a pas voulu revoir son prix. Alors après une hésitation de façade j’ai acheté les deux ouvrages.

26,60 euros c'est le montant de la bibliothèque
26,60 euros c'est le montant de la bibliothèque
26,60 euros c'est le montant de la bibliothèque
26,60 euros c'est le montant de la bibliothèque

26,60 euros c'est le montant de la bibliothèque

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 21 Juillet 2016

C’était le quatorze juillet, le matin, avant que la nation défile aux rythmes des défilés militaires, quelques heures avant que le peuple ne se drape de deuil dans l’apothéose d’un acte de barbarie. Au petit matin de ce jour férié c’était pour moi le moment de faire un vide-grenier et de poursuivre mon projet de chiner sa bibliothèque. J’étais arrivé tôt, avec le soleil, la rue centrale du village était fermée et les exposants commençaient vider voitures et greniers. J’aime ce moment là.

Je me penche sur le premier stand je me penche parce qu’au milieu de livre en anglais j’ai repéré deux auteurs qui me plaisent, Jacques Prévert et Paul Eluard, deux poètes perdus au milieu des romans. De Jacques Prévert je trouve Paroles, le recueil de ses poésies, un morceau de choix pour cet auteur du XXe siècle. De Paul Eluard je trouve Capitale de la douleur autre recueil de poésie d’un autre auteur phare de XXe siècle. Je me suis longtemps tenu à distance raisonnable de la poésie, la regardant avec méfiance et défiance, lui reprochant tour à tour d’être mécanique et trop facile. Et puis, à mesure que je me suis essayé à en écrire – avec sincérité et honnêteté poétique – je me suis mis à apprécier la lire et je suppose mieux estimer les poètes. Pourtant, encore, quand on lit Paul Eluard il faut s’accrocher à son sens critique pour ne pas sombrer dans la moquerie tant parfois la prose du poète peut sembler triviale ou légère. Je l’avoue, je suis encore trop tendre pour me faire défenseur des surréalistes poètes aussi fort que je peux défendre ceux des pinceaux. Et puis, pourtant, parfois, en feuillant un recueil on tombe sur un poème de Prévert qui s’échange en famille de génération en génération et soudain le poète que l’on aurai pu moquer nous touche le cœur pour l’ouvrir ou le serré, qu’importe, il touche à notre part sensible et c’est tout ce que je lui demande.

Bien content de trouver ces deux livres, je demande leurs prix et mon bonheur grandi quand les personnes me répondent 20 centimes pièces. Débourser 40 centimes pour deux œuvres poétiques c’est le plaisir consommé de la chine en vide-grenier ; la sensation de faire pour soi la belle affaire et d’avoir à faire au bel objet de la littérature. À ce prix là les livres sentent la scolarité, le bac français enfin fini et la lycéenne soulagée de se débarrasser des deux objets de sa torture. Ce sont d’ailleurs deux éditions récentes qui comportent chacune le texte intégral et un dossier permettant au lecteur d’approfondir sa connaissance et sa compréhension de l’œuvre.

Paroles de Jacques Prévert, Capitale de la douleur de Paul Eluard, à peine 40 centimes déboursés et moi je commençais ma journée en me réjouissant de m’être levé si tôt.

 

Jusqu’à présent la dépense totale pour mon projet chiner sa bibliothèque est de 25,10 euros
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Jusqu’à présent la dépense totale pour mon projet chiner sa bibliothèque est de 25,10 euros

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