Articles avec #videgrenier tag

Publié le 11 Novembre 2016

Il y a peu de temps j’ai rentré Alcools de Guillaume Apollinaire dans ma bibliothèque chinée. Le recueil est une mine d’or pour un esprit comme le mien en lutte constante et contrariée avec la ponctuation. Au premier jour de ce projet de chiner des livres pour accumuler de la culture à moindre frais j’avais trouvé Les Exploits d’un jeune Don Juan, un ouvrage que je n’ai toujours pas pris le temps de lire. Je savais Apollinaire doué dans ce domaine de la prose libérée et poétique et du vers qui frappe les esprits en cherchant à le combler ou à l’embrouiller, l’intention n’étant jamais officielle. Mais je savais aussi qu’il y avait dans Guillaume Apollinaire, un pornographe littéraire. De prose pornographique née sous la plume de vrais auteurs je n’en ai jamais lu à l’exception de Sade qui marque quand même une exception d’importance. J’étais donc curieux, et quelque peu excité à l’idée d’un jour pouvoir me confronter à la prose érotico-pornographique d’un poète, la plume pornographico-érotique de Sade étant avant tout celle d’un philosophe.

Et donc ce week-end en chinant dans un carton de livres divers et variés je repère Les onze mille verges de Guillaume Apollinaire. Intérieurement je me suis dis bingo, je le tiens. Pour 1 euro la transaction était faite et enfin je détenais l’ouvrage érotique qui a œuvré à la connaissance (et reconnaissance ?) du poète Apollinaire. Est-ce là un chemin que je devrais emprunter à mon tour ? Parce que je suis devenu poète en acceptant ma propension à écrire de la poésie. Je suis aussi ainsi devenu écrivain en suivant la seule chose que je sais faire dans la vie, écrire des choses. Écrivain et poète, je ne suis pas Apollinaire mais j’ai aussi le goût de l’érotisme et de la pornographie. J’ai dis plus haut que je n’avais lu jusqu’à présent qu’un seul auteur reconnu écrivant dans le stupre et la cyprine, Sade. Mais il m’arrive plus souvent qu’à mon heure de lire de l’écriture sexuée, sexuelle, sale, pornographique et érotique sur les plateformes d’écriture d’internet. Il m’en arrive aussi d’en écrire. Alors peut-être que le combo poésie et pornographie est un cheminement de littérature sur lequel je devrais me pencher.

Bref après avoir chiné Les onze mille verge je devrais aussi trouver le temps de les lire et on en reparlera plus tard.

L'ouvrage est en super état, mais dieu que la couverture manque d'érotisme. Et avec ce livre on passe à 90,6 euros.

L'ouvrage est en super état, mais dieu que la couverture manque d'érotisme. Et avec ce livre on passe à 90,6 euros.

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Publié le 10 Novembre 2016

Le froid donnait à ma matinée la sensation d’une traque joyeuse réveillée par la piqûre impétueuse du vent du matin. Les mains calées au fond des poches et ma personne recluse derrière les tours serrés de mon échappe je déambulais entre les stands dressés sur le parking d’un supermarché. En d’autres termes je chinais dans la fraîcheur garantie du matin tôt qui elle-même garantie au chineur d’être là aux premiers émois des vendeurs. Dans une caisse de livre anciens parce qu’ils étaient usés, marqués par le temps, assumant moyennement leur cinquantaine d’années de lecture je repère un visage mécanique avec dans son arrière plan des cosmonautes en tenues orange. Le parfait graphisme de ce qui me plait.

C’est un ouvrage de Jack Vance, je n’ai jamais rien lu de cet auteur mais je connais son nom, je sais qu’il est un des maîtres de la science-fiction à l’américaine. Et même si le livre est usé, tâché, plié, le visuel me plait beaucoup. L’ayant prit en main pour le sortir de la caisse où je ne vois rien d’autre qui m’attire l’esprit j’interpelle la vendeuse en demandant le prix. Ce que j’entends me trouble, je crois entendre 5 euros. Cinq euros pour un vieux livre de SF usé et écorné ça me semble moins que raisonnable. Mais la réponse est tellement incongrue que je fais répéter la personne. Non, elle me proposait de prendre toute la caisse d’ouvrage pour 5 euros. Comprenant à son tour que je n’étais intéressé que par un seul ouvrage, elle hésite entre 20 centimes et 10 centimes. Le prix sera fixé pour le plus bas. Je n’aime pas vraiment acheter des lots, en tout cas pas de cette manière là sans savoir quel sens et quel intérêt je vais avoir à prendre ce lot.

Lorsque je chine l’idée de chiner les objets les uns après les autres est importante pour moi. Bien entendu je pourrais parfois acheter toute une collection, de livre, de jeux, de casse noix, qu’importe, je pourrais effectivement acquérir une série d’un coup. Mais curieusement dans ces cas là j’ai la sensation de manquer un truc. C’est une sorte de syndrome du Petit Prince qui me pousse à penser que lorsque je chine un objet il est unique et donc forcément – pour mon esprit – seul. J’ai déjà refusé de prendre un lot de livres dont vous êtes le héros, simplement parce que c’était un lot, alors que le prix était plutôt correcte, du genre 15 euros les 20 livres. Et là aussi, j’ai refusé de façon abstraite et idiote parce que 5 euros pour une caisse d’une trentaine (voir plus) de vieux livres de poche c’était sûrement une affaire. Peut-être que dans le lot j’aurai trouvé une pépite à faire entrer dans la bibliothèque chinée ou un livre dont la revente aurait rentabilisé l’achat. Mais je ne l’ai pas fais, je ne le fais pas, pas encore.

Donc pour 10 centimes d’euro j’ai simplement acheté La machine à tuer de Jack Vance dans une édition de 1969. Il s’agit du second volet du cycle écrit par Jack Vance La geste des Princes-Démons dans laquelle un héros galactique traque au travers de la galaxie cinq grands criminels dénommés les princes démons. Qui sait, peut-être avait-il tout le cycle dans la dite caisse, jamais je ne le saurai.

Avec une dépense de 10 centimes la somme dépensée monte à 89,6 euros

Avec une dépense de 10 centimes la somme dépensée monte à 89,6 euros

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Publié le 3 Novembre 2016

Je chronique souvent des livres un peu anciens que je chine pour ce projet de quelques mois qui vise à chiner sa bibliothèque en dépensant peu d’argent. Je suis allé vers mes désirs de poésie et de science-fiction, quelques livres datés d’images de sports pour mon archéologie sportive personnelle et puis il y a le reste. Et si la saison de vide-grenier commence à être morne j’ai chiné suffisamment d’ouvrages pas encore chroniqués pour prétendre avoir de la matière pour l’hiver.

Je vais essayer ici de parler de quelques livres plus récents ? plus modernes ? Non, ce sont des termes déjà caducs. Peut-être des livres plus contemporains, ça me semble plus juste comme adjectif. Sourire paradoxal je commence avec un livre de 1996, littérature pour adolescent, ça tombe bien je l’étais encore à cette lointaine époque. Il est question de No Pasaran, le jeu un livre de Christian Lehman. Je ne sais rien de ce livre, j’ai vu sa couverture avec un visage de personnage digital, ça sonnait jeux vidéo, le titre sonnait jeux vidéo, et la quatrième de couverture ne dérogeait pas à l’impression :

Thierry et Eric n’avait jamais fait attention à cet insigne sur le blouson de leur copain Andreas,une décoration métallique parmi beaucoup d’autre. Jusqu’au jour où, dans une boutique de jeux, le vendeur avait pointé l’index vers l’insigne. C’était un vieil homme. Il s’était mis à crier, livide,. Ensuite, il leur avait donné le jeu. En fait, il leur avait ordonné d’y jouer.
Il n’y avait rien sur la boîte. A l’intérieur, une simple disquette, même pas un CD-Rom. Et pourtant, e qu’ils voyaient sur l’écran de l’ordinateur ne ressemblait à rien de ce qu’ils auraient osé imaginer.
« Choissez votre mode de jeu », dit la voix.
Mais il ne s’agissait pas vraiment d’un jeu. Il s’agissait plutôt d’un passeport pour l’enfer …

Je ne sais pas si ça va vous surprendre mais je me suis régulièrement penché sur la question du jeu vidéo et de la littérature, et plus d’une fois j’ai fait travailler mon cerveau en essayant de pondre une idée, un synopsis qui me permettrai d’écrire sur le jeu vidéo sans trahir le jeu vide ni tomber dans le baroque comme les films cultes que sont Tron ou Existenz. Même si je n’ai encore rien trouvé de valable ma curiosité sur la question est toujours vive et c’est pour elle que j’ai acheté ce livre. Je veux voir comment d’autres avant moi et dans une autre époque que la mienne ont retranscrit le jeu vidéo et même si j’ai peur de ce que je pourrais lire je vais lire ce livre avec ce qu’il y a de malsain dans la curiosité. (50 centimes)

Le second livre dont je vais parler a été écrit en 1953, effectivement paie ta modernité. Oui mais c’est un livre de William S. Burroughs. Je voudrais ne pas avoir à le présenter, parce qu’il devrait être une figure emblématique de notre culture contemporaine, auteur entre autre chose de la claque hallucinée qu’est Le Festin Nu, il a été une figure de la Beat Generation avec des auteurs comme Kerouac et Ginsberg et l’inventeur ou l’expérimentateur remarquable de la pratique du Cut Up. Et qu’importe l’âge de ses œuvres, leur puissance créative continue de traverser le monde littéraire. Le livre que j’ai trouvé pour chiner ma bibliothèque est le premier qu’il a publié. Il s’agit de Junky, un ouvrage qui suit de manière quasi documentaire la vie d’un drogué dans les années 50 aux États-Unis. Je suis vraiment très satisfait de faire entrer William S. Burroughs dans ma bibliothèque chinée, je le vois comme une figure forte qui devrait encore alimenter quelques esprits en quête d’ouverture critique. (1 euro)

J’ai lu Michel Houellebecq assez tôt et je le reconnais, j’ai aimé ses livres. Enfin j’ai aimé découvrir Michel Houellebecq au travers de ces premiers ouvrages. Puis, petit à petit je suis devenu grand, peut-être lucide, peut-être plus cynique que l’auteur lui-même ou tout simplement peut-être que mon goût s’est affiné à mesure que son œuvre régressait au lieu de transgressait. En 2010 je faisais déjà les vide-grenier, mais je n’y allais pas pour chiner, je m’y rendais pour vendre, faire le vide et un peu d’argent. Et je me souviens très bien qu’un jour de Novembre j’avais prévu d’aller les puces et je sélectionnais chez moi les objets, livres, films, et toutes les choses dont je voulais me séparer. Parmi les livres j’avais mis La possibilité d’une île le dernier Houellebecq que j’avais essayé de lire et qui m’était tombé des mains quelques fois avant que j’en vienne à bout. Je me souviens, j’allais et venais de la maison au garage en écoutant la radio et en vidant étagères et tiroirs. C’est là que j’entends, dans la radio, que le prix Goncourt avait été attribué à Michel Houellebecq pour La carte et le territoire. Je n’ai jamais accordé grande importance aux prix littéraires, pourtant en apprenant la nouvelle je suis allé rechercher La possibilité d’une île et je l’ai retiré des choses à vendre, simplement parce que l’auteur venait de gagner un prix. C’était plus un geste d’ironique symbolique qu’autre chose parce que ni l’auteur ni personne n’assistait à mon manège. Si je vous raconte tout cela c’est que je n’ai jamais acheté ni lu La carte et le territoire parce que même si je m’étais résolut à ne pas me débarrasser de l’île je n’estimais son auteur. Jusqu’à ce qu’un matin de septembre je trouve sous l’état d’un stand un carton avec quelques livres dont La carte et le territoire. J’ai hésité puis j’ai demandé son prix, c’est l’édition Flammarion de 2010 à qui il ne manque que son bandeau Prix Goncourt, et comme la somme était modeste j’ai craqué et je l’ai acheté. Il me reste à le lire, le maudire encore ou l’acclamer de nouveau. Un avenir me le dira. Avec ce livre c’est il me semble le second Prix Goncourt que je trouve pour chiner ma bibliothèque. (1euro)

Trois livres datés mais modernes dans l'esprit, en tout cas pour deux, ou pour un ou pour moi, mais qu'importe, vous avez quoi à dire ? (89,5 euros)
Trois livres datés mais modernes dans l'esprit, en tout cas pour deux, ou pour un ou pour moi, mais qu'importe, vous avez quoi à dire ? (89,5 euros)
Trois livres datés mais modernes dans l'esprit, en tout cas pour deux, ou pour un ou pour moi, mais qu'importe, vous avez quoi à dire ? (89,5 euros)

Trois livres datés mais modernes dans l'esprit, en tout cas pour deux, ou pour un ou pour moi, mais qu'importe, vous avez quoi à dire ? (89,5 euros)

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Publié le 31 Octobre 2016

Il faut un monstre à toutes choses et à tout monde. Il faut des mondes où pulluler entre l’exil et le retour, la magie noire et les nuits de banlieue. Et le jour où le monde, éternel et immuable tombe et retombe dans le cycle lisse du chaos d’un éternel retour, lorsque les coutures du monde creusent des crevasses et dresse des monts sans nom à la surface du réel alors il faut des héros. Le retour d’un héros, renaissance vagabonde en quête de monde à sauver, rétrécir les légendes pour mieux combler les océans de temps aux rivages farouches.

Conan, le Vagabond de Robert E. Howard, L’invention de Morel d’Adolfo Bioy Casares et Légendes du mythe de Cthulhu d’un homme que l’on nome Lovecraft ainsi viennent trois fois un pilier ou trois têtes de pont d’un même univers fantasmatique ou la science n’est que fiction et les actions de l’héroïsme aux fantaisies d’un éternel retour. Et s’il y a un point commun c’est que tout cela se joue sur de l’encre et du papier, coupé, calé, couplé en livre, ouvrages singuliers qui s’ouvrent comme des portes et se transportent comme des objets. Des trois deux sont des figures ayant réussies le pari d’incarner un genre. Le troisième est venu à moi sous une sobre couverture annonçant détenir les chefs-d’œuvre de la Science-Fiction. Bonjour monsieur, vous venez de la part de Borges ? Alors entrez ! Dépense ? 2 euros ? Destination ? La bibliothèque chinée et mes lectures d’hiver. J’espère qu’il ne sera pas long à faire pleurer le froid sur la nuit, j’ai envie d’y lire.

Et pourquoi ce n’est pas fini ?

Parce que Les Fleurs du Mal et autres poèmes d’un monsieur Baudelaire. Si mes comptes sont justes ça doit être la sixième édition différente avec la couverture cernée par le filigrane de Flammarion des années 60. Pour lui 1 euro, ce qui est cher pour un ouvrage que l’on a déjà en six ou sept exemplaire mais que dire, quand on aime on ne compte pas ; pourtant j’aime et le compte, je décompte.

Je ne sais pas. Non, je ne sais pas. Ce que je sais c’est que je déteste les gens qui écrivent qu’ils ne savent pas, comme ceux qui disent qu’ils n’ont pas les mots pour dire. Mais quoi qu’il en soit j’ai éprouvé un profond plaisir en chinant ces ouvrages ce week-end. Comme une évidence. Une pulsion qui s’ouvrait comme une envie de lecture. Et l’impression indistincte et surannée que l’on connaît quand on retrouve une vieille amie.

Pas de la nostalgie, juste une forme de plaisir avec notre main dans sa culotte pour lui tourner les pages et clouer le bec aux moineaux et aux mauvaises augures. Il n’y a pas d’anges, ni de démons, c’est la fête des morts et je suis vivant. Ce n’est pas mon jour alors. Et durant cet interstice j’explore une forme hybride de rédaction pour vous parler des livres chinés en vide-grenier ce week-end.

87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine

87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine

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Publié le 26 Octobre 2016

Je connais pour la première fois le crépuscule automnal des vide-greniers. Je me suis lancé dans le projet de chiner ma bibliothèque au printemps, les vide-greniers pullulaient et je courrais partout couvrir les potentiels du hasard et des rencontres. Et puis il y a eu l’été, c’était comme routine délicate et délicieuse qui ronronnait dans la chaleur oisive des mois vacanciers. Et voilà qu’il y a eu septembre et puis octobre, les matins nuits et la fraîcheur qui m’arrache des sourires d’être levé si tôt, les vide-greniers humides de rosée quand ils ne sont pas pluvieux. Et pourtant, heureusement, j’irai même à dire naturellement, je continu de chiner des livres.

Ce week-end j’ai pu rentrer avec deux livres de poésie. D’accord deux livres que je possède déjà mais que je ne me lasse pas de rapporter chez moi. Le premier ouvrage c’est celui pour lequel j’ai accepté l’idée d’une collection. Il s’agit d’une édition des Fleurs Du Mal de Baudelaire. C’est ma petite amie qui a repérer le livre, merci à elle, merci à toi. C’est une édition de chez Flammarion sortie en 2008, une édition que j’aime à classer parmi les livres d’écoles, avec une présentation d’une trentaine de page, une chronologie du poète, l’œuvre complète et un dossier pour parfaire l’approche de l’œuvre. C’est le sixième exemplaire des Fleurs du Mal que je chine, et la cinquième édition différente.

Autre poète à faire son retour dans la bibliothèque chinée c’est Aragon avec son œuvre Les yeux d’Elsa. Encore un livre que j’ai déjà chiné avant. Plus précisément je l’ai chiné lors du premier vide-grenier que j’ai fais après avoir formalisé ce projet de chiner sa bibliothèque. Aragon peut revenir avec Les yeux d’Elsa tant qu’il veut, tant qu’il peut, il n’est pas prêt de me lasser. Et même si cette édition de 1964 n’est pas très glamour la poésie est intacte. Un jour je trouverai une idée pour offrir à ceux et celles qui le désirent les ouvrages que j’ai en plusieurs exemplaires et je n’ai aucun doute quand au fait que Les yeux d’Elsa trouveront des yeux de lecteurs pour les emporter.  

Je me souviens qu’à une époque Enki Bilal tenait le haut de la hype, il fallait avoir vu, lu et aimé les bandes dessinées et les dessins de cet auteur qui me semblait énigmatique et mystérieux parce que je devais associer ses thèmes et ses personnages à sa personne. Pourtant je n’ai jamais lu Enki Bilal même si j’ai feuilleté quelques-unes de ses bandes dessinées j’ai des amis, des connaissances. Ma première réelle rencontre avec une de ses œuvres c’est avec son film Immortel, ad vitam qui me laissa un goût de génie inachevé. Ce dimanche en voyant parmi les livres de poches une couverture avec Enki Bilal je m’y suis tout de suite intéressé. C’est l’édition de 1983 chez Pocket BD de Partie de Chasse. Je ne suis pas un habitué des bandes dessinées, encore moins des bandes dessinées format poche mais pour découvrir l’œuvre de cet artiste de renom je ne vois pas où le problème. Surtout que l’ouvrage est en train bon état.

Voilà les trois nouveaux ouvrages qui entrent dans le projet de chiner sa bibliothèque. Et pour ces trois livres je n’ai dépensé que 2 euros. Si les vide-greniers se font plus rares je vais pouvoir certainement me mettre à jour de tous les retours que j’ai en retard et même reprendre un peu de sommeil perdu. Mais si ces idées là me sont plutôt agréables je ne souhaite pas pour autant la fin de la saison des vide-greniers, d’une part parce que je n’ai pas fini mes cadeaux de noël mais surtout parce que j’aime ça et que ça risque de vite me manquer.

Avec ces trois nouveaux livres la somme totale dépensée s'élève à 84 euros. Ne croyez pas que je donne le prix pour paraître, c'est seulement pour moi m'en rappeler et jauger de la dépense et du coût du projet. En supplément vous pouvez voir un casse-noix crocodile en cuivre chiné lui aussi ce week-end
Avec ces trois nouveaux livres la somme totale dépensée s'élève à 84 euros. Ne croyez pas que je donne le prix pour paraître, c'est seulement pour moi m'en rappeler et jauger de la dépense et du coût du projet. En supplément vous pouvez voir un casse-noix crocodile en cuivre chiné lui aussi ce week-end

Avec ces trois nouveaux livres la somme totale dépensée s'élève à 84 euros. Ne croyez pas que je donne le prix pour paraître, c'est seulement pour moi m'en rappeler et jauger de la dépense et du coût du projet. En supplément vous pouvez voir un casse-noix crocodile en cuivre chiné lui aussi ce week-end

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Publié le 19 Octobre 2016

Blade le voyeur de l’infini, le titre porte en lui l’esprit légèrement suranné de ma science-fiction des années soixante dix. Où va Richard Blade, voyeur de l’infini ? Dans quelles « dimensions » le cerveau sans âme de l’ordinateur peut-il le projeter ?

Dans quels mondes passées ou à venir ? Dans quels univers inconnus jusqu’alors ? Blade, un homme fait de muscle, de sang, de sexe et d’intelligence. Blade, sera-t-il le jouet humain de la machine qui l’envoie combattre les monstres terrifiants, les déesses sauvages et perverses d’un monde d’ailleurs ?

Comprenez que ce pitch en quatrième de couverture ne peut pas me laisser indifférent. Le texte respire et suinte cet ambiance de science-fiction décomplexée qui plait tant à mon esprit. Toujours en quatrième de couverture ; D’un des canons bleus, un rayon blanc aveuglant jaillit dans la tête du guetteur … Blade sentit qu’ils aillaient mourir … Puis il vit le monde se dissoudre autour de lui, dans un déferlement de douleur atroce … Blade sentit l’approche des Consacrés de Kano. Il releva la tête et regarda autour de lui. Arllona, entièrement nue, était, comme lui, écartelée sur un cadre de bois. Préparés pour le sacrifice … je ne suis toujours pas sûr de savoir pourquoi mais le pulp me fascine et me plait autant mais j’aime ces aventures héroïques et populaires avec leurs doses d’érotisme et de déraisons rationnelles. Ce moment où le roman passe dans un ailleurs improbable qui est libéré de jugement de valeur, ici les dimensions X où se retrouve envoyé l’agent Blade sont générées par un super ordinateur.  Mais ce qui a d’abord retenu mon attention pour cette série de roman ce sont évidemment les visuels des couvertures. Femmes lascives, exotisme dimensionnel et signes tangibles du futuristes. En chinant dans ce carton j’envisageais d’abord de prendre ces romans pour n’en conserver que les couvertures à titre décoratif. Mais en découvrant ces accroches en quatrième de couverture j’ai soudain eu envie de les lire, percevant aussi le potentiel rôlistique que l’on pouvait puiser dans les textes pour donner ce souffle pulp que je recherche à mes parties.

 

Je m’étais penché sur le carton de livre, il y avait Blade mais il n’était pas seul. D’autres romans aux couvertures transpirant elles aussi l’outrage d’une science-fiction décomplexée étaient enfouis là. Leur titre n’est pas très évocateur, JAG, mais les illustrations parlent, ainsi que le fait que ce soit Gérard de Villiers qui présente la série, comme avec Blade. La quatrième de couverture encore une fois fini sa conquête de mon envie ; l’univers se rétracte. La Terre est condamnée. Le temps de l’Après Civilisation est venu. Celui de l’obscurantisme, de la férocité, de la violence. Pourtant, il faut bien survivre en attendant la Grande Déflagration. Parce qu’il a la vélocité du Jaguar, on le surnomme JAG. Car seul un véritable fauve peut subsister dans ce nouveau monde sauvage. Une série de roman de science-fiction post apocalyptique : bam ! J’ai dis ici mon amour des mondes d’après. Un jour je raconterai comment j’ai eu ma première révélation post apocalyptique en lisant un article sur le jeu de rôle Gamma World, le versant post’apo du grand ancêtre Dungeons & Dragons. Un autre jour aussi je parlerai du jeu de rôle très contemporain même s’il est empreint d’esprit vieille école qu’est Planète Hurlante. Et en parlant de ce jeu de rôle, je parlerai de JAG parce rien qu’en lisant les pitchs j’ai vu des scènes à inclure dans ce jeu, où des scènes pour lancer des parties de Planète Hurlante. Je suis ressorti du carton avec six livres, trois Blade et trois JAG. Au départ la vendeuse en voulait 2 euros pièces mais j’ai pu repartir avec mes six ouvrages pour 4 euros.

Six livres pour 4 euros et une bibliothèque dont le montant arrive à 82 euros.
Six livres pour 4 euros et une bibliothèque dont le montant arrive à 82 euros.
Six livres pour 4 euros et une bibliothèque dont le montant arrive à 82 euros.

Six livres pour 4 euros et une bibliothèque dont le montant arrive à 82 euros.

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Publié le 18 Octobre 2016

1991 l’athlétisme entre dans ma vie par le biais du petit écran, des championnats du monde d’athlétisme et de la passion électrique, électrique et contagieuse qui anime la famille autour de ce rituel télévisuel fiévreux. Je ne dois pas encore avoir treize ans mais je tombe dans cette passion de spectateur, la ferveur et le plaisir qui se partagent autour des noms, des corps et des chiffres qui codent les performances et que l’on apprend avec ma sœur comme d’autres enfants ont sûrement appris des prières sacrées. L’année d’après la passion se confirme avec les jeux olympiques de Barcelone qui ouvre cette drôle de religion sportive à d’autres saints que ceux de l’athlétisme. C’est à cette époque toujours que j’entre dans la culture du supporter du foot, la première vraie coupe du monde que j’ai suivie avec l’assiduité d’un jeune supporter c’est celle de 90. Bien sûr j’ai de vagues et lointains souvenirs de la main de dieu en 86 et de mon père qui regardait le match avec des cousins plus âgés. De la même manière j’ai découvert l’olympisme avec Barcelone mais j’ai des bribes de souvenirs du 100 mètres de Séoul sacré et salie par la Ben Johnson.

 

Tout s’est joué là, à l’entrée de la dernière décennie du siècle. Ces graines de la passion de supporter n’ont jamais démenties leur force. C’est avec cette force, cette fougue, cette envie d’en voir, d’en percevoir et d’en ressentir toujours plus que je me suis retrouvé dans des stades d’athlétisme pour palpiter au rythme des championnats du monde à Séville, à Athènes, à Paris, à Osaka. Si je voulais parfaire mon introduction je devrais aussi parler de ma naissance à la photographie, ma passion pour les images et pour la réflexion, le savoir, la culture et la culture des images, mais si j’entre dans ce genre de détail mon introduction finira par avoir des allures d’autobiographie alors que je ne suis là que pour vous chroniquer l’entrée de quelques ouvrages dans la bibliothèque chinée.

 

Le premier de ces livres c’est Séoul 88, les 24es Jeux Olympiques au jour le jour et vous comprenez je suppose un peu mieux l’angle de mon introduction. C’est un joli livre de photos aux éditions Solar et France Loisir qui date sans surprise de 1988. Et comme son titre est très honnête, il relate jour par jour le déroulement de ces jeux olympiques, bien sûr en préférant les images chocs ou marquantes comme le plongeur Greg Louganis connu pour s’être ouvert la crâne sur le plongeoir en ratant un saut, qui reviendra avec ses points de sutures pour remporter le titre. Nageurs, sprinteurs, et tous les autres sont là, des noms que j’ai connus et d’autres que je redécouvre. J’aime beaucoup faire cette lecture rétroactive du sport, observer les corps trente années en arrière, regarder les équipements, les mouvements et voir comment l’émotion d’un moment se transporte dans le temps. Qui imaginait en 1988 que Jean-françois Lamour cet escrimeur champion olympique deviendrait ministre et député ? Un livre avec surtout des images, et ces images me parlent, elles me parlent du sport et elles parlent à ma nostalgie comme elles parlent à mon regard ; livre acheté pour 1 euro. Je suis très content de cet achat.

 

Le second ouvrage est sobrement intitulé Athlétisme Dieux et Déesses. Je crois que cette fois nous sommes en plein dedans. Sur la couverture avant la silhouette emblématique de Carl Lewis. Sur la couverture arrière la silhouette sculpturale de Merlene Ottey, le ton est donné ; ce sont là deux figures intimes élevées au rang de mythe, le titre n’était pas mensonger.  C’est un ouvrage édité aux éditions Messidor en mai 1991, quelques semaines avant les championnats du monde d’athlétisme de Tokyo. Ce livre se présente comme un menu de ces championnats à venir, pour chaque discipline il présente les grands noms, les stars, les possibles vainqueurs. Pour chaque épreuve, pour chaque sportif, un texte, des photos et tellement de souvenir qui me reviennent. Il y a ceux que j’ai vu courir, ceux dont j’ai entendu le nom, ceux que je découvre et il y a ceux qui n’étaient pas encore devenus les légendes qu’ils deviendront. Le livre n’est pas épais mais il est généreux en noms, en photos et en émotions qu’il me procure. Lui aussi je l’ai acheté pour 1 euro, ce qui me paraît être un très bon prix au regard des émotions que j’y retrouve. En plus ces deux ouvrages qui ont plus de 25 ans sont dans un parfait état, intérieur et extérieur.

 

Je pourrais arrêter cet article ici parce que je n’ai pas chiné d’autres livres de sport ce week-end, mais pour évacuer la possibilité d’un retard je vais continuer en trouvant un drôle de fil conducteur. Ce fil c’est Barcelone, berceau de ma rencontre avec l’olympisme et terre d’expression d’un architecte que j’ai découvert lors de mes dernières vacances avec ma petite amie : Antoni Gaudi. Et donc ce week-end j’ai rencontré un petit livre qui s’appelle Gaudi, une introduction à son architecture chiné pour 2 euros. Le prix n’est pas la meilleure affaire que j’ai faite, mais après avoir pris une très grosse claque en rencontrant l’architecture de ce personnage hors norme, architecte et artiste et assurément immense génie de son temps et des temps futurs, je n’avais pas envie de négocier le prix, je voulais juste repartir avec l’ouvrage. Il contient un essai de Juan-Eduardo Cirlot sur l’œuvre de Gaudi illustré par de nombreuses et très belles photographies de ses réalisations. Avec ce livre je vais pouvoir poursuivre la découverte du travail fascinant et renversant de force et de modernité de Gaudi et c’est là une perspective qui me réjouis parce que j’ai vraiment eu un coup de foudre pour l’esprit de cet homme dont je pressens la grandeur.

Le jeune Segueï Bubka respire cette nostalgie que j'aime retrouver comme la féline Merlenne Ottey
Le jeune Segueï Bubka respire cette nostalgie que j'aime retrouver comme la féline Merlenne Ottey
Le jeune Segueï Bubka respire cette nostalgie que j'aime retrouver comme la féline Merlenne Ottey

Le jeune Segueï Bubka respire cette nostalgie que j'aime retrouver comme la féline Merlenne Ottey

Séoul prémince d'une passion que je ne connaissais pas encore en direct mais dont j'ai reçu l'aura
Séoul prémince d'une passion que je ne connaissais pas encore en direct mais dont j'ai reçu l'aura
Séoul prémince d'une passion que je ne connaissais pas encore en direct mais dont j'ai reçu l'aura

Séoul prémince d'une passion que je ne connaissais pas encore en direct mais dont j'ai reçu l'aura

 Voilà 4 euros bien dépensés qui font monter la somme totale des dépenses pour chiner sa bibliothèque à 78 euros.
 Voilà 4 euros bien dépensés qui font monter la somme totale des dépenses pour chiner sa bibliothèque à 78 euros.

Voilà 4 euros bien dépensés qui font monter la somme totale des dépenses pour chiner sa bibliothèque à 78 euros.

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Publié le 11 Octobre 2016

Il y a dix jours ou peut-être quinze, bref durant une des dernières sessions de vide-grenier j’avais chiné pour dix centimes le Frankenstein de Mary Shelley. C’est un ouvrage que je trouve assez beau, épais et large, avec une couverture rigide qui tient bien dans les mains et avec des pages au grain juste assez rugueux pour se rappeler au plaisir de les tourner. Ce week-end ci j’ai encore chiné le Frankenstein de Mary Shelley, mais cette fois il n’est pas seul. C’est un fait un épais volume d’une collection nommée Les chefs d’œuvres de la Science-fiction et du Fantastique et qui contient en plus du corps rapiécé de Frankenstein, Dr Jekyll et Mr Hyde de R.L Stevenson lui aussi bien connu, ou devrais-je dire eux aussi bien connus, et un texte de Mathew Lewis qui se nomme Le Moine et que je ne connais absolument pas. Mais vu les colocataires de ce moine présents dans ce recueil j’imagine que sa vie monacale est plutôt sombre, gothique et glauque ... C’est encore là un objet épais et beau ; si la couverture rappelle bien l’esprit de son époque, le livre est édité en 1975, ce sont surtout les illustrations qui accompagnent les textes qui donnent la saveur esthétique de l’ouvrage. Des illustrations en mauve sur fond blanc, mauve comme la couleur peu courante choisie pour la typologie de ce livre qui lui confer cette esthétique séduisante. Outre quelques illustrations pleines pages qui ouvrent et clôturent les textes, je suis surtout sous le charme des petites illustrations qui encadrent chaque page comme d’étranges enluminures. J’imagine que ce genre de dessins décoratifs et fonctionnels portent un nom précis mais je l’ignore, et si quelqu’un peut m’éclairer sur cette question je serai satisfait de mes lecteurs.

Donc sur chaque page de gauche se trouve un dessin assez énigmatique que je pourrais décrire comme un dessin de coupe d’un insecte étrange ou d’un crâne d’animal inconnu. Ce dessin enserre les numéros de pages, de la page de gauche et de celle de droite. Sur la page de droite et sur le même principe se trouve un dessin énigmatique pouvant rappeler des coupes naturalistes de végétaux ou d’animaux bizarres qui cette fois enserrent une citation tiré de la page en court de lecture. Ces dessins donnent bien le ton et sans même avoir encore lu un des textes contenus dans l’ouvrage on perçoit l’ambiance et on se laisse emporter dans l’étrange et le bizarre. Je ne sais pas si c’est très à propos mais j’imagine très bien ce genre d’ouvrage ou de dessins dans le mythe de Cthulhu. Si j’ai insisté sur l’aspect esthétique de cet ouvrage et de celui chiné la semaine d’avant c’est que la nature de l’objet me donne envie de lire Frankenstein ; je suis attiré à lui parce que l’objet qui le porte me plait. Je vais donc essayer de trouver le temps d’entrer dans ce livre là.

Il y a trois romans dans un seul livre et ce seul livre je l’ai payé un seul euro.

J'avance, je progresse et j'essaie toujours de faire au mieux ou au moins pire pour illustrer mes articles. Dites moi ce que vous en pensez si vous en pensez quelque chose
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Vous le savez sûrement maintenant si vous me suivez depuis quelques temps ; lorsque je pars en vide-grenier pour chiner ma bibliothèque j’essaie toujours de revenir avec de la poésie (et avec un exemplaire des Fleurs du Mal aussi). Ce week-end je suis content d’avoir chiné un recueil de Paul Eluard publié chez Poésie/Gallimard. C’est La Vie immédiate recueil sur l’amour suivi de La Rose publique et de Les Yeux fertiles et ce sont principalement des œuvres tournées sur l’amour lorsqu’il est un tout partagé. Je ne suis pas un grand amoureux, je ne suis même pas un bon amoureux, mais j’appréhende de mieux en mieux la poésie, la poésie d’amour, de désir ou de romance. Qui sait, peut-être qu’à terme je finirai par comprendre l’amour comme j’ai fini par comprendre la poésie ; avant je ne voyais en elle qu’une posture facile et outrancière, curieusement c’est aussi ce que je reproche à l’amour. Alors oui, qui sait, la lecture de l’une me fera peut-être comprendre la nature de l’autre. Comme souvent les gens se débarrassent de la poésie à moindre frais et moi j’ai pu acheter cet ouvrage pour 50 centimes ; la couverture bien protégée me laisse supposer que c’est un livre de classe, mais en même temps son état est parfait même s’il a été édité en 1971 ; alors soit les élèves des années soixante-dix étaient vraiment très précautionneux, soit je me suis fait un film et ce n’est pas un livre acheté pour l’école.

Du coq électronique à l’âne électrique j’enchaîne avec encore un recueil. Cette fois pas de la poésie mais de la science-fiction et pas n’importe laquelle ; celle qui naît sous la plume de Philip K. Dick. Je ne sais plus où ni quand j’ai déjà parlé de cet auteur ; il est le premier auteur de roman et de science-fiction que je me suis approprié. Dans la jeunesse il y a les livres que l’on est obligé de lire pour l’école, les ouvrages que l’on reçoit en cadeau avec l’obligation implicite de les lire pour faire plaisir à grand-mère, les livres que l’on s’oblige à lire par mimétisme pour s’intégrer au groupe, ceux encore conseillés par nos parents et puis enfin il y a les livres et les auteurs que l’on rencontre soi et qui soudain nous font oublier toutes les lectures sous contraintes que l’on a connu avant. On découvre le plaisir de lire pour et par soi et souvent l’auteur de cette révélation minuscule gagne une place importante dans notre mythologie personnelle. Philip K. Dick est cet auteur que j’ai lu avec le plaisir grandissant de la découverte. Si je ne me trompe pas c’est le premier ouvrage de cet auteur que je réussi à chiner pour ma bibliothèque, en plus pour 50 centimes, j’en suis très content. La couverture affiche comme titre Total Recall mémoires programmées sur un fond d’affiche de film, le film de 2012 et pas celui de 1990. Philip K. Dick a inspiré énormément de scénarios pour le cinéma et ses nouvelles ont souvent fini en bon film de SF. Ce livre est un recueil de neuf nouvelles parmi lesquelles on retrouve la nouvelle à l’origine de Total Recall et qui s’appelle Souvenirs à vendre. Même si j’aime beaucoup l’auteur j’ai surtout lu ses romans et quasiment aucune de ses nouvelles, voilà donc une occasion de me rattraper. Un petit détail amusant, le recueil contient la nouvelle Rapport Minoritaire qui est à l’origine du film Minority Report et sur la quatrième de couverture il est écrit que cet ouvrage a été précédemment publié sous le titre de Minority Report nous rappelant ainsi que l’éditeur a bien le droit de profiter d’une sortie cinéma d’un film inspiré d’une nouvelle de Dick pour rééditer son livre et profiter d’un peu de promo.

Après avoir trouvé Alien 3 et Mad Max au-delà du dôme du tonnerre, je m’étais dis que j’allais peut-être constituer une collection de romans adaptés de grands films de SF. Et je viens de me rendre compte que je pourrais ranger ce Total Recall mémoires programmées dans cette catégorie là, sauf que c’est l’ouvrage qui contient la nouvelle qui a donné naissance au film et non l’inverse. Mais le livre est vendu comme un objet de promotion du remake de 2012 … rahh quel dilemme fou.

Encore une fois plus j’affine mes goûts et mes exigences en terme d’ouvrages chinés en vide-grenier et plus j’entre des livres que j’aime et qui me parlent. Jusqu’à présent j’ai déboursé 74 euros pour cette bibliothèque chinée en vide-grenier.
Encore une fois plus j’affine mes goûts et mes exigences en terme d’ouvrages chinés en vide-grenier et plus j’entre des livres que j’aime et qui me parlent. Jusqu’à présent j’ai déboursé 74 euros pour cette bibliothèque chinée en vide-grenier.

Encore une fois plus j’affine mes goûts et mes exigences en terme d’ouvrages chinés en vide-grenier et plus j’entre des livres que j’aime et qui me parlent. Jusqu’à présent j’ai déboursé 74 euros pour cette bibliothèque chinée en vide-grenier.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #livre, #SF, #videgrenier, #vide grenier, #chiner, #bibliothèque, #brocante

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Publié le 10 Octobre 2016

Il y a des œuvres culturelles qui entrent en nous non pas par lecture ou visionnage mais plutôt par osmose. Ce sont généralement ces objets culturels qui font les habitudes de nos parents, les chanteurs, les livres, les films qu’ils aiment et qu’ils consommaient avec nous à leurs côtés dès notre enfance. Et à force de côtoyer nos parents et leurs habitudes de consommation culturelles, sans y prêter vraiment attention leurs lubies laissent en nous des traces de proximité ; c’est ainsi que l’on peut connaître tout le répertoire de Sardou, Renaud, ou celui de Johnny Hallyday sans avoir jamais voulu les écouter, c’est comme cela aussi que l’on peut se retrouver empreint de la prose d’auteurs plus ou moins populaire pouvant balayer un spectre de Verlaine à Mussot.

Petit à petit, ces figures culturelles que l’on n’a pas choisies et que souvent l’on n’a jamais lu ou entendu directement dans un geste actif deviennent des figures de proximité, comme un membre de la famille éloignée que l’on ne voit jamais mais pour qui on éprouve une forme de tendresse lorsque l’on entend son nom ; ce grand-père que l’on n’a pas connu, cet oncle qui vit à l’étranger, personnages qui émeuvent nos parents et qui par empathie nous émeuvent nous. Pour moi c’est avec Antoine de Saint-Exupéry que j’ai ce genre de relation parce que cet homme est un auteur qui a toujours pu et parlé à ma mère. Comme d’autres enfants je suppose et j’espère, elle m’a souvent raconté l’histoire du petit Prince et maintenant qu’à mon tour j’écris elle me parle souvent de la part d’auteur qui se trouvait dans l’aviateur.

Voilà pourquoi samedi matin j’étais heureux de trouver trois ouvrages de Saint-Exupéry en vide-grenier. Il y avait Citadelle épais volume qui porte son œuvre posthume éditée en 1948, Vol de nuit roman pau en 1931 qui fait la part belle au pilote qu’était aussi Antoine de Saint-Exupéry et Pilote de guerre un ouvrage rédigé pendant son exil à New york, livre qu’il écrit et qu’il publie en 1942 dans le but d’aider les américains à prendre la décision d’entrer en guerre contre l’Allemagne. La vendeuse, sympathique et joviale que je retrouverai le lendemain sur un autre vide-grenier et à qui on achètera avec ma petite amie deux boîtes à bijoux en bois, voulait 3 euros pour les trois livres. Comme c’est Saint-Exupéry et que j’ai pour cet auteur un lien presque maternelle, je n’ai pas eu idée de négocier le prix ; l’essentiel n’était pas la bonne affaire mais surtout de chiner trois ouvrages d’un auteur important dans la littérature française mais surtout dans notre histoire familiale. J’offrirais à ma mère les livres qu’elle n’a pas encore lus et je ferais entrer avec plaisir et honneur les autres ouvrages dans le projet chiner sa bibliothèque.

Même journée et même matinée fraîche mais belle sous le soleil et ses indiens du moins d’octobre, je chine un nouvel exemplaire de ma très petite collection des Fleurs du Mal de Charles Baudelaire. C’est le cinquième ouvrages recueillant Les Fleurs du Mal que je ramène ; la quatrième édition différente. Je n’ai pas trouvé la date de cette édition, mais tout porte à croire qu’elle est très récente, voir extrêmement récente. C’est un livre éditée par les éditions paperview dans la collection Les classiques de la littérature La Provence. Pour tous les étrangers à la région il faut entendre La Provence comme le quotidien régional et non comme le lieu géographique évidemment. Mine de rien cette édition a une qualité c’est la photographie du poète choisie pour illustrer la couverture en pleine page. C’est une photo de Charles Baudelaire prise par Nadar, et Nadar est déjà par lui-même et par son œuvre protéiforme un artiste intéressant, entre autre chose il sera le photographe des artistes de son siècle ce qui explique que Baudelaire passe devant son objectif. Il faut ajouter à cela une particularité du poète vis-à-vis de la photographie, c’est qu’il ne la porte pas vraiment dans son estime, il est l’auteur de quelques saillies visant à remettre la photographie à sa place, c'est-à-dire comme une humble servante des arts. Il écrira ainsi « […] Il faut donc qu'elle rentre dans son véritable devoir, qui est d'être la servante des sciences et des arts, mais la très humble servante, comme l'imprimerie et la sténographie, qui n'ont ni créé ni suppléé la littérature. ». En regard du regard critique qu’il porte sur la photographie je trouve amusant et audacieux d’avoir choisi pour couverture une photographie où le poète est saisi dans l’expression de son regard affûté et intense. Enfin, quoi qu’il en soit me collection du recueillant Les Fleurs du Mal grandie petit à petit et cela m’amuse toujours. Comptez 50 centimes dépensés pour acquérir cet ouvrage et je pourrais clôturer cet article. Merci.

Avec cet achat la somme totale dépensée pour constituer la bibliothèque chinée s’élève à 72 euros. Actuellement la bibliothèque chinée en vide-grenier compte plus d’une centaine d’ouvrages en tout genre (106 si mes comptes sont bons)
Avec cet achat la somme totale dépensée pour constituer la bibliothèque chinée s’élève à 72 euros. Actuellement la bibliothèque chinée en vide-grenier compte plus d’une centaine d’ouvrages en tout genre (106 si mes comptes sont bons)

Avec cet achat la somme totale dépensée pour constituer la bibliothèque chinée s’élève à 72 euros. Actuellement la bibliothèque chinée en vide-grenier compte plus d’une centaine d’ouvrages en tout genre (106 si mes comptes sont bons)

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #videgrenier, #bibliothèque, #chiner, #vide grenier, #livre, #brocante

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Publié le 8 Octobre 2016

Diana. C’est le prénom d’une reine, plutôt celui d’une princesse qui aurait dû devenir reine si le destin tragiquement routier n’avait pas fini sa route dans un chaos accidenté sous un tunnel parisien. Mais qu’importe puisque Diana n’est pas une personne ; ni homme ni femme cette Diana là est une machine, rustique et chinoise comme une paysages dans une rizière.

Oui la Diana que j’ai rencontré ce matin dans un vide-grenier est une caméra ; oui, je vous parle de mademoiselle Diana flash appareil photo plutôt mythique qui est passé du rang de prolétaire laborieux de la photographie à celui d’idole et d’égérie d’un mouvement artistique, la lomographie qui a inopinément donné aux toy’s camera des lettres de noblesses qu’elles portent fièrement comme on porte un oxymore.

D’instinct j’ai toujours été sensible aux photos ratées, au flou, au grain, aux aberrations chromatiques et à ce qui émerge lorsque le hasard se mêle d’art ou de photographie. J’étais sensible aux ratés, mais je ne savais rien de la lomographie jusqu’à ce que découvre le mouvement à la fac. Alors oui, forcément j’ai vite adhéré à l’esprit lo-fi de la lomographie que je me suis amusé à parcourir et pratiquer avec des appareils jetables. Et puis ce matin en chinant je vois un appareil Diana, avec sa boite, son flash et même sa notice. Il était là, posé parterre, je demande le prix et la vendeuse me dit 3 euros. J’ai acheté un Diana neuf, moderne et bobo pour l’offrir, je sais donc que les jouets modernes valent au moins une trentaine d’euros quand ce n’est pas plus. Et là 3 euros, c’est bien peu, mais vide-grenier oblige je tente une petite négociation. C’est idiot, mais lorsque je discute le prix d’un objet dont je ne connais pas la valeur, ou d’un objet qui m’importe peu parce que je suis presque sûr de le retrouver plus tard je négocie avec amusant et sans pression. Mais lorsque là je tente de réduire d’un euro le prix de ce Diana flash j’ai un excès d’adrénaline parce que je connais un peu l’objet et sa valeur relative.

Et la vendeuse qui semble soulagée de se débarrasser de sa vieillerie accepte mon prix sans hésiter. Je repars donc avec un appareil photo Diana flash, avec son flash, sa boîte et sa notice qui semble être en état de marche. En même temps vu l’architecture archaïque de ces appareils photos, difficiles qu’ils tombent en panne et même quand ils dysfonctionnent c’est ce que l’on attend d’eux. J’ai bien fait garder de vieilles pellicules argentiques, je vais pouvoir les ressortir de leur oublie et les exposer.

Si je me sens particulièrement en joie de cette trouvaille ce n’est pas pour son prix ou sa valeur iconique (quoi que …) mais c’est parce que je suis en train de terminer mon premier recueil de poésie et j’ai envie d’y mettre en couverture une photo comme je les aime, floues, granuleuses et évocatrices.

un Diana Flash quasi complet (il manque la dragonne) pour 2 euros ; ce n'est rien mais ça me fait plaisir. Je préfère payer ça 2 euros que 30 euros, logique non ?
un Diana Flash quasi complet (il manque la dragonne) pour 2 euros ; ce n'est rien mais ça me fait plaisir. Je préfère payer ça 2 euros que 30 euros, logique non ?
un Diana Flash quasi complet (il manque la dragonne) pour 2 euros ; ce n'est rien mais ça me fait plaisir. Je préfère payer ça 2 euros que 30 euros, logique non ?

un Diana Flash quasi complet (il manque la dragonne) pour 2 euros ; ce n'est rien mais ça me fait plaisir. Je préfère payer ça 2 euros que 30 euros, logique non ?

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chiner, #videgrenier, #vide grenier, #bibliothèque, #brocante, #Pictogranimation

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