Articles avec #vide grenier tag

Publié le 23 Décembre 2016

C’était un jour de septembre, un jour d’été qui était encore un peu indien, il faisait donc doux et jour tôt le matin et je m’étais levé aux aurores pour me frotter à l’excitation fébrile d’un grand vide-grenier au cœur d’une petite ville ou d’un gros village. J’avais garé ma voiture assez loin et je remontais à pied la file des voitures pleines de brics et de brocs qui bouchonnaient pour entrer dans le centre de la ville où les stands étaient prévus. Au cœur de la ville les exposants déjà arrivés étaient en train de déballer, le soleil brillait à peine, c’était agréable et je me souviens.

Oui, je me souviens m’être arrêté sur le stand d’un jeune couple, ils devaient avoir à peine la vingtaine tout au plus, pour fouiner dans un sac de livres. Voyant mon intérêt les jeunes me demandent ce que je recherche en me servant du monsieur. Sur le coup le monsieur me fait tiquer parce qu’il me fait sentir que pour eux je ne suis pas dans le même moment du monde, alors qu’en les regardant j’avais l’impression de me voir en eux. Mais qu’importe la fierté d’un ego qui vieilli, je leur dis que je cherche surtout de la poésie, et la fille, me dis que justement ils doivent avoir deux livres de poésie en se mettant elle-même à chercher dans le sac. Elle parvient à sortir deux jolis petits ouvrages d’une même collection avec couverture toilée rouge titre en blanc pour l’un et orange titre en mauve pour l’autre. Ils ont un design très marqué par les années 70. La jeune fille m’annonce 1 euro par livre, un prix très raisonnable mais c’était le premier stand où je m’arrêtais et je n’avais pas de monnaie, eux nous plus évidemment. Je leur demande donc s’ils peuvent mettre les livres de côtés et attendre que je repasse après exploration du vide-grenier, ce qu’ils acceptent mais avec une pointe d’inquiétude parce qu’ils me demandent à plusieurs reprises si je vais bien revenir. Je ne sais pas pourquoi mais je les ai trouvé touchant, et évidemment je suis revenu plus tard avec ma pièce de 2 euros.

Le premier a pour titre Les plus beaux poèmes de la liberté et le second Les plus beaux poèmes d’amour. A l’intérieur des poèmes, logique, souvent illustrés par des toiles célèbres, ce donne de beaux ouvrages avec des auteurs bien choisis. Sapho, Dante, Ronsard, Malherbe, Shakespeare, Hugo, Baudelaire, Cros, Verlaine, Rimbaud, Rilke, Aragon, Neruda et bien d’autre pour exprimer l’amour et pour la liberté nous retrouvons la plume de du Bellay, Huo, Musset, Apollinaire, Eluard, Hikmet et d’autres bien entendu. Le seul petit regret que j’ai eu en voyant les livres c’est qu’ils avaient subis les assauts de l’humidité et donc quelques pages sont légèrement gondolées par endroit et les deux livres étaient légèrement cintrés. Mais j’ai pris deux planches, deux serre-joints et hop j’ai mis mes livres dans ce dispositif barbare quelques jours et aujourd’hui les livres sont redressés.

C’est curieux, je ne me souviens pas toujours des personnes à qui j’achète les livres, mais ce jeune couple m’a touché même si l’on n’a échangé que quelques mots. Du coup j’éprouve une forme de plus-value émotionnelle vis-à-vis de ces deux livres de poésie. En écrivant l’article j’ai regardé la date de l’édition de ces ouvrages, comme toujours d’ailleurs, et ironie du sort pour un chineur qui éprouvait son âge avancé en discutant avec de jeunes vendeurs, les livres ont été publiés l’année où je suis né.

Avec 2 euros dépensés, la somme totale des dépenses est à 103 euros

Avec 2 euros dépensés, la somme totale des dépenses est à 103 euros

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Publié le 1 Décembre 2016

Des livres d’art que l’on rencontre dans la rue, fruit doré d’un grenier vidé ce n’est pas courant alors quand il est possible de le faire j’y cours en marchant au pas dans les ruelles bondées de la fin de l’été. C’était un jeune, un homme, et il était richement fourni en livres d’arts et livre d’artistes ; peut-être un étudiant qui s’était lassé de sa passion et que changeait de chemin de cœur, ou un déménagement, ou juste le hasard d’un héritage impromptu qui se termine dans les ruelles de village un jour de vide-grenier. J’ai longtemps hésité parce que je ne savais pas sur quelle proie poser mon achat et j’ai fini par me décider pour de l’or.

Un livre doré sur la couverture duquel est inscrit en or le nom de l’artiste, la plasticienne Liza Lou. Ce livre, ouvrage imprimé en 2010 par la Galerie Thaddaeus Ropac accompagnait l’exposition de l’artiste dans la galerie éponyme. Elle y exposait son œuvre American Idol, une série de tableau en perles de verre représentant les 43 présidents américains. C’est une plasticienne portée sur l’accumulation et la minutie qui s’empare d’images phares et en les passants à la moulinette de ses accumulations les transforme en icône intemporelle.

C’est je suppose ce que l’on appelle un beau livre, je dirais pourtant que c’est surtout un joli livre, tranche dorée, couverture tissée et dorée, comme un lingot d’or le livre renferme ces portraits à la fois lointains et exotiques qui deviennent des objets culturels presque cartoonesques et éminemment pop. Ce n’est pas l’artiste en elle-même qui m’a motivé à acheter ce livre, c’est plutôt l’opportunité d’acheter un livre d’art en vide-grenier, ajouter au fait que je trouve l’objet esthétique. En retour c’est un ouvrage que j’ai payé cher pour du vide-grenier parce que je crois me souvenir que je l’ai acheté 5 euros. J’ai essayé de voir quel était son prix en ligne, mais il n’est pas ou peu trouvable, je n’ai à l’heure actuelle repéré qu’une annonce anglaise sur e-bay qui vend l’ouvrage à plus de 40 euros, si tel est le cas c’est alors une bonne affaire, autrement c’est juste un coup de cœur.  

Avec cet ouvrage la somme totale engagée pour chiner cette bibliothèque atteint les 100,6 euros en huit mois. C'est donc, je crois, plutôt positif et très constructif comme projet. Par facilité de virgule je vais passer la somme totale dépensée à 101 euros.

Une représentation de l'oeuvre et une autre de Liza Lou en action
Une représentation de l'oeuvre et une autre de Liza Lou en action

Une représentation de l'oeuvre et une autre de Liza Lou en action

Et voilà mon ouvrage

Et voilà mon ouvrage

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Publié le 30 Novembre 2016

Détonante bibliothèque je ne t’oublie pas et qu’importe si ce n’est plus la saison des vide-greniers, les maisons dorment le ventre plein et moi je garde sur mes étagères de transites le fruit de mes chines des temps cléments. Et je tiens encore des perles que j’ai récolté pour peu d’argent parce qu’en ces temps de consommation martelée au plus haut point sur les rouages quotidiens du peuple, je rappelle que le projet de chiner sa bibliothèque est née de mon envie de montrer que l’on peut s’approprier la culture, de la culture, une culture, sans dépenser l’argent que l’on ne possède pas. Pour les trois ouvrages qui viennent dans ce texte je n’ai dépensé que 2 euros, juste 2 euros pour deux trois recueils, deux de poésie et un recueil de Boris Vian, 2 euros donc pour trois romans et deux livres de poèmes.

 

Bien sûr le premier des livres de poésie est tout petit, bleu et rose et il se compose d’un choix de poème empruntés à Baudelaire, Verlaine et Rimbaud. Ce tout petit ouvrage invite à faire Voyage en bohème. Quelle est cette mystérieuse bohème où voyagent Baudelaire, Verlaine et Rimbaud ? C’est le pays sans frontière des artistes, de tous ces créateurs qui ont choisi de quitter les chemins battus de la tradition pour se donner corps et âme à leur mission. Faut-il en rajouter pour que vous compreniez où cet ouvrage nous mène ? Non je ne vous connais pas mais je sais que si vous êtes là c’est pour se rendre un peu là bas aussi avec le passeur d’âme que vous chérissez d’entre les pages.

 

Le recueil suivant est déjà plus épais, plus lourd dans le langage d’une jeunesse de rue, oui c’est du lourd avec une édition Poésie/Gallimard de Lamartine, pas celle qui va à la plage ou la Martine qui va au cirque mais bien Lamartine le poète et auteur de Méditations Poétiques, une poésie romantique et douce qui vous coule une sensation désuète d’un amour teinté de dieu. J’aime l’idée de pouvoir faire grandir ma série d’ouvrages issus de cette collection et qu’importe si celui-ci a connu le feutre créatif d’un enfant en bas âge ou d’un piètre dessinateur.


Le dernier ouvrage des trois du jour et lui aussi un recueil, un recueil de romans de Boris Vian ; on y trouve L’arrache cœur, L’herbe rouge et L’écume des jours. Je suis parfaitement méconnaissant de L’herbe rouge, mais je connais les deux autres, Boris Vian a été parmi mes lectures de collège je crois, peut-être de lycée, en tous les cas il a fait parti des lectures imposées par un professeur à une époque où je ne goûtais guère à la lecture, à la littérature et aux largesses d’avec le réel que peut prendre l’auteur. Par chance j’ai grandi et je suis devenu plus avide de redécouvrir cette écriture qui m’avait laissé froid, même déçu ou frustré parce que l’on me l’avait vanté et je n’avais pas réussi à percevoir ce que l’on me promettait d’y trouver. Cette édition de chez France Loisir présente en plus une photographie en couverture que j’aime beaucoup, je la trouve d’une belle modernité avec un grain que j’aime tellement.

Trois livres, des poèmes à n’en pas compter, trois romans, la bibliothèque prend du poids et commence à peser dans le milieu ! Somme dépensée 95,6 euros

Trois livres, des poèmes à n’en pas compter, trois romans, la bibliothèque prend du poids et commence à peser dans le milieu ! Somme dépensée 95,6 euros

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Publié le 16 Novembre 2016

Ici, sur ce blog je veux dire, souvent je partage mes trésors chinés en vide-grenier, livres de poésies, de fiction ou de science-fiction et tous les sujets que je considère comme relevant d’une forme de la pop culture post moderne alias ma culture populaire. Mais là je vais invoquer un objet que je n’ai pas chiné en vide-grenier, ni en boutique d’occasion, même chez Emmaüs ou sur internet. Je vais invoquer un livre, un roman de science-fiction, un livre de poche racontant une histoire basée sur StarCraft le jeu vidéo. Ce livre c’est La reine des lames, et ce livre je l’ai chiné dans une poubelle. Je me rendais chez ma petite amie et en arrivant, je passe devant des containers à poubelle. Comme ils étaient pleins une personne avait laissé ses sacs devant les containers. Je suis chineur dans l’âme, un curieux de nature, et j’ai toujours aimé fouiner dans les poubelles, les décharges, les déchetteries. Du coup je jette un œil dans le sac ouvert et je vois des livres en vracs, des grands, des petits, des magazines, des romans, donc je fouine un peu et je trouve cela, La reine des lames de Aaron Rosenberg, vu que ma copine n’apprécie pas vraiment que je fouille les poubelles c’est le seul ouvrage que j’ai pris et que je suis retourné mettre dans la voiture. J’avais envisagé d’y retourner plus tard, mais il a plu et les livres étant restés sous la pluie sont entrés définitivement je crois dans le cycle des déchets. Mais j’en ai sauvé un. Il entre dans la bibliothèque et se rangera dans ce qui doit être ma collection de roman de poche adapté de films de science-fiction.

L'ouvrage étant déjà rangé j'ai trouvé l'image sur internet, mais mon édition est exactement la même en très bon état

L'ouvrage étant déjà rangé j'ai trouvé l'image sur internet, mais mon édition est exactement la même en très bon état

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Publié le 15 Novembre 2016

Chiner c’est faire pour soi dans l’archéologie émotionnelle. Chiner c’est mener à rebours l’exploration de ses souvenirs et des émotions qui sont oubliées, rattachées et archivées entre les pages des livres. Et si le chineur que je suis ne se lasse pas de se lever à l’aube de la saison pour marcher dans le froid entre les objets dont les gens se délestent c’est parce que la mine de mes souvenirs est sans fin. Souvenirs & découvertes, retrouvailles d’envies vieilles et raviver des désirs enfouis parce qu’à  l’époque nous n’avions pas le temps, le savoir, l’argent, la culture, l’habitude de cultiver cette envie là.

Du sport, de la poésie et la douceur acidulée de la culture populaire, pop culture de cinéma.

Quand est-ce que c’était ? Je ne saurais pas le dire exactement, nous étions à la fin de l’été quand les indiens jouent encore à se dorer au soleil dans la douceur du matin. Je chinais donc mes nouvelles amours de poésie, je fouinais tandis que le village vidait ses greniers lorsque je repère un livre simplement intitulé Nouvelle Anthologie Poétique avec Fernand Nathan qui s’affichait en bas de la couverture. Souvent dans le feu frais du matin j’oublie de réfléchir et de comprendre le sens des choses, je n’avais donc pas réalisé que Fernand Nathan n’était autre que le fondateur des éditions Nathan spécialisée dans les livres scolaires. Pour 1 euro j’ai acheté ce livre éditée en 1955 surtout parce qu’il contenait de la poésie, toutes sorties de poésies et d’auteurs. Mais ce qui fait le sel et donc la saveur de cet ouvrage c’est que c’est un ouvrage destiné aux écoliers et qu’à ce titre les poèmes sont accompagnés de question permettant l’analyse de texte. J’adore vraiment ces questions naïves, désuètes et pertinentes pour s’approprier les poètes et ça fait tout le sens je trouve de ce livre.

Plus fragile dans l’archéologie de mes souvenirs il y a un film d’un réalisateur devenu plutôt reconnu mais aux commandes discrètes d’un film pour enfant. J’ai un penchant naturel pour les jeux, les jouets et les dessins animés et si comme ma petite amie vous petit déjeuniez avec moi vous sauriez mon habitude à préférer les dessinés animés à I-télé pour m’accompagner. Et par extension il m’arrive de me retrouver au cinéma, seul, pour voir des films dont je ne suis pas le cœur de cible du public visé. Un jour je suis donc allé voir Le Royaume de Ga’Hoole, la légende des gardiens, un film d’animation réalisé par Zack Snyder qui met en scène une chouette aspirant à appartenir à la grade du royaume pour le sauver. Étonnant de trouver Zack Snyder qui sortait à l’époque du très noir Watchmen et qui s’apprêter à sortir le très baroque Sucker Punch. Étonnant aussi je suppose de moi voir de chiner le livre tiré du film. Trouvé pour 1 euro, Le Royaume de Ga’Hoole, la légende des gardiens a réveillé ma nostalgie et j’avais envie de rendre hommage à ce penchant en moi pour les moments un peu désuet. C’est là un tout petit livre illustré par des images tirées du film, c’est dommage parce que la force du film c’était son animation plus que son graphisme. Mais bon, au vu de la dédicace intérieure, ce livre sera mieux avec moi pour qui il représente une part de mon histoire qu’avec le neuve ou la nièce à qui il a été offert en 2015 et qui le revend moins d’un an après.

Je ne peux pas évoquer le lien entre le fait de chiner et l’archéologie personnelle et culturelle sans parler de livres de sports parce que c’est en feuilletant des livres de sports que j’ai perçus, senti et verbaliser ce concept. Comme je l’explique souvent le sport c’est une des bases de ma culture familiale acquise dès le plus jeune âge, des noms d’athlètes, des souvenirs de télé et des émotions qui se partageaient en famille. Aujourd’hui j’aime parcourir cette architecture oubliée en moi en trouvant des livres de sports datés d’années antérieures au présent mais tournant dans l’époque de ma jeunesse. Par chance les gens n’accordent pas de valeur aux livres de sport, comme en général ils dénigrent aussi le sport en lui-même, on peut donc trouver ces livres à des prix très raisonnables. J’ai donc trouvé Wimbledon le livre officiel de l’année ’92 pour 1 euro. Je me suis d’ailleurs étonné de voir que l’ouvrage cote  une dizaine d’euros sur les sites d’occasions. Ce qui est étonnant c’est que j’ai presque hésité à l’acheter parce que j’étais plus Roland Garros que Wimbledon à cette époque, mais grand bien m’a fait de le prendre. Déjà parce que les vainqueurs de cette année là sont deux icônes du tennis qui ne savaient sûrement pas à l’époque qu’ils finiraient par se marier ; en effet les gagnants ne sont autres qu’André Agassi et Steffi Graf. Avec beaucoup de très belles photos j’ai eu le plaisir de retrouver Monica Seles, Jim Courier, les français Henri Leconte et Guy Forget, c’est aussi l’époque d’une passation de pouvoir entre John McEnroe et Pete Sampras bref beaucoup de noms de renom et des images superbes. Un excellent achat qui me pousse encore un peu à dessiner une collection de livres autour du sport.

3 nouveaux euros bien dépensés pour faire grandir la bibliothèque chinée dont le montant s'élève à 93,6 euros
3 nouveaux euros bien dépensés pour faire grandir la bibliothèque chinée dont le montant s'élève à 93,6 euros
3 nouveaux euros bien dépensés pour faire grandir la bibliothèque chinée dont le montant s'élève à 93,6 euros

3 nouveaux euros bien dépensés pour faire grandir la bibliothèque chinée dont le montant s'élève à 93,6 euros

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Publié le 11 Novembre 2016

Il y a peu de temps j’ai rentré Alcools de Guillaume Apollinaire dans ma bibliothèque chinée. Le recueil est une mine d’or pour un esprit comme le mien en lutte constante et contrariée avec la ponctuation. Au premier jour de ce projet de chiner des livres pour accumuler de la culture à moindre frais j’avais trouvé Les Exploits d’un jeune Don Juan, un ouvrage que je n’ai toujours pas pris le temps de lire. Je savais Apollinaire doué dans ce domaine de la prose libérée et poétique et du vers qui frappe les esprits en cherchant à le combler ou à l’embrouiller, l’intention n’étant jamais officielle. Mais je savais aussi qu’il y avait dans Guillaume Apollinaire, un pornographe littéraire. De prose pornographique née sous la plume de vrais auteurs je n’en ai jamais lu à l’exception de Sade qui marque quand même une exception d’importance. J’étais donc curieux, et quelque peu excité à l’idée d’un jour pouvoir me confronter à la prose érotico-pornographique d’un poète, la plume pornographico-érotique de Sade étant avant tout celle d’un philosophe.

Et donc ce week-end en chinant dans un carton de livres divers et variés je repère Les onze mille verges de Guillaume Apollinaire. Intérieurement je me suis dis bingo, je le tiens. Pour 1 euro la transaction était faite et enfin je détenais l’ouvrage érotique qui a œuvré à la connaissance (et reconnaissance ?) du poète Apollinaire. Est-ce là un chemin que je devrais emprunter à mon tour ? Parce que je suis devenu poète en acceptant ma propension à écrire de la poésie. Je suis aussi ainsi devenu écrivain en suivant la seule chose que je sais faire dans la vie, écrire des choses. Écrivain et poète, je ne suis pas Apollinaire mais j’ai aussi le goût de l’érotisme et de la pornographie. J’ai dis plus haut que je n’avais lu jusqu’à présent qu’un seul auteur reconnu écrivant dans le stupre et la cyprine, Sade. Mais il m’arrive plus souvent qu’à mon heure de lire de l’écriture sexuée, sexuelle, sale, pornographique et érotique sur les plateformes d’écriture d’internet. Il m’en arrive aussi d’en écrire. Alors peut-être que le combo poésie et pornographie est un cheminement de littérature sur lequel je devrais me pencher.

Bref après avoir chiné Les onze mille verge je devrais aussi trouver le temps de les lire et on en reparlera plus tard.

L'ouvrage est en super état, mais dieu que la couverture manque d'érotisme. Et avec ce livre on passe à 90,6 euros.

L'ouvrage est en super état, mais dieu que la couverture manque d'érotisme. Et avec ce livre on passe à 90,6 euros.

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Publié le 10 Novembre 2016

Le froid donnait à ma matinée la sensation d’une traque joyeuse réveillée par la piqûre impétueuse du vent du matin. Les mains calées au fond des poches et ma personne recluse derrière les tours serrés de mon échappe je déambulais entre les stands dressés sur le parking d’un supermarché. En d’autres termes je chinais dans la fraîcheur garantie du matin tôt qui elle-même garantie au chineur d’être là aux premiers émois des vendeurs. Dans une caisse de livre anciens parce qu’ils étaient usés, marqués par le temps, assumant moyennement leur cinquantaine d’années de lecture je repère un visage mécanique avec dans son arrière plan des cosmonautes en tenues orange. Le parfait graphisme de ce qui me plait.

C’est un ouvrage de Jack Vance, je n’ai jamais rien lu de cet auteur mais je connais son nom, je sais qu’il est un des maîtres de la science-fiction à l’américaine. Et même si le livre est usé, tâché, plié, le visuel me plait beaucoup. L’ayant prit en main pour le sortir de la caisse où je ne vois rien d’autre qui m’attire l’esprit j’interpelle la vendeuse en demandant le prix. Ce que j’entends me trouble, je crois entendre 5 euros. Cinq euros pour un vieux livre de SF usé et écorné ça me semble moins que raisonnable. Mais la réponse est tellement incongrue que je fais répéter la personne. Non, elle me proposait de prendre toute la caisse d’ouvrage pour 5 euros. Comprenant à son tour que je n’étais intéressé que par un seul ouvrage, elle hésite entre 20 centimes et 10 centimes. Le prix sera fixé pour le plus bas. Je n’aime pas vraiment acheter des lots, en tout cas pas de cette manière là sans savoir quel sens et quel intérêt je vais avoir à prendre ce lot.

Lorsque je chine l’idée de chiner les objets les uns après les autres est importante pour moi. Bien entendu je pourrais parfois acheter toute une collection, de livre, de jeux, de casse noix, qu’importe, je pourrais effectivement acquérir une série d’un coup. Mais curieusement dans ces cas là j’ai la sensation de manquer un truc. C’est une sorte de syndrome du Petit Prince qui me pousse à penser que lorsque je chine un objet il est unique et donc forcément – pour mon esprit – seul. J’ai déjà refusé de prendre un lot de livres dont vous êtes le héros, simplement parce que c’était un lot, alors que le prix était plutôt correcte, du genre 15 euros les 20 livres. Et là aussi, j’ai refusé de façon abstraite et idiote parce que 5 euros pour une caisse d’une trentaine (voir plus) de vieux livres de poche c’était sûrement une affaire. Peut-être que dans le lot j’aurai trouvé une pépite à faire entrer dans la bibliothèque chinée ou un livre dont la revente aurait rentabilisé l’achat. Mais je ne l’ai pas fais, je ne le fais pas, pas encore.

Donc pour 10 centimes d’euro j’ai simplement acheté La machine à tuer de Jack Vance dans une édition de 1969. Il s’agit du second volet du cycle écrit par Jack Vance La geste des Princes-Démons dans laquelle un héros galactique traque au travers de la galaxie cinq grands criminels dénommés les princes démons. Qui sait, peut-être avait-il tout le cycle dans la dite caisse, jamais je ne le saurai.

Avec une dépense de 10 centimes la somme dépensée monte à 89,6 euros

Avec une dépense de 10 centimes la somme dépensée monte à 89,6 euros

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Publié le 3 Novembre 2016

Je chronique souvent des livres un peu anciens que je chine pour ce projet de quelques mois qui vise à chiner sa bibliothèque en dépensant peu d’argent. Je suis allé vers mes désirs de poésie et de science-fiction, quelques livres datés d’images de sports pour mon archéologie sportive personnelle et puis il y a le reste. Et si la saison de vide-grenier commence à être morne j’ai chiné suffisamment d’ouvrages pas encore chroniqués pour prétendre avoir de la matière pour l’hiver.

Je vais essayer ici de parler de quelques livres plus récents ? plus modernes ? Non, ce sont des termes déjà caducs. Peut-être des livres plus contemporains, ça me semble plus juste comme adjectif. Sourire paradoxal je commence avec un livre de 1996, littérature pour adolescent, ça tombe bien je l’étais encore à cette lointaine époque. Il est question de No Pasaran, le jeu un livre de Christian Lehman. Je ne sais rien de ce livre, j’ai vu sa couverture avec un visage de personnage digital, ça sonnait jeux vidéo, le titre sonnait jeux vidéo, et la quatrième de couverture ne dérogeait pas à l’impression :

Thierry et Eric n’avait jamais fait attention à cet insigne sur le blouson de leur copain Andreas,une décoration métallique parmi beaucoup d’autre. Jusqu’au jour où, dans une boutique de jeux, le vendeur avait pointé l’index vers l’insigne. C’était un vieil homme. Il s’était mis à crier, livide,. Ensuite, il leur avait donné le jeu. En fait, il leur avait ordonné d’y jouer.
Il n’y avait rien sur la boîte. A l’intérieur, une simple disquette, même pas un CD-Rom. Et pourtant, e qu’ils voyaient sur l’écran de l’ordinateur ne ressemblait à rien de ce qu’ils auraient osé imaginer.
« Choissez votre mode de jeu », dit la voix.
Mais il ne s’agissait pas vraiment d’un jeu. Il s’agissait plutôt d’un passeport pour l’enfer …

Je ne sais pas si ça va vous surprendre mais je me suis régulièrement penché sur la question du jeu vidéo et de la littérature, et plus d’une fois j’ai fait travailler mon cerveau en essayant de pondre une idée, un synopsis qui me permettrai d’écrire sur le jeu vidéo sans trahir le jeu vide ni tomber dans le baroque comme les films cultes que sont Tron ou Existenz. Même si je n’ai encore rien trouvé de valable ma curiosité sur la question est toujours vive et c’est pour elle que j’ai acheté ce livre. Je veux voir comment d’autres avant moi et dans une autre époque que la mienne ont retranscrit le jeu vidéo et même si j’ai peur de ce que je pourrais lire je vais lire ce livre avec ce qu’il y a de malsain dans la curiosité. (50 centimes)

Le second livre dont je vais parler a été écrit en 1953, effectivement paie ta modernité. Oui mais c’est un livre de William S. Burroughs. Je voudrais ne pas avoir à le présenter, parce qu’il devrait être une figure emblématique de notre culture contemporaine, auteur entre autre chose de la claque hallucinée qu’est Le Festin Nu, il a été une figure de la Beat Generation avec des auteurs comme Kerouac et Ginsberg et l’inventeur ou l’expérimentateur remarquable de la pratique du Cut Up. Et qu’importe l’âge de ses œuvres, leur puissance créative continue de traverser le monde littéraire. Le livre que j’ai trouvé pour chiner ma bibliothèque est le premier qu’il a publié. Il s’agit de Junky, un ouvrage qui suit de manière quasi documentaire la vie d’un drogué dans les années 50 aux États-Unis. Je suis vraiment très satisfait de faire entrer William S. Burroughs dans ma bibliothèque chinée, je le vois comme une figure forte qui devrait encore alimenter quelques esprits en quête d’ouverture critique. (1 euro)

J’ai lu Michel Houellebecq assez tôt et je le reconnais, j’ai aimé ses livres. Enfin j’ai aimé découvrir Michel Houellebecq au travers de ces premiers ouvrages. Puis, petit à petit je suis devenu grand, peut-être lucide, peut-être plus cynique que l’auteur lui-même ou tout simplement peut-être que mon goût s’est affiné à mesure que son œuvre régressait au lieu de transgressait. En 2010 je faisais déjà les vide-grenier, mais je n’y allais pas pour chiner, je m’y rendais pour vendre, faire le vide et un peu d’argent. Et je me souviens très bien qu’un jour de Novembre j’avais prévu d’aller les puces et je sélectionnais chez moi les objets, livres, films, et toutes les choses dont je voulais me séparer. Parmi les livres j’avais mis La possibilité d’une île le dernier Houellebecq que j’avais essayé de lire et qui m’était tombé des mains quelques fois avant que j’en vienne à bout. Je me souviens, j’allais et venais de la maison au garage en écoutant la radio et en vidant étagères et tiroirs. C’est là que j’entends, dans la radio, que le prix Goncourt avait été attribué à Michel Houellebecq pour La carte et le territoire. Je n’ai jamais accordé grande importance aux prix littéraires, pourtant en apprenant la nouvelle je suis allé rechercher La possibilité d’une île et je l’ai retiré des choses à vendre, simplement parce que l’auteur venait de gagner un prix. C’était plus un geste d’ironique symbolique qu’autre chose parce que ni l’auteur ni personne n’assistait à mon manège. Si je vous raconte tout cela c’est que je n’ai jamais acheté ni lu La carte et le territoire parce que même si je m’étais résolut à ne pas me débarrasser de l’île je n’estimais son auteur. Jusqu’à ce qu’un matin de septembre je trouve sous l’état d’un stand un carton avec quelques livres dont La carte et le territoire. J’ai hésité puis j’ai demandé son prix, c’est l’édition Flammarion de 2010 à qui il ne manque que son bandeau Prix Goncourt, et comme la somme était modeste j’ai craqué et je l’ai acheté. Il me reste à le lire, le maudire encore ou l’acclamer de nouveau. Un avenir me le dira. Avec ce livre c’est il me semble le second Prix Goncourt que je trouve pour chiner ma bibliothèque. (1euro)

Trois livres datés mais modernes dans l'esprit, en tout cas pour deux, ou pour un ou pour moi, mais qu'importe, vous avez quoi à dire ? (89,5 euros)
Trois livres datés mais modernes dans l'esprit, en tout cas pour deux, ou pour un ou pour moi, mais qu'importe, vous avez quoi à dire ? (89,5 euros)
Trois livres datés mais modernes dans l'esprit, en tout cas pour deux, ou pour un ou pour moi, mais qu'importe, vous avez quoi à dire ? (89,5 euros)

Trois livres datés mais modernes dans l'esprit, en tout cas pour deux, ou pour un ou pour moi, mais qu'importe, vous avez quoi à dire ? (89,5 euros)

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Publié le 31 Octobre 2016

Il faut un monstre à toutes choses et à tout monde. Il faut des mondes où pulluler entre l’exil et le retour, la magie noire et les nuits de banlieue. Et le jour où le monde, éternel et immuable tombe et retombe dans le cycle lisse du chaos d’un éternel retour, lorsque les coutures du monde creusent des crevasses et dresse des monts sans nom à la surface du réel alors il faut des héros. Le retour d’un héros, renaissance vagabonde en quête de monde à sauver, rétrécir les légendes pour mieux combler les océans de temps aux rivages farouches.

Conan, le Vagabond de Robert E. Howard, L’invention de Morel d’Adolfo Bioy Casares et Légendes du mythe de Cthulhu d’un homme que l’on nome Lovecraft ainsi viennent trois fois un pilier ou trois têtes de pont d’un même univers fantasmatique ou la science n’est que fiction et les actions de l’héroïsme aux fantaisies d’un éternel retour. Et s’il y a un point commun c’est que tout cela se joue sur de l’encre et du papier, coupé, calé, couplé en livre, ouvrages singuliers qui s’ouvrent comme des portes et se transportent comme des objets. Des trois deux sont des figures ayant réussies le pari d’incarner un genre. Le troisième est venu à moi sous une sobre couverture annonçant détenir les chefs-d’œuvre de la Science-Fiction. Bonjour monsieur, vous venez de la part de Borges ? Alors entrez ! Dépense ? 2 euros ? Destination ? La bibliothèque chinée et mes lectures d’hiver. J’espère qu’il ne sera pas long à faire pleurer le froid sur la nuit, j’ai envie d’y lire.

Et pourquoi ce n’est pas fini ?

Parce que Les Fleurs du Mal et autres poèmes d’un monsieur Baudelaire. Si mes comptes sont justes ça doit être la sixième édition différente avec la couverture cernée par le filigrane de Flammarion des années 60. Pour lui 1 euro, ce qui est cher pour un ouvrage que l’on a déjà en six ou sept exemplaire mais que dire, quand on aime on ne compte pas ; pourtant j’aime et le compte, je décompte.

Je ne sais pas. Non, je ne sais pas. Ce que je sais c’est que je déteste les gens qui écrivent qu’ils ne savent pas, comme ceux qui disent qu’ils n’ont pas les mots pour dire. Mais quoi qu’il en soit j’ai éprouvé un profond plaisir en chinant ces ouvrages ce week-end. Comme une évidence. Une pulsion qui s’ouvrait comme une envie de lecture. Et l’impression indistincte et surannée que l’on connaît quand on retrouve une vieille amie.

Pas de la nostalgie, juste une forme de plaisir avec notre main dans sa culotte pour lui tourner les pages et clouer le bec aux moineaux et aux mauvaises augures. Il n’y a pas d’anges, ni de démons, c’est la fête des morts et je suis vivant. Ce n’est pas mon jour alors. Et durant cet interstice j’explore une forme hybride de rédaction pour vous parler des livres chinés en vide-grenier ce week-end.

87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine

87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine

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Publié le 26 Octobre 2016

Je connais pour la première fois le crépuscule automnal des vide-greniers. Je me suis lancé dans le projet de chiner ma bibliothèque au printemps, les vide-greniers pullulaient et je courrais partout couvrir les potentiels du hasard et des rencontres. Et puis il y a eu l’été, c’était comme routine délicate et délicieuse qui ronronnait dans la chaleur oisive des mois vacanciers. Et voilà qu’il y a eu septembre et puis octobre, les matins nuits et la fraîcheur qui m’arrache des sourires d’être levé si tôt, les vide-greniers humides de rosée quand ils ne sont pas pluvieux. Et pourtant, heureusement, j’irai même à dire naturellement, je continu de chiner des livres.

Ce week-end j’ai pu rentrer avec deux livres de poésie. D’accord deux livres que je possède déjà mais que je ne me lasse pas de rapporter chez moi. Le premier ouvrage c’est celui pour lequel j’ai accepté l’idée d’une collection. Il s’agit d’une édition des Fleurs Du Mal de Baudelaire. C’est ma petite amie qui a repérer le livre, merci à elle, merci à toi. C’est une édition de chez Flammarion sortie en 2008, une édition que j’aime à classer parmi les livres d’écoles, avec une présentation d’une trentaine de page, une chronologie du poète, l’œuvre complète et un dossier pour parfaire l’approche de l’œuvre. C’est le sixième exemplaire des Fleurs du Mal que je chine, et la cinquième édition différente.

Autre poète à faire son retour dans la bibliothèque chinée c’est Aragon avec son œuvre Les yeux d’Elsa. Encore un livre que j’ai déjà chiné avant. Plus précisément je l’ai chiné lors du premier vide-grenier que j’ai fais après avoir formalisé ce projet de chiner sa bibliothèque. Aragon peut revenir avec Les yeux d’Elsa tant qu’il veut, tant qu’il peut, il n’est pas prêt de me lasser. Et même si cette édition de 1964 n’est pas très glamour la poésie est intacte. Un jour je trouverai une idée pour offrir à ceux et celles qui le désirent les ouvrages que j’ai en plusieurs exemplaires et je n’ai aucun doute quand au fait que Les yeux d’Elsa trouveront des yeux de lecteurs pour les emporter.  

Je me souviens qu’à une époque Enki Bilal tenait le haut de la hype, il fallait avoir vu, lu et aimé les bandes dessinées et les dessins de cet auteur qui me semblait énigmatique et mystérieux parce que je devais associer ses thèmes et ses personnages à sa personne. Pourtant je n’ai jamais lu Enki Bilal même si j’ai feuilleté quelques-unes de ses bandes dessinées j’ai des amis, des connaissances. Ma première réelle rencontre avec une de ses œuvres c’est avec son film Immortel, ad vitam qui me laissa un goût de génie inachevé. Ce dimanche en voyant parmi les livres de poches une couverture avec Enki Bilal je m’y suis tout de suite intéressé. C’est l’édition de 1983 chez Pocket BD de Partie de Chasse. Je ne suis pas un habitué des bandes dessinées, encore moins des bandes dessinées format poche mais pour découvrir l’œuvre de cet artiste de renom je ne vois pas où le problème. Surtout que l’ouvrage est en train bon état.

Voilà les trois nouveaux ouvrages qui entrent dans le projet de chiner sa bibliothèque. Et pour ces trois livres je n’ai dépensé que 2 euros. Si les vide-greniers se font plus rares je vais pouvoir certainement me mettre à jour de tous les retours que j’ai en retard et même reprendre un peu de sommeil perdu. Mais si ces idées là me sont plutôt agréables je ne souhaite pas pour autant la fin de la saison des vide-greniers, d’une part parce que je n’ai pas fini mes cadeaux de noël mais surtout parce que j’aime ça et que ça risque de vite me manquer.

Avec ces trois nouveaux livres la somme totale dépensée s'élève à 84 euros. Ne croyez pas que je donne le prix pour paraître, c'est seulement pour moi m'en rappeler et jauger de la dépense et du coût du projet. En supplément vous pouvez voir un casse-noix crocodile en cuivre chiné lui aussi ce week-end
Avec ces trois nouveaux livres la somme totale dépensée s'élève à 84 euros. Ne croyez pas que je donne le prix pour paraître, c'est seulement pour moi m'en rappeler et jauger de la dépense et du coût du projet. En supplément vous pouvez voir un casse-noix crocodile en cuivre chiné lui aussi ce week-end

Avec ces trois nouveaux livres la somme totale dépensée s'élève à 84 euros. Ne croyez pas que je donne le prix pour paraître, c'est seulement pour moi m'en rappeler et jauger de la dépense et du coût du projet. En supplément vous pouvez voir un casse-noix crocodile en cuivre chiné lui aussi ce week-end

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