Articles avec #vide grenier tag

Publié le 31 Mai 2017

Lors de mes sessions en vide-grenier je n’avais pas encore eu l’occasion de chiner des lots et je chinais ma bibliothèque au coup par coup, livre après livre. Bien sûr quand je repère un livre, un jeu ou un objet qui m’intéresse sur un stand j’essaie de voir s’il n’y a pas d’autres items que je pourrais acheter pour essayer de négocier le prix. Concrètement je n’étais pas encore reparti d’un vide-grenier avec un carton ou une caisse de livres par exemple. Mais dernièrement, par deux fois, j’ai eu l’opportunité de chiner des lots de livres plus ou moins important en quantité.

C’était vers la fin d’un assez gros vide-grenier dans un village. Je m’étais levé tôt, j’avais chiné pas mal de choses qui pesaient dans mon sac lorsque j’ai repéré sur un coin de stand quelques livres issus des royaumes oubliés l’univers de campagne tiré du jeu de rôle Donjons et Dragons. Et comme je continu de rechercher des objets en liens avec le jeu de rôle je me suis penché sur le carton où se trouvaient les livres. Il y avait là cinq titres parmi les 88 édités chez Fleuve Noir et par chance cinq titres qui se suivent dans la collection ; La guerre des sorciers (64), L’épine dorsale du monde (65), Le nid des corbeaux (66), La colline du temple (67) et Le joyau du Turmish (68). Lorsque j’ai commencé le projet chiner sa bibliothèque je me souviens d’être allé chiner avec ma copine à qui je faisais découvrir le monde des vide-greniers et j’avais acheté deux ouvrages tirés des royaumes oubliés du coup cette série à un petit goût de double symbolique pour moi.

Voyant que j’étais intéressé par les livres la vendeuse me dit qu’ils sont vendus 10 centimes pièce. Forcément ça fait tilt dans ma tête et je fouille un peu plus pour voir s’il n’y a pas d’autres livres intéressants histoire d’en prendre dix et ne payer qu’un seul euro. Il n’y a rien qui me saute aux yeux mais je repère des ouvrages de science-fiction avec de jolies couvertures naïves et désuètes comme j’aime. J’en prends cinq et avec mes dix ouvrages je tends 1 euro à la vendeuse. Elle me regarde, fait une pause et elle me dit « vous savez ce que l’on va faire ? Vous allez prendre tous les livres pour 1 euro, moi ça me débarrasse et j’aime les gens qui lissent ». Sur ces mots elle attrape un sac et mets tous les livres qu’elle vendait. En tout une vingtaine de titres ; la dizaine qui m’intéressait et une autre dizaine que je n’avais pas retenu. Mais une vingtaine de livres pour 1 euro c’est un prix défiant toute concurrence.

C’est ainsi que j’ai pu acquérir neuf titre de la collection Jeunesse Poche dont les couvertures m’avaient attirées. Éditée chez Hatier et G. T. Rageot dans les années 70 cette collection est à priori une des premières collections de livres de « poche ». On trouve dans cette collection quatre thématiques abordant des genres distincts : l'anticipation (autrement dit la science-fiction), le policier, l'aventure et l'espionnage. A priori je ne connais pas les auteurs qui ont été édités dans cette collection, je ne peux donc pas vous parler des œuvres. Mais je peux vous dire que ce lot de neuf ouvrages est en très bon état et que ce détail me fait plaisir. Le reste du lot était constitué de livres jeunesses qui ne m’intéressaient pas du genre Hannah Montana, Phénomène Raven ou Harry Potter. Par chance ma mère cherche à récupérer des livres jeunesses pour les amener à Madagascar lors d’un prochain voyage du coup les livres que je ne garde pas iront continuer leurs vies de romans pour ado dans ce lointain pays. Pour ceux que je conserve il y a dans la collection Jeunesse Poche Aventure L’insaisissable contrebandier de Hugo Kocher édition de 1971, Les naufragés de l’arctique de Arthur Catherall édition de 1972, dans la collection jeunesse poche policier Sans-atout contre l’homme à la dague de Boileau Narcejac de 1971, L’affaire Mister John de François Vernières de 1971 et L’inconnu à la Houppelande de Sorensen édition de 1971. Dans la collection jeunesse poche anticipation il y a Pionniers des ténèbres de Hugh Walters édité en 1973, de Pierre Pelot Une autre terre édition de 1972, Gil revient sur Terre de A. Martel de 1971 et Le secret de Saturn de D. Wollheim édition de 1971.

Au final je garde quatorze livres chinés pour 1 euro le lot ce qui fait moins de 8 centimes pièce ce qui est un lot à un prix défiant tout. Le prochain lot dont je chroniquerai l’entrée plus tard comprends 32 livres … rien que pour les photographier ça va être long.

Encore un problème pour 10 centimes, la somme totale s'élève à 28,90 euros
Encore un problème pour 10 centimes, la somme totale s'élève à 28,90 euros

Encore un problème pour 10 centimes, la somme totale s'élève à 28,90 euros

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Publié le 30 Mai 2017

En renouant avec les vide-grenier et le plaisir de la chine que j’ai pris le temps de (re)découvrir les livres dont vous êtes le héros dont je connaissais l’existence sans jamais avoir eu l’occasion d’en lire. Dans ma jeunesse je suis passé directement par la case jeu de rôle sans être passé par la case LDVELH. Bref, maintenant je les recherche et je les achète pour les lire et les jouer en me vautrant dans un petit plaisir nostalgique. Lors d’une des dernières sorties en vide-grenier je suis tombé sur un lot de livre dont vous êtes le héros mais à visée pédagogiques. J’ai hésité un instant avant de les prendre parce que les sous-titres (qui sont en fait des sur-titres) ne me transportent pas forcément dans un monde d’aventure et de magie ; comment se perfectionner en orthographe en triomphant du sorcier ? Comment découvrir l’Égypte ancienne en triomphant du Sorcier ? Comment connaître la géographie de l’Europe en triomphant de l’extra-terrestre ? Comment perfectionner son vocabulaire en triomphant des monstres et pour finir, comment connaître la mythologie grecque sans se perdre dans le labyrinthe.

Le principe est de réviser en visitant ses connaissances en voyageant entre les paragraphes et en résolvant quelques énigmes qui ont souvent la forme d’exercices ou de QCM. Les livres de ce lot ont été édités entre 1986 et 1989, et je ne sais quel niveau scolaire était requit pour s’attaquer à ses ouvrages mais personnellement je trouve ça plutôt ardu. Il faut avouer que ces aventures taillées pour les révisions scolaires ont eu du mal à me passionner et j’ai rapidement décroché de ma lecture alors que j’ai dévoré les LDVELH. Qu’importe, si l’objet littéraire ne me passionne pas, je trouve ces objets culturels plaisants à posséder. Ce sont des hybrides et c’est ce qui me plait le plus j’ai eu ; des livres chinés pour 2 euros le lot ce qui me parait plus que raisonnable comme prix.

Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde
Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde
Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde
Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde
Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde
Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde
Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde

Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde

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Publié le 28 Mai 2017

Au rang des figures féminines de mon panthéon  érotique intime Pamela Anderson tient une place de choix. Je crois qu’elle est la première célébrité à être entrée dans ce panthéon où se côtoient des femmes qui m’ont inspirées et m’inspirent parfois encore des fantasmes et des émotions, sexuelles et (h)érotiques. Comme ceux de ma génération j’ai été adolescent dans les années 90 et Alerte à Malibu est arrivée sur les écrans français en 1991. J’étais à point, juste assez mûr pour succomber aux charmes siliconés de C.J Parker le personnage incarné par Pamela Anderson.

Mes souvenirs ne sont pas tous précis et je ne sais plus comment le jeune garçon  timide et empoté avait réussi à se procurer le calendrier de Pamela Anderson ; pourtant tous les soirs je m’endormais en regardant la belle américaine et en  rêve que nous formions un couple idyllique loin d’être platonique. Il y avait déjà eu de demoiselle de ma classe ou de mes amies dans mes fantasmes érotiques, et même des inconnues des magazines de vente par correspondance, mais pour la première fois une star entrée dans mon imaginaire pour y susciter de pensées licencieuses. Plus qu’une beauté plastique, littéralement je veux dire, Pamela Anderson c’était aussi une incarnation sulfureuse et ça augmenter son attrait.

Pamela Anderson c’était les premières sex-tape qui se trouvaient en VHS distribuées par Playboy ou par je ne sais quel magazine bien intentionné. C’est aussi quelques mauvais films, des navets que je regardais en espérant voir un peu de peau et d’éros de la plantureuse blonde ingénue. Parmi eux Barb Wire une série B ou Z produite sur mesure pour les atouts de Pamela Anderson : sa poitrine mise en scène dans des costumes ultra sexy, ultra moulant, noir et cuire, le genre de costume idéal pour se battre et tirer sur les mâles.  En même temps je ne me souviens pas avoir regardé ce film pour ses qualités cinématographique, c’est honteux que je regardais ce navet adapter du comics éponyme.

Tout ceci pour en venir à cet ouvrage chiné hier, Barb Wire la B.D du film avec Pamela Anderson Lee preuve que le film est sorti après son mariage avec le batteur de Mötley Crüe son partenaire dans quelques sex-tape. Ce qui est intéressant c’est que ce n’est pas un des comics ayant inspiré le film mais bel et bien le comics édité d’après le film. C’est pour cette raison que lorsque j’ai vu Pamela Anderson sur sa moto dans sa combinaison de cuir moulante en couverture de ce livre je n’ai pas hésiter à l’acheter et à la faire entrer dans ma bibliothèque chinée pour 2 euros. C’est une somme, mais quand on aime on ne compte pas, même pas les années.

et hop 25,90 euros dépensés pour la saison 02

et hop 25,90 euros dépensés pour la saison 02

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Publié le 20 Mai 2017

C’est fou comme le jeu de rôle à orienté, imprégné et déterminé une large part de mon bagage culturel et de mes penchants littéraires. Dans ma tendre enfance je soupçonne très fortement les dessins animés comme Ulysse 31, Albator, Goldorak et Captain Flam de m’avoir donné un goût très prononcé pour l’esthétique de la science-fiction issue des années 70. De l’autre côté du spectre de ma jeunesse, l’adolescence qui fut le théâtre animé de ma rencontre avec le jeu de rôle à forgé une grande part de mes goûts littéraire pour certaines œuvres en lien avec certains univers. J’aurai, je suppose, dû lire Tolkien si nous avions joué à Donjons & Dragons où à un jeu à la fantasy classique, mais le hasard à voulu que nous jouions plutôt à des univers futuristes, dystopiques et noirs comme on en trouve dans le cyberpunk ou à des jeux de fantasy assez sombre comme Hawkmoon ou Stormbringer des jeux se déroulant dans l’univers naît sous la plume de l’auteur anglais Michael Moorcock. Et si je parle de lui c’est bien entendu volontaire parce que j’ai longtemps joué dans ses univers mais je n’avais jamais rien de lui. Pourtant, sans que je puisse vous expliquer pourquoi, l’auteur a eu assez facile dans notre groupe l’aura d’un auteur cool, peut-être même culte. Nous étions je suppose fasciné par son univers que nous jouions sur un mode gothique dark punk qui nous plaisait beaucoup. C’est imprégné de ce souvenir et du souvenir de nos parties que je chine les ouvrages de Moorcock dès que j’en trouve afin de redécouvrir son œuvre au plus près de son écriture même si je dois pour cela trahir quelques souvenirs.

Ainsi, avec le coffret chiné il y a quelques semaines, et les ouvrages chinés la saison dernière j’en suis déjà cinq ouvrages de l’auteur et si j’ajoute les deux qui entrent aujourd’hui ça m’en fait sept ce qui ne doit pas être loin de l’auteur le mieux représenté dans ma bibliothèque chinée. Le dieu fou est le second tome de la saga Hawkmoon et c’est une bonne chose. Le second ouvrage chiné est peut-être plus intéressant pour moi, disons qu’il est représente une curiosité plus particulière parce que Le Programme Final est un roman autour du personnage de Jerry Cornelius une sorte d’agent secret pivot d’une SF new wave dont Moorcock a été le porte étendard. Je ne connais pas du tout cette facette de son style et je suis donc curieux de la découvrir. Ces deux livres sont parus dans la collection Titres SF aux éditions Jean-Claude Lattès, c’est une collection dont j’aime vraiment beaucoup les couvertures. Elle comporte 70 ouvrages parus entre 1979 et 1983. La conception graphique de la collection a été faite par Keleck et toutes les illustrations de couvertures sont de Keleck ou Jean-Michel Nicollet. C’est mon troisième ouvrage de Moorcock paru dans cette édition. Je ne chine pas pour faire de bonnes affaires et dénicher des choses rares à moindre prix, mais je vérifie toujours à quel prix on trouve l’objet ou le livre sur e-bay ou Priceminister et j’ai eu la surprise de voir que sans atteindre des fortunes les ouvrages de cette collection valais un peu plus que ce que j’ai payé pour eux. J’ai eu les deux ouvrages pour 1 euro, 50 centimes pièces.

Les deux nous qui rejoignent le premier de cette collection ( 23,90 euros)

Les deux nous qui rejoignent le premier de cette collection ( 23,90 euros)

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Publié le 19 Mai 2017

La première fois que j’ai croisé la route d’une bande dessinée Martin Mystère dans un vide-grenier je l’ai acheté parce que l’objet à attisé ma curiosité. Le contraste de cet ouvrage épais aux dessins rugueux que je trouvais même plutôt burnée contrastait beaucoup avec l’image lisse et creuse du dessin animé pour adolescent portant le même nom. J’ai même cru un instant que derrière ce même patronyme se trouvaient deux personnages distincts. Ce n’est qu’après, en me renseignant un peu sur cet objet culturel énigmatique que j’ai compris le pourquoi et le comment historique de cette série de ce personnage italien. La seconde fois que j’ai croisé une bande dessinée Martin Mystère dans un vide-grenier je l’ai acheté, cette fois par goût de reconstituer des séries, voir des collections. Posséder un seul objet c’est l’expression d’un pic de curiosité. Mais dès lors que l’on commence à en apprendre plus sur l’objet et que l’on parvient à cartographier un espace intime et un espace culturel dans lequel on va pouvoir le classer avec des semblables alors le plaisir de constituer une série arrive. Il existe six tomes des aventures de Martin Mystère, édités chez Glénat entre Mai 1993 et Avril 1995 et quelques autres édités dans une collection différentes éparpillés au fil des années suivante.

Ma première trouvaille c’était le tome 3 chinée par hasard. Par ce même hasard j’ai chiné le tome 1 récemment. Une belle couverture sur fond noir cerné de doré, je trouve l’objet beau. Il est en bon état, et c’est avec plaisir que je vais le ranger avec son compère. Le hasard me permettra t-il de réunir la collection des six premiers tomes ? Quel putain de suspens de bâtard ! Comme pour le premier tome, j'ai trouvé celui-ci pour 1 euro.

22,90 euros dépensés pendant la saison 02
22,90 euros dépensés pendant la saison 02

22,90 euros dépensés pendant la saison 02

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Publié le 12 Mai 2017

Chiner est une errance de fin de semaine, à l’aube se promener sans but et découvrir sur le chemin du hasard des objets et des choses qui parlent. Mais une fois revenu au reste de la semaine chiner nécessite de l’organisation, surtout lorsque l’on partage deux passions : chiner et bloguer. Il y a chez moi des bibliothèques éphémères, des étagères conditionnées à recevoir les ouvrages de passages, ceux qui reviennent des vide-greniers et qui attendent d’être nettoyé puis chroniquer dans la série d’article que je déroule ici chiner sa bibliothèque avant de rejoindre leur destination principale, la bibliothèque chinée des livres qui restent. Au grès des articles que j’écris et ceux que je n’écris pas, au grès de mes trouvailles et des choses que je vois comme des trésors les bibliothèques éphémères se remplissent, se gorgent puis se vide avant de se reremplir comme sous l’effet d’un ressac invisible.

Je n’ai eu qu’à me pencher sur l’étagère en question pour attraper quelques livres dont certains contiennent de la poésie. Je trouve que j’ai chroniqué beaucoup de science-fiction en ce début de saison et assez peu de poèmes. Mais je ne vais pas m’attarder sur deux des ouvrages attrapés parce que ce sont des livres que j’ai déjà chiné et dont j’ai déjà chroniqué l’entrée dans les pages précédentes de ce blog. Le premier c’est un nouvel exemplaire des Fleurs du mal de Charles Baudelaire. C’est la neuvième édition que je chine pour ma collection idiote mais ça doit être mon dixième item si je compte l’édition que je possédé avant d’avoir cette drôle de lubie. Parce que oui, collectionner Les fleurs du mal c’est idiot, un seul recueil contient déjà tout et les recueils que j’ajoute à cette collection ne sont ni rare ni rien, mais j’aime bien rentrer de chine avec un exemplaire et puis ça me rassure quand au fait que beaucoup de gens ont eu Baudelaire chez eux. C’est une édition de 1993 achetée dix Francs à Super U et qui est comme neuve. Depuis ces années personne n’a dû se pencher dessus.

Le second ouvrage que je possédais déjà c’est Alcools d’Apollinaire une édition de 1967 chez Poésie/Gallimard en très bon état pour son âge. C’est déjà plus rare de croiser Apollinaire en vide-grenier et je l’ai pris pour cela, en me disant aussi que ça ferait sûrement un joli cadeau à un amateur de poésie.

Ensuite vient un ouvrage qui n’est pas de la poésie puisque c’est Atala-René de Chateaubriand. Le problème si ça en est un, c’est que Chateaubriand étant un écrivain romantique et porteur du goût de l’exotisme j’ai tendance à penser que c’est un poète. Je pourrais tricher et regarder dans Wikipédia ce que je pourrais dire sur ce roman, mais je ne vais pas le faire et vu que je ne l’ai pas lu, je ne vais rien en dire, à part peut-être qu’il est lui aussi comme neuf même si c’est une édition qui date de 1964.

Le dernier livre dont je vais vous parler ici est un petit livre de poésie contenant les poèmes d’Ida Jaroschek et dont les illustrations sont des reproductions des peintures de Catherine Bergerot-Jones. Le livre se nome L’espace d’un souffle – automne –, les poèmes y sont courts comme des haïkus bien qu’ils n’en respectent pas la syllabique drastique (5-7-5). Pourquoi achetés un livre dont je ne connais rien ? Déjà parce ce que c’est le luxe et la chance qu’offrent les vide-greniers, découvrir des objets inattendus. Ensuite parce que ce livre d’abord est un exemplaire numéroté et signé par l’auteur et l’artiste. Qu’importe de connaître l’auteure et l’illustratrice avant de leurs ses vers et regarder ses peintures, l’objet est déjà beau, il porte de la poésie, il est de la poésie avec se couverture nouée par un ruban blanc, couverture en papier épais dont le grain caresse la pulpe des doigts il invite à voyager. J’ai découvert dans ces pages une poésie concise qui vise juste, et qui dans on économie de mot laisse une grand place à l’évocation et à la sensation. C’est une belle découverte. L’ouvrage date de 2009, et assez logiquement pour un ouvrage chiné, l’auteure est de la région. C’est une belle pièce à entrer dans la bibliothèque chinée, et je ne regrette pas d’avoir mis un prix un peu plus élevé que d’habitude.

Pour ces quatre ouvrages j’ai dépensé 6 euros, mais la plus grosse partie de la somme a été pour L’espace d’un souffle édition numéroté payée 5 euros, je vous laisse calculer à combien me sont revenus les autres.

ça grimpe à 21,90 euros dépensés cette saison de vide-grenier
ça grimpe à 21,90 euros dépensés cette saison de vide-grenier

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Publié le 9 Mai 2017

Il y a deux choses qui me plaisent dans l’idée de rédiger ce minuscule article qui chronique l’entrée de deux livres dans ma bibliothèque chinée. La première c’est l’obsession délicate qui anime avec plus ou moins d’ampleur le chineur c’est le fait de collecter des objets en étant motivé par le plaisir de pouvoir les associer dans une trame générale qui fait ressembler la collecte à une forme de collection. Ici par exemple chiner les livres de William Gibson pour petit à petit réunir la collection complète de ses œuvres publiées. Chiner un objet, ou chiner un livre c’est la même chose, et savoir que l’on va pouvoir l’intégrer à une trame que l’on a identifié de manière totalement arbitraire et subjective est un plaisir en soi. Compléter la collection des ouvrages d’un auteur que l’on aime, et c’est le cas avec William Gibson c’est logique et ça peut sembler naturel. Mais par exemple collecter et réunir des livres de poches dont l’histoire a été portée au cinéma dans un blockbuster de science-fiction et dont la couverture reprend justement l’imagerie de l’affiche ou du film ça peut déjà sembler mon instinctif mais ça forme pour moi une de ces trames qui donne un sens arbitraire et subjectif qui alimente mon plaisir lorsque je vais chiner. C’est pour cela que j’ai chiné La planète des singes de Pierre Boulle avec sur la couverture l’illustration des singes évidement et de Charlton Heston. Dans une temporalité plus récente c’est pour la même raison, et pour l’unique raison parce que je n’imagine pas un intérêt littéraire à l’objet, que j’ai chiné Men In Black, un roman de Steve Perry d’après d’une histoire et un scénario de Ed Solomon le scénariste du film éponyme. Ces livres vont rejoindre ma bibliothèque dans le but de caresser dans le sens de la trame le goût de la collecte organisé.

Il reste un ouvrage chiné dans le même sens mais qui peut sembler hors sujet parce qu’il n’est pas inspiré par un film de science-fiction à succès ou à budget. C’est Diablo, la loi du sang de Richard A. Kmaak un livre inspiré d’un jeu vidéo à succès, voir un jeu vidéo totalement culte. Celui-ci va rejoindre les livres inspirés de films de SF mais en même temps je l’ai pris parce que je suis vraiment très intrigué de voir comment un jeu vidéo dont le succès repose sur l’action débridée peut être retranscrit en littérature. Bien sûr il y a un scénario dans Diablo mais on y jouait et on y joue surtout pour le plaisir viscérale du gameplay de ce hack’n slash qui est le père de tous les hack’n slash qui sont venus après lui.

L’autre idée qui me plait dans la perspective de cet article tient à Wiliam Gibson et à la dose de nostalgie au le sens le plus noble qu’il est possible de trouver en elle qui est lié à l’évocation de son nom. La nostalgie est un sentiment incertain parce qu’il a tendance à toujours glorifier les éléments auxquelles elle s’adosse sans se soucier de la qualité intrinsèque de l’élément en question. Lorsque la nostalgie nous conduit à renouer avec un auteur de qualité il y a une part de chance mais il ne faut surtout pas la bouder. Pendant longtemps pour moi William Gibson n’a été personne, même pas un nom connu, j’étais dans la parfaite ignorance de son existence et de son œuvre. C’est par l’entremise du jeu de rôle que j’ai découverts son œuvre et par extension son existence. Difficile de ne pas faire référence à l’écrivain qui a le premier incarné le cyberpunk lorsque l’on parle du jeu de rôle Cyberpunk … J’aurais pu aimer l’auteur en apprenant qu’il avait été un enfant ayant des difficultés à s’intégrer à la vie telle qu’elle lui était présenté, j’aurais pu aussi l’apprécier parce qu’il a fait de l’expérience de ce sentiment de rejet et de décalage vis-à-vis de la société une force d’écriture transcendant un ressenti tour à tour cynique ou nihiliste et en voyant dans son expérience une posture similaire à la mienne mais ce n’est pas le cas. J’aurais même pu vous dire que j’ai aimé l’auteur parce qu’à un moment de sa vie il a vécu de la chine et que ça me fait sourire mais ce n’est pas non plus le cas. J’ai connu cet auteur du temps d’avant le cyberespace (terme dont il est le créateur) du coup je ne connaissais de lui que le contenu de ses histoires. J’ai donc aimé ses histoires, et là aussi c’est un mensonge. J’ai donc aimé son histoire, celle que j’avais lue, le Neuromancien. Ce que j’ai vraiment aimé de lui, ce pour quoi je remercie la nostalgie de me reconduire à lui, c’est l’impact qu’il a eu sur la culture de l’imaginaire, en quelque sorte c’est son héritage imaginatif. William Gibson a été la figure de prou du mouvement cyberpunk née dans les années 80. Ce genre dystopique, technologique, social et punk qui a nourri par la suite tellement de films, de jeux vidéo, de jeux de rôle, de romans est totalement en phase avec la nature de mon imaginaire, ou réciproquement d’ailleurs …

Je me suis beaucoup nourri et inspiré du cyberpunk en général, et lorsque je projette mon esprit dans de l’imaginaire c’est toujours là qu’il se retrouve en premier lieu. Mais pourtant je n’avais jusqu’à présent lu que le Neuromancien. La saison dernière j’avais eu la chance de chiner pour 50 centimes je crois le recueil de nouvelles Gravé sur chrome. Mais ça ne faisait qu’un seul ouvrage dans chiné pour ma bibliothèque. Bien sûr William Gibson n’est pas un auteur très prolifique et le cœur de son œuvre tient dans deux trilogies, la première étant la trilogie de la Conurb ou Sprawl Trilogy en VO et la seconde La trilogie du pont. Reste quatre autres romans et le recueil Gravé sur chrome, soit une dizaine d’ouvrages. En ayant chiné Neuromancien et Tomorrow’s parties voilà la collecte des œuvres de Gibson qui s’agrandie et ça me fait plaisir. J’espère pouvoir chiner les autres ouvrages au fil du temps et si jamais ma patience s’étiole restera toujours Amazon pour combler les vides.

En terme de dépenses pour cet article il y Tomorrow’s parties chiné pour 1 euros, le Neuromancien chiné pour 30 centimes (d’euros évidemment, pas d’écu, pas encore). Le Men in black était gratuit parce qu’il y a encore des gens qui donnent des livres de poches dans les vide-greniers et pour La planète des singes et pour Diablo il faut compter 1 euro pour les deux, donc 2,30 euros dépensés pour ces cinq livres.

Sommes totale dépensées pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque : 15,90 euros
Sommes totale dépensées pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque : 15,90 euros
Sommes totale dépensées pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque : 15,90 euros
Sommes totale dépensées pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque : 15,90 euros

Sommes totale dépensées pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque : 15,90 euros

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Publié le 7 Mai 2017

Ce n’est pas la première fois que je chine du Michaël Moorcock pour la bonne raison que j’aime ses univers et sa manière d’écrire. Alors lorsque j’ai trouvé le coffret Tout Erekosë qui regroupe les trois romans qui constituent La Quête d'Erekosë le cycle autour du personnage éponyme je n’ai pas hésité et j’ai demandé le prix. 1 euro 50 pour trois romans dans leur coffret cartonné en très bon état c’était parfait. On trouve donc Le Dragon de l’Épée, Les guerriers d’argent et Le champion éternel réunis dans un coffret carton où chaque face reprend une des illustrations des couvertures. Je suis étonné parce que la tranche des livres paraît assez sun fadées, comme usées par le soleil et la tranche du coffret présente la même légère décoloration. Ce qui m’étonne ce n’est pas que les encres passent, mais que ce soit les tranches des deux côtés qui sont affectées, comme si le coffret avait été exposé en même temps sur les deux tranches … une bibliothèque sans fond ? Une bibliothèque en verre ? Mystère.

Cette saison je chine beaucoup de SF, normal alors que je me suis penché sur un stand où se trouvait l’o10ssée, un recueil de dix nouvelles de science-fiction. C’est un ouvrage promotionnel publié chez Folio en 2010 pour fêter les dix ans de leur collection folio SF. On retrouve en toute logique dans ce recueil dix auteurs phares de leur collection, français et étranger. C’est du classique, du très bon et plaisant à lire. Je ne sais plus combien je l’ai payé, mais je ne dépasse pas 1 euro pour un livre de poche, si possible moins, alors je vais dire 1 euro. Il ne me reste plus qu’à trouver un bon moment de lecture pour profiter de cet achat.

Et un recueil de nouvelle SF
Et un recueil de nouvelle SF

Et un recueil de nouvelle SF

Les jolies couvertures et ce coffret et les 13,60 euros pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque
Les jolies couvertures et ce coffret et les 13,60 euros pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque
Les jolies couvertures et ce coffret et les 13,60 euros pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque
Les jolies couvertures et ce coffret et les 13,60 euros pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque

Les jolies couvertures et ce coffret et les 13,60 euros pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque

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Publié le 6 Mai 2017

Pour moi Martin Mystère était un personnage de dessin animé pour ado apparu à la télévision au moment où je m’intéressais moins (pour pas dire pas) aux dessins animés qui accompagnent le petit déjeuner. Alors lorsque dans un vide-grenier je suis tombé sur cette épaisse bande dessiné titrant Martin Mystère et présentant en couverture un aventurier blond aux prises d’un monstre vert sous l’œil énigmatique d’une tribu mystérieuse j’ai forcément été intrigué. Et qui dit chineur intrigué dit achat désiré. La vendeuse voulait 1 euro en échange de cet objet curieux, je le lui ai donné sans hésiter. Ce n’est qu’en rentrant que je me suis un peu plus penché sur le cas de ce monsieur Mystère, découvrant ainsi qu’avant d’être un ado blondinet désagréable dans une série de dessins animés Martin Jacques Mystère était un aventurier écrivain spécialisé en anthropologie, archéologie, histoire de l’art et cybernétique. Oui oui cybernétique, ça ne s’invente pas, je l’ai lu sur Wikipédia et sur la couverture ce monsieur Mystère tient un flingue futuriste laissant penser qu’il s’y connaît en cybernétique. C’est donc au travers de Wikipédia que j’ai découverts que Martin Mystère est né en 1982 sous la plume d’un auteur italien Alfredo Castelli. Son Martin Mystère est l’évolution d’un personnage précédant basé sur l’aventurier Allan Quatermain. C’est une bonne surprise de découvrir les aventures de ce Martin Mystère et c’est tout le sel des vide-greniers que de découvrir des choses inattendues. C’est un volume de 1994 publié chez Glénat qui est en très bon état je trouve pour un livre de son âge dont j’imagine qu’il a été lu par de jeunes personnes pas nécessairement toujours soigneuses. En cherchant sur internet j’ai été étonné de voir que l’ouvrage est légèrement côté, en tout cas il est vendu sur quelques sites plus cher que ce que je l’ai payé, même si ce n’est pas le but de mon projet chiner sa bibliothèque c’est malgré tout une bonne surprise.

A l’inverse si je ne connaissais pas cette version originale et adulte de Martin Mystère, je connaissais Gon le bébé tyrannosaure qui est né sous le trait du mangaka Masashi Tanaka. Alors lorsque j’ai aperçu la couverture de ce Gon, totalement couverte de poussière ça a fait tilt. D’aspect extérieur le livre semblait plutôt en mauvais état mais en le feuilletant un peu je me suis rendu compte que c’était surtout de la saleté et à part les trois ou quatre premières pages qui comportent des auréoles d’humidité, le reste de l’ouvrage est nickel. La encore je l’ai acheté pour 1 euro. Je suis vraiment content d’avoir ce volume, le premier en plus, qui présente dans une histoire sans paroles les aventures de Gon ce bébé tyrannosaure à la force colossale découvrir la vie sauvage en essayant d’y trouver sa place. J’aime beaucoup le trait précis et plein d’emphase de Tanaka. Après un petit nettoyage la couverture de cette édition de 1995 chez Casterman a retrouvé son éclat et je suis très heureux d’ajouter ce tome à ma bibliothèque. Pour la petite anecdote j’ai découverts le personnage de Gon parce qu’il était parmi les personnages jouables cachés dans Tekken 3 je crois (l’incertitude repose sur l’épisode de Tekken).

Martin Jacques Mystère dans sa version adulte dans la BD orignelle
Martin Jacques Mystère dans sa version adulte dans la BD orignelle

Martin Jacques Mystère dans sa version adulte dans la BD orignelle

Adorable Gon qui conduit la somme totale dépensé à 11,10 euros pour être précis
Adorable Gon qui conduit la somme totale dépensé à 11,10 euros pour être précis

Adorable Gon qui conduit la somme totale dépensé à 11,10 euros pour être précis

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Publié le 28 Mars 2017

Lorsque le livre American Psycho a été édité j’avais 14 ans et je ne lisais que des magazines de jeux de rôle et de magazine de jeux vidéo. Pour que j’ouvre un livre il fallait qu’il soit au programme scolaire et je doute qu’à cette époque ma prof de français du collège ou du lycée puisse avoir l’idée de nous faire étudier le livre déjà culte de Bret Easton Ellis. Aujourd’hui peut-être que l’on étudie American Psycho au collège, c’est peut-être le cas, je m’en fous, aujourd’hui plus rien ne m’étonne.

En 1992 lorsque le livre est arrivé en France je me souviens ne l’avoir pas lu. Je me souviens aussi que ce livre avait fait grand bruit et que très vite le cynisme exacerbé, la violence et la pornographie qui sont logés entre ses lignes lui avait taillés un costume d’oeuvre culte sur mesure. Et si je ne lisais pas j’entendais régulièrement mes amis cultivés faire l’éloge de ce livre. Ils lisaient cet ouvrage pour que l’aura sulfureuse du lire retombe sur leurs épaules adolescentes et rebelles. Mais je n’ai pas lu le livre. Pas à cette époque en tout.

J’en connaissais l’existence, j’en connaissais la réputation, je connaissais le nom de Patrick Bateman mais je ne l’avais pas lu.

J’ai rencontré American Psycho lorsque le livre a été adapté au cinéma puis que le film est sorti en DVD. Cette fois j’étais plus grand, plus mature et sûrement mieux préparer à recevoir l’œuvre. C’est à partir de là et de la performance de Christian Bale que je suis allé vers Bret Easton Ellis et que j’ai lu pour de vrai American Psycho, à rebours de mon temps puisque je l’ai lu plus de dix ans après sa sortie.

Il y a quelques matins de cela je chinais dans un vide-grenier de fin d’hiver parce qu’il était encore en salle. Sur le stand d’une jeune femme je repère les petits supports qui me permettent maintenant de présenter les livres et les jeux. Cette jeune femme me vendait les cinq supports pour 50 centimes. C’était en soi une bonne affaire et c’était donc une bonne raison de m’attarder sur son stand. Parterre dans des cartons elle vendait des livres. Alors que je baisse pour fouiner j’entends qu’elle annonce à d’autres clients qu’elle vend ses DVD à 20 centimes. Je sens que sont but c’est de faire le vide et qu’il y a sûrement une bonne affaire à faire.

Dans les cartons je sors quatre livres de Bret Easton Ellis en format poche. Il y a bien sûr American Psycho qui semble n’avoir jamais été ouvert. Un autre pavé de l’auteur, Glamorama sorti en 2000 et deux autres ouvrages plus petits (par la taille) Moins que zéro, le premier roman de Bret Easton Ellis publié en 1986 et Zombies. Je tends les livres à la vendeuse en lui demandant le prix et je suis un peu déçu lorsqu’elle me répond 2 euros. Tout est relatif, 2 euros pour quatre livres quasiment neuf de Bret Easton Ellis c’est un beau coup de fusil pour le projet chiner sa bibliothèque. D’autant plus que sur les quatre je n’en ai lu qu’un seul. Voilà l’occasion m’est offerte de réparer cette erreur de culture littéraire.

Avec deux euros dépensés en plus pour ces quatre livre de Bret Easton Ellis nous approchons des dix euros de dépense totale avec 9,10 euros
Avec deux euros dépensés en plus pour ces quatre livre de Bret Easton Ellis nous approchons des dix euros de dépense totale avec 9,10 euros

Avec deux euros dépensés en plus pour ces quatre livre de Bret Easton Ellis nous approchons des dix euros de dépense totale avec 9,10 euros

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