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Publié le 23 Février 2015

[…] Au terme d’une construction colossale étalée sur la moelle grasse de plusieurs décennies consécutives esquissant des siècles, ce bâtiment aux dimensions titanesques était sorti de rien, rien que l’esprit de l’homme, trois fois rien. Maintenant, cette Arche de futur et d’espoir, grande comme la plus grande des audaces de l’homme allait pouvoir accueillir une part représentative de l’humanité et l’emporter, loin, en dehors du système solaire et au-delà encore. Les gens de l’époque n’avaient pas attendu longtemps pour voir dans le symbole de ce vaisseau une itération futuriste mais fidèle de l’arche mythique de Noé telle qu’elle avait été écrite dans la Bible. Et ce n’était pas foncièrement faux, ce vaisseau était une arche construite pour emporter l’humanité loin d’un déluge de plasma d’un soleil qui finirait comme les ambitions de l’homme par dévorer son écosystème par son égo hypertrophié. L’Unité Omega auteur de ce projet dantesque ne tarda pas à nommer son projet le projet Arche. Bien sûr des esprits critiques à la plume athée et prosaïque préféraient voir dans ce vaisseau monumental comme un satellite gravitant autour de Mars non pas une Arche mais un ovule, oui, une colossale gonade spatiale, un spermatozoïde de l’espace que l’homme éjaculerai dans l’univers dans l’espoir d’engrosser le vide d’une progéniture improbable. Arche ou gonade le projet était là, une tâche brillante tournant autour de Mars et visible depuis la Terre à condition que le regard tourné vers le ciel ai été un regard transhumain à la vision augmentée. […]

L'an 2069 et même après

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Publié dans #écrire, #ébauche, #SF

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Publié le 4 Décembre 2014

Les singes en exosquelettes ne sont pas des esthètes, ni d’incertaines lignées de notre ascendance, ils sont cette descendance mortelle que l’on envoie en masse coloniser les terres impies impropres à notre installation. Et j’y vois là la grande ironie de nous autres, hommes, désireux de pouvoir toujours dire à nos enfants que l’homme descend du singe alors que l’homme objectivement est descendu de sa planète pour en coloniser d’autres et que désormais nos enfants descendent de l’espace comme ces singes surarmés et commandés à distance par de puissants relais télépathiques descendent des vaisseaux construits par l’homme comme un zoo de guerre ; les singes descendent symboliquement des arches des hommes afin que les hommes puissent toujours prétendre descendre du singe mais nous sommes les descendants des mythes stellaires, de la technologie et de notre propre instinct de reproduction hybride ; les pas de géants accomplit par l’humanité pour arracher l’humain de sa Terre moribonde ce sont aussi des pas de géants pour arracher l’homme à ses croyances, sa science, l’ombre darwiniste de son passé ; l’humanité terrienne était pré pubère et nous sommes entrés dans l’humanité adolescente, insolente et immortelle  qui prend possession de son plein potentiel et qui décide par elle-même le sens de son évolution. Les singes marchent pour nous, commandent nos robots et partent en conquête par procuration, un jour sûrement ils voudront leur part du gâteau mais ce jour-là nous serons loin d’ici et de cette forme d’humanité dont les coutures déjà craquent sous l’effet décuplé de mes prothèses cybernétique.

Un jour de 1978 les singes voudront leur part du gâteau

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Publié dans #SF, #ébauche, #Pictogranimation

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Publié le 2 Décembre 2014

Oh Elsa à l’étendu de ton nom je suppose l’éternité et quelques implants de plus dans ta peau pour t’ouvrir la perception et t’adjoindre l’injonction de se dissoudre dans l’océan. Elsa tu nages comme les anges tombent, du ciel, tu sombres sous la surface du réseau et tu t’inondes, oh mon Elsa, des millions de perceptions simultanées, connexions par million comme un corps plongé dans une fourmilière affamée sera dévorée et disparu en moins de temps qu’il ne faut à l’amour pour naitre et mourir. Elsa ma belle analogique, au complément des connexions sans fil à tes pieds, seulement ceux fichés dans ton cerveau et qui remontent dans la colonne de tes vertèbres trop écartées pour te soutenir, mon serpent de mer, ma serpentine, Elsa écarlate et carbone, robotique comme ta mère et 1976 de tes ancêtres et contemporains au même titre que moi je suis ton roi, le gouverneur didactiel de ton royaume rapidement dérobé au monde des humains, les êtres vivants qui sur-peuplent le monde et surplombent ta race de leur morgue vindicative et qui ne savent pas comment je suis ton unique amour, le roi des roi, maître des maîtres, la mesure étalonnée d’un sentiment impossible qui se déchire quand je te vois sombrer sous la surface des chiffres animés qui ne constituent qu’un voile opaque que les gens comme toi essaient de dresser entre vous et nous.

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Publié dans #ébauche, #SF

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Publié le 27 Mai 2014

Elle arrive dans une pièce. Une très petite pièce aux dimensions gargantuesques. Sur ce point, elle réalise que le sol et les murs sont inversés ; les murs sont le sol et le plafond et le sol et le plafond sont les murs. de toute façon sol, murs et plafond sont en nourriture. elle tire sur sa jupe pour que les yeux sur lesquels elle marche ne puissent regarder sous sa jupe parce qu'elle ne porte pas de culotte, normal, elle n'avait pas prévue d'être vu d'ici, ou de là. Alors, elle marche sur la pointe des pieds en visant bien les yeux pour les aveugler. Elle aurait aimé sortir de là, mais la porte a disparu. Il ne reste qu'une bouche à la place de la porte par là où elle est arrivée. Enfin ce n'est pas une bouche, c'est la sienne de bouche, mais en taille standard d'huisserie. Pour sortir elle aurait été obligée de s'avaler puis de se vomir ce qui n'était pas pour une pucelle prude pareille une perspective enviable. Alors, elle continue de marcher, en avant, donc sur le mur, vers l'avant là où devrait se trouver un horizon, mais il n'y en a pas. Juste un trait de marqueur rouge sur un mur qui est le sol et qui délimite une moitié haute et l'autre base. Et elle sent bien même si elle ne le voit pas qu'en dessous de la ligne rouge c'est mouillé. Elle marche dans l'eau qu'elle a jusqu'à la poitrine, pour un peu elle pourrait nager dans cette eau invisible, donc voler un peu mais elle ne peut pas parce qu'elle a le vertige. Alors elle marche, de toute façon la gargantuesque pièce minuscule a disparue, les murs se sont dépliés pour former un sol disparate de murs, de plafond, de sol et de nature tout autour d'elle. Et l'eau aussi invisible était-elle s'est répandue par terre la laissant pesante et à moitié mouillée. Alors maintenant elle peut marcher vite et se diriger vers une grosse bite d'amarrage rouillée où est attaché un point et au bout du point une ligne fine avec un hameçon qu'elle gobe sans attendre.

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Publié dans #recyclage, #écrire, #Divagations diverses, #écriture, #ébauche, #SF

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Publié le 9 Mai 2014

Les ordinateurs aiment-ils les gens ? Les gens dans les ordinateurs s’aiment, parfois, un peu, se croisent, se rencontrent, se baisent, s’ignorent, se flirtent, s’effleurent de leur présence, se haine, mais les machines, oui les machines en elles-mêmes sont elles là pour nous aimer ? Puis-je faire confiance à mon ordinateur s’il ne m’aime pas ? Et s’il ne m’aime pas puis-je l’aimer en retour ? Et si je ne peux pas l’aimer en retour parce que l’amour à sens unique est toujours une roue qui conduit à la torture ? Et si je ne peux pas l’aimer comment est-ce que je pourrais justifier de passer autant de temps avec lui ? Alors oui, je le redemande, les ordinateurs peuvent-ils aimer les gens ? Et ne me riez pas au nez parce que cette question est fondamentale si vous y réfléchissez bien. S’ils ne nous aiment pas alors nous sommes des masochistes qui passent une part substantielle de leur vie avec des cyniques et psychopathes sans affects et l’on ne peut pas construire une vie, une société et une civilisation sur ce rapport inégal. Et ne croyez pas que l’amour que vous pouvez mettre dans les ordinateurs change la donne ; ils n’ont pas de cœur, ils ont des processeurs et les processeurs jusqu’à preuve du contraire ne sont pas capables d’émotions. Vous allez me dire que nous non plus humains nous ne sommes pas toujours capables d’émotions et pourtant nous nous aimons parfois les uns les autres, mais c’est parce que l’humanité est irrationnelle et nous ne pouvons et ne devons pas souhaiter des ordinateurs irrationnels parce qu’à créer des ordinateurs irrationnels autant se rencontrer entre humains et faire des enfants !

Alors oui, les ordinateurs aiment-ils les gens ?

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Publié dans #Digression, #Divagations diverses, #Réflexion, #amour, #SF

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